Fasciite [ Publications ]

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  • Objectifs. Décrire les caractéristiques épidémiologiques, cliniques et évolutives des dermo-hypodermites bactériennes (DHB) rencontrées en milieu hospitalier à Lomé (Togo). Malades et méthode: Etude rétrospective portant sur les cas de DHB observés dans les services de dermatologie et de médecine interne du CHU de Lomé de janvier 1999 à décembre 2009. Résultats. Cent quatre patients ont été hospitalisés pour une DHB durant la période d'étude. L'âge moyen des patients était de 42,9 ± 16,1 ans et le sex-ratio (H/F) de 0,89. La sérologie VIH était positive chez 10 des 37 patients chez qui elle avait été réalisée. Les localisations observées étaient les jambes et pieds dans 93 cas (89,4%), le membre inférieur en totalité dans 4 cas (3,9%), les membres supérieurs dans 4 cas (3,9%), les cuisses dans 2 cas (1,9 %) et les fesses dans 1 cas (0,9%). Les principaux facteurs loco-régionaux et généraux relevés étaient: l'existence d'une porte d'entrée (89 cas), l'utilisation de produits dépigmentants (11 cas), l'infection à VIH (10 cas), un antécédent d'érysipèle (9 cas) et un lymphœdème (8 cas). Le traitement de première intention a été la Pénicilline G chez 90 patients. Sept patients ont eu une fasciite nécrosante (DHB-FN). Ces formes étaient associées à l'infection par le VIH dans 2 cas, à la prise d'anti-inflammatoires non stéroïdien (AINS) dans 2 cas et aux pratiques cosmétiques dépigmentantes dans un cas. Nous avons noté 2 décès, tous dans le groupe des fasciites dont un était infecté par le VIH. Une récidive a été notée chez 8 patients et des séquelles à type d'éléphantiasis du membre inférieur chez 7 patients. Discussion. Notre étude montre une incidence inchangée des DHB en milieu hospitalier à Lomé. Nos résultats documentent la fréquence des pratiques cosmétiques dépigmentantes et de l'infection par le VIH parmi les facteurs de risque des DHB au Togo.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Stratégie de prise en charge des fasciites nécrosantes.

  • Les fasciites sont caractérisées par l'atteinte nécrosante des fascias, et leurs risques évolutifs, fonctionnel et vital. Un diagnostic précoce, devant des signes cutanés parfois discrets, associés à un syndrome septique (encéphalopathie, insuffisance rénale, hypotension), permet de commencer la réanimation et décider d'un probable traitement chirurgical. Trois formes principales se distinguent : les fasciites streptococciques, plus souvent monomicrobiennes, parfois associées à un syndrome de « choc toxique streptococcique » (STSS) , les fasciites et myosites clostridiennes, souvent polymicrobiennes en cas de plaie associée , enfin, les gangrènes mixtes et « synergistiques », toujours polymicrobiennes (aéro-anaérobie). D'autres formes « primitives » de diverses étiologies, habituellement monomicrobiennes, surviennent sur des terrains particuliers. Le pronostic dépend de l'âge, des comorbidités, et surtout de la gravité du syndrome septique et de son expression. La réanimation initiale est dominée par le traitement de l'état septique, avec une composante hypovolémique marquée. Le traitement antibiotique de référence est la pénicilline G pour les formes streptococciques et clostridiennes, il comporte une association active sur les entérobactéries, les streptocoques et entérocoques et les anaérobies (incluant les Bacteroides) dans les autres cas ou les cas d'étiologie incertaine. Dans les formes avec choc toxinique, l'association à la pénicilline de clindamycine ou de rifampicine est recommandée, pour leur activité sur la production d'exotoxines, l'administration d'immunoglobulines non spécifiques apparaît également utile. L'intérêt de l'oxygénothérapie hyperbare n'est pas démontré. La prévention des complications de la réanimation prolongée comporte en particulier la prise en charge précoce du déficit nutritionnel préexistant ou rapidement installé, et la prévention des accidents thrombo-emboliques fréquents.

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Critères diagnostiques et indications chirurgicales des formes subaiguës de cellulites et fasciites nécrosantes.

  • Les formes « subaiguës » pourraient être définies comme intermédiaires entre des formes bénignes et des formes cataclysmiques avec syndrome septique gravissime. De façon pragmatique, seul importe que le caractère chirurgical de la dermo-hypodermite bactérienne soit pris en compte. Ces formes surviennent notamment chez le sujet âgé ou diabétique. Les signes locaux (cyanose, nécrose...) peuvent être isolés, au début. Parfois, ils apparaissent secondairement au cours de l'évolution d'une dermo-hypodermite bactérienne considérée comme « médicale ». C'est dire la nécessité, devant toute dermo-hypodermite bactérienne, de souligner au feutre les contours de l'érythème et de tous les éléments sémiologiques atypiques pour en surveiller l'évolution sous antibiotiques, plusieurs fois par jour. C'est dans les formes subaiguës que les investigations complémentaires prennent tout leur intérêt en aidant à l'appréciation du caractère chirurgical ou médicochirurgical de la dermo-hypodermite bactérienne ponctions sous-cutanées, histologie, radio sans préparation, IRM qui détecte les altérations de la graisse sous-cutanée et des fascias musculaires profonds, des signes de myosite et des abcès. Il est souvent possible de retarder l'intervention dans ces formes subaiguës, permettant ainsi de mieux préparer le malade. Parfois, seule l'exploration chirurgicale permet le diagnostic positif. Ailleurs, Il peut exister des dermo-hypodermites bactériennes d'allure chirurgicale dont l'évolution peut être très lentement favorable après un traitement médical prolongé. Dans toutes ces formes insidieuses, l'évolution secondaire peut se faire vers l'abcédation dont il faudra poser l'indication chirurgicale.

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La myofasciite à macrophages. Groupe d'Etudes et Recherche sur les Maladies Musculaires Acquises et Dysimmunitaires (GERMMAD).

  • ■ Propos: Un nouveau type de myopathie inflammatoire, d'étiologie inconnue et dénommée myofasciite à macrophages, a été récemment décrite en France par le GERMMAD. Cette nouvelle affection est caractérisée par un aspect histologique jusqu'à présent jamais décrit dans la littérature. - Principaux caractères: En novembre 1999, 70 myofasciites à macrophages ont été colligées par le CERMMAD, avec une incidence croissante depuis le premier cas apparu en 1993. L'analyse des 22 premières observations a été réalisée. Le sex- ratio H/F est de 1,3. Les manifestations cliniques sont peu spécifiques, associant de façon variable myalgies (91 %), arthralgies (68 %), asthénie (55 %), déficit moteur myogène (45 %) et syndrome fébrile (32 %). Une augmentation des enzymes musculaires et/ou un syndrome inflammatoire sont notés respective ment dans 50 et 37 % des cas. L'électromyogramme est de type myopathique dans 35 % des cas. Le tableau myopathologique, parfaitement stéréotypé, est facile à distinguer des myopathies inflammatoires idiopathiques, des myosites granulomateuses et des syndromes fasciite-panniculite de type Shulman. Il comprend essentiellement une infiltration centripète à partir des fascias vers le muscle sous-jacent, par des macrophages cohésifs CD68+, CD1a-, S100-, non-épithélioides, à large cytoplasme finement granuleux, PAS+, associée à la présence de quelques lymphocytes T CD8+ et à une souffrance myocytaire minime. Le traitement repose sur la corticothérapie et/ou les traitements immunomodulateurs. ■ Conclusion: De nombreuses études sont actuellement en cours de réalisation dans la myofasciite à macrophages par le GERMMAD dans les domaines cliniques, épidémiologiques et étiopathogéniques. Il serait souhaitable que tout nouveau cas soit signalé et analysé par le GERMMAD.

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Fasciite à éosinophiles (maladie de Shulman) : mise au point diagnostique et thérapeutique

  • La fasciite à éosinophiles (FE) est une maladie du tissu conjonctif rare caractérisée par un œdème symétrique, induré et douloureux et un épaississement de la peau et des tissus mous. Le diagnostic de FE est souvent basé sur l’association d’anomalies caractéristiques cutanées et de lésions histologiques comprenant un épaississement et un infiltrat inflammatoire, principalement composé de lymphocytes et d’éosinophiles, du fascia. Une éosinophilie périphérique est présente chez 60 à 90 % des patients, mais n’est pas indispensable pour le diagnostic. À la phase aiguë de la maladie, le diagnostic peut être facilité par la mise en évidence à l’imagerie par résonance magnétique musculaire d’une augmentation de l’intensité du signal du fascia associée à une prise de contraste après administration de gadolinium. Les diagnostics différentiels à évoquer comprennent le syndrome éosinophilie-myalgie après ingestion de L-tryprophane, les syndromes hyperéosinophiliques, la sclérodermie systémique, la granulomatose éosinophilique avec polyangéite (syndrome de Churg-Strauss) et les lymphomes T avec atteinte cutanée. Sur le plan thérapeutique, la rareté de la FE explique l’absence de stratégie thérapeutique consensuelle basée sur les preuves. Toutefois, les corticoïdes oraux, parfois précédés de bolus de méthylprednisolone, restent le traitement de référence avec une efficacité remarquable et rapide dans la plus part des cas, à la phase aiguë. Ils peuvent être associés à un immunosuppresseur, en particulier le méthotrexate en première ou deuxième intention, en présence d’une sclérose cutanée importante ou d’une réponse insuffisante aux corticoïdes seuls.

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Fasciite nécrosante cervicale compliquant un abcès dentaire: observation clinique rare.

  • La fasciite nécrosante (FN) cervico-faciale est une infection polymicrobienne rare, de progression rapide et fatale en l'absence d'un diagnostic et d'un traitement précoces et adéquats. L'infection dentaire mandibulaire est la cause la plus fréquemment retrouvée. En raison de l'absence de signes pathognomoniques en début d'évolution, le diagnostic clinique est difficile. La présence d'une infection dentaire progressant jusqu'à la base du cou et sur le thorax (érythème à ce niveau) même sous antibiothérapie, doit faire suspecter une FN. L'imagerie médicale (tomodensitométrie et imagerie par résonance magnétique) est de grande utilité en cas de doute clinique. Les incisions exploratrices et les biopsies incisionnelles permettent un diagnostic histologique formel. La chirurgie est le pilier central de la prise en charge thérapeutique multidisciplinaire. Un débridement agressif doit être réalisé indépendamment de l'aspect esthétique postopératoire. La prise en charge des complications systémiques à l'unité de soins intensifs, l'antibiothérapie et la trachéotomie sont les autres piliers thérapeutiques. Le rôle de l'oxygénothérapie hyperbare reste discuté dans la littérature médicale. Nous rapportons dans ce travail le cas d'un patient de 23 ans ayant présenté une fasciite nécrosante cervico-faciale à la suite d'un abcès dentaire (molaire mandibulaire). L'évolution après débridement chirurgical radical est marquée par de multiples complications systémiques dont une tamponnade péricardique hémorragique et un arrêt cardiorespiratoire. La VAC® thérapie (Vacuum-Assisted Closure) et l'oxygénothérapie hyperbare ont participé à l'évolution optimale du site opératoire.

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Fasciite nécrosante périorbitaire compliquant une blépharoplastie esthétique : à propos d’un cas

  • La fasciite nécrosante périorbitaire (FNP) ou palpébro-orbitaire représente une forme topographique particulière de la fasciite nécrosante (FN) qui est une infection bactérienne rarissime et sévère pouvant être dévastatrice et entraîner rapidement une nécrose de la face avec perte fonctionnelle de l’œil, voire décès du patient par choc toxique. Nous présentons dans cet article un cas personnel de FNP ayant compliqué une blépharoplastie esthétique inférieure. En termes de localisation, la FN touche essentiellement les membres supérieurs et inférieurs, la région périnéale et l’abdomen. Elle est plus rarement observée au niveau de la face en raison de la richesse de sa vascularisation. L’agent pathogène le plus souvent en cause est le streptocoque du groupe A dit pyogène seul ou associé à d’autres germes (staphylocoque, pseudomonas…). La mortalité est variable selon les séries et selon les localisations. Les facteurs de risque de mortalité sont essentiellement : l’alcoolisme, le diabète, les sujets immunodéprimés et l’agent causal (le streptocoque du groupe A). La prise en charge de cette pathologie est basée sur la reconnaissance précoce des premiers symptômes et sur un traitement médicochirurgical agressif associant un débridement des zones nécrosées sous couverture antibiotique. La rapidité du début de la prise en charge et l’association du traitement médicochirurgical sont considérées comme les deux facteurs essentiels pouvant influencer la morbidité et la mortalité de cette pathologie.

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Les adjuvants vaccinaux et la myofasciite à macrophages

  • Les adjuvants à base de sels d'aluminium sont utilisés depuis 1926 à travers le monde et leur profil de sécurité vaccinale est tellement bon qu'ils ont longtemps été les seuls adjuvants autorisés. Depuis quelques années, leur sécurité a cependant été mise en question en France suite à la démonstration que l'aluminium pouvait persister de façon prolongée au site d'injection, dans des macrophages rassemblés autour des fibres musculaires en une lésion histologique microscopique nommée « myofasciite à macrophages (MMF) ». Cette image a été observée chez des patients ayant subi une biopsie musculaire deltoïdienne pour investigation diagnostique de symptômes incluant principalement myalgies et fatigue, en association avec un large éventail d'autres symptômes et entités nosologiques, en particulier de nature auto-immune. Les études des caractéristiques cliniques, biologiques et surtout épidémiologiques entreprises pour identifier une association éventuelle entre cette image histologique de MMF et une maladie systémique sont restées négatives. À ce jour, les éléments disponibles indiquent que bien que l'aluminium vaccinal puisse parfois persister au site d'injection pendant des années (« tatouage vaccinal »), ceci ne reflète pas l'existence d'une atteinte inflammatoire musculaire diffuse et n'est pas associé à une maladie systémique spécifique. L'existence de biais d'échantillonnage inhérents à la complexité des diagnostics cliniques et pathologiques reste l'hypothèse la plus probable.

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Dermohypodermite bactérienne nécrosante avec fasciite nécrosante : complication d’une installation opératoire ?

  • La dermohypodermite bactérienne nécrosante avec fasciite nécrosante (DHBN-FN) est une infection nécrosante de l’hypoderme, de l’aponévrose musculaire et secondairement du derme. Dans les formes aiguës et suraiguës, l’infection se propage de façon parfois foudroyante le long des aponévroses pouvant conduire au décès dans les 18 heures. La mortalité moyenne, rapportée dans la littérature, est de 30 %. Il s’agit d’un homme de 65 ans, aux antécédents de maladie de Vaquez (sous Hydréa au long cours) et de tabagisme, pris en charge pour un carcinome épidermoïde de la corde vocale gauche (T2 N0 M0). Le traitement carcinologique a consisté en un évidement ganglionnaire cervical fonctionnel suivi d’une trachéotomie puis d’une laryngectomie partielle de type crico-hyoido-epiglotto-pexie (CHEP). À la fin de l’intervention, lors de l’ablation des champs opératoires, il a été constaté que la canule de Montandon (et son raccord au respirateur), mise en place lors de la trachéotomie, avait migré et était placée en appui entre la face interne du bras gauche et la face latérale de l’hémithorax gauche. Il existait une empreinte cutanée avec ecchymoses en regard du trajet de la canule. Au deuxième jour postopératoire, une DHBN-FN s’est rapidement développée sur l’hémithorax gauche, la face interne du bras gauche et la hanche gauche, sans infection du site opératoire. La microbiologie était monobactérienne à

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Myofasciite à macrophages et hydroxyde d'aluminium: vers la définition d'un syndrome des adjuvants.

  • La myofasciite à macrophages (MFM) est une affection de définition histologique décrite en 1998, se manifestant typiquement chez des adultes par des douleurs musculoarticulaires et une fatigue chroniques, parfois associée à une maladie auto-immune. Il est maintenant établi que la lésion de MFM témoigne de la persistance chronique au sein des cellules présentatrices d'antigènes, au lieu d'injection musculaire, de l'hydroxyde d'aluminium utilisé comme adjuvant immunitaire Th2 dans les vaccins contre l'hépatite B, l'hépatite A, et le tétanos. L'association de ces lésions focales, immunologiquement actives, et du syndrome systémique arthromyalgie/fatigue chronique est actuellement évaluée par une étude épidémiologique conduite par l'AFFSSAPS. Ce syndrome présente de fortes analogies avec les syndromes de fatigue chronique post-viraux et idiopathiques, ainsi qu'avec le syndrome de la guerre du Golfe persique dont l'origine vaccinale est actuellement fortement suspectée. Une estimation précise des risques liés aux adjuvants des vaccins, et notamment à la persistance chronique de l'hydroxyde d'aluminium dans le système immunitaire, est requise afin de préserver la confiance dans l'approche vaccinale au sein de la population et les bénéfices inestimables que cette approche procure en termes de santé publique à l'échelon mondial.

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Fasciite crâniale.

  • Objectif: décrire les caractéristiques clinique et anatomo-pathologique d'une entité particulière de fibromatose infantile: lafasciite crâniale. Méthodes: à propos d'une observation de fasciite crâniale localisée à la face chez un enfant de 13 mois. Une revue et une synthèse des données de la littérature médicale sont proposées. La recherche bibliographique s'est effectuée avec l'utilisation de la banque de données «Pub Med» pour les mots clefs «fibromatoses», «fasciite nodulaire» et « fasciite crâniale». Résultats: la fasciite crâniale est une prolifération cellulaire fibroblastique bénigne du tissu conjonctif correspondant à une variante de la fasciite nodulaire. Elle s'en distingue par l'atteinte exclusive de jeunes enfants, une localisation céphalique, une croissance rapide, une lyse osseuse fréquente et un aspect histologique plus monomorphe. Du fait de sa croissance rapide et de la présence de nombreuses atypies cellulaires, le diagnostic histologique est difficile et se pose essentiellement avec un fibrosarcome de l'enfant. Le traitement consiste en une chirurgie d'exérèse. La présence d'une récidive impose de revoir les lames histologiques et de remettre en cause le diagnostic. Conclusion: la fasciite crâniale constitue une entité rare de tumeur bénigne de l'enfant. La difficulté diagnostique rencontrée au cours de l'examen anatomo-pathologique doit inciter le thérapeute à une extrême prudence devant l'aspect très inquietant et ne pas porter à tort un diagnostic de malignité.

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Fasciites nécrosantes : stratégie diagnostique et thérapeutique.

  • La fasciite nécrosante est une urgence médico-chirugicale, caractérisée par une extension fulminante de l’infection dans le tissu sous-cutané, atteignant le fascia superficialis. La pauvreté des signes cutanés au début de l’infection rend le diagnostic difficile pour le praticien. La douleur disproportionnée aux lésions observées, la fièvre et les signes de toxicité systémique sont les clés de l’identification de la fasciite nécrosante. Un diagnostic retardé mène au sepsis sévère pouvant aller jusqu’au choc septique avec ou sans défaillance multiorganique et est associé à une évolution péjorative. Les radiographies standard, le CT-scan et la résonance magnétique sont les principaux examens radiologiques de mise au point mais ne doivent jamais retarder l’intervention chirurgicale dans les cas hautement suspects. Le débridement radical, l’antibiothérapie parentérale, la correction liquidienne et ionique sont les grandes lignes du traitement. L’utilisation de clindamycine, de l’oxygénothérapie hyperbare et d’immunoglobulines est discutée et en cours d’évalutation. Seules la reconnaissance et la prise en charge immédiate peuvent garantir la diminution de la mortalité et de la morbidité.

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Fasciite nécrosante compliquant un bandage de Dujarier : à propos d’une observation

  • La dermohypodermite bactérienne nécrosante avec fasciite nécrosante (DHBN-FN) désigne une infection grave, de l’hypoderme, de l’aponévrose superficielle et secondairement du derme. Nous rapportons le cas d’une patiente présentant une dermohypodermite nécrosante avec fasciite de la paroi thoracoabdominale compliquant un bandage de Dujarier. Il s’agissait d’une DHBN-FN monobactérienne à streptocoques β hémolytiques, dont l’évolution a été favorable grâce à une prise en charge médicochirurgicale adaptée. L’hypothèse évoquée est la survenue d’une infection secondaire des nécroses cutanées apparues sous le bandage de Dujarier trop serré en regard de la zone d’appui du coude sur le tronc. Nous rappelons, à travers ce cas, l’importance de la prise en charge médicochirurgicale et aussi l’importance de la confection de tout bandage thoracoabdominal, pouvant conduire, s’il est serré, à une escarre pouvant constituer une porte d’entrée pour toute DHBN-FN avec en plus un retard diagnostic.

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Place de l'oxygénothérapie hyperbare dans le traitement des fasciites nécrosantes.

  • Les fasciites nécrosantes (FN) sont des infections bactériennes sévères, menaçant souvent le pronostic vital. Deux caractéristiques expliquent l'utilisation de l'oxygénothérapie hyperbare (OHB) : le caractère polymorphe de la flore microbienne causale où prédominent les germes anaérobies, stricts ou aérotolérants , le caractère nécrosant lié à une obstruction microvasculaire disséminée et extensive au sein du foyer infectieux. L'association de l'OHB au traitement antibiotique et chirurgical repose sur des arguments physiopathologiques forts et des évidences tirées des modèles expérimentaux animaux. Les preuves en clinique humaine manquent encore, même si un faisceau d'arguments favorise son emploi dans les cas les plus sévères. Les controverses concernant sa place dans le traitement des FN sont plus en rapport avec la difficulté de disposer d'une installation hyperbare capable de prendre en charge un patient dans un état grave qu'avec son efficacité réelle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Syndrome panniculite-fasciite révélant un lupus érythémateux systémique.

  • Introduction. La panniculite, classique au cours de la maladie lupique, est très rarement révélatrice d'une forme systémique. Nous rapportons le premier cas associé à une fasciite. Observation. Chez un homme de 67 ans, hospitalisé pour pleuropéricardite fébrile, une infiltration sous-cutanée diffuse des deux cuisses et de l'abdomen est rapportée à une panniculite et à une fasciite lupiques. Il existe également une myosite histologique. Un anticorps anti-phospholipide est présent, sans syndrome des antiphospholipides. Commentaires. La panniculite peut être contemporaine du lupus érythémateux systémique ou le précéder de quelques mois à deux ans. L'association à une fasciite doit être évoquée devant une induration cutanée importante et étendue. En présence d'un tel tableau, la pratique de biopsies profondes est indiquée. De nouvelles observations permettront de préciser la place de la corticothérapie générale dans le syndrome panniculite-fasciite du lupus érythémateux systémique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Dermo-hypodermites et fasciites nécrosantes.

  • Les dermo-hypodermites graves (cellulites) et fasciites nécrosantes peuvent être de diagnostic difficile. Il est suspecté devant un ensemble de signes locaux parfois discrets et de signes généraux plus marqués : l'association de signes locaux et d'un tableau septique menaçant signent l'urgence thérapeutique. Streptococcus pyogenes est l'agent causal le plus fréquemment rencontré chez l'homme sain, en l'absence de facteurs de risque particuliers. D'autres espèces bactériennes peuvent être retrouvées comme Staphylococcus oureus, des entérobactéries ou des bactéries anaérobies, selon les localisations anatomiques et le terrain. L'approche thérapeutique nécessite une prise en charge précoce médico-chirurgicale, centrée sur la décision de l'indication chirurgicale. Le traitement antibiotique de référence reste la pénicilline G pour les dermo-hypodermites à streptocoques, sauf en cas d'immunodépression associée. Le terrain et la précocité du traitement médico-chirurgical influencent très largement le pronostic.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La fasciite nodulaire : à propos d’un cas et revue de la littérature

  • Parmi les tumeurs des tissus mous, la fasciite nodulaire (FN) est un processus tumoral relativement fréquent dans les 30 premières années de vie. La FN est une lésion bénigne à prolifération rapide de cellules myofibroblastiques, qui se développe aux dépens d’un fascia musculaire au sein du tissu sous-cutané. Les localisations habituelles sont le tronc et le membre supérieur. La difficulté du diagnostic réside dans l’élimination des nombreux diagnostics différentiels et surtout dans l’affirmation du caractère bénin de la lésion. D’un point de vue clinique, l’évolution rapide de la FN (de quelques jours à quelques semaines) doit faire craindre un processus malin. Cette lésion bénigne qui ne récidive pas (même en cas d’exérèse incomplète) et peut régresser spontanément. Nous rapportons dans cette observation une localisation de cette tumeur au niveau de la fosse cubitale, confirmée par un examen anatomopathologique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Dermohypodermites bactériennes nécrosantes et fasciites nécrosantes (DBHN-FN) périnéales ou gangrène de Fournier

  • La gangrène de Fournier est une DHBN-FN grave de la région périnéale. Il existe plusieurs portes d'entrée potentielles : cutanée, urologique ou anorectale. La connaissance de l'anatomie périnéale permet de prédire les voies d'extension possibles pour chacune d'elles. De la même façon, la flore bactérienne (souvent mixte aéro–anaérobie) est dépendante de la porte d'entrée : cocci à Gram positif (cutanée), associés à des bacilles à Gram négatif et à une flore anaérobie (urologique et anorectale). L'imagerie, sans retarder la chirurgie, repose sur la tomodensitométrie et l'échographie scrotale. Lors de la prise en charge, doivent se discuter un examen proctologique, une urographie rétrograde, la nécessiter de dérivation des selles et des urines.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La fasciite nécrosante post opératoire: une complication rare et mortelle.

  • Les complications pariétales post opératoire peuvent être exceptionnellement majeures et graves menaçant le pronostic vital. La fasciite nécrosante est une infection rare de la peau et des tissus sous-cutanés profonds, se propageant le long des fascias et du tissu adipeux. Elle est surtout causée par le streptocoque du groupe A Streptococcus pyogènes mais également par d'autres bactéries telles que Vibrio vulnificus, clostridium perfringens ou Bacteroides fragilis. La fasciite nécrosante est une véritable urgence médicochirurgicale. Nous rapportons dans ce travail une observation très rare d'une gangrène pariétale abdominale survenant chez une patiente de 75 ans au cinquième jour post-opératoire d'un kyste de l'ovaire. L’évolution était marquée par l'installation d'un état de choc septique réfractaire rapidement fatal à J3 de la prise en charge.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Quelle prise en charge pour les cellulites et fasciites nécrosantes?

  • L'analyse de la littérature ne met pas en évidence d'étude contrôlée sur la prise en charge des fasciites nécrosantes. Les modalités de prise en charge sont les suivantes : - chirurgie précoce ou immédiate comprenant une excision de tous les tissus nécrosés avec pratique de fasciotomies extensives , dans les jours suivants : réévaluation chirurgicale de la zone opérée , - antibiothérapie initiale couvrant les germes aérobies Gram- et Gram+, ainsi que les anaérobies (par exemple : amoxicilline-acide clavulanique ou vancomycine-métronidazole) , - mesures de réanimation, remplissage et hypernutrition parentérale , l'oxygénothérapie hyperbare peut être considérée comme un traitement adjuvant , mais il n'y a pas d'essai contrôlé randomisé démontrant son efficacité.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov