Encephalopathie associee au sepsis [ Publications ]

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  • L’encéphalopathie associée au sepsis (EAS) est un dysfonctionnement cérébral diffus induit par la réponse systémique à une infection. Elle est bien décrite chez l’adulte, mais seulement 3 cas pédiatriques ont été publiés à notre connaissance. Nous rapportons le cas d’une enfant de 4 ans adressée pour trouble de la vigilance dans un contexte de fièvre depuis 48 h. L’hypothèse initiale avait été celle d’une encéphalite infectieuse mais le bilan étiologique était négatif. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) avait révélé un œdème cérébral diffus et l’activité électrique de l’électroencéphalogramme (EEG) était globalement ralentie. L’origine du sepsis était une péritonite appendiculaire. En l’absence d’arguments pour un sepsis localisé au système nerveux central, le diagnostic final retenu était une EAS d’origine digestive. Cette entité se traduit par des troubles de conscience ou de vigilance, dans un contexte de sepsis avéré, sans signe de choc, après exclusion de toutes autres causes. Le plus souvent, les lésions constatées à l’imagerie et à l’EEG ne sont pas spécifiques et sont diffuses. Le traitement est la prise en charge étiologique du sepsis et symptomatique des signes neurologiques. L’évolution neurologique est lentement favorable. Les hypothèses physiopathologiques sont vasculaire, immunologique et embolique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Encéphalopathie associée au sepsis

  • L’encéphalopathie associée au sepsis (EAS) est une cause courante de confusion mentale, accompagnée ou non d’une hyperthermie. Elle est définie comme un dysfonctionnement cérébral diffus induit par la réponse systémique à une infection, sans arguments cliniques et paracliniques pour une agression infectieuse directe du système nerveux central. Il s’agit donc d’un diagnostic d’exclusion. La physiopathologie de cet état est de mieux en mieux comprise et implique une intense inflammation du système nerveux central ainsi qu’une altération majeure de la barrière hémato-encéphalique. Actuellement les caractéristiques cliniques, biologiques et radiologiques de l’EAS ont été suffisamment décrites pour en permettre l’identification, qui repose sur un faisceau d’arguments. Le pronostic reste encore sévère. Actuellement, le traitement repose sur la prise en charge la plus précoce possible du foyer infectieux et de la réponse inflammatoire systémique qui l’accompagne. Dans ces conditions, des séquelles minimes, voire un retour à l’état normal peuvent ainsi être espérés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov