Endocardite [ Publications ]

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  • Le but de cette étude rétrospective est d'analyser les cas d'endocardite infectieuse (El) survenue sur communications interventriculaires (CIV) natives ou réparées, afin d'établir la fréquence, les circonstances de survenue, l'évolution et le pronostic de cette complication. De 1966 à 2002, 36 El sont survenues chez 19 garçons et 17 filles, l'âge au diagnostic était de 13,4 ± 11,8 ans, 26 avaient une CIV isolée et 10 une CIV associée à une anomalie mineure. Onze cas sur 36 (30,5 %) avaient été opérés auparavant: fermeture d'une CIV isolée par patch dans 5 cas, associée à une intervention de Crafoord pour coarctation aortique dans 2 cas, 3 fois avec traitement conservateur d'une insuffisance aortique (IA) associée, dans 1 cas avec ligature de canal artériel (CA). Vingt-cinq cas sur 36 (69,5 %) n'avaient jamais été opérés précédemment 21 CIV isolées de type 1, 2 CIV + IA, 1 CIV + CA (méconnue), 1 CIV + sténose valvulaire pulmonaire (RPV). La porte d'entrée était post-chirurgicale dans 7 cas sur 36 (19,4 %): 4 patch CIV, 2 patchs CIV + Crafoord et 1 patch CIV + ligature de CA. La source infectieuse était dentaire dans 14 cas sur 36 (38,9 %): une fermeture isolée de CIV avec CIV résiduelle, 11 CIV isolées natives et 2 CIV + IA non opérées. Les autres causes infectieuses (15 = 41,7 %) étaient ORL (2 cas), cutanées (2 cas), digestives (2 cas), pulmonaire (1 cas) ou inconnues (8 cas), sur cardiopathies opérées (3 patchs CIV + IA) ou natives (12 cas: 10 CIV isolées, 1 CIV + CA et 1 CIV + RPV). Douze épisodes (33,3 %) sont survenus malgré la prophylaxie, soit 7 sur 7 cas post-chirurgicaux et 5 sur 14 cas dentaires. La localisation la plus fréquente était la valve tricuspide (10 cas), toujours sur CIV isolée. L'embolisation a compliqué 60 % des El localisées au coeur droit (toujours multiple) et 55 % des El localisées à gauche (embole unique). Une intervention chirurgicale précoce a été nécessaire chez 6 patients (16,7%). Le risque de chirurgie précoce était plus élevé chez les patients avec CIV associée à une autre anomalie (4 sur 10 = 40 %) que ceux ayant une CIV isolée (2 sur 26 = 7,7 %, p = 0,027). Treize patients ont été opérés secondairement, dans un délai moyen de 2,96 ans, médiane 0,86 an (de 4 mois à 22,8 ans) pour fermeture de la CIV (10 cas), remplacement valvulaire aortique (2 cas) ou tube aorto-aortique (1 cas). Le suivi global était de 7,4 ± 8,3 ans, variant de 28 jours à 27,9 ans (médiane 3,3 ans). Cinq décès sont survenus dans un délai de 3,7 ± 6,2 ans après l'épisode d'El (médiane 6 mois), 2 étaient précoces, survenus moins de 6 mois après l'El et directement liés à l'épisode infectieux. La survie est de 97,1 % à 1 mois, 94,3 % à 6 mois, 91,4 % à 1 an, 86,6 % à 5 et 10 ans après l'El. La CIV est une cardiopathie bénigne dont le pronostic peut être lourdement aggravé par la greffe bactérienne, la fermeture chirurgicale diminue le risque sans le supprimer totalement, en raison des anomalies mineures associées. L'application des mesures de prophylaxie bactérienne et le dépistage des foyers infectieux latents, en particulier dentaires, restent impératifs avant et après chirurgie cardiaque.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Substituts valvulaires humains dans le traitement des endocardites évolutives complexes. Application sur les orifices valvulaires aortiques, mitraux et tricuspides.

  • But : étudier les résultats immédiats et à long terme des substituts valvulaires humains (homogreffes et autogreffes) dans le traitement des endocardites évolutives complexes sur les orifices aortiques, mitraux et tricuspides. Matériel et méthode : depuis 1992, 80 patients (64 H/16 F) âgés de 44 ± 16 ans (extrêmes : 15 et 76 ans) ont été traités. Chez 53 patients, les lésions d'endocardite siégeaient sur valves natives, dont 4 sur valve préalablement plastifiée ou sur prothèse chez 27 patients. Chez 6 patients il s'agissait d'une récidive d'endocardite. Les lésions intéressaient les valves : aortiques (n = 59), mitrales (n = 5), aortiques et mitrales (n = 12). aortiques et tricuspides (n = 3), mitrale et tricuspide (n = 1). L'examen peropératoire précisait les lésions dépistées par échocardiographie : désinsertion prothétique (27 patients). déchirure de cusp prothétiques (n = 7), végétations (n = 61). perforations (n = 48). abcès périannulaires (n = 47). discontinuité aorto-ventriculaire (n = 12) ou aorto-mitrale (n = 7). fistule aorto-ventriculaire droite (n = 1) ou aorte-pulmonaire (n = 1). faux anévrisme (n = 1). communication interventriculaire (n = 1). Résultats : pour traiter ces patients nous avons utilisé 86 substituts valvulaires humains (double homogreffe chez 6 patients) : homogreffe aortique (n = 63), pulmonaire en position aortique (n = 1), mitrale (n = 12) dont 8 en position mitrale et 4 en position tricuspide, autogreffe pulmonaire (n = 10). Dix plasties mitrales ont été réalisées sur des lésions infectées. Les gestes associés étaient des plasties mitrales (n = 5). tricuspides (n = 1) pour valvulopathies non infectées, remplacement de l'aorte ascendante (n = 2) et de la crosse aortique (n = 1). des pontages aorto-coronaires (n = 2) et une néphrectomie. La mortalité hospitalière était de 5 % (4 patients). Les causes des décès étaient : Infarctus (n = 2), inefficacité myocardique (n = 1). défaillance multiviscérale (n = 1). Quatre réopérations précoces ont été nécessaires pour vice technique, aucune pour endocardite. Soixante-treize des 76 survivants ont été suivis en moyenne 43 ± 24 mois (extrêmes : 1 et 84 mois). Huit patients sont décédés au cours du suivi, un seul de cause cardiaque (opération pour endocardite récidivante chez un toxicomane). Sept interventions ont été nécessaires, 3 pour vice technique ou défaillance structurale, 4 pour endocardite récidivante. A 5 ans de suivi, la survie est de 81 ± 5 % , 88 ± 6 % des patients sont indemnes de récidive d'endocardite, 77 ± 6 % sont Indemnes de réintervention, aucun patient n'a fait de complication thrombo-embolique. Conclusion : les substituts valvulaires humains sont adaptés au traitement des endocardites évolutives complexes aortiques mais aussi mitrales et tricuspides lorsque les techniques de chirurgie réparatrice ne sont plus utilisables.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Chirurgie précoce dans l'endocardite aiguë compliquée d'insuffisance cardiaque, l'expérience marocaine.

  • Le but de ce travail a été de préciser à propos de 20 observations les indications opératoires d'ordre hémodynamique à la phase active de l'endocardite infectieuse sur valves natives du cœur gauche, de fixer le moment opportun de l'intervention et d'évaluer le pronostic postopératoire précoce et à plus long terme. De janvier 1985 à mai 1990, 20 patients (14 H/6 F âgés en moyenne de 29 ± 7 ans) atteints d'endocardite native du cœur gauche ont été opérés à la phase active pour insuffisance cardiaque. Les lésions valvulaires se répartissaient en 9 insuffisances aortiques, 5 insuffisances mitrales, 4 fuites mitro-aortiques et 2 fuites mitro-tricuspidiennes. L'état hémodynamique des patients au moment de l'intervention était sévère : 15 en classe IV de la NYHA et 5 en classe III. Le délai moyen entre le début de l'insuffisance cardiaque et le moment de l'intervention était de 21 jours. Les gestes opératoires ont comporté 14 remplacements monovalvulaires, 4 doubles remplacements valvulaires et 2 plasties mitrales isolées. Deux patients sont décédés au cours du premier mois postopératoire par bas débit cardiaque irréductible. Un seul patient a été réopéré précocement pour désinsertion d'une prothèse mécanique. Les complications à distance comprennent 2 accidents vasculaires cérébraux et une réintervention pour dégénérescence d'une bioprothèse. On ne déplore aucun décès tardif. Parmi les 18 survivants, 17 sont contrôlés régulièrement avec un suivi moyen de 80 mois : 12 sont au stade I de la NYHA et 5 au stade II. Parmi les facteurs qui conditionnent étroitement le pronostic, l'état hémodynamique préopératoire semble l'élément le plus déterminant. Ainsi, les résultats de cette étude soulignent l'intérêt d'une intervention précoce devant l'apparition des premières manifestations d'intolérance hémodynamique. Pratiquée à ce stade, la chirurgie peut transformer radicalement le pronostic avec de faibles mortalité et morbidité et des résultats stables à long terme. Arch Mal Cœur 1995 , 88 : 1321-5.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Septicémies et endocardites sur sondes endocavitaires de stimulateur cardiaque, indications chirurgicales et résultats.

  • Les endocardites sur électrodes endocavitaires de stimulateur cardiaque sont rares. Une série de 15 patients, ayant tous une septicémie et/ou une endocardite sur électrodes endocavitaires de stimulateur cardiaque prouvée bactériologiquement, opérés entre 1988 et 1993, a été analysée de façon rétrospective. La durée entre la dernière manipulation du stimulateur et l'endocardite était de 6 mois, 6 patients avaient eu un hématome et/ou une infection de la loge du boîtier. L'endocardite se manifestait par une fièvre au long cours (14 fois) associée à un syndrome septicémique (6 fois) et par une suppuration locale chronique (1 fois). Le délai entre le début du syndrome fébrile et le diagnostic a été de 3,4 mois. L'échocardiographie objectivait une image appendue à la sonde (8 fois), une végétation tricuspide (4 fois), Les hémocultures ont été positives chez 13 patients et les prélèvements locaux chez 1 patient. Le germe le plus souvent retrouvé a été un staphylocoque (Epidermidis 7 fois, doré 4 fois). Les tentatives de traitement antibiotique adapté n'ont été efficaces que dans 1 cas. L'indication chirurgicale a été dans 13 cas la persistance de l'infection associée à des embolies pulmonaires (3), une insuffisance tricuspidienne (2). L'intervention a consisté dans tous les cas à l'ablation complète du matériel prothétique 2 fois par abord vasculaire périphérique, 1 fois par voie auriculaire droite et 12 fois sous circulation extracorporelle. L'exploration peropératoire a montré des végétations tricuspides (4 fois), des thrombus sur sonde (7 fois), dans les cavités cardiaques droites (2 fois), dans l'artère pulmonaire (2 fois). Les gestes associés sous circulation extracorporelle ont été une réparation tricuspide dans 2 cas et une thrombectomie pulmonaire dans 2 cas. Des électrodes épicardiques transitoires et définitives ont été posées en peropératoire chez 10 patients. Deux patients aux antécédents de cardiomyopathie sévère sont décédés d'un bas débit au 3

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Profil de l’endocardite infectieuse au centre hospitalier universitaire de Brazzaville

  • Le but de cette étude rétrospective était d'analyser le profil actuel des patients porteurs d'endocardite infectieuse (EI) hospitalisés dans le service de cardiologie et médecine interne du CHU de Brazzaville. Elle a porté sur trente-cinq dossiers médicaux colligés entre janvier 2001 et décembre 2009. Le diagnostic d'EI a été retenu, dans la majorité des cas, en présence d'un souffle cardiaque associé à un syndrome septicémique et à des végétations typiques à l'échocardiographie. Durant cette période, vingt-quatre femmes et onze hommes ont été hospitalisés pour une EI. La fréquence hospitalière était de 0,9 %, l'âge moyen des patients de 30,6 ± 12,8 ans (extrêmes: 15 et 66 ans), et 69 % des patients étaient de sexe féminin. La cardiopathie préexistante était une valvulopathie rhumatismale (neuf cas), une cardiopathie congénitale (trois cas) ou une cardiopathie opérée (trois cas). Sur le plan des lésions valvulaires, l'insuffisance mitrale prédominait (vingt-quatre cas), isolée dans dix-sept cas et associée à une insuffisance aortique dans sept cas. Il y avait trois cas d'insuffisance tricuspidienne pure. Une porte d'entrée a été retrouvée chez vingt-quatre patients (69 %): bucco-dentaire (onze cas), urinaire (sept cas), gynéco-obstétricale (cinq cas) et cutanée (un cas). Une hémoculture a été réalisée chez quatorze patients (40 %) , elle était positive sept fois, avec une prédominance des streptocoques (quatre cas). Des végétations ont été observées dans trente-deux cas (91 %) avec des lésions valvulaires mutilantes dans huit cas (23 %). Les complications étaient représentées par l'insuffisance cardiaque dans trente cas (86 %) et une embolie dans huit cas (23 %). La chirurgie cardiaque, indiquée chez treize patients (37 %), n'a jamais pu être réalisée. Le taux de létalité hospitalière était de 29 %. L'EI est une affection rare et qui reste grave en l'absence de chirurgie cardiaque. Sa prévention, bien que complexe, constitue la clé de la prise en charge dans notre contexte.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Endocardites infectieuses a Propionibacterium acnes. Etude de 11 cas et revue de la littérature.

  • Objectif : Propionibacterium acnes, bacille à Gram positif, anaérobie, commensal de l'épiderme, est trop souvent considéré comme un contaminant des liquides biologiques, notamment les hémocultures. Sa responsabilité est reconnue dans diverses infections : abcès cérébraux, infections oculaires, ostéites et dans l'acné. II est également responsable d'endocardites infectieuses (El). Méthodes : étude descriptive, rétrospective, de 11 cas d'El à P. acnés hospitalisés entre 1993 et 2001 à l'hôpital Louis Pradel, Lyon-Bron, et analyse des 20 cas de la littérature. Résultats : l'EI à P. acnés est rare, mais sa fréquence est probablement sous-estimée. Elle survient surtout chez l'homme (71 %), et à tous les âges (enfants : 4/31 cas). Une porte d'entrée, vraisemblablement cutanée, est exceptionnellement prouvée. Cette El survient souvent sur prothèse valvulaire (42 %). Les embolies sont fréquentes (61 %). La localisation est surtout aortique (55 %). Les symptômes, souvent très frustes, et la croissance lente du germe en culture rendent le diagnostic difficile, le plus souvent à un stade très tardif, où les dégâts valvulaires et paravalvulaires sont majeurs. Malgré la bonne sensibilité de P. acnes à la plupart des antibiotiques, une intervention chirurgicale est très souvent nécessaire (81 %). Le taux de létalité est assez élevé (15 à 27 %). L'examen des prélèvements par polymerase chain reaction accroît la sensibilité et la rapidité de sa détection. La découverte de P. acnes dans un prélèvement biologique, en particulier un tissu valvulaire, nécessite une parfaite connaissance du contexte clinique avant de conclure à une contamination et impose une surveillance étroite du patient. P. acnés peut engendrer une El longtemps après sa mise en évidence.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'endocardite à Bartonella en Tunisie: particularités lésionnelles et évolutives.

  • L'endocardite à Bartonalla est une infection ubiquitaire, son diagnostic est difficile vu qu'il s'agit souvent d'endocardite à hémoculture négative. Le but de cette étude est d'analyser les particularités lésionnelles et évolutives de cette entité dans un pays du nord d'Afrique, la Tunisie et de démontrer la gravité de cette infection. Nous avons étudié rétrospectivement les dossiers médicaux de 20 patients atteints d'endocardite à Bartonella, confirmée selon les critères de Dukes modifiés. L’âge moyen de nos patients était 37 ans avec une prédominance masculine (SR=3). Tous nos malades avaient un niveau socio-économique bas. Le motif essentiel de consultation était la dyspnée, 6 patients étaient admis dans un tableau d'insuffisance cardiaque congestive. Une prédilection des lésions au niveau de la valve aortique a été notée (14 cas). Quatorze patients avaient des végétations endocarditiques avec une taille qui dépasse 10 mm chez 8 malades. La majorité des patients (18 patients) présentaient une régurgitation valvulaire massive en rapport principalement avec des mutilations importantes (6 cas de ruptures de cordages mitraux, 2 cas de déchirures des sigmoïdes aortiques, un cas de perforation valvulaire aortique, un cas de désinsertion de prothèse mitrale). Quinze malades (3/4) avaient nécessité une chirurgie à la phase active de la maladie, l'indication majeure était l'insuffisance cardiaque. Une complication neurologique était notée chez 2 malades et une complication rénale chez 3 malades. Treize patients étaient guéris, 5 malades étaient décédés et 2 malades opérés ont présenté une réinfection à staphylococcus aureus et à candida albicans en postopératoire. L'endocardite à Bartonella est une infection grave. Cette Bactérie possède un potentiel destructif important. Le recours à la chirurgie est quasi constant. La morbi-mortalité est élevée. La recherche de cette bactérie devrait être alors systématique chez nos malades suspects d'endocardite d'autant plus que la bartonellose est endémique sur nos terres.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L’endocardite infectieuse au Maroc à travers l’expérience d’un service hospitalier

  • L’endocardite infectieuse est une maladie grevée d’une lourde morbi-mortalité. Nous avons mené une analyse rétrospective sur 100 patients hospitalisés pour endocardite infectieuse de janvier 2009 jusqu’à décembre 2015. L’âge moyen de ce patients était de 41 ans avec une prédominance masculine. L’endocardite infectieuse survient sur valve native (77 patients), sur prothèse valvulaire (12 patients), sur Pacemaker (7 patients) et sur cardiopathie congénitale (4 patients). Le délai diagnostique était de 77 jours en moyenne. La fièvre était présente chez 85 patients. Les hémocultures étaient négatives chez 54 patients. L’échocardiographie a permis de visualiser les végétations chez 95 patients. Dans les cas d’EI sur prothèse valvulaire, une fuite paraprothétique a été diagnostiquée chez 54 % de nos patients et une végétation a été visualisée dans 18 % des cas. Les principales complications sont l’insuffisance cardiaque (42), les complications neurologiques (19), spléniques (10) et rénales (23). L’évolution sous traitement médical était marquée par l’amélioration clinico-biologique dans (57), l’absence d’amélioration avec persistance de la fièvre (21). Le taux de mortalité de notre série est de 23 %. Sept patients seulement ont bénéficié d’une chirurgie urgente pour des indications hémodynamiques et infectieuses. Au terme de ce travail, on souligne que le profil épidémiologique de l’endocardite infectieuse n’obéit pas aux modifications que connaît le monde. Dans notre contexte, sa prise en charge reste difficile (retard diagnostique important, hémocultures souvent négatives, niveau de morbidité élevé, manque de recours à la chirurgie précoce). L’amélioration de celle-ci consiste sur le renforcement de la prévention du rhumatisme articulaire aigu et l’instauration d’un « heart team endocarditis » pour adapter les recommandations internationnales au contexte national.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspects epidémiologiques, cliniques et echographiques des endocardites infectieuses du coeur droit au Sénégal: 6 observations.

  • Les endocardites infectieuses du cœur droit représentent 5 à 10% des endocardites. Elles intéressent dans la majorité des cas la valve tricuspide. Nous rapportons les aspects épidémiologiques, cliniques et échocardiographiques de 6 cas d'endocardites du cœur droit colligés dans le service de cardiologie de l'Hôpital Aristide Le Dantec de Dakar entre Décembre 2007 et Février 2010. Le diagnostic a été posé sur les critères de Duke modifiés. Il s'agissait de 3 hommes et 3 femmes âgés en moyenne de 28,2 ans (extrêmes: 20 et 43 ans). Parmi les 6 cas, on retrouvait 5 cas d'endocardites tricuspides dont une associée à une endocardite pulmonaire, et un cas d'endocardite pulmonaire associée à une endocardite aortique. L'endocardite infectieuse était aiguë dans trois cas. Elle survenait sur une trilogie de Fallot et sur insuffisance mitrale rhumatismale respectivement dans un cas. La fièvre était présente dans 4 cas avec une température moyenne à 38,4°C et l'insuffisance cardiaque dans 5 cas. Les hémocultures étaient positives chez deux patients avec l'identification d'un Staphylococcus aureus. Tous les patients avaient une hyperleucocytose à prédominance de polynucléaires neutrophiles. L'échographie Doppler cardiaque retrouvait des végétations dans tous les cas. Les facteurs favorisants retrouvés dans cette étude étaient la cardiopathie congénitale (1 cas), le cathéter veineux périphérique (2 cas) et les infections dentaires (2 cas). Il n'y avait pas de cas de toxicomanie intraveineuse ni de sérologie VIH positive. L'évolution était marquée par un décès en cours d'hospitalisation dans un tableau d'insuffisance cardiaque réfractaire. La prévention de ces endocardites nécessite de plus grandes mesures d'asepsie lors de la pose des cathéters veineux, le traitement des infections dentaires et une amélioration de la prise en charge des cardiopathies congénitales.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Profil bactériologique des endocardites infectieuses dans la region de Sfax (Tunisie).

  • L'objectif de notre étude était d'analyser les aspects épidémiologiques et le profil bactériologique des endocardites infectieuses (El) dans la région de Sfax (Tunisie). Nous avons mené une étude rétrospective intéressant tous les cas d'El certaines selon les critères de Duke hospitalisés au CHU Hédi Chaker de Sfax entre janvier 1997 et décembre 2000. Le diagnostic bactériologique a été basé sur les hémocultures, la culture de la valve cardiaque et la sérologie. Soixante-douze cas d'El ont été retenus. L'âge moyen était de 32,3 ans , 47,3 % des patients n'avaient pas d'antécédent cardiaque connu, 25 % avaient une prothèse valvulaire, 20,8 % une valvulopathie native et 6,9 % une cardiopathie congénitale. Un antécédent de RAA a été noté dans 66 % des El sur valvulopathie native et dans 55,5 % des El sur prothèse. Le siège de l'El était mitral dans 39 % des cas, aortique (27,5 %) et mitro-aortique (26 %). La porte d'entrée était retrouvée ou présumée dans 55,5 % des cas et était essentiellement dentaire (33 % des El). Le diagnostic bactériologique était positif dans 51 cas (soit 70,8 %). Les staphylocoques étaient isolés dans 17 cas (soit 23,6 %). Les Streptococcaceæ étaient isolées dans 17 cas (soit 23,8 %) et dominés par les streptocoques oraux (12 cas). La sérologie chlamydienne était positive dans 8 cas (11,1 %). Le diagnostic d'endocardite infectieuse à Chlamydia pneumoniæ a été confirmé dans 1 cas par amplification génomique (PCR) et hybridation in situ au niveau du tissu valvulaire. En Tunisie, l'endocardite reste fréquente. Elle atteint avec prédilection le jeune, notamment sur cardiopathie rhumatismale. Le profil bactériologique reste dominé par les streptocoques et les staphylocoques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Endocardites infectieuses à hémocultures négatives. A propos de 48 cas.

  • Les hémocultures constituent l'examen clé pour le diagnostic de l'endocardite infectieuse (El). Leur négativité, pose un problème de diagnostic et de prise en charge. Le but de cette étude était de déterminer la fréquence, les caractéristiques cliniques et les facteurs étiologiques des El à hémocultures (-), en les comparant aux El à hémocultures (+). Nous avons colligé rétrospectivement 98 dossiers de malades, hospitalisés pour El entre 1991 et 2000 dans les services de maladies infectieuses et de cardiologie de Sousse (Tunisie). Parmi les 98 malades, 48 (48,9 %), se répartissant en 29 hommes et 19 femmes d'âge moyen de 34,3 ans, avaient une El à hémocultures (-). Un germe a été identifié dans 7 autres cas (14,5 %), par sérologie, culture de valve ou dans le liquide céphalo-rachidien (LCR), dont Brucella (2), Coxiella (1) et Candida (1). Ainsi, dans 41 cas (42 %) l'EI était sans germe identifié. L'échocardiographie transthoracique était d'un apport diagnostique dans 96 % des cas, et l'échographie transoesophagienne (ETO) a visualisé des anomalies non vues à l'échocardiograhie transthoracique (ETT) dans 5 cas. Les complications étaient dominées par l'insuffisance cardiaque (27 cas). La mortalité était de 14,5 %. La comparaison des 2 groupes a révélé en cas d'EI à hémocultures (-) des fréquences plus élevées de prise antérieure d'antibiotiques, de signes périphériques extracardiaques et d'insuffisance cardiaque. L'indication opératoire précoce et la mortalité étaient identiques pour les 2 groupes. Notre étude a confirmé la fréquence élevée des El à hémocultures (-). L'antibiothérapie antérieure paraît un facteur étiologique important, mais ne peut à elle seule expliquer cette fréquence. Les insuffisances dans les méthodes d'hémocultures et l'absence de recherche systématique et/ou fastidieuse de germes rares sont également à considérer.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Endocardites et cardiopathies congénitales de l'adulte.

  • La prévalence des cardiopathies congénitales est approximativement de 8 pour 1 000 naissances vivantes et 80 à 85 % des patients atteignent l'âge adulte grâce aux progrès de prise en charge des malformations, même complexes. Les cardiopathies congénitales représentent 10 à 18 % des cardiopathies de l'adulte compliquées d'une endocardite infectieuse, et dans les unités spécialisées pour adolescents et adultes cardiaques congénitaux, 5 % des admissions sont motivées par une endocardite. La plupart des malformations ont un risque de greffe infectieuse mais les patients qui ont une cardiopathie cyanogène complexe ou une cardiopathie opérée ayant nécessité la mise en place d'un matériel prothétique, et ceux qui ont déjà des antécédents d'endocardite, sont à très haut risque. Des études longitudinales montrent une évolution des germes responsables, avec un accroissement des germes du groupe HACEK (Haemophilus, Actinobacillus, Cardiobacter, Eikenella, Kingella) , néanmoins, les streptocoques et les staphylocoques restent au premier rang. Le diagnostic repose sur les critères classiques de la Duke University mais l'échocardiographie doppler est parfois difficile à interpréter dans les malformations complexes ou les localisations infectieuses extracardiaques, et dans 6 à 11 % des cas le germe n'est pas identifié. L'endocardite infectieuse reste une complication d'une particulière gravité : 50 % des patients ont une aggravation de leur cardiopathie et 20 à 30 % doivent être opérés , la mortalité a cependant diminué de 20 % à un peu moins de 5 % dans les séries les plus récentes. Il est indispensable que l'éducation des patients soit poursuivie même si, dans certaines circonstances, la prophylaxie n'est pas toujours possible ni efficace...

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Accident vasculaire cérébral ischémique large chez un sujet jeune révélateur d’une endocardite infectieuse: à propos d’un cas.

  • L’Accident vasculaire cérébral ischémique large est le plus souvent du à un embole d’origine cardiaque ou à partir d’une plaque d’athérome. Chez le sujet jeune, l’une des principales causes d’AVC ischémique surtout large est la cardiopathie emboligène dont l’endocardite infectieuse. Or, l’endocardite infectieuse est une contre indication de l’anticoagulation efficace indiquée lors d’une cardiopathie emboligène compliquée d’un AVC ischémique. L’une des complications cérébrales de l’endocardite infectieuse est l’AVC ischémique mais souvent de localisation multiple. Nous rapportons l’observation d’un homme de 44 ans qui a présenté une hémiplégie gauche massive d’apparition brutale dans un contexte apyrétique, associé à un souffle mitral systolique et qui est devenu fébrile à J5 d’hospitalisation sans autre foyer infectieux évident. Le scanner cérébral a montré un accident vasculaire ischémique large du territoire de l’artère sylvienne totale droite et l’échocardiographie doppler à distance de l’accident a montré une endocardite infectieuse de la petite valve mitrale. Il a été traité par une biantibiothérapie pendant 4 semaines sans anticoagulation et l’évolution était marquée par la disparition des végétations sur la valve mitrale et par les séquelles motrices de l’hémicorps gauche. Notre problème en pratique était la survenue de la fièvre non concomitante ni précédant le déficit entrainant une errance dans le diagnostic vers un AVC ischémique d’origine cardio-embolique. Ce tableau souligne l’intérêt de faire une échocardiographie doppler dans tout AVC ischémique large surtout superficiel avant tout traitement anticoagulant.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les endocardites non infectieuses

  • Les endocardites non infectieuses regroupent des pathologies rares et souvent sévères. Cette mise au point a rassemblé les données de la littérature, pour dégager les principales informations disponibles dans les domaines de la physiopathologie, du diagnostic et du traitement de ces pathologies hétérogènes, encore souvent méconnues. Leurs caractéristiques sont très proches de celles des endocardites infectieuses, en termes de lésions valvulaires (atteinte prédominante du cœur gauche, avec insuffisances valvulaires et végétations), et de complications emboliques. Le diagnostic est en général évoqué dans un contexte d’endocardites à hémocultures négatives. Au-delà des classiques endocardites marastiques et lupiques, qui représentent plus de 75 % des cas, l’endocardite de Loeffler et la maladie de Behçet sont des étiologies à rechercher en première intention. Plus rarement, on évoquera une polyarthrite rhumatoïde, une maladie de Still de l’adulte, une allergie aux protéines de porc chez les patients porteurs de bioprothèse valvulaire porcine, une sclérodermie systémique, voire un syndrome de Cogan ou de Sneddon. La démarche diagnostique s’appuie sur les données d’interrogatoire et d’examen clinique à la recherche de signes extracardiaques, mais aussi sur les éléments échocardiographiques, voire scannographiques. Le traitement repose principalement sur une prise en charge intensive de la pathologie sous-jacente. Une anticoagulation curative est souvent nécessaire. Bien que les indications chirurgicales soient moins bien précisées que pour les endocardites infectieuses, les données disponibles suggèrent qu’un contrôle préalable de la maladie sous-jacente est un facteur pronostique majeur, en réduisant le risque de complications postopératoires.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prévention polyfactorielle des endocardites et stimulateurs cardiaques. Une étude prospective à propos de 207 patients.

  • Les infections après implantation de stimulateurs cardiaques sont des complications rares (0,13 à 12,6 %), mais potentiellement sévères. Le staphylocoque est le germe le plus fréquemment mis en cause (72 à 100 % des cas). L'emploi d'une antibioprophylaxie systématique reste controversé. De novembre 1991 à octobre 1993, 207 patients consécutifs ont bénéficié d'un ensemble de mesures visant à réduire le risque infectieux : a) injection en intraveineux d'un bolus de céfamandole 15 minutes avant l'implantation, b) une désinfection cutanée à la polyvidone iodée, c) injection d'une ampoule de Rifampicine avant fermeture dans la poche du stimulateur, d) absence de système de drainage. Les patients sont en majorité de sexe féminin (60,9 %), d'âge moyen 77 ± 10 ans, souvent sujets à cardiopathie (53,8 %). L'indication de l'implantation était un bloc auriculo-ventriculaire (39,7 %), un syndrome du sinus carotidien (27,5 %), une maladie rythmique auriculaire (27,5 %), une ablation de la voie nodo-hisienne (5,3 %). Il s'agissait d'une primo-implantation (88,4 %) ou d'un remplacement de stimulateur dans 11,6 % des cas, et le mode de stimulation est soit monochambre (38,7 %), soit double chambre (61,3 %). La durée moyenne de la procédure était de 51,5 mn ± 30 mn. Le suivi moyen était de 12,7 ± 5 mois. La mortalité globale était de 14 % (11 défaillances cardiaques, 6 morts subites, 4 accidents vasculaires cérébraux, 4 pneumopathies, 4 néoplasies). Un seul problème infectieux (une endocardite, soit 0,48 %) a été relevé. Cette approche globale de prévention de l'infection nous apparaît donc d'un intérêt certain.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les complications vasculaires de l'endocardite infectieuse.

  • Parmi 82 malades hospitalisés pour endocardite infectieuse entre juin 1995 et juin 2001 au Service de Cardiologie B du CHU de Rabat au Maroc, 18 (soit 22 %) ont présenté une ou plusieurs complications vasculaires. Il s'agissait de 12 hommes et 6 femmes, dont l'âge moyen était de 22 ans. L'endocardite infectieuse s'est greffée sur une cardiopathie préexistante chez 17 malades : cardiopathie rhumatismale (n = 14), prothèse valvulaire mécanique (n = 2), cardiopathie congénitale (n = 1) L'atteinte était isolée dans 12 cas, double dans un cas et triple dans 4 cas. On a ainsi recensé 26 atteintes : 11 complications neurologiques, 10 atteintes artérielles des membres dont 5 anévrismes mycotiques, 2 infarctus du myocarde, 2 infarctus spléniques et 1 cas d'embolie pulmonaire septique récidivante. La complication vasculaire a inauguré le tableau clinique chez 9 malades et 54 % des atteintes sont survenues avant la fin de la deuxième semaine du traitement antibiotique. Les hémocultures étaient positives dont 7 cas (soit 40 %) avec isolement d'un streptocoque oral 5 fois, un bacille à Gram négatif et un staphylocoque doré. L'échocardiographie a mis en évidence des végétations dans les 16 cas d'endocardite infectieuse sur valves natives : mitrale (n = 9), aortique (n = 5), mitro-aortique (n = 1) et tricuspide (n = 1). L'évolution à court terme a été marquée par la survenue de 4 décès dont 3 étaient directement en rapport avec la complication vasculaire. Au terme de ce travail, les auteurs soulignent le caractère multiple et varié des complications vasculaires de l'endocardite infectieuse et insistent pour leur prévention sur l'intérêt de la prise en charge thérapeutique précoce et correcte de l'endocardite infectieuse.

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Endocardite à Bartonella quintana. Localisation aortique et abcès mitral.

  • Bartonella quintana est une cause non exceptionnelle d'endocardite. La fréquence de cette affection est en augmentation et est probablement sous-évaluée du fait de la complexité de son diagnotic. Son terrain est constitué des couches défavorisées de la société et la transmission se fait d'homme à homme par l'intermédiaire des poux de corps. L'atteinte se fait préférentiellement sur la valve aortique. Cette affection peut néanmoins donner, comme nous l'avons rapporté dans cet article, un abcès de la valve mitrale. Le diagnostic doit être systématiquement évoqué devant une endocardite à hémocultures négatives, chez un patient désocialisé, car il nécessite des moyens diagnostiques particuliers. Réalisation des sérologies des bartonelloses et ponction des éventuels épanchements afin d'effectuer une coloration de Gimenez qui montrera des bactéries intracellulaires et de réaliser une polymerase chain reaction (PCR) qui permettra par un séquençage de faire le diagnostic de l'infection à Bartonella. De même, les pièces opératoires doivent être envoyées à une équipe performante dans la mise en évidence de ces bactéries (actuellement, en France l'Institut des Rickettsioses de Marseille). Le traitement des endocardites à Bartonella est très controversé. Il semble qu'il faille associer une β-lactamine, un aminoside pour une durée d'un mois et des macrolides ou des tétracyclines. Le suivi souffre de l'absence de consensus. Il paraît licite d'effectuer un examen clinique à la recherche d'une reprise infectieuse et des sérologies mensuelles jusqu'à normalisation de celles-ci.

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Apport des nouvelles recommandations pour la prise en charge de l’endocardite infectieuse.

  • Apport des nouvelles recommandations pour la prise en charge de l’endocardite infectieuse. De nouvelles recommandations sur la prise en charge de l’endocardite infectieuse ont été publiées à la fois au niveau européen et au niveau américain en 2015. Sur le plan diagnostique, si l’identification du germe responsable par les hémocultures et la mise en évidence de lésions cardiaques par l’échocardiographie restent les éléments de base, les nouvelles recommandations, notamment européennes, insistent sur l’apport complémentaire des autres imageries, notamment la tomodensitométrie corps entier, l’imagerie cérébrale par résonance magnétique et la tomographie par émission de positons, dans le diagnostic des atteintes cardiaques et/ou des complications extracardiaques de l’endocardite infectieuse. En termes de prévention, le principe d’une antibioprophylaxie avant un geste dentaire à risque chez les sujets à haut risque reste maintenu tout en insistant sur l’importance de l’hygiène bucco-dentaire et de la prévention des portes d’entrée cutanées. Sur le plan thérapeutique, la principale nouveauté de ces recommandations est qu’il est désormais recommandé de ne plus utiliser d’aminosides pour le traitement des endocardites infectieuses à staphylocoques sur valve native. Enfin, les recommandations insistent sur la nécessité d’une prise en charge de tout patient atteint d’endocardite infectieuse dans un centre expert disposant d’une « endocarditis team » composée d’infectiologues, de cardiologues, de chirurgiens cardiaques ainsi que de réanimateurs, de microbiologistes, de radiologues et tout autre spécialiste impliqué dans la gestion de ces patients.

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Nouvelles recommandations françaises de prophylaxie de l'endocardite infectieuse.

  • Les recommandations françaises concernant la prévention de l'endocardite infectieuse (El) ont été revues récemment, et marquent un tournant dans l'évolution de l'antibioprophylaxie. L'EI est une maladie dont le profil clinique et microbiologique évolue au cours du temps. Ainsi, les enquêtes françaises réalisées en 1991 et en 1999 ont montré une diminution de l'EI sur cardiopathie sous-jacente au profit de l'EI sur coeur sain qui avoisine la moitié des cas, ainsi qu'une modification du profil microbiologique avec diminution des streptocoques oraux. Par ailleurs, plusieurs dogmes sont remis en cause. En effet, la responsabilité des gestes dentaires ainsi que l'efficacité de l'antibioprophylaxie sont remises en question. De plus, la proportion d'EI théoriquement évitables apparaît faible, et le bénéfice de l'application large d'une antibioprophylaxie systématique chez tous les patients à risque peut être discuté en termes de coût, de résultats et d'émergence de bactéries de moindre sensibilité aux antibiotiques. Le concept des nouvelles recommandations françaises a été de conserver le principe et les modalités pratiques de l'antibioprophylaxie, en la limitant aux situations à plus haut rapport bénéfice/risque (gestes à haut risque chez des patients à haut risque). Ont donc été définies des antibioprophylaxies recommandées, et d'autres optionnelles, ainsi que des facteurs orientant le choix. Parallèlement, l'accent a été mis sur une prophylaxie plus générale avec amélioration de l'hygiène notamment bucco-dentaire et cutanée, ainsi que sur l'éducation des patients et des médecins.

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Endocardite a Bartonella sur valve native. A propos de 2 cas.

  • Nous rapportons deux cas d'endocardite sur valve native à Bartonella. Une patiente de 1S ans, maghrébine, vivant dans des conditions sociales difficiles est hospitalisée dans un tableau d'insuffisance cardiaque congestive subfébrile. Le bilan met en évidence une insuffisance mitrale massive par rupture de cordage, des végétations sur la valve pulmonaire avec une hypertension artérielle pulmonaire importante liée à la persistance d'un canal artériel. Après antibiothérapie, une correction chirurgicale est effectuée avec remplacement valvulaire mitral, réparation valvulaire pulmonaire, fermeture du canal artériel. Un patient âgé de 39 ans, sans domicile fixe et ancien alcoolique, présente un accident vasculaire cérébral ischémique récidivant dans un contexte infectieux avec un souffle d'insuffisance aortique. L'échocardiographie visualise une végétation mobile de la valve aortique avec une fuite grade III/IV nécessitant un remplacement valvulaire aortique par homogreffe après traitement antibiotique. Le diagnostic étiologique a été posé a posteriori par un titre d'anticorps élevé et l'amplification génique spécifiques des Bartonella. Dans le cadre des endocardites à hémoculture négative, une infection à Bartonella doit être systématiquement recherchée plus particulièrement chez les patients vivant dans des conditions sociales précaires. La conduite à tenir pratique pour le diagnostic étiologique des endocardites à hémoculture négative est rappelée.

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