Endarteriectomie carotidienne [ Publications ]

endarteriectomie carotidienne [ Publications ]

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  • Etude prospective sur 100 patients opérés pour sténose de la carotide par la méthode de section-éversion-anastomose de Van Maele entre janvier 1994 et août 1995, 10 patients ont été opérés des 2 côtés (110 interventions). La répartition des patients est la suivante: 81 hommes et 19 femmes avec une moyenne d'âge de 71 ans. Sur le plan clinique, 50 patients asymptomatiques, 44 stade 1, 2 au stade II et 4 au stade III. L'artériographie de ces patients montrait : 42 sténoses supérieures ou égales à 90 %, 56 sténoses comprises entre 70 et 90 % et 12 plaques ulcérées (selon les critères de mesure de ESCT). Au niveau des vaisseaux cérébraux, on note 24 lésions des axes vertébro-sous-claviers et 21 lésions des vaisseaux intra-cérébraux. Sur le plan de la faisabilité 5 endartériectomies dans cette série de 110 cas (5,4 %) n'ont pu être effectuées par cette méthode d'éversion en raison du mauvais résultat technique immédiat avant contrôle angiographique. En fin d'intervention une angiographie digitalisée a été pratiquée chez tous les patients ayant subi une éversion (105 cas). Au niveau de la réimplantation de la carotide interne, 6 images de sténoses inférieures à 30 % ont été observées. Deux sténoses serrées à la partie distale de l'endartériectomie ont nécessité une résection-greffe par prothèse PTFE. L'angiographie peropératoire a été suivie d'un geste thérapeutique complémentaire dans 20 % des cas, 2 greffes PTFE carotide interne, 8 endartériectomies complémentaires de l'externe, 11 infiltrations de Papaverine. Les résultats postopératoires immédiats ont enregistré, 1 décès après hémiplégie, 1 hémiplégie avec séquelles (taux de Mortalité-Morbidité env. 2 %, 2/103 éversion), 3 hémiparésies régressives. Les contrôles artériographiques à 1 an ont été pratiqués dans 100 cas sur 110 carotides opérées. Au niveau de la carotide interne, 4 patients présentaient une sténose inférieure à 30%, 1 patient une sténose à 50 %, 1 patient une sténose préocclusive qui a nécessité une réintervention par résection-greffe en PTFE (taux de resténose à un an 2 %). Tous les patients contrôlés à 1 an sont demeurés asymptomatiques. L'endartériectomie par éversion est faisable dans la majorité des sténoses carotidiennes athéromateuses (5,4 % d'infaisabilité technique). Nous la jugeons inadéquate pour les cas où la mise en place d'un shunt est nécessaire. Les résultats immédiats sont comparables à ceux des séries opérées par endartériectomie classique ou avec patch. Le taux de ces resténoses à 1 an est de 2% dans notre série. Cette technique entraîne un excellent résultat anatomique sur les angiographies peropératoires et s'adapte particulièrement aux sténoses, avec excès de longueur.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Analyse des résultats des principales etudes randomisées d'endartériectomie carotidienne pour sténose asymptomatique.

  • Les auteurs analysent les études ACAS (1987-1993) et ACST (1993-2003), comparant la morbidité neurologique après traitement médical, ou endartériectomie d’une sténose de 60 % ou plus de l’artère carotide interne chez le patient asymptomatique. L’étude ACAS ne démontre pas de bénéfice de la chirurgie si on considère la survenue d’accident vasculaire cérébral (AVC) majeur ipsilatéral lors du suivi à 5 ans (3,4% d’AVC majeur, vs 6% après traitement médical, N.S.). Ce n’est qu’en considérant tous les AVC, mineurs ou majeurs, qu’on obtient un bénéfice de la chirurgie carotidienne (5,9% de réduction absolue de risque d’AVC ipsilatéral à 5 ans) (5,1% dans le groupe chirurgical vs 11% dans le groupe médical). L’étude ACST, réalisée une décennie plus tard, a voulu réévaluer le rôle de la chirurgie pour sténose carotidienne asymptomatique. Les résultats vont dans le même sens, montrant un bénéfice limité en faveur de la chirurgie : réduction absolue du risque d’AVC majeur de 2,6% à 5 ans. Ceci signifie qu’opérer une sténose carotidienne asymptomatique réduit le risque annuel d’AVC majeur de 0,5%, par rapport au traitement médical seul. Ce résultat n’est obtenu que si la morbidité-mortalité péri-opératoire reste basse (

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Glaucome néovasculaire diagnostiqué après endartériectomie carotidienne.

  • Les auteurs rapportent le cas d'un patient présentant une rubéose irienne bilatérale asymptomatique liée à une obstruction carotidienne bilatérale. Les angles iridocornéens étaient fermés et la pression intraoculaire était normale (stade de glaucome néovasculaire à pression normale). Après endartériectomie carotidienne gauche, la revascularisation ciliaire (et rétablissement de la sécrétion de l'humeur aqueuse) a entraîné une hypertonie oculaire bilatérale brutale (stade de glaucome néovasculaire à pression élevée). La prise en charge de l'ischémie oculaire liée à une sténose carotidienne doit impliquer une destruction des zones de rétine hypoxique (par photocoagulation ou cryothérapie transclérale) avant d'envisager une chirurgie carotidienne.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Surveillance échographique après endartériectomie carotidienne : analyse critique

  • La surveillance par écho-doppler des patients ayant bénéficié d’une endartériectomie carotidienne est une pratique courante. Pour autant son utilité reste controversée en raison de la faible incidence des resténoses et surtout du faible taux d’AVC au long cours. Certains justifient cette surveillance par le risque de lésions controlatérales sévères, d’autres lui dénie toute valeur stigmatisant un rapport coût/efficacité insuffisant. Ni l’analyse de la littérature, ni les recommandations actuelles ne permettent de trancher de manière formelle. Comme souvent en médecine on peut cependant tenter de dégager une attitude raisonnable dont le but est de bénéficier au patient.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov