Confusion [ Publications ]

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  • Les états de mal non convulsifs et confusionnels (EMNC) sont classiquement séparés en deux formes, l’état d’absence (EA) et l’état de mal partiel complexe (EMPC). Le diagnostic est difficile sur la base des seuls éléments cliniques et nécessite un EEG d’urgence. L’EA, ou « petit mal status » est la forme la plus fréquente d’EMNC. Il est caractérisé par une confusion fluctuante, d’intensité variable, souvent associée à des myoclonies périoculaires. L’EEG montre des décharges critiques généralisées qui cèdent sous benzodiazépines alors que la conscience se normalise. Les EA possèdent une importante hétérogénéité nosographique. Quatre groupes peuvent être individualisés : EA typiques s’inscrivant dans le cadre d’une épilepsie généralisée idiopathique, EA atypiques survenant dans le cadre d’une épilepsie généralisée symptomatique ou cryptogénique, EA « de novo » de l’adulte, caractérisés par des facteurs de provocations toxiques ou métaboliques, EA avec éléments focaux s’observant dans le cadre d’une épilepsie partielle préexistante. La majorité des formes sont en fait des formes de transition entre ces différents groupes. Les EMPC temporaux sont caractérisés par des décharges temporales continues ou récurrentes et peuvent être organisés de façon cyclique, cette présentation étant caractéristique mais rare. Ils nécessitent un traitement énergique en raison de leur résistance et du risque de séquelles cognitives. Les EMPC frontaux constituent un défi diagnostique. Ils sont en effet souvent inauguraux, de présentation clinique déroutante et symptomatiques d’une lésion focale dans un cas sur trois.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les états confusionnels

  • Les états confusionnels aigus posent des problèmes théoriques, concernant leur définition et leurs mécanismes, et pratiques car ils représentent une complication sévère, bien que réversible, associée à de nombreuses affections médicales ou chirurgicales chez les sujets âgés. Ils sont une source de surmortalité à court et à long terme, de mauvais résultats fonctionnels, d'une prolongation de l'hospitalisation comme de placement en institution. Bien que relevant de critères de diagnostic uniques, les formes hypervigilantes et les formes hypovigilantes ou mixtes posent des problèmes différents au plan du diagnostic et de la prise en charge. L'âge au-delà de 70 ans et l'existence de déficits cognitifs représentent les facteurs de vulnérabilité principaux sur lesquels interviennent des facteurs déclenchants variés, affections médicales et chirurgicales, intoxications, notamment médicamenteuses. Dans un nombre important de cas, l'épisode confusionnel peut aggraver ou révéler une affection démentielle. La prévention et la prise en charge des états confusionnels supposent l'implication de toute l'équipe soignante.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Syndrome confusionnel et anémie hémolytique au retour d’outre-mer

  • Un patient guinéen de 54 ans a été évacué vers la France et admis en réanimation pour état fébrile, diarrhées et troubles de conscience. Il présentait en outre une anémie hémolytique sévère. Malgré les explorations réalisées (recherche de causes traumatiques, infectieuses, vasculaires, toxiques, tumorales, carentielles), il n’a pas été possible d’expliquer le tableau neurologique. En revanche, l’anémie hémolytique observée s’expliquait par la prise de noramidopyrine, dont la commercialisation a été suspendue en France depuis 2006, dans un contexte de déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase (G6PD). En dépit des traitements instaurés, le patient est décédé après sept jours d’hospitalisation en France dans un contexte de défaillance multiviscérale et de syndrome d’activation macrophagique. Ce cas clinique illustre les difficultés rencontrées lors de la prise en charge d’un patient au retour d’outre-mer. Il faut savoir évoquer des étiologies non couramment recherchées en France en l’absence de renseignements cliniques exhaustifs.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Confusion, dépression, démence: superposition, addition, potentialisation.

  • Il n’existe pas de consensus dans la littérature, sur les liens potentiels de cause à effet existant entre les trois entités que sont la confusion, la dépression, et la démence (les 3 D). Liens de causalité, impact annonciateur : la dépression dite prodromique de la maladie d’Alzheimer est assez largement documentée, les signes dépressifs consécutifs à la démence le sont, quant à eux, bien moins. Il en va de même pour les rapports étroits, presque intimes, qu’entretiennent la confusion et la démence, la confusion et la dépression. Il s’ensuit des dilemmes diagnostiques liés aux nombreuses «zones de recouvrement symptomatologiques» entre les trois entités. Mais ces «recouvrements» de symptômes sont incontournables : il est fréquent que le malade souffre de deux de ces trois pathologies, voire des trois. Démêler les 3D, a déjà fait l’objet de plusieurs publications. Cet article propose à la fois une synthèse du sujet, et l’apport d’une réflexion clinique issue du milieu psychogériatrique hospitalier.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le cas clinique du mois. Confusion mentale liée à l'administration de tramadol chez une patiente sous IMAO.

  • Quoique actuellement de moins en moins utilisés, les antidépresseurs de type IMAO (inhibiteurs des monoamines-oxydases) gardent des indications spécifiques telles que certaines dépressions résistantes ou atypiques. Les principales difficultés du traitement par IMAO résident dans leurs interactions parfois extrêmement dangereuses avec certains aliments d'une part, de nombreuses substances médicamenteuses d'autre part. A ce propos, nous rapportons le cas d'une patiente traitée pour une dépression résistante par phénelzine (Nardelzine®) qui a présenté un état confusionnel sévère suite à l'administration de tramadol (Contramal®, Dolzam®). Ce cas insiste sur la nécessité d'une grande prudence avant toute association médicamenteuse chez un patient traité par IMAO.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Infection urinaire à Salmonella enterica subspecies arizonae avec syndrome confusionnel.

  • Introduction Les infections à Salmonella enterica subspecies arizonae (S. arizonae) sont rares. Elles sont contractées lors d'un contact avec un animal à sang froid. Nous rapportons un cas d'infection urinaire à S. arizonae chez une femme immunocompétente. Observation Chez une femme de 82 ans hospitalisée pour confusion, une infection urinaire à S. arizonae était mise en évidence. On ne trouvait pas d'autre cause notamment neuroméningée, iatrogène ou métabolique pouvant expliquer le syndrome confusionnel. Un traitement par ciprofloxacine permettait la disparition de la confusion et la stérilisation de l'infection. Conclusion La fréquence des infections à S. arizonae est probablement sous-estimée en raison de la bénignité habituelle des troubles digestifs qu'elles engendrent.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Syndrome confusionnel du sujet âgé: les difficultés d'un diagnostic facile.

  • Le syndrome confusionnel, lié à une souffrance cérébrale diffuse, est une manifestation psycho-comportementale fréquente chez le sujet âgé lors d'une pathologie et/ou d'un stress aigu. Son pronostic est grave. La forme clinique hyperactive est la plus reconnue en raison de l'agitation psychomotrice. La forme hypoactive, bien que la plus fréquente, de moins bon pronostic, est souvent sous-diagnostiquée. Parmi les facteurs précipitants, certains médicaments ou associations médicamenteuses ont un rôle majeur. Le traitement étiologique est fondamental, associé prioritairement à une approche non pharmacologique de l'agitation. L'utilisation des psychotropes est à réserver en cas d'échec des mesures non pharmacologiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Quelques préoccupations et confusions sémantiques autour de la peau féminine.

  • Quelques caractéristiques de la peau sont souvent mal vécues par la femme vivant dans une société où la jeunesse et l'apparence physique idéalisée sont érigées en culte. Parmi les préoccupations les plus fréquentes, citons la peau sèche, les rides, les vergetures, la cellulite, la perte diffuse des cheveux, l'hyperpilosité ainsi que les effets indésirables de la ménopause et ceux de l'exposition immodérée au soleil et aux bancs solaires. La plupart de ces problèmes font l'objet de confusions sémantiques entretenues par divers médias. Ils sont fréquemment les cibles d'un battage publicitaire universel à mille lieues des fondements physiopathologiques.

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Syndrome confusionnel au cours de la grossesse: encéphalopathie de Gayet Wernicke.

  • L'encéphalopathie de Gayet Wernicke (EGW) se traduit cliniquement par l'association d'une ataxie, d'une paralysie oculo-motrice et de troubles de la conscience. Elle est liée à un déficit en vitamine B1 et a été décrite initialement dans un contexte de malnutrition en particulier chez des sujets présentant une intoxication éthylique chronique. Elle a été rapportée également dans des cas d'amaigrissement rapide, quelle qu'en soit la cause (anorexie mentale, néoplasie, gastroplastie), d'alimentation parentérale prolongée ou d'hémodialyse. Sa survenue au cours de la grossesse est rare mais constitue une urgence diagnostique et thérapeutique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Un syndrome confusionnel révélant un syndrome de Fahr avec hyperparathyroïdie.

  • Le syndrome de Fahr est une entité anatomo-clinique rare, caractérisée par des calcifications intracérébrales bilatérales et symétriques, localisées dans les noyaux gris centraux, le plus souvent associées à des troubles du métabolisme phosphocalcique. L'hypoparathyroïdie, primitive ou postopératoire, est l'anomalie la plus classique. L'hyperparathyroïdie est exceptionnellement rapportée comme cause du syndrome de Fahr. Nous rapportons le cas d'une fille de 17 ans suivie depuis l’âge de 12 ans pour une épilepsie avec la notion d'un retard mental depuis l'enfance, qui a présenté un syndrome confusionnel révélant un syndrome de Fahr avec la particularité de l'existence d'une hyperparathyroïdie.

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Etat confusionnel aigu chez la personne âgée.

  • L'état confusionnel aigu est une affection très fréquente chez la personne âgée, avec des conséquences potentiellement graves. Il se caractérise par l'apparition brutale de troubles cognitifs, de la vigilance et de l'attention, associés à d'autres symptômes psychiques et comportementaux, ainsi que par une évolution fluctuante de ces symptômes. A l'hétérogénéité symptomatique s'associe une très grande diversité de l'étiologie, une origine multifactorielle étant la plus fréquente. L'évocation du diagnostic d'un état confusionnel implique la recherche active et le traitement des facteurs étiologiques précipitants potentiels, ainsi que des mesures thérapeutiques symptomatiques spécifiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Episode confusionnel aigu--delirium chez la personne âgée: définition, étiologie et prise en charge.

  • L'épisode confusionnel aigu, aussi appelé delirium dans la littérature anglo-saxonne, est une affection très fréquente chez la personne âgée. Il se caractérise par un début soudain et des manifestations cliniques fluctuantes. Il peut révéler ou compliquer un grand nombre de pathologies. Le plus souvent transitoire et réversible, il constitue une urgence médicale, motive de nombreux consilium et hospitalisations psychiatriques. L'article souligne, sur la base d'une vignette clinique, l'importance d'un diagnostic précoce et de mesures appropriées.

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Usage adéquat des psychotropes chez les personnes âgées institutionnalisées en cas d'état confusionnel aigu (delirium).

  • Le Delirium (état confusionnel) est un syndrome gériatrique fréquent et coûteux qui affecte un tiers des personnes âgées hospitalisées , sa prévalence en institution est mal connue. Il apparaît que ce syndrome peut persister pendant des semaines à des mois, et n’est donc pas limité aux hospitalisations aiguës. Nous présentons une revue de la littérature sur la prise en charge du delirium en institution suivie d’une proposition d’algorithme définissant l’approche pharmacologique et non pharmacologique de ce syndrome gériatrique.

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La reconstruction de lèvre inférieure selon Camille Bernard : mise au point sur une confusion éponymique.

  • L’utilisation d’éponymes honore ceux qui ont contribué au développement de la médecine et facilite la communication entre collègues. Elle impose une bonne connaissance historique pour savoir qui est vraiment le premier à avoir proposé une technique donnée. Au 19

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Une nouvelle cause de syndrome confusionnel postopératoire : la prise de néfopam

  • Nous décrivons un cas d’intoxication probable au néfopam survenu chez une patiente de réanimation souffrant de dénutrition avec hypoprotidémie. Le néfopam était responsable d’un syndrome confusionnel, associé à d’autres symptômes témoignant de son effet anticholinergique tels que tremblement, hypertonie, mydriase et tachycardie. L’ensemble de la symptomatologie a cédé à l’arrêt du traitement. La responsabilité du néfopam doit être évoquée le cas échéant chez les patients de réanimation présentant un syndrome confusionnel.

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Syndrome confusionnel et stuporeux postopératoire ou syndrome anticholinergique central?

  • Les auteurs rapportent un cas de syndrome anticholinergique central survenu dans les suites d'une intervention chirurgicale pratiquée sous bloc plexique auxillaire et sédation de complément. Le patient, âgé de 23 ans, a présenté des manifestations d'excitation et d'inhibition suivies d'un coma régressif après injection de physostigmine. Les facteurs favorisants, la démarche diagnostique et la méconnaissance de cette pathologie du réveil sont discutés.

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Le cas clinique du mois. Etat confusionnel et fièvre inexpliquée chez un vieillard.

  • Nous rapportons l’histoire d’un patient âgé de 81 ans admis pour confusion, et température inexpliquée. Il ne présentait pas de signes méningés. Les examens de routine obtenus en urgence (CT scanner et ponction lombaire) ne révélèrent pas d’anomalie significative. Toutefois, il apparut plus tard que la PCR pour le virus herpes était largement positive et le CT Scanner cérébral de contrôle a montré une hypodensité du lobe temporal gauche très suggestive d’une méningoencéphalite herpétique.

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Déminéralisation et ostéoporose: une confusion sémantique.

  • L’ostéoporose est l’affection déminéralisante la plus fréquente. Cependant, la découverte d’une vertèbre déminéralisée impose malgré tout de procéder à une mise au point étiologique rigoureuse. Au travers de trois cas cliniques, nous illustrons les écueils qui ont retardé le diagnostic de myélome multiple, affection déminéralisante la plus rare, mais qui au contraire de la plus fréquente, est hélas mortelle.

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Etats confusionnels et agitation.

  • La confusion est une urgence neurologique représentant 10% des hospitalisations. Elle se définit comme une altération brutale et fluctuante de la conscience et des fonctions cognitives. Une démarche rigoureuse est nécessaire afin de pouvoir traiter rapidement la cause sous-jacente parmi les multiples possibles. Une agitation associée nécessite un traitement spécifique rapide. Le traitement doit être préventif en veillant à limiter les facteurs de risque, notamment iatrogéniques, surtout chez les personnes âgées ou aux fonctions supérieures déjà altérées.

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Séance anatomo-clinique: cancer bronchiolo-alvéolaire et confusion.

  • Un patient de 67 ans est admis dans un tableau clinique de confusion mentale. Il souffre d'un cancer bronchiolo-alvéolaire, atteignant diffusément les 2 poumons, diagnostiqué 10 mois plus tôt et ayant régressé sous chimiothérapie. L'imagerie cérébrale montre des lésions symétriques en région périventriculaire et dans les centres semi-ovales. Un examen complémentaire permettra de poser le diagnostic.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov