Crises epileptiques [ Publications ]

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  • La panencéphalite sclérosante subaiguë (PESS) est une affection de moins en moins observée au Maroc, du fait de la généralisation de la vaccination antirougeoleuse depuis 1982. Parmi les manifestations neurologiques de la PESS, l’épilepsie n’est pas aussi rare que ce qui est rapporté dans la littérature. L’objectif de notre travail est d’étudier le profil séméiologique, électrophysiologique et évolutif de l’épilepsie dans une série longitudinale portant sur 70 cas de PESS, dont trente étaient épileptiques. Les crises révélatrices ont été séparées des crises séquellaires et leur valeur pronostique dans la PESS était analysée. Dans les deux tiers des cas les crises épileptiques débutaient dans la première année d’évolution, elles en étaient révélatrices dans 23 % des cas et séquellaires dans le reste. Les crises révélatrices de la PESS sont largement dominées par les crises partielles généralisées ou non secondairement (86 %) en faveur d’un processus encore focalisé , alors que les crises séquellaires sont en majorité généralisées tonico-cloniques (43 %), ce qui est compatible avec un processus déjà étendu. L’apport de l’EEG était contributif aussi bien pour le diagnostic de PESS que pour celui de l’épilepsie, montrant des anomalies épileptiques chez dix patients. L’évolution de l’épilepsie est très favorable sous traitement antiépileptique, alors que celle de la PESS reste sévère et non modifiée par la présence ou non d’une épilepsie. Les auteurs soulignent la relative fréquence des crises épileptiques dans la PESS, l’intérêt de la distinction entre les crises révélatrices et séquellaires, la bonne réponse des crises épileptiques au traitement et enfin l’absence de toute valeur pronostique de l’épilepsie dans l’évolution générale de la PESS.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Plasticité hippocampique induite par les crises épileptiques et protection endogène contre l'excitotoxicité. Possible implication du neuropeptide-Y.

  • Une étude chez le rat de l'expression du neuropeptide-Y (NPY) en immunohistochimie après injection intra-hippocampique (IH) d'un agent convulsivant (acide kaïnique : KA) (n = 7) ou du véhicule (n = 7) a montré un marquage aberrant du neuropeptide-Y par les fibres moussues qui normalement ne sont que glutamatergiques. Cette expression est présente au niveau des 2 hippocampes. Du côté de l'injection, elle s'accompagne d'une perte cellulaire massive. Du côté controlatéral à l'injection, elle ne s'accompagne d'aucune perte cellulaire identifiable. Les conséquences de cette modification de l'expression phénotypique des cellules granulaires ont été étudiées en tenant compte du fait que le neuropeptide-Y, au niveau des synapses excitatrices, a la propriété de diminuer la libération présynaptique du glutamate. La perte des cellules pyramidales de CA3 a-b d'origine excitotoxique et glutamate-dépendante, induite par injection intra-ventriculaire (IV) d'acide kainique, a donc été comparée entre un groupe témoin (n = 6) et un groupe d'animaux préconditionnés (n = 6) de façon à ce qu'ils expriment le neuropeptide-Y par les fibres moussues. Les animaux pré-conditionnés présentent une perte cellulaire significativement diminuée (m = 33,5 %) par rapport au groupe témoin (m = 86,6 %). Il est évoqué que les phénomènes de plasticité induits par les crises peuvent aboutir à un effet de protection endogène dans lequel la synthèse de neuropeptide-Y par les cellules granulaires et, donc, son expression au niveau des fibres moussues pourraient avoir un rôle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Epilepsies et crises épileptiques aiguës chez l'enfant en Afrique subsaharienne: défis et espoirs.

  • L’épilepsie est une maladie neurologique fréquemment rencontrée en Afrique Subsaharienne (ASS) au sein de la population pédiatrique. Bien que sa prévalence exacte au sein de cette population ne serait pas connue, il y a lieu de penser qu'elle n'est pas très différente de celle de la population générale à cause de l’âge précoce de son début - avant 20 ans dans plus 60% des cas - et à l'absence de la distribution bimodale retrouvée dans les pays industrialisés. Tout au long de cette revue de la littérature, une réalité se dégage: la prise en charge globale de l'enfant épileptique en ASS est inadéquate. Pour inverser cette tendance, les défis à relever semblent être de trois ordres. Outre la recherche, ces défis comportent une dimension thérapeutique et une dimension éducationnelle. Il y a nécessité de former des médecins à la pratique de la neurologie pédiatrique tout en créant des conditions de travail qui limitent la fuite des cerveaux. Il est urgent d'identifier et de combler les besoins nécessaires à la prise en charge correcte des enfants épileptiques selon les pays et les régions (indisponibilité des médicaments anti comitiaux, l'absence des guidelines nationaux, le déficit d'encadrement de guérisseurs traditionnels…) enfin, il est impérieux d'encourager la réalisation des études visant à établir l'incidence et la prévalence correctes des épilepsies chez l'enfant afin de faciliter la pose des jalons des mesures de lutte ciblées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Crises épileptiques révélant des anomalies du métabolisme phosphocalcique

  • Les hypocalcémies secondaires au dysfonctionnement parathyroïdien sont souvent peu symptomatiques. Les crises épileptiques, déclarées ou aggravées à l’adolescence, peuvent constituer un mode inhabituel de révélation dominant les autres signes chez le grand enfant. Ce qui peut conduire au retard diagnostique et à l’échec des thérapeutiques antiépileptiques. Les auteurs rapportent les observations de 5 adolescents vus à la consultation de neuropédiatrie pour crises épileptiques rebelles au traitement antiépileptique. L’examen clinique a relevé des signes d’hypocalcémie et les explorations biologiques l’ont confirmé et en ont précisé l’origine : une hypoparathyroïdie chez 3 malades et une pseudohypoparathyroïdie chez les deux autres. La TDM cérébrale a objectivé des calcifications des noyaux gris centraux (NGC) chez quatre de ces adolescents définissant ainsi le syndrome de Fahr. L’évolution était bonne sous-calcithérapie et le dérivé 1-alpha-hydroxylé de la vitamine D associés ou non à un traitement antiépileptique selon les cas. Les auteurs insistent à travers ces observations sur l’intérêt d’orienter l’interrogatoire, l’examen clinique et le bilan initial devant des crises épileptiques afin de poser le diagnostic d’une hypocalcémie liée à une insuffisance parathyroïdienne.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Crises épileptiques, hémiplégie et hyperglycémie: révélation tardive d'une dysplasie corticale localisée.

  • Une femme de 56 ans fut hospitalisée en urgence pour une hémiplégie droite avec aphasie évocatrice d'un accident vasculaire cérébral ischémique. En réalité, ces déficits neurologiques étaient de nature post-critique, secondaires à une épilepsie partielle évoluant depuis plusieurs semaines parallèlement à un syndrome polyuro-polydipsique révélateur d'un diabète. Ce cas illustre la possibilité de voir apparaître une épilepsie partielle à l'occasion d'une hyperglycémie sans cétose. Si le plus souvent aucune lésion corticale sous-jacente n'est associée, quelques cas avec infarctus corticaux révélés par l'imagerie sont connus. Dans le cas présent, c'est une dysplasie corticale à type de micropolygyrie unilatérale de la région périsylvienne gauche qui a été mise en évidence par l'IRM. Il s'agit là d'un cas inhabituellement tardif de découverte d'une dysplasie corticale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Médicaments, crises épileptiques et épilepsie.

  • Un certain nombre de médicaments ont un potentiel épileptogène plus ou moins marqué. Les crises observées peuvent être en rapport avec l'épileptogénicité propre du médicament ou avec les phénomènes morbides qui modifient son propre métabolisme. Plus rarement elles expriment une prédisposition à convulser ou une lésion sous jacente. Ces médicaments sont nombreux et appartiennent à toutes les classes de la pharmacopée. Certains anti-épileptiques peuvent aggraver la fréquence des crises ou modifier singulièrement leur sémiologie. Par ailleurs, la polythérapie utilisée chez 10 à 15 % des patients épileptiques doit tenir compte des éventuelles interactions pharmacocinétiques et pharmacodynamiques des médicaments anti-épileptiques. Enfin, un épileptique peut être traité pour une autre affection. Une grande prudence est nécessaire pour éviter inefficacité thérapeutique ou neurotoxicité.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Crises epileptiques dacrystiques et asystoliques.

  • Un homme de 33 ans encéphalopathe et épileptique depuis l'enfance, développa un état de mal comportant des crises généralisées et des crises partielles avec pleurs, appelées crises dacrystiques. Un an plus tard, au cours d'un nouvel état de mal épileptique, apparurent des pauses cardiaques durant 10 à 24 secondes, contemporaines des crises convulsives et objectivées par le Holter ECG. L'exploration électrophysiologique endocavitaire écarta toute anomalie intrinsèque. L'IRM encéphalique montra une atrophie du lobe temporal interne droit, avec élargissement de la citerne ambiante, impliquant les gyrus parahippocampique et temporo-occipital inférieur et le corps amygdaloïde. L'évolution fut favorable après adaptation du traitement anticonvulsivant.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La bradycardie: une complication méconnue de certaines crises épileptiques.

  • Un patient de 36 ans. épileptique traité depuis l'enfance, est admis pour malaises nocturnes, correspondant à des crises partielles complexes avec bradycardie ictale. La recherche systématique de cette répercussion autonomique. plus rare que la tachycardie, souvent associée à l'épilepsie temporale, devrait permettre d'optimiser le traitement, espérant réduire ainsi le risque de mort subite.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement des crises épileptiques nouvellement diagnostiquées. Une expérience française.

  • CAROLE est une cohorte prospective de 1 942 enfants et adultes chez lesquels 243 neurologues et neuropédiatres français ont porté entre le 1

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Pédiatrie. Nouvelle classification des crises épileptiques et des épilepsies.

  • En 2017, la Ligue internationale contre l’épilepsie a publié une nouvelle classification des crises épileptiques et des épilepsies. Elle est devenue plus accessible et des notions comme les étiologies et les comorbidités ont été introduites.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov