Enuresie nocturne [ Publications ]

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  • Introduction. - Le traitement de l'énurésie nocturne isolée est justifié par son impact sociofamilial et psychologique, mais il n'existe actuellement aucun consensus. Une étude prospective randomisée comparant desmopressine (D) et alarme sonore (A) a été conduite de janvier 1992 à décembre 1994. Patients et méthodes. - Cent trente-cinq patients âgés de 6 à 16 ans ont été inclus et traités pendant 3 mois. La desmopressine (Minirin spray, Ferring SA) était administrée à raison de deux pulvérisations nasales (20 μg) le soir au coucher, en cas de réponse insuffisante au bout de 15 jours, la posologie était doublée (40 μg). L'alarme sonore (Wet-stop, Sega) comportait un contacteur périnéal placé dans une pièce de tissu cousue sur le slip et relié à une source sonore fixée sur un vêtement au niveau de l'épaule de l'enfant. Les critères d'inclusion étaient: énurésie noctume isolée primaire, âge supérieur à 6 ans, absence de traitement préalable par desmopressine ou alarme sonore. L'objectif principal était d'obtenir 100 % de nuits sèches. L'évaluation de la réponse au traitement était réalisée 15 jours après le début par appel téléphonique, puis 2 à 3 mois plus tard lors d'une consultation, puis après 4 à 6 mois, également en consultation. En cas de non-réponse à la proposition initiale, l'alarme sonore était remplacée par le desmopressine ou vice-versa à l'occasion de l'évaluation réalisée après 2 à 3 mois. Résultats. - Dans le groupe D (n = 62), 27 patients ont été retenus car 12 (1 9 %) ont été traités secondairement par alarme sonore et 23 (37 %) ont été exclus (perdus de vue ou non compliants). Dans le groupe A (n = 73), 31 ont été étudiés car six (8 %) ont été traités secondairement par desmopressine et 36 (49 %) ont été exclus pour les mêmes raisons que dans le groupe D. Avant le début du traitement le pourcentage de nuits sèches était de 21 % dans le groupe D et 14 % dans le groupe A. Après 15 jours de traitement, les patients du groupe D ont 80 % de nuits sèches et ceux du groupe A, 50 % (p = 0.001). Après 3 mois, les patients du groupe D atteignent 85 % de nuits sèches contre 90 % dans le groupe A. Après 6 mois, les enfants retenus dans le groupe A ont 94 % de nuits sèches contre 78 % dans le groupe D (p = 0,01). Conclusion. - La desmopressine offre de meilleurs résultats que l'alarme sonore à court terme, mais cette dernière est plus efficace à long terme. En France, le système d'alarme n'est pas remboursé par la sécurité sociale et donc mal accepté, comme le suggère le pourcentage élevé de patients perdus de vue.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement de l'énurésie nocturne en France.

  • OBJECTIF : Définir l'incidence de l'énurésie nocturne en France et les moyens mis en oeuvre pour traiter. MÉTHODE : Une enquête a été réalisée parmi 3803 enfants scolarisés (âgés de 5 à 10 ans). Les prises en charge proposées dans la littérature par les spécialistes français ont également été analysés. RÉSULTATS : La fréquence de l'énurésie nocturne est de 9,2 % dans la tranche des enfants de 5 à 10 ans et 11,2 % dans le sous-groupe des enfants de 5 à 7 ans , 42 % des enfants énurétiques (les plus sévères) se déclarent très ennuyés et affectés dans leur vie sociale. Bien que les mères aient une tendance à minimiser le problème, 66% des mères d'enfants sujets à une énurésie nocturne modérée à grave ont consulté un médecin, pour la plupart un médecin généraliste, 20 % des médecins n'ont émis aucune suggestion et majorité des autres praticiens ont proposé d'attendre pour voir l'évolution, tout en prodiguant des conseils d'hygiène de vie, ainsi que des conseils alimentaires. Les traitements spécifiques proposés reposent essentiellement dans la prise de médicaments (oxybutinine 48 %, desmopressine 22 %, imipramine 12 %) plutôt que dans l'adoption d'un dispositif d'alarme sonore jugée d'ailleurs moins efficace. Quarante huit p. cent des mères d'enfant énurétiques estiment que les médecins ne s'intéressent pas assez à ce problème. L'enquête a révélé, par ailleurs, des divergences parmi les spécialistes vis à vis des traitements spécifiques de l'énurésie. CONCLUSION : Un consensus est nécessaire quant au moyen adéquat de gérer l'énurésie nocturne en France.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prévalence de l'énurésie nocturne chez l'enfant d'âge scolaire.

  • Les troubles mictionnels de l'enfant sont fréquents, leur prévalence dépend de l'âge et des définitions. Une étude pilote transversale a été conduite auprès d'une population d'enfants scolarisés à Villeurbanne pour évaluer la prévalence de l'énurésie nocturne chez l'enfant d'âge scolaire. Un questionnaire rempli à l'occasion du départ en classe verte a été recueilli de manière exhaustive pour 1677 enfants en classes primaires. Un autre questionnaire distribué aux parents d'enfants scolarisés en maternelle a permis d'obtenir une réponse pour 386 enfants, soit 95% de l'échantillon sélectionné.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov