Erytheme [ Publications ]

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  • L'érythème noueux lépreux (ENL) est une complication immunologique habituelle des patients lépromateux multibacillaires, classiquement considérée comme une maladie à complexes immuns circulants (CIC) ou phénomène d'Arthus. Récemment l'élévation du taux sanguin du TNFa au cours des poussées d'ENL a été rapportée suggérant qu'il pourrait jouer un rôle dans les manifestations de l'ENL. Le thalidomide (TH) et les corticoïdes généraux (CG), tous les deux inhibiteurs de la production de TNFa, sont les médicaments les plus efficaces dans le traitement des épisodes d'ENL. Cependant le TH est rarement disponible dans les pays d'endémie lépreuse et ses effets tératogènes limitent son utilisation. Les effets secondaires des corticoïdes et la fréquente cortico-dépendance que ceux-ci entraînent dans l'ENL posent également un réel problème thérapeutique. Récemment l'efficacité de la pentoxifylline (PTX), également inhibiteur de la production de TNFa, a été décrite dans le traitement de l'ENL. Nous rapportons notre expérience sur son utilisation chez 15 patients lépreux souffrant d'une première poussée d'ENL (11 cas), d'un ENL chronique cortico-dépendant (3 cas) ou d'un ENL chronique cortico- et thalidomido-dépendant (1 cas). La PTX a été prescrite à la dose de 800mg 3 fois par jour (2 cas) ou 400mg 3 fois par jour (13 cas). Son arrêt a été soit brutal au moment de la disparition des symptômes soit progressif sur 4 mois. Chez 10 des 11 patients présentant une première poussée d'ENL, tous les signes généraux et neurologiques ont disparu en 1 semaine , à J21 la moitié des patients était guérie, l'autre moitié avait une amélioration franche, une guérison totale a été obtenue en moyenne en 20 jours (7 à 35 jours). Les 5 patients chez qui la PTX a été arrêtée brutalement à l'arrêt de la poussée ont récidivé dans les 2 à 3 mois suivants alors qu'aucun des patients chez qui l'arrêt a été progressif n'a rechuté. Toutes les rechutes d'ENL ont été sensibles à la reprise de la PTX. Des 3 patients avec ENL cortico-dépendant, aucun n'a été guéri de son ENL au bout de 3 à 6 semaines de traitement. Par contre l'arrêt de la corticothérapie générale a pu être réalisé chez le patient cortico- et thalidomido-dépendant. Nos résultats confirment l'efficacité de la PTX, à condition de l'arrêter progressivement à la fin de la poussée (4 mois semblent suffisants) et non brutalement pour éviter les récidives. En raison de sa sécurité d'emploi, elle pourrait constituer un traitement de première ligne des épisodes d'ENL.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Pellagre et érythèmes pellagroïdes.

  • La pellagre est une maladie carentielle due à un déficit en vitamine PP ou niacine. C'est un aspect de la malnutrition chez l'adulte dans les pays pauvres. Les principales étiologies de la pellagre sont les carences nutritionnelles en niacine, l'alcoolisme chronique, les troubles de malabsorption gastro-intestinale, certains médicaments (5-fluoro-uracile. 6-mercaptpurine, isoniazide, éthionamide, pyrazinamide, hydantoïne, phénobarbital, chloramphénicol). Le diagnostic de la pellagre est fondé sur la présence du « syndrome de 3 D » qui associe une dermatose des zones photoexposées, une diarrhée chronique et une démence. Les signes cutanés sont les premiers à apparaître dans plus de 80 % des cas. Au début, il s'agit de lésions érythémateuses (violacées ou pigmentées sur peau noire) apparaissant sur les zones découvertes ou photoexposées de façon bilatérale et symétrique avec des limites nettes. Le signe digestif le plus fréquent est la diarrhée récurrente ou chronique, qui constitue un signe de gravité de la maladie. Cette diarrhée a un retentissement sur l'état général avec un amaigrissement souvent massif et une déshydratation. Les signes neuropsychiatriques apparaissent tardivement et évoluent progressivement vers une encéphalopathie caractérisée par des troubles de la mémoire, un syndrome confusionnel et une démence On peut observer des signes de neuropathies périphériques surtout dans le contexte d'éthylisme chronique. L'histologie des lésions cutanées n'a aucune spécificité. Il n'y a pas de tests biologiques permettant un diagnostic de certitude. Le dosage sérique de nicotinamide a peu de valeur car le sérum ne contient qu'une infime quantité d'acide nicotinique libre. Seuls les dosages urinaires des catabolites de la niacine, qui représentent 60 à 90 % de la totalité des catabolites urinaires de la niacine et constituent en pratique le seul bon indicateur du statut nutritionnel de la vitamine PP, sont abaissés au cours de la pellagre. Le traitement de la pellagre comporte une supplémentation en vitamine PP associée généralement à une prescription polyvitaminique, car il s'agit souvent de carences vitaminiques multiples, même si c'est le déficit de la vitamine PP qui est plus profond. Le traitement préventif consiste à lutter contre la pauvreté et la précarité dans les pays en développement, et à faire une éducation nutritionnelle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Dermatose à type d'érythème annulaire centrifuge et polychondrite atrophiante.

  • Introduction. La polychondrite atrophiante est une maladie systémique rare, au cours de laquelle une atteinte cutanée est rapportée dans 20 à 50 % des cas. Les lésions observées sont le plus souvent en rapport avec une vascularite leucocytoclasique. Des associations de polychondrite atrophiante avec des dermatoses neutrophiliques sont également décrites. Nous rapportons la première observation d'une éruption à type d'érythème annulaire centrifuge associée à une polychondrite atrophiante, les lésions cutanées ayant précédé de 2 ans le diagnostic de polychondrite atrophiante. Observation. Un homme de 74 ans consultait pour des lésions papulo-érythémateuses, annulaires et centrifuges, évoluant depuis 18 mois dans un contexte d'altération de l'état général. Les examens biologiques étaient normaux. Différentes biopsies cutanées montraient successivement un aspect de toxidermie, puis de lupus-lichen. Des essais de traitement par hydroxychloroquine, dermocorticoïdes, dapsone et thalidomide, étaient inefficaces. Dans les mois suivants, une fièvre et des bronchites récidivantes s'étaient installées. Finalement, une chondrite des oreilles apparaissait brutalement, faisant poser le diagnostic de polychondrite atrophiante, confirmé histologiquement. L'ensemble des lésions cutanées, les manifestations respiratoires et la chondrite disparaissaient sous corticothérapie générale. Deux ans après le diagnostic de polychondrite atrophiante, le malade développait une anémie réfractaire. Discussion. Les manifestations cutanées de la polychondrite atrophiante sont fréquentes et souvent inaugurales, précédant de plusieurs mois ou années la chondrite. Elles sont polymorphes, mais il n'a jamais été décrit à notre connaissance de tableau clinique à type d'érythème annulaire centrifuge. Notre observation rappelle la précession, parfois longue, des signes cutanés associés à la polychondrite atrophiante et la survenue fréquente d'une dysmyélopoïèse au cours des polychondrites atrophiantes avec manifestations cutanées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Érythème pigmenté fixe en pratique dermatologique à Lomé (Togo): étude rétrospective de 321 cas.

  • Le but de cette étude était de préciser la fréquence et de répertorier les médicaments en cause d'érythème pigmenté fixe (EPF) à Lomé (Togo). Il s'agit d'une étude descriptive rétrospective portant sur les cas d'EPF vus entre janvier 2006 et novembre 2011 dans le service de dermatologie du CHU de Lomé. Au cours de la période d'étude, 321 cas d'EPF ont été recensés sur les 472 cas de toxidermies observées. L'âge moyen des patients était de 31,27 ± 14,01 ans et le sex-ratio (H/F) de 1,01. Cent trente-trois (41,4 %) des 321 patients avaient déjà eu une poussée antérieure d'EPF contre 58,6 % qui en étaient à leur première poussée. La forme la plus fréquente était la forme maculeuse hyperpigmentée (247 cas/321). Les principales localisations des lésions étaient le tronc (n = 127), les membres inférieurs (n = 85), les membres supérieurs (n = 81), les organes génitaux externes (n = 53). Un médicament était mis en cause chez 163 (50,8 %) des 321 patients. Cent neuf des 163 patients avaient pris le médicament en cause en automédication. Les sulfamides anti-infectieux étaient en cause dans 70,5 % des cas, suivis des anti-inflammatoires non stéroïdiens (9,8 %), des antipaludéens de synthèse (7,4 %) et des antibiotiques (3,7 %). Tous les patients ont reçu une carte d'interdiction du médicament en cause. Cent onze patients ont été traités par des antihistaminiques, 69 par des dermocorticoïdes et 58 par des antiseptiques locaux. Au cours de l'évolution, 42 des 321 patients revus ont obtenu une évolution favorable. Notre étude confirme la fréquence de l'EPF et le rôle des sulfamides anti-infectieux parmi les médicaments inducteurs en Afrique. Elle souligne la grande responsabilité de l'automédication dans la survenue de cette toxidermie au Togo.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Erytheme necrolytique migrateur sans glucagonome.

  • Introduction. Le syndrome du glucagonome caractérisé par un érythème nécrolytique migrateur (ENM) associé à un glucagonome est une entité rare mais classique. Cet ENM peut néanmoins survenir en dehors de toute tumeur pancréatique. L'ENM sans glucagonome est rare et nous en présentons un nouveau cas. Observation. Un homme de 43 ans aux antécédents de cirrhose éthylique avec ascite était hospitalisé pour une dermatose évoluant depuis 4 mois. Les lésions cutanées étaient érythémateuses à évolution centrifuge avec, par endroits, des bulles flasques laissant une collerette desquamative et parfois une zone centrale érosive croûteuse. Elles avaient débuté aux mains diffusant par la suite tout en respectant les zones périorificielles, les plis et les membres inférieurs. La biologie montrait une anémie, une hypovitaminose K, une cholestase hépatique, un bloc bêta-gamma et une zincémie basse. La biopsie cutanée mettait en évidence une image en « tranche napolitaine ». Devant ce tableau d'ENM, un syndrome paranéoplasique a été éliminé, ainsi qu'une tumeur pancréatique. Malgré une supplémentation en zinc, en acides aminés, et en vitamines, le patient est décédé de son hépatopathie. Discussion. Dans la littérature, 4 cas d'ENM sur terrain cirrhotique ont été rapportés, dont deux avec une zincémie basse. Notre observation est donc la troisième qui allie cirrhose et hypozincémie. Les diagnostics de syndrome de Bazex, d'acrodermatitis enteropathica, de lupus érythémateux chronique dans sa forme annulaire, de pemphigus superficiel annulaire ont été écartés. L'échec de la supplémentation en zinc et en acides aminés est en faveur du caractère secondaire du déficit en zinc et du rôle prépondérant de la cirrhose dans cette dermatose. L'intérêt de l'apport en acides gras essentiels au cours d'un ENM est donc soulevé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Érythème lombaire livédoïde révélateur d'un anévrisme thrombosé de l'aorte abdominale.

  • Introduction. - Nous rapportons le cas d'un patient chez qui un érythème livédoïde hyperalgique de la région lombaire, associé à une paraparésie sensitivomotrice, a révélé un anévrisme thrombosé de l'aorte abdominale. Observation. - Un homme de 61 ans consultait en urgence pour la survenue brutale de vives douleurs lombaires et d'une sensation de faiblesse des membres inférieurs. Un érythème livédoïde des lombes, extrêmement douloureux et un déficit sensitivomoteur incomplet des membres inférieurs constituaient les principaux éléments de l'examen clinique. La tomodensitométrie abdominale montrait un volumineux anévrisme thrombosé de l'aorte abdominale. Malgré le traitement chirurgical en urgence de l'anévrisme, apparaissait une nécrose de la zone livédoïde s'étendant aux muscles adjacents puis aux viscères et conduisant au décès du patient. Discussion. - Un livedo des membres inférieurs, ou plus rarement d'un autre territoire, peut être la conséquence d'un processus thrombo-embolique, parfois à partir d'un anévrisme de l'aorte abdominale (AAA). Un déficit neurologique des membres inférieurs peut révéler un AAA à un stade disséqué, ou en compliquer le traitement chirurgical. L'association des deux est, en revanche, exceptionnelle. Elle doit faire rechercher un anévrisme thrombosé de l'aorte abdominale et constitue probablement un signe de gravité car elle témoigne d'une thrombose étendue aux artères lombaires, tronc commun aux artères à destinations médullaire, cutanée et musculaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prévalence de l'infection par le VIH au cours de la pellagre et des érythèmes pellagroïdes.

  • La pellagre est une maladie carentielle due à un déficit en vitamine PP. C'est un aspect de la malnutrition chez l'adulte dans les pays pauvres. Cette étude a eu pour but d'évaluer la prévalence de l'infection par le VIH au cours de la pellagre et des érythèmes pellagroïdes. Il s'est agi d'une étude prospective sur trois ans qui a consisté à documenter tous les cas de pellagre et d'érythèmes pellagroïdes diagnostiqués en milieu hospitalier à Lomé, Togo. Tous les cas inclus dans la présente étude ont subi un test de dépistage du VIH. Au cours de la période d'étude, 108 patients (59 femmes, 49 femmes) dont l'âge moyen était de 41 ± 3,5 ans (extrêmes : 18 - 68 ans) ont présenté une pellagre (n = 52) ou des érythèmes pellagroïdes (n = 56). Six des 108 patients avaient une sérologie VIH positive (5,5 p 100) , dans 4 cas il s'agissait d'une découverte fortuite et les patients ne présentaient aucune affection opportuniste et dans 2 cas il s'agissait de cas de sida. Le tableau clinique de la pellagre était sans particularité chez les patients infectés par le VIH. Les principales étiologies de la pellagre étaient la carence nutritionnelle (n = 30), l'éthylisme (n = 15), l'association éthylisme et carence nutritionnelle (n = 60). Les résultats de cette étude suggèrent que la prévalence de l'infection par le VIH reste faible au cours de la pellagre et des érythèmes pellagroïdes car elle n'est pas plus élevée que dans la population générale. Ils retrouvent le profil étiologique et épidémiologique habituel de la pellagre dans les pays pauvres à savoir le rôle prédominant de la carence nutritionnelle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Erythemes noueux: etude d'une serie hospitaliere.

  • Prérequis: L'érythème noueux (EN) est une hypodermite nodulaire aigue fréquemment observée en dermatologie. Sa présentation clinique évocatrice est la même qu'il soit le témoin d'une maladie bénigne ou potentiellement grave. Le but de notre travail a été d'établir les caractéristiques épidémio-cliniques de l'EN à travers l'étude de 103 patients Méthodes: (62 hospitalisés (janvier 1980-décembre 2005) et 41 consultants (janvier 1991-décembre 2005)) ont été colligés au service de dermatologie de l'hôpital la Rabta. N'ont été inclus dans notre étude que les patients ayant bénéficié d'un bilan étiologique à minima (NFS, Rx thorax, ASLO, IDR à la tuberculine, transaminases et marqueurs de l'inflammation). Résultats: Nos patients se répartissaient en 86 femmes et 17 hommes avec un âge moyen de 36,5 ans. Les lésions siégeaient aux deux membres inférieurs chez 88 de nos patients. Dans notre étude l'étiologie principale était l'infection post streptococcique (42 cas). La tuberculose, la maladie de Crohn, la maladie de Behçet et la sarcoïdose ont étaient retrouvées chez respectivement: 8, 8. 7 et 5 patients. L'EN était idiopathique chez 23 patients. Les causes des érythèmes noueux secondaires varient d'un pays à un autre et même au sein du même pays d'une étude à l'autre. En Tunisie, l'infection streptococcique et la maladie de Behçet demeurent au premier plan, la sarcoïdose et les colites inflammatoires sont de plus en plus retrouvées, alors que la tuberculose est de moins en moins incriminée. Devant un EN il est raisonnable de débuter l'enquête étiologique surtout par les causes courantes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le cas clinique du mois. Erythème flagellé induit par la bléomycine.

  • La bléomycine est un antibiotique antitumoral. Elle est fréquemment indiquée dans le traitement de la maladie de Kaposi, souvent en monothérapie. Elle peut être responsable d’effets secondaires variables en particulier cutanés et pulmonaires. Nous rapportons l’observation d’une malade de 57 ans, porteuse d’une maladie de Kaposi, ayant présenté une toxidermie à la bléomycine à type d’érythème flagellé 6 jours après la première injection. Les lésions étaient érythémateuses légèrement papuleuses à disposition linéaire, elles siégeaient en sous mammaires, au niveau de l’abdomen, de la face postérieure des deux avant bras, des jambes et de la cuisse droite. Une régression des lésions après 10 jours, était notée à l’arrêt de la bléomycine et l’application d’une corticothérapie locale, au prix de macules pigmentées résiduelles à disposition linéaire. L’érythème flagellé est spécifique de la bléomycine, il complique 10 à 30% des traitements dans un délai de quelques heures à 9 semaines. Il est indépendant de la dose, de la voie d’administration et de la nature de la lésion traitée. Ces lésions apparaissent après une dose cumulative de 90 à 285 mg. Cliniquement, il s’agit de bandes linéaires avec un aspect flagellé prédominantes sur tout le tronc et les parties proximales des membres. L’éthiopathogénie est incertaine. L’évolution est marquée par une résolution spontanée des lésions à l’arrêt du traitement parfois au prix d’une pigmentation linéaire cicatricielle, comme chez notre patiente, ou une sclérose résiduelle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Espèces de Borrelia responsables d'érythème migrant en Alsace.

  • Introduction. Parmi les espèces de Borrelia burgdorferi sensu lato présentes en Europe, trois au moins sont pathogènes :B. burgdorferi sensu stricto, B. afzelii, B. garinii. Celles responsables de la borréliose de Lyme en France ne sont pas connues. Cette étude s'est fixée pour objectif de déterminer les espèces de Borrelia responsables de l'érythème migrant en Alsace. Malades et méthodes. Il s'agissait d'une étude prospective menée au Centre Hospitalo-Universitaire de Strasbourg entre 1997 et 1998, incluant 18 malades atteints d'un érythème migrant isolé mesurant plus de 5 cm de diamètre. Chez chacun des 18 malades une biopsie cutanée prélevée en bordure de lésion a été mise en culture en milieu BSK-H (Sigma), puis après 8 semaines de culture, analysée par amplification génique in vitro à l'aide d'amorces consensuelles de toutes les espèces de Borrelia burgdorferi sensu lato (gène de la flagelline). L'identification ultérieure des espèces de Borrelia a été faite par hybridation d'oligonucléotides spécifiques de chaque espèce. Résultats. Les cultures et la PCR ont permis de détecter Borrelia burgdorferi sensu lato chez 7 des 18 malades (39 p. 100) ayant eu biopsie cutanée pour recherche directe de Borrelia. Borrelia afzelii a été détectée chez 4 malades et Borrelia garinii chez 3 malades. Conclusions. Ces résultats préliminaires montrent que Borrelia afzelii et Borrelia garinii sont les espèces prédominantes dans les lésions d'érythème migrant dans notre région, comme cela a été observé dans les autres pays européens.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Erythème annulaire à éosinophiles: une forme clinique du syndrome de Wells sensible aux antipaludéens de synthèse?

  • Introduction. Les limites du syndrome de Wells, entité nosologique élargie définie à partir de la cellulite à éosinophiles, sont assez floues. Nous présentons un nouveau cas « frontière » particulier par son aspect clinique et sa sensibilité aux antipaludéens. Observation. Une femme de 35 ans avait des lésions cutanées inflammatoires récidivantes à disposition le plus souvent annulaire, sur les racines des membres et le tronc. Ces éléments étaient caractérisés histologiquement, sur toute la hauteur du derme, par d'abondants infiltrats inflammatoires, à disposition surtout périvasculaire, avec une forte prédominance de polynucléaires éosinophiles mais sans « flammèches » fibrinoïdes. Il s'y associait une hyperéosinophilie périphérique sans autre anomalie biologique. Un traitement par hydroxychloroquine permettait une disparition complète des lésions cutanées, qui n'étaient jusqu'alors sensibles qu'aux corticoïdes généraux. Discussion. Les relations de cette affection avec le syndrome de Wells sont discutées, ainsi que ses liens éventuels avec les observations d'érythème annulaire à éosinophiles.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Erythème chronique migrant avec lésions multiples.

  • Introduction. L'érythème chronique migrant avec lésions multiples ne se rencontre en Europe que dans 5 à 20 p. 100 des cas d'infections borréliennes. Le nombre de lésions observées simultanément chez un même malade, en Europe, est inférieur à 7 dans l'ensemble des cas publiés jusqu'ici dans la littérature. Nous rapportons les cas de 3 malades qui ont eu, à la fin de l'été 1997, de multiples lésions maculeuses érythémateuses à extension centrifuge, localisées sur le tronc et les membres. Observations. Le premier malade avait une trentaine de lésions, la deuxième plus de 70, la troisième une vingtaine. Les examens sérologiques de dépistage et d'immunoblots ont permis d'établir le diagnostic d'infection récente par Borrelia burgdorferi. Une PCR réalisée sur une biopsie de peau d'un des malades a confirmé la présence de Borrelia burgdorferi. La réponse au traitement antibiotique a été rapidement favorable chez les 3 malades. Discussion. L'intérêt de ces 3 observations réside d'abord dans le nombre de lésions observées qui dépasse largement celui rapporté dans la littérature européenne. Ces observations sont, en outre, instructives car elles rappellent au clinicien qu'il convient d'inclure, en Europe également, le diagnostic d'érythème chronique migrant avec lésions multiples dans le diagnostic différentiel des dermatoses annulaires avec lésions multiples.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Erythème acral et infection par le VIH.

  • Introduction. L'érythème acral est un symptôme cutané non spécifique observé au cours des connectivites, de viroses et certaines toxidermies. Plus récemment, ce symptôme a été rapporté au cours de l'infection par le VIH. Observations. Nous rapportons deux observations d'érythème acral chez les sujets séropositifs pour le VIH. Il s'agit de deux sujets toxicomanes, séropositifs pour le VIH, ayant présenté un érythème isolé des extrémités, sans manifestation clinique de connectivite. Ils avaient une consommation d'une quarantaine de comprimés de codéine et présentaient une hépatite C sans cirrhose. Discussion. Nos observations représentent deux nouveaux cas d'érythème acral chez les sujets séropositifs pour le VIH. La revue de la littérature retrouve 32 cas d'érythème des doigts chez les sujets VIH positifs. Il s'agit dans tous les cas d'un érythème périunguéal acquis, indolore et permanent. Les points communs retrouvés chez la majorité des patients sont la toxicomanie intraveineuse aux opiacés et l'existence d'une hépatite C sans cirrhose. Le degré d'immunodépression, la nature des infections opportunistes et les traitements antirétroviraux ne semblent pas influencer l'apparition des symptômes cutanés. Les rôles étiologiques du virus VIH, de la co-infection VIH-HCV et de la codéine, dans la survenue des troubles de la vascularisation distale sont discutés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Orf et érythème polymorphe.

  • Introduction. L'Orf est une infection à parapoxvirus qui touche essentiellement les moutons et les chevreaux. La transmission à l'homme est possible et souvent bénigne. Des formes compliquées ont été décrites. Nous rapportons un cas d'Orf compliqué d'un érythème polymorphe. Observation. Une fille de 13 ans était hospitalisée pour un érythème polymorphe. Elle avait par ailleurs une lésion nodulo-croûteuse de l'index droit survenue 15 jours après un contact avec un chevreau. Le diagnostic d'Orf compliqué d'un érythème polymorphe était porté devant le contexte clinique. L'évolution était spontanément favorable en 15 jours. Discussion. L'Orf se traduit chez les ovins par une éruption papulopustuleuse diffuse et/ou des ulcérations muqueuses. Chez l'homme, il s'agit souvent d'une lésion nodulo-croûteuse de la main spontanément régressive. La complication la plus fréquente est la surinfection bactérienne. Bien que rare, la survenue d'un érythème polymorphe une semaine en moyenne après la lésion initiale est possible, nous en avons trouvé 21 cas dans la littérature. Dans les formes typiques, le diagnostic positif d'Orf est surtout clinique rarement histologique. L'examen en microscopie électronique peut être utile dans les cas difficiles. La guérison survient en 4 à 5 semaines, sans traitement particulier.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Erythème nécrolytique migrateur au cours d'une maladie de Waldmann.

  • Introduction. Nous rapportons un cas d'érythème nécrolytique migrateur associé à une maladie de Waldmann. Observation. Un homme de 55 ans, ayant une maladie de Waldmann depuis 20 ans, a été hospitalisé pour une éruption du tronc et des membres, faite de lésions annulaires à contours polycycliques avec collerette de desquamation périphérique, évocatrice d'un érythème nécrolytique migrateur. Une alimentation entérale hyperprotidique et enrichie en acides gras a entraîné une amélioration rapide de son état cutané. Discussion. La maladie de Waldmann est caractérisée par des lymphangiectasies intestinales responsables d'une entéropathie exsudative à l'origine de pertes protidiques et d'un défaut d'absorption des acides gras. La physiopathologie de l'érythème nécrolytique migrateur est imparfaitement comprise. L'hyperglucagonémie ne semble pas être le seul mécanisme en cause. La survenue d'un érythème nécrolytique migrateur au cours d'une maladie de Waldmann renforce les hypothèses physiopathologiques actuelles suggérant le rôle de l'hypoprotidémie et du déficit plasmatique en acides aminés dans l'érythème nécrolytique migrateur.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Erythème polymorphe au saquinavir.

  • Intnroduction. Le saquinavir est un inhibiteur de protéase utilisé dans le traitement de l'infection par le VIH. Etant donné la rareté des effets secondaires cutanés jusqu'ici observés il est intéressant de rapporter le premier cas d'érythème polymorphe au saquinavir. Observation. Un homme de 32 ans, séropositif pour le VIH présentait cinq jours après l'introduction du saquinavir des lésions maculopapuleuses en cocardes centrées par une bulle ainsi que deux érosions palatines. L'histologie était compatible avec un érythème polymorphe. L'arrêt du saquinavir s'est accompagné d'une disparition des lésions cutanées et muqueuses en 15 jours, sans récidive à 3 mois. Discussion. Les effets secondaires cutanés du saquinavir sont exceptionnels (éruption, prurit). Nous décrivons le premier cas d'érythème polymorphe au saquinavir (critères d'imputabilité 12 BO) dont l'analogie structurale avec d'autres anti-protéases lindinavir, ritonavir, nelfinavitl rend difficile la prescription d'une molécule de la même classe.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Erytheme pigmente fixe. A travers une serie hospitaliere de 13 cas.

  • Objectif : Etudier, à travers une série hospitalière, les aspects épidémio-cliniques, pharmacologiques et évolutifs de l'érythème pigmenté fixe. Méthodes: Treize cas d'érythème pigmenté fixe ont été colligés rétrospectivement sur 11 ans. Il s'agissait de 10 femmes et de 3 hommes avec un âge moyen de 44 ans. Résultats: Les lésions étaient faites de plaques maculeuses érythémateuses, devenant progressivement pigmentées dans tous les cas. Les sièges de prédilection étaient les membres (12 cas), le tronc (6 cas), le visage (3 cas) et les organes génitaux externes (3 cas). Les sulfamides, en particulier l'association sulfaméthoxazole-triméthoprime (4 cas) et la sulfaguanidine (3 cas) étaient les médicaments les plus incriminés. Conclusion: L'érythème pigmenté fixe est une toxidermie le plus souvent bénigne. Son diagnostic positif repose sur la morphologie des lésions et leur cycle évolutif. Les sulfamides constituent actuellement la classe médicamenteuse la plus incriminée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lèpre histoïde avec érythème noueux lépreux.

  • La lèpre histoïde est une variante de lèpre lépromateuse caractérisée cliniquement par des lésions cutanées nodulaires et/ou en plaques infiltrées et/ou nodulaires sous-cutanées dont la traduction histologique est dominée par la présence de cellules histiocytaires d'aspect fusiforme, à disposition fasciculée contenant de nombreux bacilles alcoolo-acido-résistants (BAAR) allongés. Plus fréquemment rencontrée autrefois au cours de rechutes chez des malades multibacillaires traités au long cours par la dapsone en monothérapie, elle peut aussi se manifester chez des multibacillaires n'ayant reçu aucun traitement. Nous présentons le cas d'un patient suivi et traité pour lèpre lépromateuse selon le protocole national marocain, qui a présenté au cours de son traitement par Disulone seule, une lèpre histoïde ayant bien évoluée sous l'association fluoroquinolone, rifampicine et clofazimine avec apparition ultérieure d'un érythème noueux lépreux.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Apparition soudaine de lésions cutanées : à propos d’un cas d’érythème pigmenté fixe.

  • L’érythème pigmenté fixe est une éruption érythémateuse d’une ou plusieurs lésions arrondies ou ovalaires centimétriques bien délimitées, récidivant au même endroit et laissant une pigmentation violacée résiduelle. Le diagnostic est clinique. La biopsie cutanée n’est pas indispensable sauf dans les cas douteux (exemple : érythème pigmenté bulleux pouvant simuler un Syndrome de Lyell ou une atteinte des muqueuses faisant penser à un érythème polymorphe). L’étiologie est presque toujours d’origine médicamenteuse, des rares cas de cause alimentaire ou toxique ont été rapportés. L’histopathologie est donc immuno-allergique , les récidives correspondent à la réexposition à l’allergène. Il n’existe pas de traitement spécifique hormis l’arrêt du médicament incriminé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Erythème nécrolytique migrateur révélateur d'un glucagonome sans diabète.

  • Nous rapportons le cas d'un syndrome du glucagonome, révélé par un érythème nécrolytique migrateur évoluant depuis 4 ans, associé à une anorexie et une perte de poids importante, une constipation, une anémie et une hypoprotidémie avec hypoaminoacidémie. La glycémie à jeun tendait paradoxalement à être basse (0,6 g/l). L'augmentation du glucagon sérique a confirmé le diagnostic de glucagonome. L'absence de diabète était expliquée par une sécrétion autonome d'insuline provenant de cette tumeur pancréatique mixte, authentifiée par l'analyse anatomo-pathologique et le dosage de la proinsuline. Ce taux était comparable à ceux observés dans les insulinomes. Six mois après l'exérèse chirurgicale complète, les signes cliniques avaient disparu et le bilan biologique s'était normalisé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov