Fibromyalgie [ Publications ]

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  • La fibromyalgie est un syndrome douloureux chronique, plus fréquent chez la femme, qui toucherait jusqu'à 2 % de la population générale, et jusqu'à 20 % des consultants de rhumatologie. A côté des douleurs musculo-squelettiques, divers symptômes sont considérés comme caractéristiques, en particulier l'asthénie et les troubles du sommeil. Des critères de recherche ont été établis, mais leur apparente précision ne suffit pas à séparer clairement ce syndrome d'autres syndromes fonctionnels (fatigue chronique, intestin irritable) et de troubles psychiatriques (dépression, troubles anxieux), avec lesquels la comorbidité est frappante. Le diagnostic de fibromyalgie ne requiert pas en théorie l'exclusion d'une autre pathologie musculaire, articulaire, ou métabolique, mais en pratique clinique ce problème s'avère crucial. Les hypothèses physiopathologiques sont aussi nombreuses que sujettes à contestation : le muscle est certainement innocent , les troubles du sommeil, souvent considérés comme la marque du syndrome, ne sont pas spécifiques , les anomalies de la réponse neuro-hormonale de stress sont subtiles , les troubles psychopathologiques représentent surtout des facteurs de vulnérabilité et d'entretien. Nous proposons d'inclure certains de ces facteurs dans une causalité circulaire aboutissant à une « voie finale commune » caractérisée par l'exagération de la perception douloureuse. Les traitements de la fibromyalgie, qu'ils soient médicamenteux (antidépresseurs) ou psychologiques (thérapies comportementales-cognitives), s'avèrent décevants, et l'évolution peut être considérée comme chronique. Il est cependant possible que le pronostic soit plus favorable en dehors des centres spécialisés, où sont menées les recherches, et qui drainent une population de patients chroniques dont les conduites de maladie sont sévèrement perturbées. Les enjeux sociaux de la popularisation du diagnostic de fibromyalgie ne doivent pas être négligés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le point sur la fibromyalgie.

  • Objectif : Réaliser une mise au point sur la fibromyalgie, abordant les critères diagnostiques, la prévalence, l'étiopathogénie et l'approche thérapeutique de ce syndrome. Méthode : Une revue de la littérature a été menée pour sélectionner les publications relatives à la fibromyalgie et aux affections voisines de ce syndrome. Les bases de données consultées sont Prémedline, Medline et Medlineplus. Résultats : Cinquante-huit articles relatifs à la fibromyalgie et 12 articles relatifs aux affections voisines de ce syndrome ont été retenus pour réaliser cette mise au point. Discussion: La fibromyalgie représente un syndrome caractérisé par l'existence de douleurs musculo-squelettiques diffuses, présentes au-dessus et en dessous de la ceinture et au niveau du squelette axial depuis au moins trois mois. La spasmophilie, le syndrome de fatigue chronique et les syndromes myofasciaux constituent des affections voisines de la fibromyalgie, dont les critères diagnostiques doivent néanmoins être nuancés. Des travaux signalent chez le patient fibromyalgique une réduction des performances musculaires associée à des modifications histologiques et biochimiques évoquant un statut bioénergétique anormal. Le sommeil des patients apparaît plus court et de moins bonne qualité. Des perturbations psychologiques, neuro-endocriniennes et du système nerveux central sont fréquemment rencontrées dans la fibromyalgie. La réduction des seuils de perception et de tolérance à la douleur pourrait être mise en relation avec les modifications de certaines substances neuro-transmettrices. La prise en charge du patient fibromyalgique ne se limite pas à une prescription médicamenteuse mais nécessite une approche thérapeutique multidisciplinaire orientée vers toutes les composantes de l'affection. Conclusion : Les mécanismes physiopathologiques impliqués dans la fibromyalgie semblent multiples et interdépendants. Des recherches ultérieures apparaissent nécessaires afin d'établir les éventuelles répercussions biochimiques de diverses approches thérapeutiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Anomalies endocriniennes et fibromyalgie.

  • La fibromyalgie est un syndrome complexe caractérisé par des douleurs musculosquelettiques chroniques et une asthénie sans perturbations significatives des examens complémentaires. Les mécanismes en sont inconnus. Parmi diverses hypothèses physiopathologiques figurent celles d'un stress chronique physique et psychologique. Des explorations hormonales ont été entreprises afin d'étayer cette hypothèse et de mettre en évidence un éventuel déficit hormonal - suggéré par certains symptômes cliniques - dans le but de proposer un traitement spécifique. L'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien a été particulièrement étudié sans qu'il soit possible de démontrer des anomalies marquées et caractéristiques. Le système adrénergique apparaît globalement normal. Une diminution de l'hormone de croissance et de l'IGF-1 ont conduit à évaluer un traitement substitutif par l'hormone de croissance recombinante dont les résultats sont mitigés. L'axe gonadotrope est peu altéré. Le statut thyroïdien est normal. Il n'existe pas d'anomalies franches des rythmes circadiens. Au total les anomalies rapportées apparaissent inconstantes, disparates et n'autorisent pas à formuler une hypothèse physiopathologique ou à proposer un traitement hormonal de la fibromyalgie. Nombre d'entre elles pourraient être dues au contexte psychopathologique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Place de la kinésithérapie dans la fibromyalgie.

  • La fibromyalgie représente un syndrome caractérisé par l'existence de douleurs musculosquelettiques diffuses, présentes au-dessus et en dessous de la ceinture et au niveau du squelette axial depuis au moins trois mois. Les autres symptômes fréquemment présents sont l'intolérance à l'effort, la fatigue, les troubles du sommeil, la raideur matinale, les paresthésies, l'anxiété, les maux de tête, etc. L'étiologie et la physiopathologie exactes de la maladie ne sont pas clairement établies. Actuellement, on retient principalement un mauvais traitement des voies de la douleur. Une bonne compréhension de ces mécanismes est importante comme base d'un programme global thérapeutique pour le traitement et la réadaptation des patients atteints de fibromyalgie. Par le caractère multiple des symptômes associés à la fibromyalgie, une évaluation précise du patient sera un préambule à toute prise en charge optimale. Les guidelines actuels recommandent une prise en charge globale et pluridisciplinaire bien que les centres proposant ce type de prise en charge soient peu nombreux. En monodisciplinaire, le traitement kinésithérapeutique recommandé consiste en des exercices aérobiques et de renforcement musculaire associés aux différentes techniques manuelles visant à la diminution des afférences nociceptives.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Fibromyalgie : état de la question en 2017.

  • La fibromyalgie (FM), dont les critères diagnostiques ont été établis initialement en 1990 et mis à jour en 2010, consiste en un syndrome caractérisé par la présence de douleurs musculo-squelettiques profondes et diffuses, associées à d’autres manifestations subjectives (troubles du sommeil, de l’humeur et problèmes cognitifs). La prévalence est évaluée dans la population générale à 2,2 %. Divers facteurs de risque ont été mis en évidence : l’âge, le sexe, le niveau d’éducation et le statut socio-économique. Diverses hypothèses étiologiques ont été explorées, que ce soit en neuroimagerie ou du point de vue d’éventuelles perturbations neuroendocriniennes et des cytokines. En outre, divers mécanismes pathogènes potentiels ont été identifiés : la prédisposition génétique, l’amplification centrale, la défaillance du contrôle inhibiteur diffus, le muscle en tant qu’afférence nociceptive périphérique. Enfin, en ce qui concerne le traitement et l’évolution clinique, le premier sera pluridisciplinaire et la seconde ne sera pas marquée par une rémission réelle. En outre, les patients ont tendance à réduire leurs activités (professionnelles, physiques ou de loisirs), ce qui dégrade et pérennise la situation, alors qu’ils doivent rester aussi actifs que possible.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Faut-il porter le diagnostic de fibromyalgie?

  • La fibromyalgie est un syndrome fonctionnel caractérisé par des douleurs diffuses ressenties comme musculaires ou tendineuses, de l'asthénie, des troubles du sommeil et une intolérance à l'effort, fréquemment (mais inconstamment) associé à une détresse psychique (dépression et anxiété). C'est un syndrome fréquent, à large prédominance féminine, d'évolution chronique. La fibromyalgie peut être confondue avec, ou associée à, de nombreuses affections métaboliques, rhumatismales, neurologiques ou psychiatriques. Le mécanisme pathogénique le plus plausible fait intervenir des anomalies de la modulation de la douleur au niveau du système nerveux central et périphérique. Les facteurs psychologiques et sociaux jouent un rôle important dans le déclenchement et l'entretien des symptômes, le recours aux soins et le degré d'invalidité. Les traitements de la fibromyalgie reposent avant tout sur l'accueil de la plainte, l'information, les antalgiques, la kiné-balnéothérapie, le reconditionnement musculaire par exercices aérobies gradués, et certains antidépresseurs.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Des médicaments pour traiter la fibromyalgie?

  • Longtemps basée sur des traitements empiriques non validés, l'approche thérapeutique actuelle de la fibromyalgie repose sur des études publiées avec des méthodologies adéquates. La physiopathogénie de ce syndrome semblant essentiellement neurologique centrale, on s'oriente maintenant vers des traitements agissant à ce niveau. Ce sont surtout les antidépresseurs tricycliques qui ont montré une certaine utilité, permettant d'améliorer les troubles du sommeil et d'aider à la réhabilitation physique. Les nouveaux antidépresseurs, inhibiteurs mixtes, comme la venlafaxine, le milnacipran ou la duloxétine semblent apporter des résultats intéressants. Les agonistes dopaminergiques D3, les nouveaux antiépileptiques comme la gabapentine ou la prégabaline sont également prometteurs. Cependant, les médicaments à eux seuls ne pouvant prétendre améliorer suffisamment la fibromyalgie, leur utilisation doit s'inscrire dans une prise en charge multidisciplinaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Fibromyalgie, comment évaluer la capacité de travail?

  • La fibromyalgie est un syndrome douloureux chronique dont il reste difficile d'évaluer le retentissement fonctionnel. Comme dans d'autres affections sans ou à faible substrat organique démontré, l'évaluation de la capacité de travail nécessite une approche rigoureuse, qui adopte un modèle intégratif global de type bio-psycho-social. La classification diagnostique pose des problèmes dans la mesure où les a priori médicaux dans l'appréciation d'une entité syndromique peuvent conduire à retenir des diagnostics différents. L'objet de cet article est de mettre en évidence quelques difficultés liées à la coexistence des logiques médicales et juridiques qui peuvent parfois être divergentes. La généralisation, du côté juridique et administratif, de règles de type binaire, ne doit en aucune manière conduire le médecin à faire l'économie d'une prise en compte de la complexité.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etude comparative dans traitement de la fibromyalgie: ultrasons et kinésithérapie versus sertraline.

  • Objectif. - Comparer l'efficacité de la Sertraline par rapport aux traitements physiques dans le traitement de la fibromyalgie. Matériel et méthode. - Étude prospective, comparative et aléatoire de six mois de durée, sur 70 patientes, de 42 à 52 ans, atteintes de fibromyalgie (critères diagnostiques de l'American College of Rheumatology). Un groupe (n = 36) a reçu un traitement de Sertraline pendant six mois, à la dose de 50 mg/jour. L'autre groupe (n = 34) a reçu 15 séances d'ultrasons à 1 W/cm

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Fibromyalgie: un syndrome d'Ehlers-Danlos de type hypermobile qui s'ignore?

  • Certains patients fibromyalgiques présentent des signes cliniques et des modifications histopathologiques, immunohistochimiques et ultrastructurales du derme similaires au syndrome d’Ehlers-Danlos de type hypermobile (SEDH). Il est possible que certaines formes de fibromyalgie soient apparentées à un d’SEDH non diagnostiqué.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov