Filariose lymphatique [ Publications ]

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  • Un programme d'éradication de la filariose lymphatique étendu sur 20 ans a été initié par l'Organisation Mondiale de la Santé, et le Cameroun a été sélectionné pour faire partie de ce programme. Pour planifier un tel programme, il est nécessaire de posséder une carte de distribution détaillée de la maladie. Nous avons initié une étude prospective sur la bancroftose dans sept villages de l'estuaire du Wouri, province du littoral, Cameroun. D'août à décembre 2002, 924 sujets dont 336 (39,6%) de sexe masculin et 558 (60,4%) de sexe féminin ont été recrutés dans l'étude et ont fait l'objet d'une prise de sang au bout du doigt entre 22 h et 0 h 30 pour confectionner une goutte épaisse et un frottis mince. Ils étaient âgés de un à 79 ans (âge moyen = 26,9 ans). Wuchereria bancrofti était présent dans quatre des sept villages prospectés avec des prévalences variant de 0,7 % à 3,25%. La prévalence globale pour l'ensemble des septvillages étaient de 0,97 % (9/924). Tous les sujets ayant une goutte épaisse positive pour W. bancrofti étaient âgés de 30 ans et plus, ce qui confirme que les filarioses lymphatiques sont des maladies d'accumulation. Bien que les prélèvements sanguins aient été faits de nuit, d'autres microfilaires sanguicoles étaient retrouvées avec des prévalence respectives de 5,84 % (54/924) pour Loa loa et 1,1 % (10/924) pour Dipetalonema perstans. Le seul symptôme retrouvé et pouvant faire évoquer une bancroftose était le prurit. Un seul cas d'éléphantiasis des membres inférieurs a été retrouvé chez un homme de 50 ans, mais nous avons appris que d'autres cas étaient présents dans les villages visités et que les personnes atteintes de cette complication en avaient honte et préféraient se cacher.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Histoire de la lutte contre la filariose lymphatique en Polynésie française: leçons de 50 années d'efforts.

  • Avec une prévalence moyenne de porteurs de microfilaires toujours supérieure à 15 % dans les quatre archipels du territoire, la Polynésie française était sévèrement touchée par la filariose due à Wuchereria bancrofti dans les années 50. Soutenue par un dynamique mécénat américain, une vaste campagne de masse anti-filarienne basée sur la chimiothérapie par la diéthylcarbamazine (DEC) fut lancée et permit de démontrer l'intérêt de la méthode des doses espacées (une dose annuelle de DEC). Progressivement appliqué à l'ensemble de la population polynésienne depuis 1974, ce programme très novateur a engendré l'espoir d'une possible éradication de cette parasitose. Parallèlement, les progrès au laboratoire en immunologie (avec notamment la mise au point de tests rapides de diagnostic par antigènémie), puis en biologie moléculaire (dont la principale application concerne le suivi du taux d'infection des vecteurs Aedes polynesiensis) ont remis en cause ce concept optimiste (cas de l'île de Maupiti, longtemps considérée comme « référence 0 % »). Plus récemment, un programme soutenu par l'OMS, dit PacELF, se propose d'éliminer cette maladie en tant que problème de santé publique dans la région d'ici l'an 2010, grâce à l'association DEC-albendazole censée cumuler activités micro-et macro-filaricide. Ainsi, renaît le rêve d'un Pacifique sans filariose pour la seconde décennie du millénaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Associations de l'ivermectine et de la diéthylcarbamazine pour obtenir un meilleur contrôle de l'infection en filariose lymphatique.

  • Depuis 1993, une étude en double aveugle a été organisée en Polynésie française pour comparer l'efficacité de doses uniques annuelles de diéthylcarbamazine 6 mg/kg (DEC 6), d'ivermectine 400 μg/kg (IVR 400) et de l'association IVR 400 + DEC 6 dans le traitement de la filariose lymphatique, 57 porteurs de micro fila ires ont été répartis en 3 groupes de traitement de 19 sujets chacun. Douze mois après le premier puis le deuxième traitements (M12 puis M24) respectivement, 3 (16 %) puis 10 (53 %), 3 (16 %) puis 5 (26 %), 7 (37 %) puis 10 (53 %) des porteurs se sont négativés dans les groupes DEC 6, IVR 400 et IVR 400 + DEC 6. La microfilarémie résiduelle est significativement plus basse dans le groupe IVR + DEC (2 % à M12 puis à M24) que dans le groupe DEC 6 (15 % à M12 puis 4 % à M24) et le groupe IVR 400 (12 % à M12 puis 10 % à M24). L'association IVR + DEC en doses annuelles répétées permettra un meilleur contrôle de l'endémie filarienne, mais pour obtenir le meilleur impact possible, un programme de lutte devra lui associer l'usage quotidien d'un sel de table enrichi à la DEC.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Filariose lymphatique de Bancroft: vers l'elimination dans le Pacifique?

  • La région du Pacifique est historiquement touchée par la filariose lymphatique (FL). Suite à la résolution prise par l'Assemblée mondiale de la santé en 1997, le programme mondial d'élimination de la FL (GPELF) a été lancé. Dans le Pacifique, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en place dès 1999 le Programme pour l'élimination de la filariose lymphatique (PacELF) regroupant les 22 pays et territoires dans un effort commun en vue d'éliminer cette maladie. La stratégie est basée sur l'administration massive de médicaments (AMM) : prise unique annuelle, pendant 5 ans, d'une association diethylcarbamazine/albendazole distribuée à toute la population à risque. Sur les 22 pays et territoires du Pacifique, 16 sont endémiques et 6 sont non endémiques. La classification est établie par rapport à la prévalence de l'antigène filarien supérieure ou inférieure à 1 %. Les AMM sont décidées lorsque le taux de prévalence en antigène filarien est >

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Enquete sur la filariose lymphatique dans l'île d'Ouvéa en Nouvelle-Calédonie.

  • ○ L'île d'Ouvéa est un des éléments consti-tutifs de l'archipel néocalédonien, situé dans le Pacifique sud. Plusieurs cas de filariose lymphatique ont été récemment diagnostiquées en provenance de cette île justifiant la réalisation d'une enquête clinicobiologique systématique. Celle-ci a porté sur 382 personnes adultes, résidant sur l'île et consultan t dans deux dispensaires. Les recherches de parasites sanguicoles et d'anticorps sériques on t été effectuées respectivement à l'Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie et à l'Institut Malardé de Papeete (Polynésie française). Seuls deux sujets présentaient des manifestations cliniques susceptibles d'être liés à une filariose mais, si l'un d'entre eux était séropositif, aucune microfilarémie n'a été décelée. Sur l'échantillon étudié, il a été détecté 14 sujets porteurs de microfilaires (3,7 p. 100 ) et 124 sujets séropositifs (33,5 p. 100). L'indice sérologique était significativement plus élevé chez les hommes (6,1 p. 100) que chez les femmes (2,1 p. 100) (p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Utilisation de microfilaires traitées à la papaine pour le sérodiagnostic de la filariose lymphatique à Wuchereria bancrofti (Var. pacifica).

  • Il s'agit d'une technique d'immunofluorescence indirecte utilisant comme support antigénique des microfilaires traitées à la papaïne. Elle a permis de détecter des taux d'anticorps, très élevés chez 96% des filariens microfilarémiques. Les titres moyens géométriques observés sont de 22,7 pour les sujets sans et 605,5 pour les filariens. Les titres moyens géométriques sont de 211,1 pour O. valvulus, 105,6 pour Loa loa et 254 pour B. malayi. Les réactions croisées avec d'autres parasites sont négligeables.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Filariose lymphatique médiastinale.

  • Des vers femelles adultes gravides de Wuchereria bancofti ont été mis en évidence dans un ganglion lymphatique médiastinal chez un patient de 76 ans porteur d'un carcinome pulmonaire. L'hémogramme n'a pas montré d'hyperéosinophilie et les trois recherches nocturnes consécutives de microfilaires dans le sang périphérique sont restées négatives. L'association des deux pathologies est une simple coïncidence. l'occasion de cette observation les auteurs rappellent les principaux aspects épidémiologiques et histopathologiques des filarioses adultes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Efficacité comparée de doses annuelles et semestrielles d'ivermectine ou de diethylcarbamazine pour la prévention de la filariose lymphatique.

  • Un essai thérapeutique en double aveugle a été réalisé sur 58 Polynésiens, en bonne santé apparente, bien que porteurs de Wuchereria bancrofti, ils ont été traités par des doses répétées, annuelles ou semestrielles, d'ivermectine 100 mcg/kg ou de diethylcarbamazine (DEC) 3 mg/kg ou par doses annuelles de DEC 6 mg/kg. Après le traitement du 17

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov