Etat de mal epileptique [ Publications ]

etat de mal epileptique [ Publications ]

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  • ■ Une stratégie thérapeutique adaptée: L'état de mal épileptique généralisé tonico-clonique (EMEGTC) est une urgence médicale qui implique l'administration dans les plus brefs délais d'anti-épileptiques pour éviter ou prévenir les dégâts neurologiques. Le traitement en première intention repose sur l'association par voie intraveineuse d'une benzodiazépine (BZD) de court délai d'action à un autre anti-épileptique de longue durée d'action. En cas d'état de mal réfractaire, l'anesthésie générale avec ventilation assistée s'impose. L'objectif de ce travail a été de faire une mise au point sur les médicaments de l'état de mal épileptique en considérant les propriétés pharmacodynamiques, pharmacocinétiques et le coût lié à ces thérapeutiques. ■ L'efficacité des différentes thérapeutiques: D'une revue et d'une analyse de la littérature ainsi que des pratiques sur le terrain, il résulte que les BZD utilisées seules ont un délai d'action rapide et une efficacité variant de 54 à 84%. En association avec une BZD, les hydantoïnes permettent une cessation des crises chez 94% des patients contre 82% des cas seulement pour le phénobarbital seul. Cependant les hydantoïnes nécessitent un délai d'administration de 15 à 30 minutes alors que le phénobarbital est efficace dès la cinquième minute. Quelle que soit la BZD associée aux hydantoïnes, il n'y a pas de différence constatée du point de vue de l'efficacité clinique. Le midazolam apparaît aussi efficace que les barbituriques. L'utilisation des hydantoïnes nécessite une surveillance cardiaque mais peut éviter l'hospitalisation du patient en réanimation, contrairement au phénobarbital qui est susceptible d'entraîner l'intubation du patient. ■ Discussion: Dans le cadre de l'état de mal non réfractaire, l'étude comparative des médicaments utilisables du point de vue de l'efficacité, des effets secondaires et du coût a mis en évidence le bon rapport coût/efficacité du phénobarbital et la bonne tolérance de la fosphénytoïne. Si les crises ne cèdent pas, d'autres thérapeutiques sont susceptibles d'être mises en œuvre, le recours au coma barbiturique par thiopental, à l'anesthésie générale par propofol ou le recours au midazolam ou de la lidocaïne s'avère alors nécessaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge d’un état de mal épileptique de l’enfant (nouveau-né exclu)

  • Un état de mal convulsif comporte un risque de séquelles à long terme sur le cerveau immature et en développement. Aussi, en pratique, toute crise convulsive généralisée persistante plus de cinq minutes justifie un traitement rapide. Le pronostic est essentiellement déterminé par la cause sous-jacente, l’âge et la durée de l’état de mal. La mortalité d’un état de mal convulsif varie de 3 à 5 % et la morbidité est deux fois plus importante. Les taux les plus élevés sont observés dans les infections du système nerveux central, qui sont la première cause d’état de mal épileptique (EME) de l’enfant. Peu de données scientifiques permettent de définir la meilleure stratégie thérapeutique d’un état de mal convulsif. Les benzodiazépines restent les médicaments recommandés en première intention. Le lorazépam par voie intraveineuse n’étant pas disponible en France, le clonazépam peut être le meilleur choix initial. Le diazépam par voie rectale ou le midazolam par voie buccale restent des alternatives possibles. La phénytoïne intraveineuse et le phénobarbital sont les médicaments de seconde ligne. La phénytoïne est de plus en plus remplacée par la fosphenytoïne, mais celle-ci ne possède pas d’autorisation de mise sur le marché français pour les enfants âgés de moins de cinq ans. En pédiatrie, la préférence est souvent donnée à la phénytoïne, alors qu’aucune étude n’a démontré sa supériorité par rapport au phénobarbital. Lorsque l’état de mal épileptique est réfractaire à une benzodiazépine et à l’administration de phénytoïne et/ou de phénobarbital, de nombreux pédiatres préfèrent débuter par une perfusion de midazolam à forte dose plutôt que par le thiopental, en raison des effets secondaires de l’anesthésie barbiturique. Quant au propofol, le rapport bénéfice/risque n’est pas en faveur de son utilisation chez l’enfant en état de mal épileptique réfractaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge de l’état de mal épileptique dans les conditions de pays en développement

  • L’état de mal épileptique est une urgence souvent mal prise en charge dans les pays en développement à cause de l’insuffisance de personnels, de matériels et de médicaments. Ce travail a pour objectif de préciser les caractéristiques épidémiologiques, étiologiques et les difficultés de prise en charge des états de mal dans les conditions d’exercice d’un pays en développement comme le Sénégal. C’est pourquoi une étude rétrospective a été conduite à partir des dossiers de patients reçus pour état de mal épileptique à l’hôpital universitaire de Dakar, de janvier 1988 à décembre 1998, dans les services de pédiatrie, de maladies infectieuses et de neurologie. En 11 ans, 697 cas d’état de mal ont été colligés , 48,2 % des patients sont âgés de moins de 5 ans. Les crises étaient généralisées dans 58,2 % des cas, partielles dans 21,2 %, et partielles secondairement généralisées ou associant les deux formes cliniques dans 20,6 % des cas. L’étiologie était dominée par les causes infectieuses (67 %), suivies des épilepsies déséquilibrées (9,9 %), des causes vasculaires (8 %) et autres. La mortalité globale est de 24,8 %. Il a été noté un long délai entre le début des manifestations cliniques et la prise en charge en milieu hospitalo-universitaire, avec un délai moyen de 16,6 heures. Les médicaments utilisés sont représentés par le diazépam et le phénobarbital injectables. Le pronostic vital et fonctionnel pourrait être amélioré par une meilleure prévention et un traitement efficace des maladies infectieuses, une réduction du délai de prise en charge et de meilleurs moyens de réanimation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Encéphalopathie de Hashimoto : une cause rare d’état de mal épileptique

  • L’encéphalopathie de Hashimoto (EH) est définie par l’association d’une encéphalopathie et d’une thyroïdite auto-immune avec augmentation des anticorps antithyroïdiens. Ses modes de présentation sont très variés. Contrairement aux crises convulsives, fréquemment rapportées, les états de mal épileptique sont rares (10 cas rapportés) et exceptionnellement révélateurs. Nous rapportons le cas d’une patiente de 48 ans dont l’EH a été révélée par la récurrence d’épisodes d’état de mal épileptique. Le bilan étiologique initial était négatif hormis la présence d’anticorps antithyroïdiens. Seule la corticothérapie a permis une rémission durable des symptômes. La physiopathologie de l’EH reste controversée. Les données anatomopathologiques sont rares et discordantes. Si l’implication d’un mécanisme auto-immun semble probable, les anticorps antithyroïdiens pourraient ne pas être directement toxiques mais constituer plutôt un marqueur de contexte dysimmunitaire. L’apparition des états de mal épileptique pourrait être rattachée à la présence de foyers inflammatoires corticaux ou juxtacorticaux, sans que ce fait soit démontré. Le diagnostic d’EH doit être évoqué systématiquement devant des états de mal épileptiques inexpliqués. Le bilan thyroïdien avec dosage des anticorps antithyroïdiens permettra de confirmer le diagnostic et de proposer rapidement une corticothérapie souvent très efficace dans ce contexte.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Place de l’électroencéphalogramme dans l’état de mal épileptique

  • L’électroencéphalogramme (EEG) tient une place cruciale dans la prise en charge des états de mal épileptique (EME). Il permet de confirmer le diagnostic d’EME, d’écarter les diagnostics différentiels, de préciser, le cas échéant, le diagnostic syndromique, voire étiologique, de guider la prise en charge thérapeutique et de participer au suivi évolutif de l’EME. L’EEG ne s’interprète qu’à la lumière des données cliniques et des différents traitements reçus par le patient. L’interprétation d’un EEG chez un patient présentant un EME réfractaire est délicate et doit se faire par un électroencéphalographiste-neurologue ayant une expérience dans ce domaine. Les indications de l’EEG en urgence ainsi que ses différentes modalités d’enregistrement sont détaillées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Réexpression de la forme embryonnaire de NCAM dans l'hippocampe de rat après état de mal épileptique induit par un neurotoxique.

  • La NCAM est une molécule d'adhérence neuronale qui, par un mécanisme de liaisons homophiles, participe à la cohésion des interactions cellulaires. Au cours du développement, la NCAM passe d'une forme embryonnaire riche en acide polysialique à une forme adulte plus pauvre. Cette conversion reflète une perte de plasticité au profit d'une plus grande stabilité. Nous mettons ici en évidence un processus inverse, c'est-à-dire une réexpression de la forme embryonnaire de la NCAM chez des rats adultes ayant subi un état de mal épileptique induit par administration systémique d'acide kaïnique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Suivi iconographique d’un état de mal épileptique prolongé

  • Nous rapportons l’observation d’une femme âgée de 20 ans sans antécédent significatif, qui présente dans les suites d’une méningite lymphocytaire un état de mal épileptique pharmacorésistant. Ce dernier a fait l’objet d’une surveillance en IRM régulière permettant de révéler l’apparition progressive de lésions d’abord à nette prédominance corticale, bilatérales et symétriques puis sous-corticales, atteignant les noyaux gris centraux. Secondairement, sont apparus une nécrose laminaire puis des foyers de nécrose hémorragique et une atrophie cérébrale à prédominance sous-corticale. La négativité du bilan paraclinique et la similitude avec les modèles animaux nous font envisager que ces lésions sont liées à l’épilepsie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Diagnostic différentiel d’un état de mal épileptique en réanimation : à propos d’un cas de Creutzfeldt-Jakob sporadique

  • Nous rapportons le cas d’un patient, âgé de 78 ans, admis en réanimation pour un état de mal épileptique dans un contexte de troubles moteurs puis cognitifs d’installation rapidement progressive. Le diagnostic de maladie de Creutzfeldt-Jakob probable est posé. Les critères diagnostiques reposant sur une association de signes cliniques, biologiques, électrophysiologiques et radiologiques sont discutés, notamment l’intérêt de réaliser des IRM répétées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Recherche étiologique lors d’un état de mal épileptique

  • L’extrême variété des étiologies pouvant provoquer un état de mal épileptique (EME) nécessite une hiérarchisation des examens complémentaires – guidée par l’examen clinique. Conjointement à la prise en charge réanimatoire, la recherche d’une cause curable ne doit pas faire occulter les possibles imbrications avec les nombreux facteurs d’entretien qui doivent eux aussi être diagnostiqués et traités. Les causes d’EME chez le patient épileptique connu diffèrent de celles liées à un EME inaugural mais la recherche de troubles métaboliques est incontournable et les indications de l’imagerie cérébrale doivent rester larges dans les deux cas. L’obtention d’un diagnostic est impérative.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etat de mal épileptique et gatifloxacine.

  • Introduction. Le potentiel épileptogène des quinolones diffère d'un agent à l'autre. Les rares crises d'épilepsie imputées à la gatifloxacine ont été observées avec la voie intraveineuse. Observations. Deux patientes âgées présentèrent un état de mal épileptique généralisé après la prise orale du produit aux doses usuelles. Une histoire de crises d'épilepsie était le seul facteur retrouvé. L'IRM cérébrale était sans particularité. Chez une patiente, l'EEG montrait des paroxysmes bilatéraux continus, à prédominance frontale. Les suites étaient favorables. Conclusion. L'utilisation des quinolones incite à la prudence chez les sujets âgés, notamment épileptiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge non spécifique de l’état de mal épileptique convulsif

  • Les répercussions systémiques de l’état de mal épileptique (EME) évoluent en deux temps : à une phase d’hyperadrénergie (hypertension artérielle, tachycardie, arythmie, hyperventilation, hyperthermie), succède une hypotension, voire une défaillance hémodynamique, et une hypoxémie. La réanimation symptomatique de l’EME doit être débutée en préhospitalier, par une équipe médicale. La réanimation respiratoire comprend l’oxygénation, au besoin par l’intubation (en séquence rapide) et la ventilation mécanique, ainsi que son monitorage (objectifs SaO

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Pharmacologie des agents utilisés dans l’état de mal épileptique

  • La pharmacocinétique et la pharmacodynamie des principaux agents antiépileptiques sont passées en revue. Le délai d’action et le passage au travers de la barrière hématoencéphalique, le métabolisme et la possibilité d’interactions médicamenteuses sont exposés. Pour chaque classe pharmacologique, la posologie et les modalités pratiques d’administration sont développées, basées sur une revue de la littérature.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etat de mal épileptique révélant un déficit en medium-chain acyl-CoA déshydrogénase.

  • Le déficit en «medium-chain acyl-CoA» déshydrogénase est celui qui est le plus communément rencontré dans les déficits héréditaires de la β-oxydation des acides gras. Puisqu'il entraîne des manifestations qui peuvent être létales, il est impératif de faire le diagnostic de ce déficit enzymatique dans les familles.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Utilisation du midazolam dans l’état de mal épileptique réfractaire de l’enfant

  • L’état de mal épileptique (EME) réfractaire chez l’enfant est grevé d’une importante mortalité et morbidité. L’objectif était d’évaluer l’efficacité du midazolam dans le traitement de l’EME réfractaire de l’enfant.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov