Cryoglobulinemie [ Publications ]

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  • Monsieur B., 86 ans, est hospitalisé pour une bronchopneumopathie fébrile. Le premier hémogramme, réalisé avec un appareil Bayer Technicon H2, montre une hyperleucocytose et une hyperplaquettose (tableau 1). L'histogramme de répartition en volume des plaquettes est atypique (courbe non semi-logarithmique, mode inférieur à 2 fl, suspicion d'un grand nombre de petites plaquettes), ce qui déclenche l'alarme NF pour no fit (figure 1, A). La prédominance d'événements de petite taille (zone 2 à 5 fl) est à l'origine de l'alarme NP pour noise platelets. Des alarmes concernant les leucocytes et les hématies sont également affichées. En effet, la numération leucocytaire est plus élevée dans le canal « peroxydase » que dans le canal « basophile », et pour les hématies, l'appareil signale un flux irrégulier et une anomalie de la mesure de l'hémoglobine (alarme FN pour flatness, déclenchée dans la plupart des cas par la présence de microcaillots). L'examen du sang entre lame et lamelle montre de petits précipités grisâtres légèrement réfringents à contours irréguliers. Après sédimentation du prélèvement, il existe un précipité au niveau du plasma. L'hypothèse d'une cryoglobuline est émise. Le prélèvement est placé 30 min à 37 °C puis analysé à nouveau avec le même appareil (tableau). La courbe de répartition en volume des plaquettes est lissée (figure 1, B). Les alarmes ont disparu. Il persiste en revanche une hyperlymphocytose à 5,48 x 109/l avec alarme LUC pour large unstained cells, à 8,4 %. La formule réalisée au microscope indique 60 % d'éléments lymphoïdes (6,88 x 109/l). Le même prélèvement a été analysé également avec un automate STKS Coulter (tableau). À température ambiante, la courbe plaquettaire n'a pas été lissée (figure 2, A) et l'histogramme de répartition en volume des plaquettes est très atypique (alarme R à côté de la numération, du VPM et du PDW) avec, là aussi, tassement vers les très petits volumes (¾ 2 fl). L'histogramme différentiel des leucocytes (figure 2, A), qui représente la distribution en volume des leucocytes après action différentielle de l'agent de lyse, montre également une anomalie qualitative : des événements sont enregistrés à l'origine du graphe (région 35 fl). Cette interférence par des éléments de faible volume est signalée par l'alarme *R à côté du compte des leucocytes et R à côté de la formule. Les commentaires suivants : érythroblastes ou NRBC, microcytes ou micro RBC, fragments d'hématies ou RBC fragments, amas de plaquettes ou platelet clumps, et plaquettes géantes ou giant platelets, désignent les éléments qui se situent dans cette zone de volume de l'histogramme différentiel des leucocytes. Après une incubation du prélèvement 30 min à 37 °C (tableau 1 et figure 3, B), les alarmes précédentes dites qualitatives concernant les leucocytes et les plaquettes ont disparu. En revanche, il persiste une hyperlymphocytose à 6,1 x 109/l.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Atteinte rénale au cours des cryoglobulinémies de type 1

  • Une cryoglobulinémie est définie par la présence dans le sang d’immunoglobulines qui précipitent à une température inférieure à 37 °C et se redissolvent lors du réchauffement du sérum. Les cryoglobulinémies de type 1 peuvent se compliquer d’une atteinte rénale dans 20 à 40 % des cas. Les cryoglobulines de type 1 sont constituées d’une seule immunoglobuline monoclonale. Elles compliquent une hémopathie lymphoïde B, maligne ou non, sécrétrice d’une Ig monoclonale. Une hémopathie maligne est objectivée dans près de 60 % des cas. Dans les cas restants, le diagnostic retenu est celui d’une gammapathie monoclonale de signification rénale. La présentation clinique et biologique, ainsi que les caractéristiques histologiques de la glomérulonéphrite associée aux cryoglobulinémies monoclonales sont proches de celles des cryoglobulinémies mixtes. La décision de traiter les cryoglobulinémies satellites d’une hémopathie maligne B ne pose généralement pas de problème. Le traitement vise alors la rémission hématologique nécessaire à la rémission rénale. La prise en charge des cas associés à une gammapathie monoclonale de signification rénale est restée longtemps mal définie. Des recommandations internationales ont été établies et reposent sur la nature du clone. Le traitement des cryoglobulinémies monoclonales satellites d’un clone plasmocytaire (immunoglobulines G ou A) fait appel à des schémas basés sur le bortézomib en association avec le cyclophosphamide et la dexaméthasone. En revanche, lorsque le clone est de nature lymphoplasmocytaire, associé à la présence d’une immunoglobuline M monoclonale, le traitement se rapproche de celui de la macroglobulinémie de Waldenström, basé sur des schémas comportant du rituximab. L’évolution des cryoglobulinémies monoclonales est généralement favorable marquée par une stabilisation ou une amélioration des paramètres rénaux, parallèle à la réponse hématologique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Glomérulonéphrite membranoproliférative secondaire à une cryoglobulinémie mixte compliquant une hépatite virale C: a propos de 11 cas.

  • Pré requis.: La survenue de glomérulonéphrite membrano-proliférative chez certains patients porteurs d'une hépatite virale C compliquée de cryoglobulinémie mixte a été rapportée par plusieurs auteurs. Si le traitement antiviral à base d'Interféron Alpha semble avoir un effet bénéfique sur l'évolution de la néphropathie, il reste cependant controversé. But: Les objectifs de cette étude sont de passer en revue les caractéristiques clinico-biologiques et histologiques de cette association et de rapporter les données de la littérature ainsi que les nouveautés thérapeutiques. Méthodes: Il s'agit d'une étude rétrospective concernant 11 patients présentant l'association glomérulonéphrite membrano-proliférative, hépatite virale C et cryoglobulinémie. La sérologie de l'hépatite virale C a été faite par technique ELISA. Résultats: Notre série comporte 3 hommes et 8 femmes ayant un âge moyen de 51,9 ± 15,5 ans. L'hypertension artérielle était présente dans 7 cas, un syndrome néphrotique était observé dans 9 cas et l'insuffisance rénale chronique dans 10 cas. La ponction biopsie rénale avait montré, en plus des lésions de glomérulonéphrite membrano-proliférative, des thrombi fibrinoïdes dans 8 cas. Six patients avaient une atteinte hépatique évoquant fortement une hépatopathie chronique. La biopsie hépatique faite dans 4 cas avait montré une activité virale histologique dans 2 cas. Aucun des patients n'a eu un traitement antiviral. La fonction rénale est restée stable dans 5 cas, et elle s'est dégradée dans 6 cas. Après revue de la littérature, le volet thérapeutique est dominé par le traitement antiviral à base d'Interféron Alpha et plus récemment associé à la Ribavirine avec des résultats nettement plus prometteurs. Conclusion: La présence d'une hépatite virale C doit être recherchée chez tout patient ayant une glomérulonéphrite membrano-proliférative surtout s'il y'a une cryoglobulinémie mixte associée. Maintenant que le traitement antiviral devient plus accessible en Tunisie, son utilisation nous permettra dans l'avenir, d'évaluer son effet sur le plan rénal.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Protocole Crozet : le dosage des cryoglobulinémies est-il perturbé par un repas riche en lipides ?

  • Les cryoglobulines sont des immunoglobulines sériques dont la caractéristique est de précipiter à basse température de façon réversible. Leur diagnostic est important, car elles sont parfois responsables de complications sévères. Elles peuvent par ailleurs être le révélateur de pathologies sous-jacentes (hépatite C ou hémopathies notamment). L'exploration biologique des cryoglobulines au laboratoire reste délicate et suppose en particulier le respect de conditions préanalytiques strictes. Parmi elles, nous avons voulu vérifier si la nécessité d'être à jeun au moment du prélèvement avait réellement une importance. Cette condition nous est difficile à respecter en pratique, du fait de notre recrutement (activité de consultations en Centre hospitalier universitaire). Nous avons donc imaginé un protocole, baptisé le protocole Crozet, fondé sur le dosage des cryoglobulinémies chez des volontaires sains, avant et après un repas riche en lipides. Dix patients ont ainsi été testés. Ces dosages ont été réalisés selon la technique d'Hartree. Les bilans lipidiques ont été dosés sur Modular P® (Roche Diagnostics). Au final, la mesure de la cryoglobulinémie ne semble pas affectée par la prise d'un repas riche en lipides et particulièrement en triglycérides. Le patient ne doit donc pas obligatoirement se présenter à jeun lors de la prise de sang. La réalisation de cette étude a été pour nous l'occasion de modifier notre seuil de significativité (augmenté de 15 à 30 μg/mL), confortant notre conviction du caractère physiologique d'une cryoglobulinémie à taux faible. L'étude d'une population de sujets sains plus importante serait nécessaire pour établir correctement un nouveau seuil et confirmer l'ensemble de nos données.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Vascularite rénale dans le cadre d’une cryoglobulinémie mixte associée au virus de l’hépatite B

  • Nous rapportons le cas d'une patiente âgée de 70 ans hospitalisée pour insuffisance rénale et altération de l'état général. L'électrophorèse des protéines sériques sur gel d'agarose indique la présence d'un discret pic monoclonal au niveau des gammaglobulines identifié par immunofixation comme IgM de type kappa. La recherche d'une cryoglobulinémie effectuée dans un laboratoire de ville a été rendue positive et caractérisée comme monoclonale IgM kappa. Ce typage a orienté le diagnostic vers la maladie de Waldenstrôm. Cependant, la biopsie ostéomédullaire a fait exclure tout syndrome lymphoprolifératif. D'autre part, la positivité de la sérologie de l'hépatite B a justifié une deuxième demande de l'étude de la cryoglobulinémie, effectuée dans notre laboratoire. La cryoglobuline a été caractérisée comme mixte (IgM kappa monoclonale et IgG polyclonales). Ce résultat associé au bilan immunologique (C3, C4, facteur rhumatoïde) et au résultat de la biopsie rénale a fait retenir pour notre patiente le diagnostic d'une vascularite rénale reliée à l'infection chronique par le virus de l'hépatite B. Cette observation rappelle l'importance des précautions préanalytiques, des choix techniques et de la maîtrise des principes de l'interprétation. Une bonne maîtrise technique et une expérience dans l'interprétation sont en effet aujourd'hui les seules garanties de la qualité du résultat de l'étude des cryoglobulines qui a une grande importance en médecine interne.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Atteinte rénale au cours des cryoglobulinémies de type II.

  • Le contexte Les cryoglobulinémies de type II, constituées d'un facteur rhumatoïde monoclonal IgM dirigé contre des IgG polyclonales, sont associées dans la majorité des cas à une infection chronique par le virus de l'hépatite C. Les caractéristiques de l'atteinte rénale Fréquente, l'atteinte rénale survient généralement après l'apparition de manifestations systémiques variées et se traduit par une insuffisance rénale modérée, avec hématurie microscopique, protéinurie inférieure à 3 g/j et hypertension artérielle difficile à équilibrer. Des aspects plus sévères sont possibles, à type de syndrome néphrotique ou néphritique aigu, parfois même de défaillance multiviscérale avec anurie. La biopsie rénale confirme le diagnostic en révélant une glomérulonéphrite membrano-proliférative caractérisée par l'intensité de l'infiltrat monocytaire, et par des dépôts glomérulaires, souvent organisés en microtubules curvilignes à l'examen en microscopie électronique, volontiers associés à des lésions de vascularite. L'évolution vers l'insuffisance rénale terminale est rare. Modalités thérapeutiques Le traitement, encore mal codifié, fait appel aux anti-viraux (interféron a et ribavirine), efficaces transitoirement lorsque la réplication virale est inhibée, associés aux corticoïdes et aux immunosuppresseurs, voire aux échanges plasmatiques dans les formes graves. La prise en charge et le traitement des complications cardio-vasculaires conditionnent le pronostic vital.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cryoglobulinémies mixtes lors de l'infection par le virus de l'hépatite C.

  • L'infection chronique par le virus de l'hépatite C (VHC) s'accompagne dans plus de 50 p. 100 des cas d'une cryoglobulinémie (CG) mixte. Ces CG mixtes sont le reflet d'un désordre lymphoprolifératif correspondant soit à une prolifération polyclonale de lymphocytes B (CG de type III), soit à l'expansion d'un clone de lymphocytes B produisant une immunoglobuline monoclonale à activité anti-immunoglobuline (CG de type II). Parmi les autres infections virales étudiées jusqu'à présent (virus de l'hépatite A ou B, cytomégalovirus, virus epstein-Barr ou herpès virus), aucune n'a été aussi fortement liée à une cryoglobulinémie que l'infection par le VHC. Les mécanismes par lesquels d'une CG ne sont cependant pas connus. Bien que la genèse de ces CG soit difficilement dissociable de la nature et de la sévérité de l'atteinte hépatique, plusieurs études ont montré le rôle particulier du VHC par rapport à d'autres virus hépatotropes. En effet, l'enrichissement en anticorps anti-VHC et en ARN viral dans le cryoprécipité par rapport au sérum total, la mise en évidence de protéines de la capside virale dans les cryoprécipités suggèrent la présence de particules virales entières ou d'ARN encapsidé au sein des CG. La grande variabilité de ce virus, dans le temps et chez un même individu, pourrait être responsable d'une stimulation antigénique répétée du système immunitaire à l'origine de la prolifération ou de l'expansion clonale des lymphocytes B.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Atteinte rénale des cryoglobulinémies.

  • Les cryoglobulines sont des immunoglobulines qui précipitent au froid. Elles se manifestent par une vascularite systémique associant purpura, arthralgies, neuropathie périphérique, hypocomplémentémie et néphropathie glomérulaire. L’atteinte rénale caractéristique est une glomérulonéphrite membranoproliférative exsudative, caractérisée par une prolifération mésangiale, des dépôts membraneux constitués d’immunoglobulines et de complément, une infiltration par des cellules mononucléées, la présence de thrombi intracapillaires. La glomérulonéphrite cryoglobulinémique se manifeste par un syndrome néphritique ou néphrotique, associé à une hypertension artérielle sévère, et peut aboutir à l’insuffisance rénale terminale. L’hépatite C reste la première cause de cryoglobulinémie mixte, et la mise en route d’un traitement antiviral efficace fait partie de la prise en charge thérapeutique, associé à un traitement par rituximab, permettant une déplétion lymphocytaire B, la disparition de la cryoglobuline et l’amélioration des paramètres néphrologiques. La cryoglobulinémie monoclonale reste plus rare, mais doit faire rechercher une hémopathie lymphoïde ou plasmocytaire, dont la prise en charge spécifique est nécessaire pour traiter la néphropathie secondaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cryoglobulinémie monoclonale et hépatite C : à propos d’un cas

  • Madame K., âgée de 46 ans est hospitalisée pour un purpura pétéchial des deux membres inférieurs. L’histoire de la maladie remonte à 12 mois avec installation progressive d’un ictère cutanéo-muqueux et d’un purpura, dans un contexte d’apyrexie et de conservation de l’état général. L’évolution est marquée par la disparition spontanée de l’ictère mais par la récidive du purpura. À l’admission, le bilan biologique montre une vitesse de sédimentation à 10 mm à la première heure, une thrombopénie (confirmée par frottis) à 94 000/mm3, une hémoglobine à 12,1 g/100 mL, des leucocytes à 2 800/mm3 avec 68,9 % de polynucléaires neutrophiles, 20,4 % de lymphocytes, 7,5 % de monocytes, 2 % de polynucléaires éosinophiles et 1,2 % de polynucléaires basophiles. Le bilan hépatique révèle un syndrome de cytolyse avec augmentation des transaminases (alat : 100 UI/L, asat : 70 UI/L). La sérologie de l’hépatite C est positive et confirmée par western blot. L’électrophorèse des protéines sériques (sur acétate de cellulose) est normale avec une protidémie à 68 g/L, l’albuminémie à 39 g/L et les gammaglobulines à 14,8 g/L.La positivité de sérologie de l’hépatite C et la présence de manifestations cutanées font indiquer une recherche de cryoglobuline chez cette patiente.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les Cryoglobulinémies.

  • Les cryoglobulinémies contiennent des immunoglobines sériques qui précipitent au froid dans certains tissus. L'analyse immunohistochimique de leurs composants (monoclonal ou polyclonal) a permis de définir trois types de cryoglobulinémies et de proposer une classification. La présence d'une paraprotéine au sein de la cryoglobulinémie est liée à une prolifération de cellules B. Le type I est principalement associé à un syndrome lymphoprolifératif (myélome et autres...), le type II (cryoglobulinémie mixte) et le type III sont plutôt le fait de maladies infectieuses virales, bactériennes et de maladies autoimmunes. Depuis quelques années, l'infection par le virus de l'hépatite C est observé dans plus de 90 % des cryoglobulinélies I et II. Les cryoprécipités sont pathogènes pour le rein, la peau et le tissu nerveux. Ils sont responsables dans certains organes de lésions histologiques spécifiques: angéite nécrosante avec microthromboses vasculaires. Dans le rein, elles se manifestent par une glomérulonéphrite proliférative endocapillaire associée à la précipitation d'immunoglobulines sous la forme de thrombi intracapillaires. Les immunoglobines précipitées sont identifiables sur le prélèvement congelé. L'étude ultra-structurale confirme le caractère fibrillaire caractéristique du cryoprécipité.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Complications neurologiques des cryoglobulinémies.

  • Les cryoglobulinémies sont définies par la présence persistante dans le sérum d'immunoglobulines qui précipitent au froid et se solubilisent à nouveau lors du réchauffement. Les cryoglobulinémies sont classées en trois types selon la présence ou non d'un composé monoclonal et/ou polyclonal. Le type I, monoclonal est le plus souvent secondaire à une hémopathie maligne. Les types II et III, appelés mixtes sont secondaires à des maladies dysimmunitaires ou infectieuses. Depuis la découverte de l'hépatite C, qui se complique très fréquemment d'une cryoglobulinémie, les cas essentiels sont devenus très rares. À côtés des complications cutanées, articulaires et rénales qui sont les plus fréquentes, les complications neurologiques représentent 20 p. 100 des cas. Mais dans les cryoglobulinémies mixtes de faible taux, l'atteinte neurologique peut-être révélatrice et longtemps isolée. Les complications centrales ischémiques restent exceptionnelles mais les complications périphériques à type de polyneuropathie ou de multinévrite sont fréquentes. L'association à une hépatite C et l'importance et le type des lésions vasculaires inflammatoires identifiées par la biopsie nerveuse, conditionnent le pronostic et la prise en charge thérapeutique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Agglutinines froides et cryoglobulinémie chez un patient avec une hépatite C.

  • Objectifs : Agglutinines froides et cryoglobulines ne sont habituellement pas rencontrées chez le même malade, contrairement à notre observation. Observation : Une patiente de 74 ans ayant des épisodes répétés d'anémies hémolytiques, suivie sur une période d'un an, a des anticorps anti-virus de l'hépatite C. Il existe une cryoglobulinémie mixte dont les taux augmentent lors des épisodes d'hémolyse aiguë, et des agglutinines froides anti-I. L'analyse par une méthode d'électrophorèse bi-dimensionnelle révèle une identité entre les agglutinines froides et la cryoglobuline, qui sont oligoclonales. Commentaires : Contrairement à la cryoglobulinémie mixte, les agglutinines froides ne sont pas connues comme étant secondaires à une infection par le virus de l'hépatite C. L'identité de ces deux immunoglobulines dans cette observation suggère une même origine. Le caractère oligoclonal d'agglutinines froides chroniques anti-I est exceptionnel et pourrait représenter une étape intermédiaire vers une lymphopathie monoclonale, comme cela a été décrit avec des infections prolongées par le virus de l'hépatite C.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

FRequence de la cryoglobulinemie au cours de l'infection virale chronique C. A propos d'une série de 76 malades.

  • Les cryoglobulines sont des immunoglobulines qui persistent dans le sérum, précipitent au froid et se résolubilisent lors du réchauffement Il existe 3 types de croglobulines. Les types II et III définissent la cryoglobulinémie mixte. Environ 40 % des patients ayant une infection virale chronique C présente une cryoglobulinémie mixte. But : Evaluer la fréquence de la cryoglobulinémie dans un groupe de malades porteurs d'une infection virale chronique C et dégager les caractéristiques des malades présentants cette manifestation. Résultais : 76 patients ont été inclus. Il s'agit de 23 hommes et 53 femmes, d'age moyen 59.45 ans. Une cryoglobulinémie mixte a été mise en évidence chez 65 patients (85,5 %). L'age avancé, la présence de la cirrhose et la longue durée d'évolution de l'infection virale étaient les principaux paramètres associés à la présence de la cryoglobulinémie. Conclusion : La cryoglobulinémie est une anomalie fréquente au cours de l'infection virale C. Sa présence est favorisée par la présence de la cirrhose.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cryoglobulinémies.

  • Cryoglobulinémies. La cryoglobulinémie est définie par la présence d’une cryoglobuline circulante, immunoglobuline précipitant au froid. Le typage de cette cryoglobuline est fondamental. En effet, on distingue deux sous-groupes : les cryoglobulines de type I et les cryoglobulines mixtes. La physiopathologie et les traitements sont différents dans ces deux entités. Les cryoglobulinémies de type I sont liées à une hémopathie lymphoïde B monoclonale sous-jacente, alors que les cryoglobulinémies mixtes (types II et III) émergent dans des situations de stimulation antigénique assez variées, la plus fréquente étant le virus de l’hépatite C. L’intensité des symptômes est très variable, beaucoup de patients sont asymptomatiques. Chez les patients symptomatiques, les organes les plus fréquemment touchés sont la peau, le système nerveux périphérique et le glomérule rénal. Quelques rares patients ont des atteintes viscérales mettant en jeu le pronostic vital. Le traitement prend toujours en compte l’intensité des symptômes et la pathologie sous-jacente. Dans les cryoglobulinémies de type I, le traitement du clone sous-jacent est primordial. Dans celles de type II, on associe le plus souvent un traitement immunosuppresseur au traitement de la cause, si elle est identifiée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Glomérulonéphrite membrano-proliférative associée à une cryoglobulinémie de type II, révélant un lymphome gastrique de type MALT

  • Nous rapportons l’observation d’un patient porteur d’un lymphome gastrique de type MALT révélé par une glomérulonéphrite membrano-proliférative liée à une cryoglobulinémie de type II. L’atteinte glomérulaire était associée à une symptomatologie articulaire et cutanée. La gastroscopie permettait le diagnostic de lymphome malin non hodgkinien de type MALT. Les lésions glomérulaires correspondaient à une forme relativement peu fréquente et fruste de l’atteinte rénale liée aux cryoglobulinémies, représentée par une glomérulonéphrite membrano-proliférative sans thrombi intracapillaires. Bien que classiques, les manifestations rénales des lymphomes B sont inhabituelles et rarement révélatrices. Le traitement du lymphome permet habituellement la régression des anomalies biologiques rénales. Notre observation souligne l’intérêt de la gastroscopie au cours du bilan étiologique d’une cryoglobulinémie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Vascularite leucocytoclasique, cryoglobulinemie et aplasie medullaire au cours de l'hépatite C.

  • Plusieurs manifestations extra-hépatiques ont été décrites au cours de l'infection par le virus de l'hépatite C (VHC), Nous rapportons une association rare d'une telle infection avec une vascularite cutanée leucocytoclasique, une cryoglobulinémie et une aplasie médullaire. Mme M.Z., âgée de 70 ans, atteinte d'une hépatite C évoluent depuis quatre ans, a été hospitalisée pour un purpura vasculaire siégeant aux deux membres supérieurs et six ulcérations cutanées apparus deux mois auparavant. La NFS a révélé une pancytopénie (hémglobine 8,5 g/dl, leucocytes 2350/mm3, plaquettes 66.000/mm3). En dehors d'un TP à 65 %, le bilan hépatique était normal. La sérologie de l'hépatite C était positive. On notait une cryoglobulinémie polyclonale mixte. La ponction sternale et la biopsie ostéomédullaire ont révélé une moelle pauvre désertique La biopsie des ulcérations cutanées a mis en évidence une vascularite leucocytoclasique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Existe-t-il un lien entre la présence d'auto-anticorps ou d'une cryoglobulinémie mixte et les caractères cliniques et histologiques de l'hépatite virale chronique C?

  • Le but de cette étude prospective était d'étudier le lien entre la présence d'auto-anticorps anti-tissus, d'une cryoglobulinémie et les lésions histologiques du,foie au cours de l'hépatite virale C. Quatre-vingt-treize malades, d'âge moyen 43,3 ans, atteints d'une hépatite chronique active histologiquement prouvée, liée au virus de l'hépatite C, associée à une cirrhose dans 18 cas, ont été étudiés. Dans le sérum de chaque malade, étaient recherchés les anticorps anti-muscle lise, antinoyaux globaux, anti-LKM1 et anti-mitochondries M2 et chez 47 malades la présence d'une cryoglobulinémie. Par comparaion, la prévalence des auto-anticorps était également étudiée chez 45 donneurs de sang (groupe témoin) et 30 malades atteints d'une hépatite virale chronique B.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cryoglobulinémie et hépatite C: aggravation de la neuropathie périphérique après prise d'interféron alpha.

  • Nous rapportons 4 cas de neuropathie périphérique liée à une cryoglobulinémie mixte de type II IgM kappa associée à une infection par le virus de l'hépatite C, dont l'aggravation neurologique a été observée 2 à 13 semaines après le début du traitement par interféron alpha. Nous avons observé une évolution discordante entre la maladie hépatique et la neuropathie, tous les malades ayant eu une diminution voire une normalisation de l'activité sérique des aminotransférases sous interféron. Après arrêt de l'interféron, l'évolution de la neuropathie a été variable : aggravation (1 cas), stabilisation (1 cas), amélioration (2 cas). De faibles doses d'interféron peuvent aggraver la neuropathie périphérique de malades ayant une cryoglobulinémie mixte associée au virus de l'hépatite C.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les cryoglobulinémies liées aux virus des hépatites B et C.

  • La majorité des cryoglobulinémies mixtes dites essentielles sont en rapport avec une infection chronique par le virus de l'hépatite C. Bien que fréquemment retrouvés chez les patients porteurs de l'infection virale C, les cryoglobulines sont très rarement cliniquement symptomatiques. Les manifestations sont celles d'une vascularite diffuse intéressant préférentiellement les vaisseaux de petit calibre, surtout de la peau. Le problème thérapeutique demeure entier, les corticoïdes, les immunosuppresseurs et plus récemment l'interféron alpha s'ils sont efficaces à court et moyen terme ne parviennent pas à éradiquer la maladie. L'infection par le virus de l'hépatite B est plus rarement associée à une cryoglobulinémie, les quelques séries historiques rapportées ne permettent pas de distinguer la place d'une éventuelle coinfection virale B et C dont les données épidémiologiques sont très proches.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cryoglobulinémie et virus de l'hépatite C.

  • Les cryoglobulines sont des immunoglobulines précipitant à froid. Leur caractérisation est actuellement facilitée par l'emploi de techniques sensibles telles que l'immunofixation et l'immuno-empreinte. Les cryoglobulinémies mixtes essentielles ont récemment été associées au virus de l'hépatite C (VHC). La fréquence de cette association est fonction, d'une part, de la nature des groupes de patients considérés et, d'autre part, des techniques utilisées pour la détection de l'infection virale. A côté des techniques de type Elisa et Riba utilisées pour la détection des anticorps anti-VHC, des techniques de détection de l'ARN viral après amplification génique sont actuellement disponibles et applicables au sérum et au cryoprécipité. Le rôle pathogène du virus de l'hépatite C dans la formation des cryoglobulines est maintenant bien établi, mais le mécanisme physiopathologique de cette formation reste encore inconnu.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov