Epiphysiolyse femorale superieure [ Publications ]

epiphysiolyse femorale superieure [ Publications ]

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  • Objectifs.-Lors d'une épiphysiolyse fémorale supérieure unilatérale, la conduite à tenir concernant la hanche saine est encore actuellement controversée. Nous avons analysé les complications du traitement préventif systématique afin de proposer une prise en charge optimale. Matériel et méthodes. - Il s'agit d'une série rétrospective de 62 enfants opérés d'une épiphysiolyse fémorale supérieure unilatérale entre 1996 et 2005, avec un traitement préventif systématique. Les complications du traitement préventif ont été classifiées selon Paley, avec recherche de facteurs de risque. Résultats. - Sept complications sont survenues dont six dans les suites du traitement préventif et une après ablation du matériel. Il en résulte un taux de complications de 11,3%. Cinq de ces complications étaient mineures. L'une des complications était moyenne: fracture de l'extrémité supérieure du fémur. Enfin, une complication était majeure: ostéoarthrite de hanche avec une évolution vers la nécrose de la tête fémorale traitée par une prothèse totale de hanche à un an. Discussion.- Les complications ont été plus fréquentes et plus graves si on les compare à d'autres séries de vissage préventif. Une complication infectieuse majeure (ostéoarthrite) est de description inédite suite à un traitement préventif. L'importance du taux de complication est expliquée par un « effet centre», c'est-à-dire que nous avons concentré les cas compliqués de toute la région. Nous n'avons pas mis en évidence de facteurs prédictifs de complication. Il n'existe pas de conduite à tenir idéale pour la hanche saine. Un traitement ciblé en fonction de critères radiométriques est peut-être la clef d'un traitement préventif réussi.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Fixation in situ par embrochage percutané dans l'épiphysiolyse fémorale supérieure.

  • Nous avons revu avec un recul moyen de 35 mois après l'intervention, les dossiers de 30 patients opérés entre août 1985 et mai 1996, d'une fixation in situ par embrochage percutané pour épiphysiolyse fémorale supérieure. L'âge moyen était de 13 ans 3 mois. Trois broches de Kirchner d'un diamètre compris entre 2 et 3 mm étalent utilisées (sauf dans quatre cas où deux broches seulement étaient mises en place). Concernant les complications liées aux broches, nous avons relevé: deux cas d'hématome important en postopératoire immédiat mais s'étant résorbé spontanément et sans séquelle , la migration d'une broche vers la métaphyse, les deux autres n'ayant pas migré , le bris d'une broche au contact du grand trochanter lors de l'introduction. Nous avons relevé grand cas de raideur de hanche portant sur le secteur de la rotation inteme (reculs respectifs de 24 et 28 mois). Aucune migration intra-articulaire de matériel n'a été constatée. De même, aucune complication de type chondrolyse ou coxite n'a été observée. Une ascension trochantérienne relative ou plus exactement un raccourcissement du col fémoral a toujours été observé (différence entre les distances articulo-trochantériennes du côté sain et du côté atteint), égal à 9 mm 5 en moyenne, sans conséquence clinique. La technique d'embrochage nous semble intéressante. La rapidité de mise en place des broches, le meilleur contrôle de la longueur voulue en intra-épiphysaire et la facilité de l'ablation du matériel, nous font préférer cette technique à celle du vissage. Quant à l'utilisation d'une broche unique comme cela est proposé par certains, elle semble dangereuse, si l'on considère le risque faible mais potentiel de migration.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Nécrose de la tête fémorale chez les enfants traités pour épiphysiolyse fémorale supérieure. Quels sont les facteurs de risque?

  • La nécrose de la tête fémorale est une complication redoutable du traitement de l'epiphysiolyse fémorale supérieure. Le but de ce travail est de reconnaître les facteurs de risque de survenue de cette complication. Nous avons revu de manière rétrospective les dossiers de 127 enfants (150 hanches) traités dans notre institution entre 1980 et 2004. Nous avons analysé les données cliniques et radiologiques avant et après le traitement, et au cours du suivi. La nécrose de la tête fémorale a été définie sur des critères radiologiques. Le risque de survenue de cette complication a été étudié en fonction de nombreux paramètres cliniques et radiologiques. Résultats: La nécrose est survenue au niveau de 12 hanches chez 11 patients (8 %) dont 10 avaient des glissements instables. Parmi les 130 hanches à glissement stable et quel que soit le grade, deux seulement se sont compliquées de nécrose. Chez les patients présentant une épiphysiolyse instable, le risque de survenue de nécrose augmentait avec le degré de glissement. La nécrose a été plus fréquente au niveau des têtes fémorales stabilisées par vissage multiple qu'au niveau de celles fixées par une seule vis. En conclusion, le caractère instable du glissement est un facteur de risque de survenue d'une nécrose de la tête fémorale lorsqu'une réduction partielle ou complète a été réalisée. La méthode thérapeutique de choix de l'épiphysiolyse est le vissage in situ, sans réduction, réalisé par une seule vis.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Épiphysiolyse fémorale supérieure.

  • L’épiphysiolyse fémorale supérieure (EFS) est une pathologie de la hanche du grand enfant et de l’adolescent. Elle correspond à un glissement en dedans et en arrière de l’épiphyse fémorale. Le principal facteur de risque est la surcharge pondérale. D’autres facteurs épidémiologiques et métaboliques sont aussi fréquemment retrouvés, comme l’hypothyroïdie, un déficit en hormone de croissance et l’insuffisance rénale chronique. Elle peut se présenter par des douleurs de hanche évoluant depuis plusieurs semaines associées à une boiterie ou avoir un début brutal mimant un tableau de fracture. L’EFS est dite stable lorsque le patient peut marcher même avec des cannes et instable en cas d’impotence fonctionnelle totale. Le diagnostic est confirmé par une radiographie de hanche de profil, qui montre la bascule de l’épiphyse. L’évolution spontanée est dominée par une majoration du glissement et le risque d’un glissement aigu. L’objectif thérapeutique est de stopper le glissement. Le traitement est chirurgical et consiste le plus souvent en un vissage en place qui donne globalement de bons résultats. Les deux complications observées sont l’ostéonécrose de la tête fémorale et la chondrolyse. Les principales séquelles, fortement corrélées à l’importance du déplacement, sont le conflit fémoro-acétabulaire de hanche et la coxarthrose.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Résultats tardifs du traitement de l'épiphysiolyse fémorale supérieure (26 cas avec un recul minimum supérieur à 10 ans).

  • Une série de 26 cas (30 hanches) d'épiphysiolyses fémorales supérieures ayant été traitées entre 1945 et 1980 a été revue avec un recul minimum de 10 ans. Les résultats ont permis de confirmer un certain nombre de données épidémiologiques déjà publiées. La fréquence de l'arthrose radiographique est de 60p. 100 à un recul moyen de 19 ans. La bascule résiduelle de 40° constitue la limite pour laquelle la dégradation arthrosique survient de façon constante. L'étude confirme les mauvais résultats de certains traitements. Elle conclut en soulignant que le risque de dégradation d'une épiphysiolyse fémorale supérieure est important à long terme et que le diagnostic et le traitement précoces sont les garants d'un bon résultat.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Epiphysiolyse fémorale supérieure. Résultats à long terme.

  • L'étude des résultats à long terme de l'épiphysiolyse fémorale supérieure est le meilleur plaidoyer qui soit pour le diagnostic précoce de l'affection. Ce sont les épiphysiolyses chroniques à grand déplacement qui posent problème car elles sont suivies d'un taux élevé de complications: nécrose, coxite laminaire, coxarthrose précoce. L'orthopédiste pédiatre augmente le risque de complication en réduisant le déplacement. L'insuffisance de réduction conduit à une mauvaise fonction de la hanche avec un risque élevé de coxarthrose précoce. La seule façon de progresser dans les résultats globaux à long terme des épiphysiolyses est de diminuer le nombre d'adolescents présentant une forme chronique à grand déplacement, car les résultats des formes aiguës ou chroniques à faible déplacement sont généralement satisfaisant.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'épiphysiolyse fémorale supérieure en Polynésie Française. Une douleur de hanche aux conséquences lourdes.

  • L'épiphysiolyse fémorale supérieure est une affection fréquente en Polynésie Française, survenant plutôt chez l'adolescent obèse, ce qui est un morphotype fréquent dans cette région. C'est souvent au stade d'épiphysiolyse aiguë ou de coxa vara fixé que ces patients sont reconnus. A ce stade les séquelles sont majeures et évoluent vers la coxarthrose précoce. C'est au stade d'épiphysiolyse progressive débutante que le traitement et la guérison sont possibles sans séquelles. Il appartient à tout médecin d'y penser immédiatement devant toute douleur de hanche de l'adolescent pour permettre un traitement chirurgical dans de bonnes conditions.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Association épiphysiolyse fémorale supérieure et hyperparathyroïdie primaire. A propos d'un cas.

  • L'association épiphysiolyse fémorale supérieure et hyperparathyroïdie primaire est rare. Nous rapportons un cas de cette association. Il s'agit d'un adolescent âgé de 16 ans qui a présenté une épiphysiolyse fémorale supérieure bilatérale et dont le bilan biologique a objectivé une hypercalcémie à 3,1 mmol/l. Le bilan étiologique était en faveur d'une hyperparathyroïdie primaire en rapport avec un adénome parathyroïdien inférieur gauche. L'évolution était favorable après ablation de l'adénome. L'épiphysiolyse n'a pas nécessité un traitement orthopédique spécifique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov