Fievre de la vallee du rift [ Publications ]

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  • L'Institut Pasteur et l'ORSTOM ont conjugué leurs efforts à partir de 1962, mais surtout à partir des années 1980, pour mieux connaître le cycle épidémiologique de la fièvre jaune, ainsi que celui de la fièvre de la vallée du Rift. Ces deux arboviroses sont à l'origine d'hépatonéphrites compliquées d'hémorragies, symptômes qui peuvent amener à les confondre sur le plan clinique. Le cycle épidémiologique de la fièvre jaune comprend : un cycle selvatique où sont impliqués les singes et les vecteurs sauvages : Aedes furcifer, taylori, luteocephalus principalement, un cycle intermédiaire, où les mêmes acteurs sont en jeu, auxquels s'ajoutent Aedes aegypti mais aussi l'homme. Enfin un cycle urbain où Aedes aegypti et l'homme interviennent exclusivement. Ceci est valable pour l'Afrique de l'Ouest. En Afrique de l'Est et centrale, l'absence de transmission par Aedes aegypti est expliquée par l'épidémiologie moléculaire. Le virus de la fièvre jaune se divise en deux grands topotypes, Afrique de l'Est et Afrique de l'Ouest, séparés par les montagnes du Cameroun, jusqu'à présent, seul le topotype d'Afrique de l'Ouest est transmis par Aedes aegypti, provoquant de grandes épidémies de type urbain. L'observation sur une longue période (plus de vingt ans) des foyers selvatiques de fièvre jaune, montre que ce virus se maintient dans la nature par des cycles de maintenance, entrecoupés tous les six à huit ans par un cycle d'amplification. Toutes les épidémies de fièvre jaune sont liées au cycle d'amplification. La fièvre jaune devient ainsi la première arbovirose dont on peut prévoir les poussées épidémiques. Depuis près de trente ans, des souches de virus de la fièvre de la vallée du Rift étaient isolées, soit de vecteurs, soit de l'homme, dans toute l'étendue de l'Afrique inter-tropicale. En 1987, dans le sud de la Mauritanie, une épidémie de fièvre de la vallée du Rift a pu être étudiée, mettant en évidence le taux élevé de mortalité (36 %) des formes hémorragiques avec hépatite. L'enquête épidémiologique réalisée dans la région concernée a montré l'importance chez l'homme du contact direct avec les animaux. Dans le Nord du Sénégal, l'isolement de ce virus six ans après l'épidémie, à partir des vecteurs Aedes vexans et Aedes ochraceus permet d'imaginer que le virus se maintien t sur place par transmission verticale chez le moustique. Ces nouvelles données sont importantes pour la prévention de la maladie chez l'homme.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Comportement trophique des vecteurs du virus de la fièvre de la vallée du rift au Sénégal: implications dans l'epidémiologie de la maladie.

  • Au cours de la saison des pluies 2003, une étude entomoloque a été conduite dans la zone sylvopastorale du Ferlo au Sénégal pour évaluer le degré d'interaction vecteurs-hôtes domestiques et pour déterminer le rôle des hôtes naturels des vecteurs dans le cycle de maintien et de transmission du virus de la fièvre de la vallée du Rift (RVF). Le contact vecteurs-hôtes domestiques a été étudié pour l'homme, le bovin, le mouton et le poulet à l'aide de moustiquaires-pièges, alors que les interactions vecteurs-vertébrés dans la nature ont été étudiées à travers l'analyse des repas de sang de vecteurs naturellement gorgés. Les repas des moustiques naturellement gorgés ont été testés vis-à-vis de huit anticorps. De façon générale, les vecteurs connus de la RVF (Culex poicilipes. Aedes vexans and Aedes ochraceus) ont été opportunistes, bien que les bovins aient été de loin les animaux les plus attractifs. La moustiquaire à appât « veau » a été la plus productive avec 53,6 % dès captures, suivie des moustiquaires à appât « moutons » (16,7 %), « homme » (12,6 %) et « poulets » (11,6 %). L'étude des interactions vecteurs-hôtes dans la nature à travers l'analyse des repas de sang a montré que, parmi 1112 repas testés, 701 avaient été déterminés, dont 693 appartenaient à l'espèce Aedes vexans. Le pourcentage de repas ne réagissant avec aucun des anticorps testés a été de 36,7 % alors que 16,9 % des repas ont été pris au moins sur deux hôtes vertébrés. Globalement, 53,2 % des repas d'Ae. vexans ont été pris sur équins, 18,6 % sur bovins et 7,1 % sur ovins. Aucun repas n'a été pris sur rongeurs. La plus grande diversité d'hôtes a été observée au mois d'août. Les implications épidémiologiques de ces résultats ont été discutées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Estimation du risque d'introduction du virus de la fièvre de la vallée du Rift en Tunisie par le moustique Culex pipiens.

  • Le moustique Culex pipiens a été impliqué dans la transmission du virus West Nile en Tunisie. Les caractéristiques bioécologiques de l'espèce ainsi que certains facteurs environnementaux ont favorisé l'émergence de ce virus dans une région jusqu'alors indemne. Ce scénario fait craindre l'émergence d'autres arbovirus dont le virus de la fièvre de la vallée du Rift (FVR) qui affecte principalement les petits ruminants. La proximité de pays où circule le virus de la FVR avec lesquels la Tunisie entretient le commerce d'animaux n'est pas sans risque. Pour mesurer le risque potentiel d'introduction du virus de la FVR en Tunisie, différents aspects ont été étudiés: la compétence vectorielle des populations de Cx. pipiens et leur niveau de différenciation génétique. Nous avons mis en évidence une compétence vectorielle faible vis-à-vis du virus de la FVR et une différenciation forte entre populations témoignant d'une faible capacité de dispersion de l'espèce. Ainsi, nous concluons que même si le virus de la FVR était introduit, l'amplification virale dans le vecteur Cx. pipiens, tout en étant possible, ne serait pas associée à une dissémination du virus par l'intermédiaire du moustique. Toutefois, le caractère émergent du virus de la FVR et la présence d'autres espèces potentiellement vectrices (e.g. Ochlerotatus caspius) doivent imposer le maintien et même le renforcement des surveillances zoosanitaire et entomologique afin de limiter le risque d'introduction et de circulation du virus de la FVR en Tunisie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Fièvre de la Vallée du Rift: aspects vétérinaires et impacts sur la santé humaine.

  • La fièvre de la Vallée du Rift est une arbozoonose virale qui affecte un large spectre d'espèces animales et l'homme. L'incidence clinique est majeure chez les ruminants domestiques. L'infection provoque des avortements et une mortalité chez les jeunes animaux. La maladie chez l'homme se déclare dans environ une infection sur deux. Elle est marquée par un syndrome fébrile de type dengue avec quelques cas de complications d'encéphalites, de kératites ou de syndromes hémorragiques fatals dans 1 à 3 % des cas. La transmission inter-animale et entre l'animal et l'homme en phase épidémique est principalement directe par contact avec des matières biologiques contaminées. La transmission vectorielle par moustique jouerait plus un rôle dans le maintien d'une situation enzootique et l'initiation de vagues épizootiques et épidémiques lors de précipitations anormales. La dernière vague épidémique a touché le Kenya, la Somalie, la Tanzanie et le Soudan fin 2006 et 2007, occasionnant plus de 4 000 pertes de ruminants et plus de 600 décès. A la suite d'un cas humain diagnostiqué aux grandes Comores à l'été 2007, une enquête épidémiologique sur le cheptel de Mayotte a été mise en oeuvre. Elle a montré une circulation du virus depuis 2005 jusqu'à nos jours. Une dizaine d'infections humaines ont été également confirmées en 2007-2008 à partir de sérums prélevés sur des patients ayant présenté un syndrome fébrile de type dengue. Il semble qu'à Mayotte, une circulation à bas bruit existe avec un faible impact en santé animale et humaine. Une analyse de risque pour cette île est présentée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le virus de la Fièvre de la Vallée du Rift: évolution en cours.

  • Parmi les virus circulant dans les régions tropicales du globe, plusieurs se montrent menaçants pour des populations humaines toujours plus nombreuses, y compris dans les régions tempérées qui sont restées longtemps préservées. A fortiori, les mécanismes de transport et de transmission de ces virus, dont beaucoup s'amplifient parallèlement aux activités humaines, peuvent favoriser leur implantation dans les zones où existent déjà les éléments nécessaires à leur cycle épidémiologique, hôtes, réservoirs et vecteurs. Après la dengue, le virus Chikungunya en a fait la démonstration lorsqu'il a atteint l'île de La Réunion en 2005, puis l'Italie en 2007. Cette extension a eu des conséquences importantes, et pour certaines inattendues, alors que le virus Chikungunya avait une réputation de bénignité. Il a été montré que l'évolution du virus, cause ou conséquence des phénomènes observés, en était en tout cas un facteur déterminant. Le risque d'extension de virus plus pathogènes, rendue possible par des mécanismes comparables, doit être envisagé. Le virus de la Fièvre de la Vallée du Rift, qui concerne déjà un territoire et un réservoir très larges, est l'un de ceux qu'il convient de surveiller.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Actualité de la fièvre de la vallee du Rift. Quels enseignements tirer des épidémies de 1977 et 1987?

  • La fièvre de la vallée du Rift est une zoonose dont le schéma épidémiologique a été remis en question depuis une vingtaine d'années suite aux deux épizoo-épidémies d'Egypte (1977) et de Mauritanie (1987). De 1931, date de la première description, à la fin des années 70, la fièvre de la vallée du Rift était considérée comme une zoonose relativement bénigne pour l'homme et évoluant chez les animaux domestiques (surtout les moutons) de façon périodique lors des années à forte saison des pluies. Pendant les silences interépizootiques, on pensait que le virus se maintenait chez un réservoir animal inconnu vivant en zone de forêt. Les deux épisodes d'Egypte et de Mauritanie et les recherches qui en ont découlé, ont bouleversé cette conception: le rôle de l'environnement a été affirmé, notamment les changements écologiques liés aux projets d'aménagement hydraulique, et la circulation à bas bruit du virus chez les animaux domestiques, les petits ruminants en particulier, pourrait expliquer le maintien de l'infection en l'absence d'animaux sauvages et dans les zones sahéliennes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Fièvre de la vallée du Rift

  • La fièvre de la vallée du Rift (FVR) est une arbovirose à caractère zoonotique. Parmi les animaux, elle affecte essentiellement les ruminants, provoquant avortements chez les femelles gravides et mortalité chez les jeunes animaux. Chez l’Homme, l’infection par le virus de la FVR est généralement asymptomatique ou caractérisée par un syndrome fébrile sans grande gravité. Cependant, dans 1 à 3 % des cas, des formes plus graves (hépatite, encéphalite, rétinite, fièvre hémorragique) peuvent conduire au décès des personnes atteintes ou à des séquelles importantes. Identifié pour la première fois dans les années 1930 au Kenya, le virus de la FVR (phlébovirus de la famille des

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Utilisation de boeufs traités aux insecticides dans la lutte contre les vecteurs des virus de la fièvre de la vallée du Rift et de la fièvre West Nile au Sénégal.

  • Pendant le mois de septembre 2005 et entre juillet et novembre 2006, la possibilité d'utiliser des boeufs traités à la deltaméthrine (pyréthrinoïde) dans la lutte contre les vecteurs du virus de la fièvre de la vallée du Rift (FVR), de la fièvre West Nile (WN) et des moustiques associés a été évaluée à Barkedji au Sénégal. Un taurillon a été traité avec 25 mg/m

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Forme hémorragique grave de la fièvre de la Vallée du Rift: une observation à Madagascar.

  • • La fièvre de la vallée du Rift (FVR) est une zoonose virale qui peut atteindre l'homme. La forme hémorragique est une forme grave et potentiellement mortelle de la FVR , elle ne s'observe que dans 1 % des cas mais le taux de mortalité atteint 5 %. Notre étude rapporte un cas grave de forme hémorragique de FVR, observé dans le service de réanimation du CHU Antananarivo (Hôpital Joseph Raseta Befelatanana), chez un éleveur de 22 ans. La maladie s'est manifestée par un syndrome infectieux et une apparition précoce (dès le 2

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Formes hémorragiques graves de la fièvre de la vallée du Rift: à propos de 5 cas.

  • La fièvre de la vallée du Rift (FVR) est une arbovirose due à un virus à ARN appartenant à la famille de Bunyaviridae (genre phlebovirus). C'est une zoonose touchant principalement les animaux mais pouvant aussi contaminer l'homme, soit directement par la manipulation des viandes ou avortons d'animaux malades ou indirectement par la piqure de moustiques infectées (

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Evaluation des indicateurs de santé dans la région du Trarza lors de l'épidémie de fièvre de la Vallée du Rift en 1987.

  • Les taux d'infection sont très variables dans la zone étudiée. Le nombre estimé de personnes infectées dans la ville de Rosso est de 9320, celui des malades de 1013 et celui des décès de 47. Le nombre de décès estimés dans la zone de recrutement de l'hôpital est de 232.

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