Fievre [ Publications ]

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  • Le 8 octobre 1999, un cas de fièvre jaune en provenance du sud-ouest du Burkina Faso est identifié par le laboratoire de virologie du centre Muraz à Bobo Dioulasso. Cette zone est considérée comme à risque intermédiaire pour la fièvre jaune. Les vecteurs potentiels Aedes sont présents. Le risque d'épidémisation est craint du fait des mouvements importants de population suite aux troubles observés en Côte d'Ivoire. Le 23 octobre, la direction régionale de la Santé de Gaoua vaccine 1 000 personnes, soit 70 % de la population théorique autour du village du cas et demande une investigation dans la zone. Objectifs : une équipe pluridisciplinaire (épidémio-entomo-virologique) est formée afin de répondre aux points suivants : 1) étudier l'origine du cas et déceler la présence d'autres cas ou de formes frustes , 2) évaluer la persistance d'un risque épidémique , 3) tester la fiabilité de la méthode de dosage des IgM sur confettis , 4) apprécier l'intérêt d'une équipe pluridisciplinaire d'investigation suite à un cas confirmé de fièvre jaune. Méthode : l'étude sur place comprend l'analyse spatio-temporelle du cas, la recherche de cas frustes ou passés inaperçus et de sujets n'ayant pas été vaccinés, complétée d'une étude sérologique par dosage des IgM (prélèvement sanguin classique et sur confettis), des prospections entomologiques visant à déterminer la présence des vecteurs potentiels. Résultats : l'anamnèse du cas est en faveur d'une contamination locale. Deux cas possibles, guéris, ont eu lieu au domicile du malade. Cent dix personnes saines de l'entourage ont échappé à la vaccination. Parmi ces dernières, 58 dont 26 enfants, ont été prélevées. Quatre (15,3 %) prélèvements sont positifs chez des moins de 18 ans, aucun chez les adultes, témoignant de formes passées inaperçues et de l'absence de protection immunitaire des jeunes dans le village, réalisant une micro-épidémie. Une concordance de 100 % est trouvée entre l'analyse des prélèvements sanguins classiques et les confettis. Ae. luteocephalus, vecteur potentiel selvatique, a été capturé à de faibles densités sur des sujets humains dans le village mais aucun autre vecteur potentiel n'a été retrouvé, notamment les vecteurs domestiques (Ae. aegypti, Ae. vittatus). Conclusion : l'intervention d'une équipe pluridisciplinaire a permis de préciser la persistance d'un risque épidémique, avec une séroconversion chez les sujets jeunes, malgré une réponse vaccinale rapide, faussement rassurante. L'émergence successive de cas sporadiques dans le sud-ouest du Burkina Faso impose une surveillance accrue de la fièvre jaune afin de limiter le risque d'épidémie majoré par les actuels mouvements de population. Le prélèvement sanguin par confettis pour le dosage des IgM pourrait faciliter la surveillance et devrait être confirmé lors d'investigations futures.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Infections ostéo-articulaires aiguës de l'enfant et fièvre persistante: la temérature est-elle un critère d'efficacité de l'antibiothérapie.

  • Le but de ce travail est de déterminer si la mesure de la température corporelle constitue un paramètre clinique suffisamment fiable pour surveiller l'efficacité du traitement antibiotique au cours des infections ostéo-articulaires aiguës de l'enfant. Nous avons revu rétrospectivement les dossiers de 60 enfants traités dans notre service pour une infection ostéo-articulaire aiguë. Notre série comportait 27 cas d'ostéomyélite hématogène aiguë, 25 cas d'arthrite septique et 8 d'ostéoarthrite. Les valeurs des paramètres sanguins (protéine C-réactive, vitesse de sédimentation, formule leucocytaire) ont été colligés durant tout le traitement. Cliniquement, la valeur de la température corporelle a été enregistrée 3 fois par jour jusqu'à la disparition de la fièvre, puis quotidiennement durant toute l'hospitalisation. Les variations thermiques rencontrées au cours du traitement ont ensuite été corrélées aux paramètres sanguins (CRP, VS, formule leucocytaire) habituellement utilisés au cours de l'antibiothérapie pour juger de son efficacité. Quatre-vingt-dix pour cent des enfants étaient fébriles au moment de l'admission avec une température moyenne de 39,1 °C. Parmi les 6 enfants afébriles, 5 ont présenté une élévation thermique durant les 48 heures qui ont suivi l'admission. Même dans les cas où le traitement s'est avéré efficace, l'apyrexie s'est opérée lentement, intervenant en moyenne 8 jours après le début du traitement antibiotique. Nous avons par ailleurs constaté que le pic de température maximale pouvait survenir au cours des 5 premiers jours d'une antibiothérapie jugée efficace. Parallèlement à ces phénomènes thermiques, la protéine C-réactive s'est normalisée dans un délai moyen de 10,5 jours, témoignant ainsi de l'efficacité du traitement antibiotique. Les autres paramètres sanguins examinés (VS et formule leucocytaire) constituent de mauvais moyens de contrôle. Lors des infections ostéo-articulaires aiguës de l'enfant, la persistance de la fièvre ne doit pas être systématiquement interprétée comme un critère d'inefficacité du traitement antibiotique. Selon notre étude, la mesure de la température corporelle constitue, au même titre que la VS et la formule leucocytaire, un mauvais moyen d'évaluation de l'efficacité du traitement antibiotique dans les infections ostéo-articulaires aiguës. De ce fait, la mesure de la température corporelle doit toujours être corrélée à la valeur de la CRP avant de conclure à un échec du traitement antibiotique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Une arbovirose d'actualité: la fièvre jaune, son histoire naturelle face à une fièvre hémorragique, la fièvre de la vallée du Rift.

  • L'Institut Pasteur et l'ORSTOM ont conjugué leurs efforts à partir de 1962, mais surtout à partir des années 1980, pour mieux connaître le cycle épidémiologique de la fièvre jaune, ainsi que celui de la fièvre de la vallée du Rift. Ces deux arboviroses sont à l'origine d'hépatonéphrites compliquées d'hémorragies, symptômes qui peuvent amener à les confondre sur le plan clinique. Le cycle épidémiologique de la fièvre jaune comprend : un cycle selvatique où sont impliqués les singes et les vecteurs sauvages : Aedes furcifer, taylori, luteocephalus principalement, un cycle intermédiaire, où les mêmes acteurs sont en jeu, auxquels s'ajoutent Aedes aegypti mais aussi l'homme. Enfin un cycle urbain où Aedes aegypti et l'homme interviennent exclusivement. Ceci est valable pour l'Afrique de l'Ouest. En Afrique de l'Est et centrale, l'absence de transmission par Aedes aegypti est expliquée par l'épidémiologie moléculaire. Le virus de la fièvre jaune se divise en deux grands topotypes, Afrique de l'Est et Afrique de l'Ouest, séparés par les montagnes du Cameroun, jusqu'à présent, seul le topotype d'Afrique de l'Ouest est transmis par Aedes aegypti, provoquant de grandes épidémies de type urbain. L'observation sur une longue période (plus de vingt ans) des foyers selvatiques de fièvre jaune, montre que ce virus se maintient dans la nature par des cycles de maintenance, entrecoupés tous les six à huit ans par un cycle d'amplification. Toutes les épidémies de fièvre jaune sont liées au cycle d'amplification. La fièvre jaune devient ainsi la première arbovirose dont on peut prévoir les poussées épidémiques. Depuis près de trente ans, des souches de virus de la fièvre de la vallée du Rift étaient isolées, soit de vecteurs, soit de l'homme, dans toute l'étendue de l'Afrique inter-tropicale. En 1987, dans le sud de la Mauritanie, une épidémie de fièvre de la vallée du Rift a pu être étudiée, mettant en évidence le taux élevé de mortalité (36 %) des formes hémorragiques avec hépatite. L'enquête épidémiologique réalisée dans la région concernée a montré l'importance chez l'homme du contact direct avec les animaux. Dans le Nord du Sénégal, l'isolement de ce virus six ans après l'épidémie, à partir des vecteurs Aedes vexans et Aedes ochraceus permet d'imaginer que le virus se maintien t sur place par transmission verticale chez le moustique. Ces nouvelles données sont importantes pour la prévention de la maladie chez l'homme.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Indices stégomyiens et situation épidémiologique de la fièvre jaune en zone rurale de Cote d'Ivoire.

  • La région de M'bahiakro, occupée par les N'gain, dans le centre de la Côte d'Ivoire, a été le théâtre d'une épidemie de fièvre jaune en 1982. Elle rassemble tous les critères d'une émergence cyclique du virus amaril compte-tenu du schéma épidémiologique actuel de la fièvre jaune en Afrique. Ceci a conduit l'ORSTOM, en collaboration avec l'Institut PASTEUR de Côte d'Ivoire, à créer dans cette région une zone-pilote de surveillance épidémiologique de la fièvre jaune. La région N'gain, peuplée de 12 000 habitants répartis en 20 villages de 100 à 2000 âmes, est située dans un secteur préforestier ou règne un climat du type de transition atténuée avec une saison sèche et une saison des pluies comportant deux pics de précipitations (mai et octobre), pour un volume annuel moyen faible (1172 mm). L'approvisionnement en eau de plusieurs villages est difficile du fait de la rareté des sources, puits et rivières. Cette situation conduit les villageois à constituer des réserves d'eau de pluie dans divers types de récipients. Des enquêtes ont été effectuées de février à juillet dans les 20 villages de la région. Dans chaque unité d'habitation, toutes les pièces ont été recensées et visitées. Les réserves d'eau ont été prospectées, celles qui hébergeaient des stades pré-imagos de Culicidae ont été comptées comme gites positifs et les larves et nymphes ont été parfois prélevées. Les nymphes ont été mises en élevage et les larves conservées. Le laboratoire a ensuite procédé aux identifications d'espèces à partir de ces larves et des imagos issus de l'élevage des nymphes. Pour l'exploitation des résultats, ont été utilisées des tables de correspondance établies par l'Organisation Mondiale de la Santé, entre la densité des indices stégomyiens (habitation, récipient, BRETEAU) et la circulation du virus amaril au sein des populations humaines. Le type de récipient le plus répandu est la jarre traditionnelle en terre («canari»), située le plus souvent à l'intérieur des habitations, d'où des indices stégomyiens plus faibles à l'extérieur qu'à l'intérieur des habitations. Deux zones aux niveaux de risque épidémique de fièvre jaune différents ont été identifiées: une zone à possibilité d'épidémie nulle ou faible constituée par les villages proches d'un point d'eau permanent et une zone à risque permanent représentée par les villages éloignés des points d'eau et utilisant un système de réserve dans des jarres intradomiciliaires qui constituent le facteur de risque.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Persistance à long terme des anticorps neutralisants de la fièvre jaune chez les personnes âgées de 60 ans et plus.

  • Avec la réapparition de zones d'activité du virus amarile dans le nord de l'Argentine ou le Paraguay et la persistance de bouffées épidémiques dans d'autres pays d'Afrique ou d'Amérique Latine, de plus en plus de voyageurs sont potentiellement exposés à cette maladie. Cette population est de plus en plus âgée, parfois atteinte de polypathologies. Or, les risques d'effets indésirables graves liés au vaccin vivant atténué YF 17D tels que la défaillance multiviscérale (YEL-AVD) atteignent 1/50 000 vaccins chez les plus de 65 ans contre 1/200 000 dans la population générale. Nous avons analysé dans une étude rétrospective les résultats de titrages d'anticorps neutralisants antiamariles effectués chez les personnes de 60 ans et plus, déjà vaccinées auparavant contre la fièvre jaune, ayant fréquenté le Centre de vaccinations internationales de l'Institut Pasteur entre janvier 2005 et février 2009. Dans cette population de 84 personnes, d'âge médian de 69 ans, la date de la dernière vaccination était toujours supérieure à dix ans: elle était connue précisément chez 68 personnes et alléguée pour 16 personnes. En médiane, la précédente vaccination remontait à 14 ans (n = 68), avec un maximum à 60 ans. Les indications du titrage étaient les suivantes: traitement immunosuppresseur (19 % des cas), cancer (32,1 %), hémopathie (10,7 %), infection à VIH (3,6 %), hépatites chroniques/ insuffisance rénale chronique/dialyse (2,4 %), maladies auto-immunes (2,4 %), et dans 29,8 % des cas, l'âge seul était l'indication d'une sérologie. Le titrage était à un taux protecteur dans 95,2 % des cas. Les quatre personnes ayant une sérologie négative n'avaient pas de preuve formelle d'une vaccination antérieure contre la fièvre jaune, qui était juste alléguée. Cette étude sérologique a pu montrer une protection vaccinale persistante après une vaccination remontant à plus de dix ans, permettant aux patients de voyager en zone d'endémie amarile malgré une contre-indication vaccinale, sans rappel de vaccination antiamarile.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Évaluation des coûts opérationnels d‘une campagne de masse préventive contre la méningite à méningocoque et la fièvre jaune au Sénégal, en 1997

  • Une étude microéconomique des coûts supplémentaires et nécessaires sur une courte période à l'organisation ponctuelle d'une campagne de masse préventive contre la méningite cérébro-spinale et la fièvre jaune a été conduite en 1997 dans le district de Matam (nord-est du Sénégal). Lors de cette campagne 163 981 doses de vaccins antiméningococciques et anti-amarils ont été administrées à 85 925 personnes, pour un coût total de la campagne de 55 322,75 euros. Les vaccins et les solvants ont représenté 60 % du coût total de la campagne, le matériel lié aux injections et à leur sécurité 26 %, le personnel de vaccination 7 % et la logistique 7 %. Le coût total moyen a été de 0,34 euro par dose administrée et 0,64 euro par sujet vacciné. Le coût total moyen par dose de vaccin anti-méningococcique administrée a été de 0,44 euro, il est du même ordre que celui calculé lors de campagnes de masse d'urgence conduites dans d'autres pays. L'addition de la vaccination anti-amarile a permis de réaliser une économie d'échelle en faisant baisser le coût total moyen par dose administrée de 0,11 euro. Les coûts directs unitaires par dose administrée sont plus élevés en stratégie de vaccination avancée (0,35 euro) qu'en stratégie fixe ou mobile (respectivement 0,318 et 0,323 euro). Ils augmentaient d'autant plus que la taille des collectivités à vacciner était petite (0,31 euro dans les communautés de plus de 2 000 personnes à vacciner contre 0,38 euro dans les communautés de moins de 100 personnes à vacciner), et si la vaccination se situait en milieu rural plutôt qu'en milieu urbain (0,32 contre 0,31 euro). Dans l'optique d'informer les décideurs sur le coût de revient d'une vaccination de masse, cette étude a permis d'élaborer une méthode de calcul et d'analyse de ses coûts opérationnels et a montré l'avantage économique de coupler plusieurs antigènes lors d'une campagne préventive.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge des malades et des défunts lors de l'epidémie de fièvre hémorragique due au virus Ebola d'octobre a décembre 2003 au Congo.

  • Des épidémies de fièvre hémorragique virale due au virus Ebola (FHVE) ont été rapportées depuis 2001 dans le département de Cuvette ouest, une zone forestière située au Nord Ouest du Congo. Fin octobre 2003 une nouvelle alerte est venue de ce département qui a rapidement été confirmée comme étant une épidémie de FHVE. La riposte a été organisée par le ministère de la santé publique avec l'aide d'une équipe internationale sous l'égide de l'OMS. Les cas suspects étaient pris en charge dans un centre d'isolement mis en place à l'hôpital , en cas de refus ils étaient isolés dans leur maison suivant un protocole de « réduction des risques de transmission à domicile ». Les enterrements sécurisés étaient réalisés par des équipes spécialisées qui respectaient les points forts des funérailles pour permettre le travail de deuil des familles. Un système de surveillance active a été mis en place afin d'organiser la détection des cas et le suivi de leur contacts. Une définition de cas a été adoptée, Du 11 octobre au 2 décembre 2003, on a rapporté 35 cas dont 29 décès, 16 cas étaient confirmés au laboratoire. Les quatre premier cas avaient été exposés à de la viande de singe (Cercopithecus nictitans). L'épidémie s'est propagée grâce la transmission familiale. L'interprétation de la maladie par la population, notamment la mise en cause de sorciers et de malfaisants, est un facteur qui doit être pris en compte par les équipes médicales au cours des séances de communication pour le changement de comportement des populations. Le traitement dans des unités d'isolement pour empêcher la transmission du virus dans la communauté reste le moyen le plus efficace pour endiguer les flambés de fièvre hémorragique due au virus Ebola. Le bon accueil par la communauté des procédures funéraires sécurisées est un aspect important dans l'établissement des relations de confiance avec la population locale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Plusieurs epidémies de fièvre hémorragique due au virus Ebola au Gabon, d'octobre 2001 a avril 2002.

  • Des épidémies de fièvre hémorragique virale à virus Ebola (FHVE) ont été rapportées de 1994 à 1996 dans la province de l'Ogooué Ivindo, une zone forestière située au Nord Est du Gabon. Chaque fois, les grands primates avaient été reconnus comme la source initiale de l'infection humaine. Fin novembre 2001 une nouvelle alerte est venue de cette province qui a rapidement était confirmée comme étant une épidémie de FHVE. La riposte a été organisée par le ministère de la santé publique avec l'aide d'une équipe internationale sous l'égide de l'OMS. Un système de surveillance active a été mis en place dans les trois districts touchés par l'épidémie (Zadié, Ivindo and Mpassa) afin d'organiser la détection des cas et le suivi de leur contacts. Une définition de cas a été adoptée, les cas suspects étaient isolés à l'hôpital, à domicile ou dans des lazarets, et des tests sérologiques étaient réalisés. Ces tests comportaient la détection de l'antigène ou des IgG spécifiques, et la RT-PCR. Un classement des cas était réalisé en fonction des résultats des tests biologiques et des données cliniques et épidémiologiques. Les sujets contacts étaient surveillés durant 21 jours. On a dénombré 65 cas dont 53 décès. Le premier cas humain, un chasseur, était décédé le 28 octobre 2001. L'épidémie s'est propagée grâce une transmission familiale et une contamination nosocomiale. Quatre foyers primaires distincts ont été mis en évidence ainsi qu'un cas isolé situé dans le Sud est du Gabon, à 580 km de l'épicentre, Les décès sont survenus dans un délai de 6 jours. Le dernier décès a été enregistré le 22 mars 2002 et la fin de l'épidémie déclarée le 6 mai 2002. L'épidémie s'est étendue au Congo voisin. Des morts inexpliquées d'animaux avaient été signalées dans les forêts environnantes dès le mois d'août 2001 : des grands primates et des céphalophes. Les prélèvements réalisés sur leurs carcasses confirmaient une épidémie animale concomitante.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La fièvre méditerranéenne familiale (FMF) : du diagnostic au traitement

  • La fièvre méditerranéenne familiale (FMF), maladie héréditaire à transmission autosomique récessive, fait partie d'une famille de maladies autoinflammatoires de plus en plus hétérogènes et variées, mais plus rarement rencontrées. En effet, la FMF est la fièvre périodique la plus fréquente connue à ce jour, notamment chez les populations de l'est du Bassin méditerranéen (Juifs, Arméniens, Arabes, Turcs). Elle est caractérisée par des attaques fiévreuses de courte durée, à rémission spontanée, récurrentes à des intervalles variables. La fièvre est souvent accompagnée par une péritonite, une pleurite et/ou une synovite. Des symptômes plus rares tels que l'érythème cutané de type érysipèle ou la myalgie suite à l'effort peuvent aussi se manifester pendant les crises. La forme la plus sévère se traduit, chez certains malades, par une amylose rénale glomérulaire secondaire. Le gène responsable de la maladie est le gène MEFV, composé de 10 exons, localisé sur le bras court du chromosome 16. Plus de 35 mutations ont été identifiées à ce jour, parmi lesquelles 5 sont les plus fréquentes (M694V, M694I, M680I, V726A et E148Q). La mutation M694V a été, à plusieurs reprises, corrélée à des phénotypes sévères, notamment à l'état homozygote, alors que la E148Q semble être la mutation la moins pénétrante. La protéine codée par le gène MEFV, a été respectivement nommée pyrine et marénostrine par les deux consortiums, international et français, qui ont simultanément cloné le gène. Sa fonction est jusqu'à présent inconnue, mais elle a été récemment colocalisée avec les microtubules et les filaments d'actine dans le cytoplasme. Par ailleurs, un domaine de mort, appelé PYD, habituellement associé aux protéines impliquées dans l'apoptose, en fait partie. Le traitement le plus efficace pour les malades FMF reste à ce jour la colchicine, qui doit être prise régulièrement et à vie. Elle permet de diminuer la fréquence des crises et leur sévérité, et prévient le développement de l'amylose rénale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Réflexions sur deux viroses d’actualité : la fièvre jaune et la dengue

  • La fièvre jaune et la dengue sont deux viroses tropicales d'actualité dues à des flavivirus et habituellement transmises par le même vecteur, le moustique Aedes aegypti. De 1987 à 1991, 18 735 cas de fièvre jaune, dont 4 522 mortels, on été notifiés à l'OMS, la plupart en provenance de l'Afrique. Quant à la dengue, l'OMS estime qu'elle menace la santé de 2,5 milliards d'individus vivant dans les régions tropicales où 500 000 malades sont hospitalisés chaque année pour des manifestations hémorragiques, il s'agit dans 90 % des cas d'enfants. Or on dispose de moyens pour contrôler ces infections: la destruction des gîtes larvaires péri-domiciliaires. Malgré beaucoup de points communs, ces deux maladies different en réalité profondément. On sait encore très peu de choses sur la pathogénie de la fièvre jaune, alors qu'il devient plutôt difficile d'interpréter la masse de résultats accumulés pour expliquer l'apparition des formes hémorragiques de la dengue, selon deux théories pathogéniques qui ne sont pas incompatibles. La théorie immunologique (S.B. Halstead) fait intervenir des anticorps anti-dengue facilitant la réplication virale, acquis lors d'une infection antérieure par l'un des virus de la dengue, tandis que celle de la virulence accrue des souches virales (L. Rosen) fait référence à des passages rapides au cours d'épisodes épidémiques explosifs. Le diagnostic virologique des deux viroses a bénéficié des progrès récents de l'immunologie et de la biologie moléculaire des flavivirus, mais les conditions dans lesquelles il se pose sont en réalité très différentes: en général la brousse africaine, pour la fièvre jaune, et les grandes cités tropicales à urbanisation anarchique, pour la dengue. Enfin, alors que l'on dispose d'un excellent vaccin anti-amaril, le vaccin vivant 17D, dont la mise au point remonte à 1937, aucun vaccin n'est pour le moment utilisable contre la dengue malgré des efforts considérables.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Comportement trophique des vecteurs du virus de la fièvre de la vallée du rift au Sénégal: implications dans l'epidémiologie de la maladie.

  • Au cours de la saison des pluies 2003, une étude entomoloque a été conduite dans la zone sylvopastorale du Ferlo au Sénégal pour évaluer le degré d'interaction vecteurs-hôtes domestiques et pour déterminer le rôle des hôtes naturels des vecteurs dans le cycle de maintien et de transmission du virus de la fièvre de la vallée du Rift (RVF). Le contact vecteurs-hôtes domestiques a été étudié pour l'homme, le bovin, le mouton et le poulet à l'aide de moustiquaires-pièges, alors que les interactions vecteurs-vertébrés dans la nature ont été étudiées à travers l'analyse des repas de sang de vecteurs naturellement gorgés. Les repas des moustiques naturellement gorgés ont été testés vis-à-vis de huit anticorps. De façon générale, les vecteurs connus de la RVF (Culex poicilipes. Aedes vexans and Aedes ochraceus) ont été opportunistes, bien que les bovins aient été de loin les animaux les plus attractifs. La moustiquaire à appât « veau » a été la plus productive avec 53,6 % dès captures, suivie des moustiquaires à appât « moutons » (16,7 %), « homme » (12,6 %) et « poulets » (11,6 %). L'étude des interactions vecteurs-hôtes dans la nature à travers l'analyse des repas de sang a montré que, parmi 1112 repas testés, 701 avaient été déterminés, dont 693 appartenaient à l'espèce Aedes vexans. Le pourcentage de repas ne réagissant avec aucun des anticorps testés a été de 36,7 % alors que 16,9 % des repas ont été pris au moins sur deux hôtes vertébrés. Globalement, 53,2 % des repas d'Ae. vexans ont été pris sur équins, 18,6 % sur bovins et 7,1 % sur ovins. Aucun repas n'a été pris sur rongeurs. La plus grande diversité d'hôtes a été observée au mois d'août. Les implications épidémiologiques de ces résultats ont été discutées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Vaccination contre la fièvre jaune en dehors des sujets immunocompétents

  • La prévention de la fièvre jaune (FJ) repose sur la vaccination qui devrait être systématique, en l’absence de contre-indication, pour tout déplacement en zone d’endémie. Une maladie postvaccinale potentiellement létale peut exceptionnellement survenir, consécutive à une recrudescence du pouvoir pathogène de la souche vaccinale. La vaccination est donc contre-indiquée en cas d’immunodépression sévère, mais elle peut parfois être envisagée en raison de la gravité de la maladie quand l’immunodépression est relative. L’état de santé des sujets âgés de plus de 60 ans doit être soigneusement évalué avant l’immunisation en raison d’un risque accru d’effet secondaire. La vaccination de la femme enceinte doit être évitée, toutefois elle est envisageable si un déplacement en zone d’endémie est indispensable. La vaccination des nourrissons est contre-indiquée avant l’âge de six mois. Les greffes d’organes solides, les déficits immunitaires congénitaux, les hémopathies malignes, les lymphomes, les cancers généralisés et l’administration de traitements immunosuppresseurs contre-indiquent cette vaccination. Les faibles doses de corticoïdes, les cures systémiques brèves et les infiltrations intra-articulaires ou tendineuses de corticoïdes autorisent la vaccination. Cette dernière est possible deux ans après une greffe de moelle osseuse, en l’absence d’immunosuppression ou de réaction chronique du greffon contre l’hôte. Une éventuelle transmission de l’immunité au receveur par la vaccination du donneur n’est pas documentée. Les patients infectés par le VIH, immunologiquement stables, asymptomatiques et ayant un taux de lymphocytes CD4 supérieur à 200 par millimètre cube peuvent être vaccinés. Un antécédent de pathologie thymique contre-indique ce vaccin. Un taux résiduel d’anticorps protecteurs peut dispenser d’une revaccination problématique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Usage des antipaludiques en automédication pour le traitement de la fièvre chez les enfants au Gabon.

  • La lutte contre le paludisme a été entravée par le développement de la résistance de Plasmodium falciparum aux antipaludiques. L'un des axes des nouvelles stratégies de lutte recommandées par l'OMS est l'utilisation rationnelle et appropriée des combinaisons thérapeutiques à base de dérivés d'artémisinine (CTA) pour le traitement du paludisme simple, afin de retarder l'apparition de nouvelles souches de parasites résistants. L'automédication qui favorise le développement de la résistance aux antipaludiques doit être contrôlée au sein des populations vivant en zone d'endémie. L'objectif de la présente étude était d'estimer la fréquence d'utilisation des antipaludiques en automédication dans une population d'enfants fébriles et d'en connaître la nature. Les données ont été recueillies au cours de deux études évaluant la prévalence du paludisme et les performances diagnostiques des TDRs chez des enfants fébriles vus en zone rurale au centre hospitalier d'Oyem (CHRO), urbaine au centre hospitalier de Libreville (CHL) et semi-urbaine au centre communautaire d'Owendo (CSCO) entre 2008-2009. La notion d'automédication a été retrouvée chez 21,4 % des 2 543 enfants inclus au cours des études. Elle était plus fréquente au CHRO (29 %) où la prévalence des cas de paludisme était la plus importante (39 %). Parmi ces 548 enfants, 421 (soit près de 80 %) n'étaient pas infectés. Les molécules les plus utilisées étaient les CTA (43,8 %) et la quinine (12 %). Au Gabon, comme dans de nombreux pays au Sud du Sahara, l'automédication avec des antipaludiques est fréquente et constitue un frein à la lutte contre le paludisme. Leur utilisation rationnelle par les populations passe par une forte sensibilisation de ces dernières sur les risques de l'automédication.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La fièvre récurrente à tiques d’Afrique de l’Ouest

  • La fièvre récurrente à tiques d'Afrique de l'Ouest est une maladie endémique due à Borrelia crocidurae. La tique Alectorobius sonrai est le seul vecteur connu de ce spirochète. Plusieurs espèces de rongeurs et d'insectivores peuvent servir de réservoir. La distribution géographique de Borrelia crocidurae est mal connue. La zone dans laquelle le vecteur est présent correspond aux sahéliennes s'étendant de la Mauritanie et du nord du Sénégal jusqu'au Tchad. Au Sénégal, une importante extension de la fièvre récurrente à tiques vers le sud, sous l'effet de la sécheresse qui persiste depuis 1970, a été observée. Peu de données épidémiologiques sont disponibles sur la fièvre récurrente à tiques d'Afrique de l'Ouest. Les études réalisées au Sénégal montrent que Borrelia crocidurae est une cause de morbidité importante (incidence de 5,1 % par an). Le caractère récurrent des borrélioses à tiques est dû à la variabilité antigénique des Borrelia. Hormis ces récurrences fébriles, la fièvre récurrente à Borrelia crocidurae ne présente pas de signe pathognomonique. Elle est généralement bénigne, mais des complications neurologiques ou oculaires peuvent survenir. Le diagnostic d'une fièvre récurrente à tiques repose sur la mise en évidence des Borrelia dans le sang périphérique par l'examen d'une goutte épaisse, l'inoculation à la souris ou plus récemment par la réalisation d'un QBC® test (quantitative buffy coat). La tétracycline et la doxycycline sont les traitements de choix des fièvres récurrentes. En cas de contre-indications, l'érythromycine est une alternative à ces traitements. Dans les complications neurologiques, la pénicilline G ou la ceftriaxone par voie intraveineuse sont indiquées. La fièvre récurrente à tiques d'Afrique de l'Ouest doit être systématiquement évoquée en cas de fièvre chez un patient ayant séjourné en zone endémique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Transmission expérimentale du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo par la tique Rhipicephalus evertsi evertsi (Acarina: Ixodidae).

  • Le pouvoir vecteur de la tique Rhipicephalus evertsi everts pour le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (CCHF) a été analysé expérimentaiement. Le cycle de reproduction au laboratoire e été étudié Rh. e. evertsi a été infectée par inoculation intra-cœlomique (transtégumentaire et intra-anale) à la stase imaginale et par repas sanguin infectant sur une chèvre virémique aux stases imaginale et nymphale. La capacité d'infection des tiques, les passages transovarien et transtasial du virus CCHF ont été suivies par réisolement du virus sur souriceaux nouveau-nés, par détection du virus et des anticorps antiviraux par ELISA et immunofluorescence indirecte Après inoculations intra-cœlomiques, les imagos ont présenté des titres viraux de 0,67 à 2,9 log DL5010, 02 ml et ont transmis le virus à leurs hôtes vertébrés pendant le repas sanguin. Après le repas infectieux qui dure de 8 à 10 jours, des taux d'infection de 36 % et 100 % ont été observés respectivement chez les màles et les femelles Deux fois sur sept, une transmission transovarienne a été observée et le virus réisolé à partir des larves de première génération. Toutefois le virus n'a pas été détecte chez les nymphes issues des larves. Soixante et onze pour cent des nymphes gorgées sur chèvre virémique sont retrouvées infectées par le virus Après métamorphose, 22 % des mâles et 42 % des femelles sont infectés avec un titre viral faible Du point de vue épidémiologique, ces résultats montrent que Rh. e. evertsi est un vecteur apparemment peu efficace du virus CCHF, mais son rôle en période epizootique ne doit pas être sous-estimé.

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Transmission expérimentale du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo: place de trois espèces vectrices dans les cycles de maintenance et de transmission au Sénégal.

  • Dans cet article, nous rapportons la place de trois espèces de tiques Amblyomma variegatum (Fabricius, 1794), Hyalomma marginatum rufipes (Koch, 1844) et -lyclomma truncatum (Koch, 1844) dans les cycles de maintenance et de transmission du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (CCHF) au Sénégal. Les imagos de ces espèces ont été infectés par inoculation intracoelomique. La réplication du virus les transmissions verticale (transovarienne et transtasiale) et horizontale pour les différentes stases ont été étudiées par les techniques d'isolement sur souriceaux nouveau-nés, d'immunofluorescence indirecte, par la réaction de polymérisation en chaine et par ELISA Les résultats obtenus ont montré que 15 jours après l'inoculation. des taux d'infection de 100 % on ! été obtenus avec Hyalomma marginatum rufipes et Hyalomma truncatum Ce taux passe à 60 % chez Amblyomma variegatum Les imagos des trois espèces infectées ont transmis le virus à leurs hôtes au cours du repas sanguin (100 %). Une transmission transovarienne élevée pour les espèces Hyalomma marginatum rufipes et Hyalommo truncatum a éte observée avec respectivement 53 et 50 % de larves positives en immunofluorescence indirecte Ce taux passe à 12 % chez Amblyomma variegatum L'infection des tiques ne persiste pas audelà de la première génération chez les trois espèces étudiées Les tiques sont donc des vecteurs-réservoirs temporaires mais pas des réservoirs permanents du virus CCHF.

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L'épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola en République du Congo, 2003: une nouvelle stratégie?

  • ○ Cet article décrit la dernière épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola (FHVE) qui a sévi dans le département de la Cuvette Ouest en République du Congo de janvier à avril 2003. Les enquêtes épidémiologiques ont montré que le premier cas de FHVE, rétrospectivement identifié, était tombé malade le 25 décembre 2002. A partir de cette date jusqu'au 7 mai 2003, un total de 143 cas a été identifié, incluant 128 morts, dans les districts sanitaires de Mbomo et de Kéllé. Treize des cas étaient confirmés au laboratoire et 130 étaient épidémiologiquement liés. Cinquante-trois pour cent des cas étaient de sexe masculin. Les patients étaient âgés de 5 jours à 80 ans. La majorité des cas s'était infectée au cours d'un contact inter-humain, notamment lors de transmission intra-familiale. Les enquêtes épidémiologiques suggéraient l'existence de trois introductions primaires de virus Ebola dans les populations, principalement chez des chasseurs. Pour ces trois cas primaires, le contact avec des primates non-humains (Gorilles) et d'autres mammifères (des antilopes de forêt) soit tués soit trouvés morts, avaient précédé la maladie humaine. Trois personnes des services de santé ont été infectées pendant l'épidémie mais la transmission nosocomiale n'a joué qu'un rôle secondaire. Le 5 juin, le Ministre de la Santé et de la Population du gouvernement de la République du Congo, a solennellement déclaré la fin de l'épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola dans le Département de la Cuvette Ouest. Le dernier décès avait été enregistré le 22 avril dans le petit village de Ndjoukou.

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Estimation du risque d'introduction du virus de la fièvre de la vallée du Rift en Tunisie par le moustique Culex pipiens.

  • Le moustique Culex pipiens a été impliqué dans la transmission du virus West Nile en Tunisie. Les caractéristiques bioécologiques de l'espèce ainsi que certains facteurs environnementaux ont favorisé l'émergence de ce virus dans une région jusqu'alors indemne. Ce scénario fait craindre l'émergence d'autres arbovirus dont le virus de la fièvre de la vallée du Rift (FVR) qui affecte principalement les petits ruminants. La proximité de pays où circule le virus de la FVR avec lesquels la Tunisie entretient le commerce d'animaux n'est pas sans risque. Pour mesurer le risque potentiel d'introduction du virus de la FVR en Tunisie, différents aspects ont été étudiés: la compétence vectorielle des populations de Cx. pipiens et leur niveau de différenciation génétique. Nous avons mis en évidence une compétence vectorielle faible vis-à-vis du virus de la FVR et une différenciation forte entre populations témoignant d'une faible capacité de dispersion de l'espèce. Ainsi, nous concluons que même si le virus de la FVR était introduit, l'amplification virale dans le vecteur Cx. pipiens, tout en étant possible, ne serait pas associée à une dissémination du virus par l'intermédiaire du moustique. Toutefois, le caractère émergent du virus de la FVR et la présence d'autres espèces potentiellement vectrices (e.g. Ochlerotatus caspius) doivent imposer le maintien et même le renforcement des surveillances zoosanitaire et entomologique afin de limiter le risque d'introduction et de circulation du virus de la FVR en Tunisie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Valeurs prédictives positive et négative du test de Widal et Félix dans la fièvre typhoïde en médecine générale à Niamey (Niger).

  • Introduction. La typhoïde est un motif fréquent de consultation en médecine générale dans les pays en développement, L'utilisation du test de Widal et Félix y est habituelle. L'objectif de ce travail est d'évaluer la fréquence de la typhoïde en médecine générale en clinique à Niamey et les valeurs prédictives positives et négatives du test de Widal dans ce contexte. Matériel et Méthode. Nous avons utilisé des valeurs publiées basses de sensibilité (67,9%) et de spécificité (93,8%). La fréquence de la typhoïde a été estimée à partir des déclarations du système d'information national en santé du Niger de 3 cliniques de Niamey. Résultat. 1 725 consultants ont été recensés du 1/12/07 au 31/01/08, parmi ceux-ci 311 présentaient des signes évocateurs non spécifiques: au moins de la fièvre et des céphalées et 172 une typhoïde. La fréquence est de 9,97% chez les consultants et 55,31% chez les consultants avec signes évocateurs non spécifiques. La valeur prédictive positive du test est de 53,81 % et la valeur prédictive négative de 96,35 % chez les consultants tout venant et respectivement de 93,13% et de 70,25% chez les patients avec signes évocateurs. Conclusion. D'autres méthodes diagnostiques comme la PCR, la coproculture, l'hémoculture sont proposées, mais elles ne sont pas accessibles dans ce contexte. La valeur prédictive positive du Widal chez les patients avec signes évocateurs non spécifiques est élevée, la valeur prédictive négative dans ce groupe à forte prévalence, sans être négligeable, est relativement faible et doit orienter vers un suivi.

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Le virus Alkhurma (famille Flaviviridae, genre Flavivirus): un pathogène émergent responsable de fièvres hémorragiques au Moyen-Orient.

  • ○ A ce jour, des flavivirus vectorisés par les tiques responsables de fièvres hémorragiques virales chez l'homme ont été isolés en Sibérie (virus de la fièvre hémorragique d'Omsk), en Inde (virus de la maladie de la forêt de Kyasanur) et en Arabie Saoudite (virus Alkhurma). Ces trois virus sont des agents potentiels de bioterrorisme qui requièrent un environnement confiné de niveau 4 pour leur manipulation et sont inclus dans la liste des agents pathogènes hyper-virulents éditée par le CDC. Le virus Alkhurma a été isolé en 1995 chez des patients présentant des fièvres hémorragiques en Arabie Saoudite. La transmission à l'homme semble pouvoir s'effectuer par voie transcutanée (plaie cutanée souillée avec du sang de vertébré infecté), par piqûre de tique infectée, ou par ingestion de lait contaminé non pasteurisé. A ce jour, 24 cas d'infection humaine symptomatique ont été recensés avec une mortalité de 25 % (6 décès sur 24). L'existence de cas pauci- ou asymptomatiques est probable mais non décrite. La séquence complète du virus Alkhurma a été déterminée et rapportée en 2001, résultat d'une collaboration franco-anglo-saoudienne. Les études phylogénétiques montrent que son plus proche parent connu est le virus Kyasanur, et que ces 2 virus dérivent d'un ancêtre commun. L'étude génétique comparative de souches humaines collectées de façon séquentielle montre une très faible variabilité génétique ce qui pourrait avoir des implications importantes au plan du diagnostic et de la prévention vaccinale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov