Déploiement de la télémédecine avec l’entrée en vigueur de l’acte de la téléconsultation le 15 septembre 2018

Entre le 15 septembre 2018 et mi-mai 2019, l’Assurance maladie a pris en charge plus de 16 000 consultations à distance . Le nombre de TLC a doublé depuis la mi-mars 2019. En effet, à 6 mois du début du dispositif, la CNAM ne comptabilisait que 8 000 actes. Avec 1 098 téléconsultations du 6 au 12 mai, le déploiement semble s’accélérer. Pour autant, l’objectif de 500 000 actes en 2019 de la CNAM est loin d’être atteint. La moitié des 16 000 TLC (47,2 %) ont été réalisées par des généralistes, 30,3 % par des spécialistes. Les libéraux ont ainsi effectué 80,8 % d’entre elles. Les centres de santé en ont fait 11,3 % et les établissements de santé 7,9 %, en grande partie sous forme de consultations externes [15].

De manière générale, la plupart des Français ont déjà entendu parler de la téléconsultation médicale (86%). Ils sont encore plus nombreux parmi les personnes âgées de 50 ans et plus (94%). Mais seuls 59% disent voir précisément ce dont il s’agit. 60% des Français estiment que le développement de la téléconsultation médicale serait efficace pour améliorer le fonctionnement du système de santé. 63% des Français se déclarent favorables au développement de cette pratique et un peu plus d’un Français sur deux (52%) s’y dit prêt aujourd’hui. Auprès de certaines populations, comme les personnes âgées de 35-49 ans (69%), les catégories aisées (71%) ou les plus diplômés (71%), l’engouement s’avère encore plus fort. Parmi les populations plus réticentes que la moyenne, se trouvent les Français de 65 ans et plus, les personnes issues des catégories populaires, et les habitants de zones rurales. Parmi les différents écueils auxquels se heurte la téléconsultation, un type de frein l’emporte sur tous les autres : l’absence de contact en direct avec un médecin et l’impact supposé que cela aurait sur la qualité de la consultation médicale. S’ils doivent faire l’arbitrage, en l’absence de leur médecin traitant, entre une consultation chez un autre médecin et une téléconsultation, la plupart des Français opteraient, à ce stade, pour la consultation physique (72%) [16].