Ecchymose [ Publications ]

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  • Introduction. Le syndrome des ecchymoses douloureuses est caractérisé par la survenue d'ecchymoses spontanées, douloureuses, sans anomalie biologique notable chez des femmes au profil psychologique pathologique. Dans certains cas, le caractère très aigu et inflammatoire des lésions peut évoquer une urgence médico-chirurgicale telle une dermohypodermite bactérienne sévère ou un syndrome de loge. Observation. Une femme de 21 ans était hospitalisée devant la constitution rapide, en quelques heures, d'une inflammation douloureuse diffuse de la jambe droite associée à une fièvre à 38,5 °C. L'examen clinique notait une jambe rouge, chaude, très algique, avec des nappes ecchymotiques diffuses. Le pied droit était fixé en varus équin irréductible. Les examens biologiques réalisés en urgence étaient normaux. Une imagerie par résonance magnétique de la jambe était réalisée en urgence, montrant des loges musculaires normales mais des modifications de signal de la graisse sous-cutanée évoquant une dermohypodermite aiguë. Une biopsie cutanée profonde montrait un oedème dermique modéré avec suffusion hémorragique. L'antibiothérapie était inefficace sur les douleurs et l'aspect de la jambe. Devant l'amélioration des douleurs par des injections sous-cutanées de sérum physiologique et la révélation d'une personnalité pathologique, un syndrome des ecchymoses douloureuses était évoqué. Le test aux hématies autologues était considéré comme négatif. L'évaluation psychiatrique révélait un trouble grave de la personnalité associé à un état dépressif majeur. Avec un traitement psychotrope adapté, les ecchymoses disparaissaient. Discussion. Le syndrome des ecchymoses douloureuses touche principalement les femmes jeunes ayant des troubles psychiatriques divers. Ce syndrome est caractérisé par la survenue spontanée et récurrente d'ecchymoses douloureuses de siège variable, parfois accompagnées de fièvre, de troubles digestifs, de sensation de malaise, de saignements extériorisés. Les examens hématologiques, d'hémostase et immunologiques sont le plus souvent normaux. L'aspect histologique d'une biopsie cutanée dépend de l'ancienneté des lésions, montrant au stade initial un oedème dermique avec discret infiltrat mononucléé périvasculaire, plus tardivement une extravasation érythrocytaire. L'aspect en imagerie par résonance magnétique de ces lésions n'a jamais été décrit dans la littérature. Les anomalies visualisées sont des images d'allure inflammatoire ou infectieuse évoquant une dermohypodermite aiguë, témoignant de l'inflammation satellite de ces ecchymoses. Une intrication de phénomènes somatiques et psychologiques complexes est à l'origine du syndrome. De très nombreux médicaments ont été tentés avec une efficacité très difficile à apprécier. La prise en charge psychiatrique est capitale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Ecchymoses spontanées révélatrices d'un inhibiteur acquis du facteur VIII.

  • Une femme de 81 ans a présenté des ecchymoses spontanées d'apparition brutale, révélant un inhibiteur acquis anti-VIII: C. La malade a été traitée par perfusion de facteur VIII porcin, puis par corticoïdes, puis cyclophosphamide. L'amélioration biologique a été obtenue en un mois. La malade est décédée trois mois plus tard d'un oedème aigu pulmonaire cardiogénique. Un inhibiteur acquis du facteur VIII est de survenue rare. De nombreuses pathologies peuvent lui être associées. Le tableau clinique est le plus souvent celui d'un syndrome hémorragique grave. Le traitement d'attaque des formes majeures repose sur la transfusion du facteur VIII porcin.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Ecchymoses associées à la prise de montélukast : à propos d’un cas

  • Une jeune fille âgée de 13 ans traitée par montélukast, fluticasone/salmétérol, desloratadine, fluticasone furoate et salbutamol a présenté de nombreuses ecchymoses spontanées après que le traitement par montélukast fut substitué par la forme générique. L'arrêt du montélukast permettra une amélioration notable des ecchymoses.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov