Encephalite [ Publications ]

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  • Position du problème : Les troupes françaises envoyées au Kosovo sont exposées à l'encéphalite à tique. Cette maladie potentiellement grave en raison de sa létalité et de sa morbidité bénéficie d'une vaccination efficace. Les caractéristiques épidémiologiques de l'encéphalite à tique au Kosovo sont peu connues. Afin d'apporter au Ministère de la Défense française des arguments sur l'utilité de vacciner les troupes séjournant au Kosovo nous avons réalisé une étude coût-bénéfice. Méthode : Par une analyse de décision bayésienne, nous avons estimé le bénéfice net d'un programme vaccinal de trois injections, pour tous les militaires français au Kosovo, versus l'absence de vaccination. L'horizon temporel a été fixé à quatre ans. Grâce à une revue de la littérature, nous avons estimé les paramètres nécessaires à cette étude : taux d'incidence de morbidité et de létalité de la maladie, séquelles de cette maladie, efficacité vaccinale et effets secondaires de la vaccination. L'hypothèse initiale du taux de séroconversion de l'encéphalite à tique au Kosovo a été de 1 080 pour 100 000 personnes-années. La vie humaine a été valorisée en francs en calculant la pension versée par le Ministère de la Défense aux ayants droits en cas de décès ou de séquelles. Résultats : Les bénéfices nets s'élevaient à 2,17 millions de francs. Le coût du programme de vaccination était de 25,0 millions de francs. Environ 140 cas d'encéphalites à tique peuvent être évitées par cette vaccination. Cependant, l'analyse de sensibilité réalisée a montré que les résultats sont fortement liés à l'incidence de la maladie. Conclusion : Le seuil de rentabilité étant proche du taux d'incidence de l'hypothèse initiale, la décision d'établir une vaccination pour tous les militaires français dépend à la fois d'une meilleure connaissance de l'incidence de la maladie au Kosovo, mais également du nombre de cas d'encéphalites à tique potentiellement évités et des programmes de vaccination concernant cette maladie pour les autres pays participant aux forces de l'Organisation des Nations Unies.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Crises épileptiques et épilepsie dans le cadre d’une panencéphalite sclérosante subaiguë (à propos de 30 cas)

  • La panencéphalite sclérosante subaiguë (PESS) est une affection de moins en moins observée au Maroc, du fait de la généralisation de la vaccination antirougeoleuse depuis 1982. Parmi les manifestations neurologiques de la PESS, l’épilepsie n’est pas aussi rare que ce qui est rapporté dans la littérature. L’objectif de notre travail est d’étudier le profil séméiologique, électrophysiologique et évolutif de l’épilepsie dans une série longitudinale portant sur 70 cas de PESS, dont trente étaient épileptiques. Les crises révélatrices ont été séparées des crises séquellaires et leur valeur pronostique dans la PESS était analysée. Dans les deux tiers des cas les crises épileptiques débutaient dans la première année d’évolution, elles en étaient révélatrices dans 23 % des cas et séquellaires dans le reste. Les crises révélatrices de la PESS sont largement dominées par les crises partielles généralisées ou non secondairement (86 %) en faveur d’un processus encore focalisé , alors que les crises séquellaires sont en majorité généralisées tonico-cloniques (43 %), ce qui est compatible avec un processus déjà étendu. L’apport de l’EEG était contributif aussi bien pour le diagnostic de PESS que pour celui de l’épilepsie, montrant des anomalies épileptiques chez dix patients. L’évolution de l’épilepsie est très favorable sous traitement antiépileptique, alors que celle de la PESS reste sévère et non modifiée par la présence ou non d’une épilepsie. Les auteurs soulignent la relative fréquence des crises épileptiques dans la PESS, l’intérêt de la distinction entre les crises révélatrices et séquellaires, la bonne réponse des crises épileptiques au traitement et enfin l’absence de toute valeur pronostique de l’épilepsie dans l’évolution générale de la PESS.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Dissociation dans l'atteinte de la mémoire rétrograde dans un cas d'encéphalite herpétique.

  • Objectifs : Décrire une observation originale de troubles mnésiques dissociés après encéphalite. Méthode : Description détaillée de l'histoire clinique, des lésions, de l'évolution et revue de la littérature. Résultats : Il s'agissait d'un homme âgé de 33 ans, agent d'entretien d'ascenseurs, atteint d'une encéphalite herpétique. L'IRM encéphalique objectivait des lésions étendues de topographie temporale interne et prédominantes sur le lobe temporal gauche. Une évaluation neuropsychologique approfondie fut réalisée sept mois après le début de l'histoire clinique. La conscience des troubles évaluée avec le questionnaire d'auto-évaluation de la mémoire (QAM) était bonne. Le patient présentait un trouble de mémoire verbale mais conservait de bonnes capacités d'apprentissage visuel. Il ne présentait pas de troubles des fonctions exécutives ni de difficultés particulières dans les tâches de mémoire procédurale. Il présentait en mémoire rétrograde plusieurs types de dissociations avec la perte massive de ses souvenirs biographiques épisodiques et des faits publics et la préservation de sa mémoire biographique sémantique et de son savoir professionnel. Les capacités en mémoire visuelle, en mémoire procédurale, la préservation des fonctions exécutives et le maintien des connaissances professionnelles ont permis à ce patient, malgré l'amnésie massive, dans certains secteurs, à reprendre son travail antérieur. Conclusion : Cette observation souligne la nécessité d'explorer la mémoire biographique dans ses composantes personnelle et sémantique. Elle met en évidence les liens étroits qui semblent exister entre mémoire biographique épisodique et souvenirs des événements publics. Enfin, elle montre la nécessité d'explorer la mémoire didactique en tant que telle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Troubles organiques à expression psychiatrique, quel soin pédopsychiatrique ? Réflexions autour de cas d’encéphalites dysimmunitaires.

  • Les troubles organiques à expression psychiatrique sont divers et davantage mis en évidence aujourd’hui du fait des recherches de plus en plus avancées. Certains restent néanmoins mal connus, dépourvus de consensus, posant des questions cliniques, diagnostiques, thérapeutiques et concernant, du fait de leur présentation, différents intervenants tels que pédiatres et pédopsychiatres. Ces troubles justifient la mise en place par les praticiens d’une collaboration efficace dont les enjeux sont multiples (diagnostique, thérapeutique, pronostique) et dont la complexité clinique ne doit pas faire disparaître le sujet derrière sa symptomatologie. Autour de trois cas d’encéphalite dysimmunitaire, nous proposons une réflexion autour de la prise en charge de ces pathologies et de la collaboration nécessaire entre somaticiens et pédopsychiatres. Il semble essentiel dans ces cas où la frontière entre psychique et organique est difficile à établir qu’une évaluation conjointe puisse s’établir, l’une ne devant pas se substituer à l’autre, dans l’optique d’une prise en charge optimale. Il s’agit de dépasser le clivage initial posé par une clinique singulière en apportant un éclairage sur la place du pédopsychiatre et de son expertise clinique l’orientant, ou non, vers une cause psychiatrique. Cela n’exclut pas la nécessité d’une prise en charge du symptôme, au-delà du lieu de soins, de la place du sujet et de son vécu. L’accompagnement est nécessaire du fait des possibles conséquences fonctionnelles mais également psychiques, souvent d’ordre traumatique. Plus largement, il s’agit d’articuler la présence de chacun quand le symptôme psychiatrique vient traduire une affection organique et d’accompagner au mieux le sujet dans son corps en souffrance.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Sensibilité génétique à l’encéphalite herpétique

  • L’encéphalite herpétique (EH) est une complication rare mais potentiellement mortelle d’une infection très fréquente et le plus souvent bénigne, l’infection par le virus herpes simplex (HSV). On dispose actuellement de méthodes diagnostiques sensibles et rapides et de molécules antivirales puissantes, mais le pronostic de l’EH reste grevé d’une lourde morbidité/mortalité. On connaît encore mal les mécanismes moléculaires et cellulaires provoquant l’EH. Sa rareté et son extrême gravité ont fait évoquer une sensibilité accrue de certains sujets à l’infection herpétique. De nombreux travaux expérimentaux ont analysé le rôle respectif de facteurs viraux et d’hôte dans l’EH. Ils ont illustré le rôle majeur de la réponse immune innée et en particulier de la réponse interféron, qui limite l’accès du virus et/ou sa réplication dans le système nerveux central (SNC). Chez quelques enfants atteints d’EH, ont été identifiés des défauts très spécifiques de la réponse immune innée qui diminuent ou abolissent la réponse IFN-α/β et IFN-λ des cellules fibroblastiques et/ou neuronales à l’infection par HSV, et rendent ces cellules plus permissives et vulnérables au virus. À ce jour, les mutations identifiées siègent toutes dans des molécules impliquées dans la voie de production de l’IFN induite par la stimulation du récepteur TLR3. La sensibilité infectieuse de ces enfants se limite aux épisodes d’EH, ce qui souligne le rôle spécifique de la voie TLR3 dans la protection du SNC contre HSV. La pénétrance clinique incomplète de ces mutations suggère que d’autres facteurs (âge, dose infectieuse ?) interviennent dans la survenue de l’EH. La pathogénèse de l’EH de l’adulte n’a pas été investiguée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Méningo-encéphalite à tiques chez l’enfant en France : à propos d’un cas

  • La méningo-encéphalite à tiques (MET) est une maladie virale transmise à l’homme par piqûre de tiques. C’est une arbovirose très rare en France (3 cas par an) mais fréquente dans une zone très vaste allant de l’Europe de l’Ouest à la côte Est asiatique (10 000 à 15 000 cas par an). Nous rapportons le cas d’un enfant de 8 ans et demi qui a été hospitalisé pour des céphalées fébriles avec diplopie. Il avait présenté, 4 jours après une morsure de tique, des céphalées fébriles avec une éruption maculopapuleuse des coudes, des genoux et des joues. Quatorze jours après le début des symptômes, une somnolence avec confusion et diplopie binoculaire était apparue. L’imagerie par résonance magnétique cérébrale s’est avérée normale et l’électroencéphalogramme a montré un ralentissement global du tracé. L’analyse du liquide céphalo-rachidien a révélé une méningite panachée et le diagnostic de MET a été fait sur la présence d’immunoglobulines (Ig) M et d’IgG spécifiques de l’encéphalite à tiques dans le sérum. L’évolution a été lentement favorable et l’enfant est resté hospitalisé 8 jours. L’examen neurologique 2 semaines plus tard était normal hormis une latéro-déviation modérée à gauche à la marche en tandem et à la manœuvre de Romberg. La récente augmentation de l’incidence de la MET, ainsi que le développement du tourisme, doivent conduire à envisager ce diagnostic devant un enfant consultant pour un tableau de méningite ou de méningo-encéphalite fébrile. Il faut rechercher un voyage en zone d’endémie avec une piqûre de tique ainsi qu’une évolution clinique en 2 phases. Le diagnostic est sérologique et la prévention repose sur la vaccination.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Avancées actuelles sur les concepts pathogéniques et thérapeutiques de l’encéphalite de Rasmussen

  • L’encéphalite de Rasmussen (ER) est une maladie inflammatoire rare du cortex cérébral touchant essentiellement l’enfant, et caractérisée par une épilepsie rebelle intéressant, en règle générale, un seul hémisphère siège d’une atrophie progressive. Les crises sont partielles motrices, rebelles, souvent associées à une épilepsie partielle continue, un déficit moteur hémicorporel progressif, un ralentissement diffus de l’EEG en regard de l’hémisphère atteint, et une atrophie corticale hémisphérique prédominant dans la région insulaire. Elles sont parfois précédées et/ou associées à des hypersignaux dans la substance blanche. Seule la déconnexion hémisphérique du côté atteint permet d’interrompre la progression de la maladie. Plusieurs concepts pathogéniques ont été proposés, impliquant des virus, des auto-anticorps, ainsi qu’une activation des lymphocytes T cytotoxiques, qui pourraient contribuer à l’initiation de la maladie, puis à l’entretien du cercle vicieux qui la fait perdurer. Différentes stratégies thérapeutiques ont été proposées, incluant des agents antiviraux, des plasmaphérèses, des traitements d’immuno-adsorption, d’immuno-suppression, ou encore une immuno-modulation par des immunoglobulines par voie intraveineuse. Toutefois, du fait de l’absence d’étude à grande échelle, aucune stratégie thérapeutique n’est clairement définie. Dans cette revue, nous rapportons les progrès récents concernant les concepts pathogéniques de l’ER ainsi que les concepts thérapeutiques qui en découlent.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leucoencéphalite multifocale progressive: aspects virologiques et neuropathologiques.

  • La leucoencéphalite multifocale progressive est une affection subaiguë démyélinisante du système nerveux central liée à une infection opportuniste par un polyomavirus, presque toujours le virus JC, infectant très préférentiellement les oligodendrocytes. La leucoencéphalite multifocale progressive était une affection rare, compliquant le plus souvent des maladies lymphoprolifératives. Depuis l'apparition de l'épidémie de SIDA, son incidence a considérablement augmenté, l'infection par le VIH est devenue, de loin, le premier facteur de risque de la maladie et, chez les sidéens, les lésions sont fréquemment atypiques. La survenue de tumeurs malignes gliales au sein des lésions démyélinisantes, chez des patients ayant une leucoencéphalite multifocale progressive, a été rapportée de façon exceptionnelle. L'évolution de la leucoencéphalite multifocale progressive est constamment fatale, son diagnostic de certitude ne peut être obtenu que par l'examen neuropathologique de la biopsie cérébrale ou postmortem. Cependant ses aspects neuroradiologiques sont de mieux en mieux connus et permettent souvent de l'identifier. Enfin, l'hybridation après amplification génomique du LCR est devenue la technique virologique de référence pour la détection de génomes viraux. Différents traitements antiviraux ont été proposés mais leur efficacité est d'évaluation délicate en raison dela faible prévalence de la maladie qui ne permet pas d'étude controlée et de l'existence de rares cas de survie prolongée spontanée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Méningoencéphalites infectieuses de l’adulte non immunodéprimé

  • Les méningoencéphalites cumulent les difficultés : il s’agit d’une pathologie grave, dont l’étiologie reste souvent mystérieuse, malgré des investigations soigneuses. La variété des étiologies ainsi que la multiplicité des diagnostics différentiels pourraient décourager, d’autant que les sociétés savantes n’ont pas émis de recommandations ou organisé de conférences de consensus sur le sujet, en France comme ailleurs. Pourtant, la littérature est prolixe sur le sujet et des progrès majeurs ont déjà été accomplis, les plus notables étant l’amélioration continue des techniques d’imagerie et le développement de la biologie moléculaire, illustré par l’impact très significatif de la PCR HSV dans la prise en charge des patients atteints de méningoencéphalites. En urgence, il s’agit avant tout de savoir reconnaître et traiter une possible méningoencéphalite herpétique et de considérer les étiologies bactériennes pour lesquelles la précocité du traitement est un facteur pronostique. La prescription large d’acyclovir et d’amoxicilline dans ce contexte est acceptable. Au-delà, il faut savoir réunir les éléments diagnostiques pertinents et s’entourer d’avis spécialisés. L’amélioration continue des moyens diagnostiques devrait permettre de progresser dans la recherche étiologique au cours des encéphalites infectieuses et d’en optimiser la prise en charge. Il faudra également savoir s’adapter aux changements, comme l’a rappelé l’émergence rapide de quatre encéphalites au cours des dernières années (West Nile, Nipah, Hendra et encéphalite japonaise).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Encéphalite aiguë : à propos de 32 enfants vus consécutivement dans un même service de pédiatrie

  • Nous rapportons une série de 32 enfants pris en charge dans un même service de pédiatrie entre janvier 1991 et décembre 2002 pour encéphalite aiguë. L'agent causal a été déterminé 26 fois (81 %). Les plus fréquemment impliqués étaient les virus varicelle–zona (dix enfants , 31 %), Herpes simplex (six enfants , 19 %) et entérovirus (quatre enfants , 13 %). Les deux examens pertinents pour le diagnostic et dont les résultats étaient obtenus dans les heures suivant l'accueil de l'enfant étaient l'analyse du liquide céphalorachidien et l'électroencéphalogramme. L'imagerie encéphalique précoce participait surtout au diagnostic différentiel tandis que l'imagerie à distance était un élément pronostic pour les encéphalites à réplication virale. La détermination de l'agent infectieux nécessitait plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Elle avait surtout un intérêt documentaire, sans influence sur la prise en charge initiale. Dix-neuf enfants, en plus des six ayant une encéphalite herpétique (soit 78 % en tout) ont dès lors reçu un traitement par aciclovir, maintenu jusqu'à la preuve d'une autre infection. Vingt-deux enfants (69 %) ont eu une évolution favorable, deux (6 %) ont gardé des séquelles modérées, deux (6 %) des séquelles importantes, cinq (16 %) des séquelles majeures et un (3 %) est décédé. L'évolution était très dépendante de la cause et du mécanisme de l'encéphalite. Cette série apporte une représentation de l'épidémiologie de la maladie dans notre région au cours d'une période de 12 ans.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Rhombencéphalite liée au virus respiratoire syncytial chez un garçon de 7 ans

  • Les complications neurologiques des affections respiratoires de l’enfant liées au virus respiratoire syncytial (VRS) ont été rapportées dans la littérature avec des résultats variables allant de 1 à près de 40 % des cas. Elles sont essentiellement composées d’apnées centrales, souvent inaugurales de l’infection, de complications anoxo-ischémiques de malaises graves rencontrés chez les jeunes nourrissons et de tableaux de convulsions ou de troubles de la conscience parfois associés à des déficits neurologiques focalisés, traduisant une atteinte encéphalitique. Nous rapportons un cas de rhombencéphalite clinique chez un garçon de 7 ans atteint d’une rhinopharyngite à VRS de type A. Une méningite prouvée par une réaction par polymérisation en chaîne (PCR) positive dans le liquide céphalorachidien (LCR) et des anomalies observées à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale permettent d’évoquer une encéphalite par réplication virale. Nous discutons à partir d’une revue de la littérature l’épidémiologie et la physiopathologie des principales complications neurologiques du VRS qui ne bénéficient pas pour la plupart d’investigations neurologiques paracliniques complètes et parmi lesquelles les encéphalites ont été très peu décrites. Concernant les apnées, le plus souvent considérées comme centrales, une hypothèse expérimentale chez l’animal évoque un mécanisme qui pourrait être d’origine périphérique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prédisposition génétique à l'encéphalite herpétique chez l'enfant.

  • L'infection par le virus herpes simplex de type 1 (HSV1) est fréquente et habituellement bénigne durant l'enfance (40 à 60 % des adolescents de 16 ans ont des anticorps circulants) , exceptionnellement elle conduit à une encéphalite (fièvre, crises convulsives, très souvent altération de l'état de conscience, augmentation des protéines et des lymphocytes du LCR, anomalies de l'EEG et de l'IRM) dont le diagnostic étiologique repose sur l'analyse du LCR: détection de l'acide nucléique viral ou augmentation des anticorps spécifiques. Malgré le traitement antiviral (acyclovir) le risque de séquelles importantes (épilepsie, retard mental sévère) est élevé. La réponse à un agent infectieux est largement sous la dépendance du patrimoine génétique des individus, c'est-à-dire aussi bien de facteurs de résistance que de prédisposition, dont certains à déterminisme mendélien monogénique. Les auteurs ont entrepris l'étude moléculaire, en adoptant une stratégie de gènes candidats, d'une série de 85 enfants atteints d'encéphalite HSV1 pendant la période 1985-2004 et appartenant à des familles à taux élevé de consanguinité (7 sur 51). A ce jour dans huit de ces familles, cinq mutations différentes ont été caractérisées: elles touchent les gènes codant soit le Toll Like Receptor 3 (TLR3) soit une des protéines de la chaine intracellulaire de transduction du signal entre ce récepteur et le promoteur de l'interféron α, empêchant la synthèse de ce composé indispensable à la lutte contre HSV1.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'encéphalite Japonaise.

  • • L'encéphalite japonaise est une arbovirose liée à un flavivirus et transmise par un moustique du genre Culex. Elle constitue un véritable problème de santé publique en Asie du Sud Est où elle sévit sous forme endémo-épidémique. Son impact socio-économique est très important car elle intéresse surtout les enfants et les adultes jeunes dans ces zones, entraînant le décès dans 25 à 30 % des cas et des séquelles neurologiques invalidantes chez les survivants. C'est surtout la tendance à l'extension géographique de cette affection et l'existence de cas importés qui font l'intérêt de cette question. Le tableau clinique ne comporte aucune particularité par rapport à d'autres encéphalites virales. Le diagnostic doit être évoqué selon le contexte épidémiologique (retour d'un séjour dans les zones endémiques). Il sera confirmé par la sérologie par la méthode d'immunocapture ELISA, qui met en évidence les anticorps (IgM) dans le sang et dans le liquide céphalo-rachidien (LCR). Il n'existe pas de traitement spécifique actuellement efficace pour l'encéphalite japonaise, comme il en existe pour l'encéphalite herpétique. Seuls les moyens préventifs permettent de lutter contre cette affection. Le vaccin le plus utilisé actuellement est le vaccin lyophilisé Biken, obtenu à partir d'une souche de référence (souche Nakayama), mais son coût ne permet pas son utilisation pour une campagne de vaccination de masse. Les progrès récents en biologie moléculaire font espérer la découverte d'un vaccin par génie génétique et améliorer ainsi la protection générale contre cette affection.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Méningo-encéphalite primitive à amibes libres: 1er cas observé à Madagascar.

  • La méningo-encéphalite primitive (MEAP) à amibes libres est une atteinte neurologique rare, mais gravissime, due à des amibes telluriques du groupe Limax. Nous rapportons le premier cas dans la région des Mascareignes de l'Océan Indien chez un petit Français de 7 ans habitant à Madagascar L'origine de la contamination serait probablement une baignade dans les eaux douces d'un lac sur la côte est de Madagascar Les troubles débutent 10-12 jours plus tard avec maux de tête, vomissements, fièvre à 39-40 °C. L'enfant est hospitalisé à l'Hôpital d'Antananarivo. Devant la persistance des signes cliniques malgré le traitement antibiotique, l'enfant est rapatrié au Centre hospitalier départemental de La Réunion où le diagnostic de MEAP est aussitôt porté (soit 6 jours après le début des signes). Malgré le traitement par ambisome IV, fungizone intra-thécale et vibramycine, l'enfant décède une semaine plus tard dans un tableau de coma avec atteinte du tronc, de diabète insipide et de myocardite. Le diagnostic a été établi sur: - l'examen direct du LCR qui a montré: une méningite purulente (420 leucocytes: 76 % polynucléaires, 14 % lymphocytes, 10 % monocytes et 90 hématies) et la présence d'amibes mobiles (50 pour 100 leucocytes) bien visibles en contraste de phase et mesurant environ 20 μm, - le test de transformation flagellaire en eau distillée (apparition de 2 flagelles antérieurs en 48 heures) a confirmé le genre Naegleria.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'HHV-6, une cause de leucoencéphalite aiguë disséminée du nourrisson : à propos de 1 observation

  • La primo-infection au virus herpes humain type 6 (HHV-6) est en cause dans la roséole infantile : elle peut être asymptomatique, mais également être responsable d'atteinte du système nerveux central. Afin d'illustrer ce type d'atteinte nous rapportons l'observation d'une leucoencéphalite aiguë chez une patiente de 16 mois. La maladie a débuté par une hyperthermie à 40 °C suivie d'une crise convulsive puis d'une éruption érythémateuse du tronc et d'un coma. L'IRM cérébrale a montré une atteinte étendue de la substance blanche hémisphérique. La PCR HHV-6 était positive dans le LCR et le sérum initial, la sérologie montrait une ascension significative du taux des IgG HHV-6. Un mois plus tard la récupération clinique était complète alors que l'IRM retrouvait une régression partielle des lésions. L'association séroconversion et détection du génome viral dans le sérum signe la primo-infection à HHV-6, et la présence du génome viral dans le LCR est un argument en faveur de la responsabilité du virus dans la pathogenèse. Devant une leucoencéphalite aiguë, il est important de réaliser une étude virologique la plus exhaustive possible, recherchant l'implication du HHV-6 au même titre que celle d'autres pathogènes plus classiquement incriminés (EBV, CMV, mycoplasme, entérovirus) afin de ne pas, chez le nourrisson, incriminer à tort les vaccinations.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Symptômes psychiatriques d’une encéphalite paranéoplasique à anticorps antirécepteurs NMDA : à propos d’un cas

  • Nous décrivons ici le cas d’une jeune femme de 24 ans porteuse d’un tératome bénin de l’ovaire et qui a présenté un tableau d’encéphalite paranéoplasique réversible, avec la présence au premier plan d’importants symptômes psychiatriques. Dans le liquide céphalorachidien (LCR) de la patiente ont été retrouvés des anticorps dirigés contre les récepteurs N-méthyl-D-aspartate (NMDA), plus particulièrement contre un complexe de deux sous-unités du récepteur (NR1/NR2). Ces récepteurs au glutamate sont les médiateurs principaux de l’excitotoxicité et leur dysfonctionnement a été associé à différentes pathologies neurologiques (épilepsie, plusieurs types de démences) mais aussi à de nombreuses affections psychiatriques, notamment à la schizophrénie et plus récemment aux troubles de l’humeur. Ce cas renforce l’hypothèse, aujourd’hui confirmée par différentes études, de l’implication directe d’une altération de fonctionnement du récepteur NMDA dans la genèse des symptômes psychiatriques. Si l’implication du récepteur NMDA dans la symptomatologie des psychoses schizophréniques est en partie élucidée, son rôle dans les troubles de l’humeur reste flou, malgré les récentes recherches dans ce domaine.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Physiopathologie des méningoencéphalites dues à Cryptococcus neoformans.

  • Cryptococcus neoformans est une levure encapsulée responsable de méningoencéphalites chez les patients porteurs d'un déficit de l'immunité cellulaire, en particulier ceux atteints de SIDA. La physiopathologie de la cryptococcose est actuellement mieux connue grâce à des travaux récents, en particulier la mise au point d'un modèle expérimental représentatif de l'infection chez l'homme. Ainsi, l'atteinte neuro-méningée au cours de la cryptococcose fait suite à une phase de fongémie responsable d'une dissémination de l'infection , cette dissémination peut survenir de nombreuses années après l'acquisition de l'infection par inhalation. La capsule polysaccharidique, et en particulier le glucuronoxylomannane, constitue le principal facteur de virulence de C. neoformans, en induisant des effets délétères, et surtout en inhibant la réponse immunitaire de l'hôte. Au cours de l'infection, l'atteinte du système nerveux central est différente selon le degré d'immunodépression de l'hôte. Il peut s'agir d'un granulome inflammatoire renfermant très peu de levures, ou à l'inverse, surtout chez les patients infectés par le VIH, de seulement quelques cellules inflammatoires entourées d'amas de levures. Cet aspect traduit un déficit de l'immunité locale vis à vis de C. neoformans dans le système nerveux central.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Encéphalites infectieuses : données et limites du PMSI pour l'étude épidémiologique, France métropolitaine 2000–2002

  • De nombreux agents bactériens et viraux peuvent être à l'origine des encéphalites mais le diagnostic étiologique est rarement établi. Le PMSI constitue la seule source continue d'informations sur ces affections. Nous avons étudié les données du PMSI entre 2000 et 2002 afin de faire le point sur les connaissances disponibles. Les patients de France métropolitaine correspondant à un diagnostic d'encéphalites non associé à une infection par le VIH ont été extraits de la base. Les données démographiques, spatiales et temporelles et décrivant l'épisode hospitalier ont été décrites. Pour chaque année, 1200 patients environ étaient enregistrés, originaires de tous les départements, et hospitalisés à part égale dans des hôpitaux généraux et universitaires. L'âge moyen était 38 ans et la majorité était des hommes. En moyenne 80 % n'avaient pas de diagnostic étiologique. Le diagnostic étiologique le plus fréquent était l'encéphalite herpétique chez les adultes et l'encéphalite à VZV chez les enfants. Ces données permettent de proposer les bases d'une étude nationale sur les encéphalites. Celle-ci durera un an et inclura des patients de tous les centres volontaires en 2007.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Séroprévalence de l'encéphalite à tiques d'Europe centrale en Lorraine.

  • INTRODUCTION : L'encéphalite à tiques d'Europe centrale, due au virus TBE (TBEV), est exceptionnelle en France où elle a été décrite surtout en Alsace. Deux cas d'encéphalite à TBEV ayant été diagnostiqués dans la région de Nancy, une étude séroépidémiologique a été menée dans les 4 départements lorrains (Meurthe et Moselle, Moselle, Vosges, Meuse) au cours de l'année 1996. MÉTHODES : L'enquête, proposée à un millier de consultants des centres de médecine préventive, comportait 2 volets : un auto-questionnaire visant préciser les facteurs d'exposition aux morsures de tiques et une sérologie de TBEV. RÉSULTATS : 1177 consultants ont participé à l'étude. La moitié des sujets vivaient en milieu rural, 91 % avaient des contacts occasionnels ou réguliers avec la forêt et 21 % des antécédents de morsures de tiques. La sérologie de TBEV était positive en IgG chez 19 sujets (1,6 % , IC = 95 % [0,9 % - 2,3 %]) , 9 sérums étaient aussi positifs en Western blot (0,76 %). Aucun sérum n'était positif en IgM. La séroprévalence était plus élevée chez les sujets ayant des antécédents de morsures de tiques que chez ceux n'en ayant pas (2,9 % vs 1,3 %, p = 0,074). CONCLUSION: La faible séroprévalence du TBEV dans cette étude n'est pas en faveur de la diffusion du virus dans la population générale en Lorraine.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Tableau d’encéphalite de Bickerstaff et hypertension intracrânienne

  • Nous rapportons le cas d’un patient de 20 ans ayant présenté un épisode viral ORL suivi de céphalées, cervicalgies et troubles visuels d’aggravation progressive. Après trois semaines se sont installés de façon subaiguë une ophtalmoplégie, une ataxie, une aréflexie, une dysautonomie, des dysesthésies distales aux MS, un déficit moteur des quatre membres et des troubles de la conscience. Les explorations imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale et cervicale étaient normales. Le fond d’œil mettait en évidence un œdème papillaire bilatéral majeur. La ponction lombaire montrait un liquide céphalorachidien hypertendu avec une dissociation albuminocytologique modérée. L’électromyogramme (EMG) mettait en évidence des signes de démyélinisation proximale et distale aux quatre membres et l’électroencéphalogramme (EEG) était ralenti. Les anticorps anti-GM1 et GQ1b étaient négatifs. Le patient a été traité par immunoglobulines polyvalentes, associées pour l’œdème papillaire à l’acétazolamide et aux corticoïdes. Les diagnostics d’encéphalite de Bickerstaff associée à une hypertension intracrânienne ou d’hypertension intracrânienne idiopathique maligne sont discutés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov