Fievre jaune [ Publications ]

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  • Le 8 octobre 1999, un cas de fièvre jaune en provenance du sud-ouest du Burkina Faso est identifié par le laboratoire de virologie du centre Muraz à Bobo Dioulasso. Cette zone est considérée comme à risque intermédiaire pour la fièvre jaune. Les vecteurs potentiels Aedes sont présents. Le risque d'épidémisation est craint du fait des mouvements importants de population suite aux troubles observés en Côte d'Ivoire. Le 23 octobre, la direction régionale de la Santé de Gaoua vaccine 1 000 personnes, soit 70 % de la population théorique autour du village du cas et demande une investigation dans la zone. Objectifs : une équipe pluridisciplinaire (épidémio-entomo-virologique) est formée afin de répondre aux points suivants : 1) étudier l'origine du cas et déceler la présence d'autres cas ou de formes frustes , 2) évaluer la persistance d'un risque épidémique , 3) tester la fiabilité de la méthode de dosage des IgM sur confettis , 4) apprécier l'intérêt d'une équipe pluridisciplinaire d'investigation suite à un cas confirmé de fièvre jaune. Méthode : l'étude sur place comprend l'analyse spatio-temporelle du cas, la recherche de cas frustes ou passés inaperçus et de sujets n'ayant pas été vaccinés, complétée d'une étude sérologique par dosage des IgM (prélèvement sanguin classique et sur confettis), des prospections entomologiques visant à déterminer la présence des vecteurs potentiels. Résultats : l'anamnèse du cas est en faveur d'une contamination locale. Deux cas possibles, guéris, ont eu lieu au domicile du malade. Cent dix personnes saines de l'entourage ont échappé à la vaccination. Parmi ces dernières, 58 dont 26 enfants, ont été prélevées. Quatre (15,3 %) prélèvements sont positifs chez des moins de 18 ans, aucun chez les adultes, témoignant de formes passées inaperçues et de l'absence de protection immunitaire des jeunes dans le village, réalisant une micro-épidémie. Une concordance de 100 % est trouvée entre l'analyse des prélèvements sanguins classiques et les confettis. Ae. luteocephalus, vecteur potentiel selvatique, a été capturé à de faibles densités sur des sujets humains dans le village mais aucun autre vecteur potentiel n'a été retrouvé, notamment les vecteurs domestiques (Ae. aegypti, Ae. vittatus). Conclusion : l'intervention d'une équipe pluridisciplinaire a permis de préciser la persistance d'un risque épidémique, avec une séroconversion chez les sujets jeunes, malgré une réponse vaccinale rapide, faussement rassurante. L'émergence successive de cas sporadiques dans le sud-ouest du Burkina Faso impose une surveillance accrue de la fièvre jaune afin de limiter le risque d'épidémie majoré par les actuels mouvements de population. Le prélèvement sanguin par confettis pour le dosage des IgM pourrait faciliter la surveillance et devrait être confirmé lors d'investigations futures.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Une arbovirose d'actualité: la fièvre jaune, son histoire naturelle face à une fièvre hémorragique, la fièvre de la vallée du Rift.

  • L'Institut Pasteur et l'ORSTOM ont conjugué leurs efforts à partir de 1962, mais surtout à partir des années 1980, pour mieux connaître le cycle épidémiologique de la fièvre jaune, ainsi que celui de la fièvre de la vallée du Rift. Ces deux arboviroses sont à l'origine d'hépatonéphrites compliquées d'hémorragies, symptômes qui peuvent amener à les confondre sur le plan clinique. Le cycle épidémiologique de la fièvre jaune comprend : un cycle selvatique où sont impliqués les singes et les vecteurs sauvages : Aedes furcifer, taylori, luteocephalus principalement, un cycle intermédiaire, où les mêmes acteurs sont en jeu, auxquels s'ajoutent Aedes aegypti mais aussi l'homme. Enfin un cycle urbain où Aedes aegypti et l'homme interviennent exclusivement. Ceci est valable pour l'Afrique de l'Ouest. En Afrique de l'Est et centrale, l'absence de transmission par Aedes aegypti est expliquée par l'épidémiologie moléculaire. Le virus de la fièvre jaune se divise en deux grands topotypes, Afrique de l'Est et Afrique de l'Ouest, séparés par les montagnes du Cameroun, jusqu'à présent, seul le topotype d'Afrique de l'Ouest est transmis par Aedes aegypti, provoquant de grandes épidémies de type urbain. L'observation sur une longue période (plus de vingt ans) des foyers selvatiques de fièvre jaune, montre que ce virus se maintient dans la nature par des cycles de maintenance, entrecoupés tous les six à huit ans par un cycle d'amplification. Toutes les épidémies de fièvre jaune sont liées au cycle d'amplification. La fièvre jaune devient ainsi la première arbovirose dont on peut prévoir les poussées épidémiques. Depuis près de trente ans, des souches de virus de la fièvre de la vallée du Rift étaient isolées, soit de vecteurs, soit de l'homme, dans toute l'étendue de l'Afrique inter-tropicale. En 1987, dans le sud de la Mauritanie, une épidémie de fièvre de la vallée du Rift a pu être étudiée, mettant en évidence le taux élevé de mortalité (36 %) des formes hémorragiques avec hépatite. L'enquête épidémiologique réalisée dans la région concernée a montré l'importance chez l'homme du contact direct avec les animaux. Dans le Nord du Sénégal, l'isolement de ce virus six ans après l'épidémie, à partir des vecteurs Aedes vexans et Aedes ochraceus permet d'imaginer que le virus se maintien t sur place par transmission verticale chez le moustique. Ces nouvelles données sont importantes pour la prévention de la maladie chez l'homme.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Indices stégomyiens et situation épidémiologique de la fièvre jaune en zone rurale de Cote d'Ivoire.

  • La région de M'bahiakro, occupée par les N'gain, dans le centre de la Côte d'Ivoire, a été le théâtre d'une épidemie de fièvre jaune en 1982. Elle rassemble tous les critères d'une émergence cyclique du virus amaril compte-tenu du schéma épidémiologique actuel de la fièvre jaune en Afrique. Ceci a conduit l'ORSTOM, en collaboration avec l'Institut PASTEUR de Côte d'Ivoire, à créer dans cette région une zone-pilote de surveillance épidémiologique de la fièvre jaune. La région N'gain, peuplée de 12 000 habitants répartis en 20 villages de 100 à 2000 âmes, est située dans un secteur préforestier ou règne un climat du type de transition atténuée avec une saison sèche et une saison des pluies comportant deux pics de précipitations (mai et octobre), pour un volume annuel moyen faible (1172 mm). L'approvisionnement en eau de plusieurs villages est difficile du fait de la rareté des sources, puits et rivières. Cette situation conduit les villageois à constituer des réserves d'eau de pluie dans divers types de récipients. Des enquêtes ont été effectuées de février à juillet dans les 20 villages de la région. Dans chaque unité d'habitation, toutes les pièces ont été recensées et visitées. Les réserves d'eau ont été prospectées, celles qui hébergeaient des stades pré-imagos de Culicidae ont été comptées comme gites positifs et les larves et nymphes ont été parfois prélevées. Les nymphes ont été mises en élevage et les larves conservées. Le laboratoire a ensuite procédé aux identifications d'espèces à partir de ces larves et des imagos issus de l'élevage des nymphes. Pour l'exploitation des résultats, ont été utilisées des tables de correspondance établies par l'Organisation Mondiale de la Santé, entre la densité des indices stégomyiens (habitation, récipient, BRETEAU) et la circulation du virus amaril au sein des populations humaines. Le type de récipient le plus répandu est la jarre traditionnelle en terre («canari»), située le plus souvent à l'intérieur des habitations, d'où des indices stégomyiens plus faibles à l'extérieur qu'à l'intérieur des habitations. Deux zones aux niveaux de risque épidémique de fièvre jaune différents ont été identifiées: une zone à possibilité d'épidémie nulle ou faible constituée par les villages proches d'un point d'eau permanent et une zone à risque permanent représentée par les villages éloignés des points d'eau et utilisant un système de réserve dans des jarres intradomiciliaires qui constituent le facteur de risque.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Persistance à long terme des anticorps neutralisants de la fièvre jaune chez les personnes âgées de 60 ans et plus.

  • Avec la réapparition de zones d'activité du virus amarile dans le nord de l'Argentine ou le Paraguay et la persistance de bouffées épidémiques dans d'autres pays d'Afrique ou d'Amérique Latine, de plus en plus de voyageurs sont potentiellement exposés à cette maladie. Cette population est de plus en plus âgée, parfois atteinte de polypathologies. Or, les risques d'effets indésirables graves liés au vaccin vivant atténué YF 17D tels que la défaillance multiviscérale (YEL-AVD) atteignent 1/50 000 vaccins chez les plus de 65 ans contre 1/200 000 dans la population générale. Nous avons analysé dans une étude rétrospective les résultats de titrages d'anticorps neutralisants antiamariles effectués chez les personnes de 60 ans et plus, déjà vaccinées auparavant contre la fièvre jaune, ayant fréquenté le Centre de vaccinations internationales de l'Institut Pasteur entre janvier 2005 et février 2009. Dans cette population de 84 personnes, d'âge médian de 69 ans, la date de la dernière vaccination était toujours supérieure à dix ans: elle était connue précisément chez 68 personnes et alléguée pour 16 personnes. En médiane, la précédente vaccination remontait à 14 ans (n = 68), avec un maximum à 60 ans. Les indications du titrage étaient les suivantes: traitement immunosuppresseur (19 % des cas), cancer (32,1 %), hémopathie (10,7 %), infection à VIH (3,6 %), hépatites chroniques/ insuffisance rénale chronique/dialyse (2,4 %), maladies auto-immunes (2,4 %), et dans 29,8 % des cas, l'âge seul était l'indication d'une sérologie. Le titrage était à un taux protecteur dans 95,2 % des cas. Les quatre personnes ayant une sérologie négative n'avaient pas de preuve formelle d'une vaccination antérieure contre la fièvre jaune, qui était juste alléguée. Cette étude sérologique a pu montrer une protection vaccinale persistante après une vaccination remontant à plus de dix ans, permettant aux patients de voyager en zone d'endémie amarile malgré une contre-indication vaccinale, sans rappel de vaccination antiamarile.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Évaluation des coûts opérationnels d‘une campagne de masse préventive contre la méningite à méningocoque et la fièvre jaune au Sénégal, en 1997

  • Une étude microéconomique des coûts supplémentaires et nécessaires sur une courte période à l'organisation ponctuelle d'une campagne de masse préventive contre la méningite cérébro-spinale et la fièvre jaune a été conduite en 1997 dans le district de Matam (nord-est du Sénégal). Lors de cette campagne 163 981 doses de vaccins antiméningococciques et anti-amarils ont été administrées à 85 925 personnes, pour un coût total de la campagne de 55 322,75 euros. Les vaccins et les solvants ont représenté 60 % du coût total de la campagne, le matériel lié aux injections et à leur sécurité 26 %, le personnel de vaccination 7 % et la logistique 7 %. Le coût total moyen a été de 0,34 euro par dose administrée et 0,64 euro par sujet vacciné. Le coût total moyen par dose de vaccin anti-méningococcique administrée a été de 0,44 euro, il est du même ordre que celui calculé lors de campagnes de masse d'urgence conduites dans d'autres pays. L'addition de la vaccination anti-amarile a permis de réaliser une économie d'échelle en faisant baisser le coût total moyen par dose administrée de 0,11 euro. Les coûts directs unitaires par dose administrée sont plus élevés en stratégie de vaccination avancée (0,35 euro) qu'en stratégie fixe ou mobile (respectivement 0,318 et 0,323 euro). Ils augmentaient d'autant plus que la taille des collectivités à vacciner était petite (0,31 euro dans les communautés de plus de 2 000 personnes à vacciner contre 0,38 euro dans les communautés de moins de 100 personnes à vacciner), et si la vaccination se situait en milieu rural plutôt qu'en milieu urbain (0,32 contre 0,31 euro). Dans l'optique d'informer les décideurs sur le coût de revient d'une vaccination de masse, cette étude a permis d'élaborer une méthode de calcul et d'analyse de ses coûts opérationnels et a montré l'avantage économique de coupler plusieurs antigènes lors d'une campagne préventive.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Réflexions sur deux viroses d’actualité : la fièvre jaune et la dengue

  • La fièvre jaune et la dengue sont deux viroses tropicales d'actualité dues à des flavivirus et habituellement transmises par le même vecteur, le moustique Aedes aegypti. De 1987 à 1991, 18 735 cas de fièvre jaune, dont 4 522 mortels, on été notifiés à l'OMS, la plupart en provenance de l'Afrique. Quant à la dengue, l'OMS estime qu'elle menace la santé de 2,5 milliards d'individus vivant dans les régions tropicales où 500 000 malades sont hospitalisés chaque année pour des manifestations hémorragiques, il s'agit dans 90 % des cas d'enfants. Or on dispose de moyens pour contrôler ces infections: la destruction des gîtes larvaires péri-domiciliaires. Malgré beaucoup de points communs, ces deux maladies different en réalité profondément. On sait encore très peu de choses sur la pathogénie de la fièvre jaune, alors qu'il devient plutôt difficile d'interpréter la masse de résultats accumulés pour expliquer l'apparition des formes hémorragiques de la dengue, selon deux théories pathogéniques qui ne sont pas incompatibles. La théorie immunologique (S.B. Halstead) fait intervenir des anticorps anti-dengue facilitant la réplication virale, acquis lors d'une infection antérieure par l'un des virus de la dengue, tandis que celle de la virulence accrue des souches virales (L. Rosen) fait référence à des passages rapides au cours d'épisodes épidémiques explosifs. Le diagnostic virologique des deux viroses a bénéficié des progrès récents de l'immunologie et de la biologie moléculaire des flavivirus, mais les conditions dans lesquelles il se pose sont en réalité très différentes: en général la brousse africaine, pour la fièvre jaune, et les grandes cités tropicales à urbanisation anarchique, pour la dengue. Enfin, alors que l'on dispose d'un excellent vaccin anti-amaril, le vaccin vivant 17D, dont la mise au point remonte à 1937, aucun vaccin n'est pour le moment utilisable contre la dengue malgré des efforts considérables.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Vaccination contre la fièvre jaune en dehors des sujets immunocompétents

  • La prévention de la fièvre jaune (FJ) repose sur la vaccination qui devrait être systématique, en l’absence de contre-indication, pour tout déplacement en zone d’endémie. Une maladie postvaccinale potentiellement létale peut exceptionnellement survenir, consécutive à une recrudescence du pouvoir pathogène de la souche vaccinale. La vaccination est donc contre-indiquée en cas d’immunodépression sévère, mais elle peut parfois être envisagée en raison de la gravité de la maladie quand l’immunodépression est relative. L’état de santé des sujets âgés de plus de 60 ans doit être soigneusement évalué avant l’immunisation en raison d’un risque accru d’effet secondaire. La vaccination de la femme enceinte doit être évitée, toutefois elle est envisageable si un déplacement en zone d’endémie est indispensable. La vaccination des nourrissons est contre-indiquée avant l’âge de six mois. Les greffes d’organes solides, les déficits immunitaires congénitaux, les hémopathies malignes, les lymphomes, les cancers généralisés et l’administration de traitements immunosuppresseurs contre-indiquent cette vaccination. Les faibles doses de corticoïdes, les cures systémiques brèves et les infiltrations intra-articulaires ou tendineuses de corticoïdes autorisent la vaccination. Cette dernière est possible deux ans après une greffe de moelle osseuse, en l’absence d’immunosuppression ou de réaction chronique du greffon contre l’hôte. Une éventuelle transmission de l’immunité au receveur par la vaccination du donneur n’est pas documentée. Les patients infectés par le VIH, immunologiquement stables, asymptomatiques et ayant un taux de lymphocytes CD4 supérieur à 200 par millimètre cube peuvent être vaccinés. Un antécédent de pathologie thymique contre-indique ce vaccin. Un taux résiduel d’anticorps protecteurs peut dispenser d’une revaccination problématique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Situation épidémiologique de la fièvre jaune au Burkina Faso de 2003 à 2008.

  • Malgré l'existence d'un vaccin antiamaril dans le programme élargi de vaccination (PEV) au Burkina Faso, les cas de fièvre jaune continuent d'être observés dans ce pays. En collaboration avec l'OMS, les autorités sanitaires nationales ont mis sur pied un système de surveillance impliquant le laboratoire national de référence OMS au Centre Muraz (Bobo-Dioulasso). Tous les échantillons de cas d'ictère fébrile provenant des 63 districts sanitaires du pays ont fait l'objet, dans ce laboratoire, d'une recherche d'immunoglobulines M par Elisa (enzyme linked immunosorbent assay). Les échantillons positifs ont été envoyés à l'institut Pasteur de Dakar (Sénégal) pour confirmation par la technique RT-PCR (polymerase chain reaction avec utilisation de la transcriptase inverse). De 2003 à 2005, le nombre de cas confirmés de fièvre jaune était respectivement de 1/413 (0,24 %), 14/616 (2,27 %) et 19/618 (3,07 %). Cette augmentation de la proportion était statistiquement significative. Ensuite, de 2006 à 2008, la proportion de cas confirmés était respectivement de 0,35, 0,27 et 0,54 %, sans différence significative (p = 0,69). Les investigations entomologiques conduites en 2004 à Bobo-Dioulasso ont montré que les canaris constituent 48,11 % des gîtes des moustiques, suivis des fûts métalliques, avec une forte représentation de Culex quinquefasciatus (48,7 %), suivi par Aedes aegypti (43,3 %), comme vecteurs dans les zones domestiques, avec des variations d'un secteur de résidence à l'autre. Ces résultats suggèrent qu'il faudrait sensibiliser davantage les autorités sanitaires nationales et la communauté internationale à cette maladie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Réémergence de la fièvre jaune en Afrique de l'Ouest: leçons du passé, plaidoyer pour un programme de contrôle.

  • En Afrique francophone de l'Oues la vaccination contre la fièvre jaune est devenue obligatoire pour toute la population africaine et européenne en 1941. Entre 1941 et 1960, il a été distribué 146 millions de doses. Le nombre de cas a chuté rapidement. Aucun cas ne fut enregistré entre 1954 et 1960. En raison de l'abandon des vaccinations systématiques après 1960, dix épidémies majeures ont éclaté en Afrique de l'Ouest entre 1965 et 1995 (plus de 200000 cas et plus de 40 000 décès). La mise en place en 1967 du programme OMS d'éradication de la variole mobilisa les énergies et les finances. Le programme élargi de vaccination (PEV) lancé en 1977 n'incluait pas la vaccination contre la fièvre jaune et, en 1978, les soins de santé primaires préconisaient une stratégie vaccinale dans des formations sanitaires fixes. En 1986, il a fallu amender ces dispositions en préconisant l'accélération du PEV et l'instauration de Journées nationales de vaccination (JNV). En 1997, l'objectif d'éradication de la poliomyélite en l'an 2000 généralisa les JNV et généra le recours aux équipes mobiles. Au moment où un programme d'éradication de la rougeole va relayer celui de la poliomyélite, il faut plaider pour que la vaccination contre la fièvre jaune ne soit pas oubliée comme en 1977. En effet, dans les pays d'endémicité amarile, la vaccination simultanée contre la rougeole et la fièvre jaune est recommandée à l'âge de 9 mois II faut impérativemen t saisir cette opportunité pour lancer un programme de contrôle de la fièvre jaune.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Évaluation entomologique du risque d’épidémie urbaine de fièvre jaune survenue en 2008 dans le district d’Abidjan, Côte d’Ivoire

  • En avril 2008, sept ans après l'épidémie de 2001, la ville d'Abidjan a été de nouveau confrontée à une épidémie de fièvre jaune. Trois semaines après le cas notifié dans la commune de Treichville, le 28 avril 2008, deux autres l'ont été dans les communes de Port-Bouet et de Cocody, situées respectivement au sud et au nord de la ville d'Abidjan. Afin de déterminer le risque d'une épidémie amarile urbaine de grande envergure, des investigations épidémiologique et entomologique ont été diligentées par le ministère de la Santé et de l'Hygiène publique de Côte d'Ivoire avec l'appui du Réseau mondial d'alerte et d'action en cas d'épidémie (Goarn). Les investigations entomologiques ont révélé la prédominance d'Aedes œgypti, vecteur urbain de la fièvre jaune, dans les communes visitées, avec des densités larvaires comprises entre 2 et 5, traduisant l'existence d'une densité suffisante du vecteur interhumain pour provoquer une explosion de l'épidémie. L'afflux massif de population, des villes de l'intérieur vers Abidjan, à la faveur de la crise de 2002, la détérioration du cadre de vie, avec pour corollaire la création de gîtes favorables au développement d'Ae. œgypti, et la circulation du virus au niveau du moustique étaient autant de facteurs favorables à cette explosion épidémique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Résurgence des épidémies de fièvre jaune en Côte-d'Ivoire.

  • La résurgence des épidémies de fièvre jaune en Côte d'Ivoire représente un problème de santé publique. Nous nous proposons de décrire cette maladie à travers le Système d'alerte précoce (SAP) de l'Institut national d'hygiène publique (INHP). Les données ont été collectées durant sept ans (2001 à 2007) à partir des fiches de notification, registres et rapports d'activités. Voici nos principaux résultats: 1) nous avons relevé 1 468 cas suspects dont 41 confirmés , le taux de mortalité était de 17,07 % parmi ces derniers , 2) la plupart des cas de fièvre jaune ont été recensés entre 2001 et 2007 , 3) 83 % des cas confirmés de fièvre jaune avaient plus de 15 ans, ce qui peut être expliqué par l'absence d'immunité à cet âge , 4) une recrudescence des cas a été observée durant la saison des pluies (juin/juillet et septembre/octobre) et le principal vecteur était Aedes aegypti , 5) l'analyse des données a révélé un niveau moyen de 79 % pour la complétude et de 57 % pour la promptitude des données de notification , ces taux étaient inférieurs aux données de l'OMS , 6) le délai moyen de riposte post-épidémique était de 31 jours. La riposte tardive observée (31 jours, en moyenne) était principalement liée à des difficultés dans l'approvisionnement en vaccins. Le renforcement de la surveillance épidémiologique, la prévention (vaccination de masse) et les mesures d'hygiène et de nettoyage sont essentiels pour faire baisser l'évolution de cette maladie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Manifestations oculaires des arboviroses émergentes : dengue, chikungunya, infection à virus Zika, fièvre du Nil occidental et fièvre jaune.

  • Les arboviroses sont des maladies virales transmises par des piqures d’arthropodes, principalement de moustiques. Elles représentent une cause majeure de morbidité et parfois de mortalité. Leur expansion est constante et liée notamment aux modifications climatiques et la globalisation. Essentiellement tropicale, les arboviroses sont parfois à l’origine d’épidémie en Europe. Récemment, le chikungunya et le Zika ont été responsables de grandes épidémies en touchant des populations n’ayant jamais été en contact avec ces virus. Il n’existe à ce jour aucun traitement antiviral ou vaccin efficace contre ces virus. Les manifestations oculaires en rapport avec ces infections sont ainsi plus fréquentes et de mieux en mieux décrites. Elles se compliquent parfois, comme le Zika, d’une atteinte oculaire congénitale. L’objet de cette revue est de décrire les manifestations ophtalmologiques de la dengue, du chikungunya, de l’infection à virus Zika, de la fièvre du Nil occidental et de la fièvre jaune.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Investigations entomologiques menées autour de dix cas de fièvre jaune survenus en 2009 dans la région sanitaire du Denguélé, Côte-d'Ivoire.

  • En novembre 2009, dix cas suspects de fièvre jaune incluant des positifs en IgM antiamaril ont été notifiés dans le nord-ouest de la Côte-d'Ivoire. Afin d'évaluer l'ampleur de la circulation virale et le risque que cela constitue pour la population locale, une mission entomologique a été diligentée par le ministère de la Santé et de l'Hygiène publique de Côte-d'Ivoire, essentiellement dans les villages où des cas de fièvre jaune ont été confirmés (Banakoro et Tron-Touba), et les centres de consultation et d'hospitalisation fréquentés. Les indices stégomyiens concernant les stades larvaires étaient quasi nuls. Aedes aegypti n'était pas retrouvé parmi les moustiques adultes capturés. En revanche, Aedes luteocephalus et Aedes opok ont été rencontrés respectivement à Banakoro et à Tron-Touba avec une agressivité moyenne de 0,8 à 0,6 piqûre/homme par soirée. Cette situation d'épidémie dans le nord-ouest de la Côte-d'Ivoire pourrait s'expliquer par la dégradation du système sanitaire de la région du Denguélé, conséquence de la crise politicomilitaire survenue depuis l'année 2002 , ce qui a entraîné une baisse probable de la couverture vaccinale de la population du Denguélé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Epidémiologie moléculaire de la fièvre jaune.

  • Maladie dont l'agent est connu depuis près d'un siècle et pour laquelle il existe un vaccin sûr et efficace, la fièvre jaune représente toujours une menace pour les populations d'Amérique et surtout d'Afrique tropicales, où elle frappe essentiellement les sujets jeunes. Bien que se présentant de façon relativement invariante depuis la description des premières épidémies, la fièvre jaune est entrée dans une ère nouvelle grâce aux études qui permettent une caractérisation fine des souches virales. La comparaison des séquences de l'ARN de virus d'origine géographique différente fait apparaître l'existence de différents génotypes, stables dans le temps, qui ont reçu le non de topotypes. Pour l'heure, il n'est pas aisé de corréler ces topotypes avec des propriétés virales précises. Leur connaissance permet cependant un suivi épidémiologique de la maladie. En outre, l'étude des génomes viraux permet d'améliorer les techniques de diagnostic et d'identifier les supports de la virulence, et elle nous fait prendre conscience de la variabilité du virus. A terme, la compréhension des principes de l'évolution virale permettra peut-être de concevoir des stratégies de prévention adaptées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Vaccination contre la fièvre jaune.

  • La fièvre jaune est une arbovirose à caractère épidémique régie par le règlement sanitaire international. La maladie est sévère, mais rare chez les voyageurs. La vaccination protège l'individu et prévient la transmission de l'infection à des populations non immunes. Les effets secondaires neurologiques du vaccin sont rares et connus depuis longtemps. Plus récemment ce sont des effets systémiques graves qui ont été mis en évidence, avec une incidence qui augmenterait avec l'âge (1,8/ 100 000 chez les plus de 60 ans). Ils semblent liés à une sensibilité de l'hôte plutôt qu'à une virulence particulière des vaccins. Les indications et contre-indications au vaccin doivent être respectées scrupuleusement en fonction du rapport bénéfice/ effets secondaires et de l'épidémiologie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Coûts de la riposte vaccinale contre la fièvre jaune à Abidjan, 2001

  • Nous avons r&#233,alis&#233, une &#233,tude de co&#251,ts dont l&#8217,objectif principal &#233,tait d&#8217,&#233,valuer les&#160,co&#251,ts op&#233,rationnels de la riposte vaccinale contre la fi&#232,vre jaune organis&#233,e &#224, Abidjan du 21/09/2001 au 02/10/2001. Le point de vue adopt&#233, &#233,tait celui des autorit&#233,s sanitaires. La collecte des donn&#233,es a consist&#233, &#224, recueillir de mani&#232,re r&#233,trospective toutes les informations concernant les ressources utilis&#233,es ou activit&#233,s. La valorisation mon&#233,taire des ressources s&#8217,est faite &#224, l&#8217,aide de pi&#232,ces justificatives.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etude des modifications ultrastructurales provoquées par le virus de la fièvre jaune au niveau des reins des souriceaux.

  • L'étude fait état des modifications mineures apparaissant dès le premier jour et conduisant à la nécrose qui n'est qu'un phénomène vital. Le processus se déroule en 5 phases qui sont le développement du reticulum endoplasmique, l'enclavement des mitochondries par les citernes de ce reticulum endoplasmique, l'autophagie des mitochondries, le développement des microvillosités à la surface cellulaire et la nécrose totale de la cellule rénale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Fièvre jaune, désensibilisation à un vaccin anti-amaril 17 D menée à bien chez un sujet présentant une anaphylaxie à l'oeuf.

  • Un homme de 30 ans atteint de pollinose présente une allergie à l'œuf de caractère anaphylactique. Devant se rendre en Afrique tropicale, il se fait vacciner contre la fièvre jaune au moyen du vaccin 17D à l'œuf. Celui-ci est administré avec succès en 5 jours d'hospitalisation et 9 injections de vaccin ― dose totale 0,511 ml de vaccin ― Taux sérique d'anticorps obtenus un mois après.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'épidémiologie de la fièvre jaune en Afrique de l'Ouest.

  • Trop souvent on entend dire que la fièvre jaune n'est plus un problème majeur en Afrique. Cette assertion repose avant tout sur le fait qu'il existe un vaccin antiamaril efficace. Et pourtant, de septembre 1986 à décembre 1987, la sous-région ouest-africaine a encore connu trois epidémies sévères.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Corrélations anatomo-biologiques dans un cas de fièvre jaune importé de Gambie

  • Une patiente de 47 ans développa une semaine après son arrivée en Gambie un tableau fébrile et asthénique. Au 4

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov