Extrasystoles [ Publications ]

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  • Le but de ce travail est de corréler les caractéristiques électrocardiographiques, à l'origine anatomique des extrasystoles ventriculaires (ESV) initiatrices de fibrillation ventriculaire (FV). Méthode et résultat : 36 patients consécutifs (20 hommes, 42 ± 14 ans) ont été adressés par 7 centres pour ablation de FV , 22 patients avaient des FV idiopathiques, 4 un syndrome du QT long, 3 un syndrome de Brugada, 4 une cardiomyopathie ischémique et 3 un autre substrat. Ils avaient eu en moyenne 16 ± 25 épisodes de FV malgré l'utilisation de 3 ± 1 antiarythmiques. La cartographie a permis d'identifier deux origines à ces ESV : le myocarde de l'infundibulum pulmonaire (8 patients , 22 %) et le réseau de conduction périphérique (Purkinje) [29 patients , 81 %]. Les ESV infundibulaires étaient fréquentes et permanentes dans le temps avec une moyenne de 5 ± S FV par patient sur 26 ± 33 ms. Elles avaient une morphologie classique (retard gauche, axe vertical). Les ESV fasciculaires étaient rares, accompagnant les orages rythmiques avec des FV plus nombreuses : 18 ± 28 sur 33 ± 45 ms. Les ESV fasciculaires droites étaient à type de retard gauche avec axe supérieur alors que les ESV fasciculaires gauches avaient un retard droit avec un aspect variant de l'hémibloc antérieur à postérieur gauche, mais avec un QRS toujours fin. La durée (145 ± 13 vs 126 ± 18 ms , p = 0,05) et le couplage des ESV initiatrices (358 ± 37 vs 292 ± 45 ms , p = 0,005) étaient significativement différents en fonction de leur origine infundibulaire ou fasciculaire. Conclusion : les ESV initiant les FV ont des caractéristiques électrocardiographiques particulières qui permettent de les identifier et d'envisager leur ablation pour réduire le nombre des chocs de défibrillation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Comment je traite ... les extrasystoles ventriculaires.

  • Les extrasystoles ventriculaires sont fréquentes, elles augmentent en fréquence et en sévérité avec l'âge et dans les deux sexes. Après un infarctus du myocarde, elles revêtent une signification pronostique péjorative indépendante. Chez le sujet sain, elles peuvent éventuellement être le premier indice d'une maladie ischémique sous-jacente latente. Lorsqu'un sujet consulte pour des extrasystoles ventriculaires ou lorsque des extrasystoles ventriculaires fréquentes sont découvertes de façon fortuite, un examen cardiologique complet comportant l'examen clinique, un électrocardiogramme standard, un Holter, un échocardiogramme et un test d'effort est justifié. Les extrasystoles ventriculaires ne doivent être traitées que pour le confort du patient. Leur réduction ou suppression par un agent pharmacologique n'améliore pas, en effet, le pronostic du patient. Dans la plupart des cas, des propos rassurants et des consignes hygiéno-diététiques précises pourront suffire. Sinon, l'utilisation d'un bêta-bloquant pourra souvent permettre une amélioration subjective considérable. Dans les cas les plus graves, où les extrasystoles déclenchent des crises de tachycardie ventriculaire prolongées ou des phases de bigéminisme avec bradysphygmie, pouvant l'une et l'autre conduire à des syncopes, un avis spécialisé est requis, il envisagera l'implantation d'un défibrillateur dans le premier cas ou d'un stimulateur dans le second.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Extrasystoles ventriculaires.

  • Les extrasystoles ventriculaires (ESV) résultent de l'excitation prématurée du coeur à partir d'un point situé au-delà de la bifurcation du faisceau de His, au niveau du tissu conductif ou des cellules mypcardiques. Elles représentent pour le cardiologue un problème de pratique quotidienne en raison de leur fréquence. Elles peuvent être dépistées chez des patients symptomatiques, mais aussi et surtout chez des sujets asymptomatiques, par exemple à l'occasion d'un bilan de santé réalisé de manière systématique. Il importe alors de distinguer les ESV bénignes de celles qui sont potentiellement graves afin de ne pas débuter un traitement inutile voire dangereux et ne pas engendrer une anxiété importante chez un patient par une « médicalisation » abusive. C'est au terme d'un bilan clinique, électrocardiographique et échographique que la décision thérapeutique sera prise, la présence d'une cardiopathie étant l'un des critères décisionnels majeurs. Arch Mal Coeur 2004, 97 (IV): 7-12.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Arythmies foetales: extrasystoles et tachycardies supraventriculaires.

  • Une arythmie foetale complique 1 à 2% des grossesses et présente dans 10% des cas un risque majeur de morbidité et de mortalité pour le foetus. Les arythmies les plus fréquentes sont les extrasystoles supraventriculaires (ESSV). Elles sont bénignes et se résolvent spontanément mais nécessitent un suivi visant à exclure un passage en tachycardie supraventriculaire (TSV). Les TSV sont plus rares mais sont fréquemment compliquées de décompensation cardiaque et d'anasarque. Heureusement, elles sont traitables in utero par pharmacothérapie. Nous rapportons ici notre expérience entre 2003 et 2005 avec de telles pathologies: parmi les 26 foetus adressés au Centre de cardiologie du CHUV, à Lausanne, et présentant des ESSV et/ou une TSV, aucun n'a souffert de complication sérieuse. Six ont bénéficié d'un traitement par sotalol en raison de TSV.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Myocardiopathie rythmique induite par des extrasystoles ventriculaires chez un enfant

  • Nous rapportons l’observation d’un enfant de 7 ans atteint d’extrasystoles ventriculaires (ESV) nombreuses d’apparence bénigne et d’une dysfonction ventriculaire gauche. Le bilan cardiologique n’a pas mis en évidence d’anomalie structurale du cœur. Dix-huit mois après l’introduction d’un traitement anti-arythmique par bisoprolol à faible dose, l’enregistrement Holter a montré 70 000 ESV/24 h et la fonction ventriculaire gauche restait diminuée. Six mois après l’augmentation de la dose de bisoprolol, les ESV étaient moins fréquentes et la fonction ventriculaire gauche s’était complètement normalisée. Cette évolution est caractéristique d’une myocardiopathie rythmique induite par des ESV fréquentes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Comparaison de l'efficacité de la moracizine et du disopyramide dans le traitement des extrasystoles ventriculaires.

  • Encore peu connu en France, le chlorhydrate de moracizine (Ethmozine), dérivé de la phénothiazine, est un antiarythmique qui s'apparente à la classe IB de Vaughan-Williams. Une étude croisée avec le disopyramide 600 mg/jour, randomisée, en double aveugle, après une période placebo, démontre chez 10 patients porteurs d'extrasystoles ventriculaires (dont la moitié en rapport avec une cardiopathie sous-jacente) que la moracizine à la dose de 750 mg/jour réduit significativement (p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement des extrasystoles ventriculaires chroniques par la propafénone (600 mg/j), en deux ou trois prises journalières.

  • L'efficacité de la propafénone par voie orale, pour le traitement des extrasystoles ventriculaires chroniques (ESV), est étudiée chez 14 patients, dans le cadre d'une évaluation multicentrique, réalisée en double aveugle et en séquence croisée. Le but de cette étude est de comparer l'efficacité antiarythmique d'une posologie de 600 mg/j de propafénone, répartie aléatoirement en deux ou trois prises. Après la réalisation de deux enregistrements Holter (

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov