Comportement alimentaire [ Publications ]

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  • Un bilan énergétique positif lié à la fois à la diminution de l'activité physique et à une prise de nourriture exagérée et/ou déséquilibrée est à l'origine d'une prise de poids excessif. Le nombre d'obèses est en augmentation constante depuis trente ans et la recherche de nouveaux traitements des obésités est primordiale pour juguler ce problème à la fois de santé publique et économique. Les récepteurs de nombreux neuropeptides hypothalamiques agissant sur le comportement alimentaire constituent des cibles potentielles pour ces traitements. Ils sont rétrocontrôlés par des hormones produites au niveau du tissu adipeux et du tractus gastro-intestinal. L'utilisation de leptine, une hormone anorexigène produite surtout par le tissu adipeux, n'a pu être généralisée en raison du développement d'une leptino-résistance chez le sujet obèse. De même, l'utilisation d'antagonistes du plus puissant peptide orexigène, le neuropeptide Y (NPY), n'a pas fourni les résultats escomptés en raison de la multiplicité et de la redondance des circuits régulant la prise de nourriture. Une multithérapie ciblant simultanément d'autres voies de régulation devra donc être envisagée afin d'obtenir des résultats significatifs et durables. Le PYY 3-36 a été testé chez l'Homme. Des antagonistes d'autres peptides orexigènes (hormone de mélanoconcentration, orexines...) ont été testés avec un certain succès chez l'animal. Certaines approches de thérapie génique au niveau central chez le Rat ont ravivé les espoirs mis dans la leptine ou le NPY. Selon le type d'obésité, ces nouveaux traitements pourraient être associés d'une part, à des molécules agissant sur les voies sérotoninergiques et catécholaminergiques ou à des antagonistes des cannabinoïdes déjà disponibles (ou prêts de l'être) sur le marché et d'autre part, à la chirurgie. Leur généralisation n'est cependant pas envisageable dans un futur immédiat. Des changements comportementaux (nourriture, exercice) et des actions de prévention conduisant à une certaine hygiène alimentaire et comportementale pendant les phases précoces de la vie (

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Validité du questionnaire d’alexithymie de Bermond et Vorst : étude chez des sujets présentant des troubles du comportement alimentaire et chez des témoins

  • L’objectif de cette étude était de déterminer la validité convergente, prédictive et concourante du Questionnaire d’Alexithymie de Bermond et Vorst (BVAQ-B) dans une population clinique (ie, TCA, n = 59) et de témoins (n = 191). L’échelle d’alexithymie de Toronto à 20 items (TAS-20), qui est l’autoquestionnaire le plus couramment employé, a été utilisée comme critère externe afin de déterminer la validité convergente du BVAQ-B. Une échelle de mesure de la dépression (Inventaire de dépression de Beck : BDI), d’anxiété (échelle d’anxiété trait et état de Spielberger : STAI-T et E) ainsi que deux échelles de mesure d’anhédonie (échelle d’anhédonie sociale : SAS et échelle d’anhédonie physique : PAS) ont été utilisées afin de comparer la validité concourante du BVAQ-B et de la TAS-20. Les résultats mettent en évidence que la validité convergente et prédictive du BVAQ-B en population clinique et chez les témoins sont satisfaisantes. Par ailleurs, l’étude de la validité concourante a permis de préciser les liens entre l’alexithymie et d’autres dimensions de la régulation émotionnelle. Enfin, cette étude montre que les patientes et les témoins présentent une alexithymie de nature différente. Les témoins alexithymiques seraient caractérisés par une incapacité à mentaliser puis à élaborer des cognitions associées à leurs affects. Les patientes alexithymiques seraient caractérisées par une incapacité à éprouver leurs affects et, par conséquent, par l’impossibilité à mentaliser puis à élaborer des cognitions qui pourraient y être associées. Ce résultat va dans le sens de la littérature qui questionne la mesure adaptative de l’alexithymie dans certaines populations, mais pas toutes.

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Lien épidémiologique entre comportement alimentaire et cancer : exemple du cancer colorectal

  • Un million de cancers colorectaux (CCR) sont diagnostiqués chaque année dans le monde, responsables de 500 000 décès. L'incidence varie largement selon les régions, les plus touchées étant celles à haut niveau socio-économique. Cette tendance commence à s'inverser, avec une stabilisation des taux d'incidence dans les pays développés et une nette progression dans les régions en développement. Dans les pays émergeants, l'évolution se superpose avec le niveau d'urbanisation croissant. Dans les années 1980, Doll et Peto rapportaient déjà que 80 % de la mortalité par cancer était évitable, particulièrement pour le CCR dont la part environnementale dans la genèse est prépondérante. Des études observationnelles ont ainsi rapporté que les migrants ont une incidence de CCR qui tend à rejoindre celle des natifs du pays d'accueil. Il semble que l'alimentation soit la cause principale de ces variations d'incidence. Des auteurs estiment que la modification des régimes permettrait de diminuer l'incidence du CCR de 60 %. Ces dix dernières années, de nombreuses études épidémiologiques et méta-analyses, souvent contradictoires, ont été réalisées. Deux groupes d'experts, le World Cancer Research Fund (WCRF) et l'American Institute of Cancer Research (AICR), ont donc jugé nécessaire la rédaction d'un rapport en 1997, mis à jour en 2007, sur les liens entre alimentation et cancer. Cette analyse systématique de la littérature a établi que la viande rouge, la charcuterie, l'alcool augmentaient le risque de CCR. Inversement, les fibres, le lait et le calcium étaient probablement protecteurs. Basé sur les principales études prospectives et interventionnelles, ainsi que sur le deuxième rapport du WCRF, notre article résume les données disponibles sur le lien entre alimentation et CCR.

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Troubles du comportement alimentaire restrictifs du nourrisson et du jeune enfant : situations à risque et facteurs favorisants

  • Les troubles alimentaires et le refus de l’alimentation peuvent concerner jusqu’à 25 % des nourrissons. L’objectif de cette étude était d’étudier les facteurs de risques des troubles du comportement alimentaire restrictifs chez les enfants de 0 à 3 ans. Il s’est agi d’une étude cas-témoin menée entre janvier 2011 et décembre 2014 comprenant un échantillon de 103 enfants : 57 présentant des difficultés alimentaires et 46 témoins. Leurs antécédents personnels et familiaux, l’histoire de leur maladie, leur présentation clinique, leur mode d’alimentation et la prise éventuelle de médicaments ont été analysés. Les pathologies néonatales, l’hypotrophie, la prématurité, l’existence d’antécédents de troubles du comportement alimentaire chez les parents ou apparentés sont apparus comme des facteurs de risque. L’indice de masse corporelle des parents, et en particulier lorsqu’il était inférieur à 17 ou supérieur à 35, le rang dans la fratrie, les antécédents de fausse couche ou d’interruption volontaire de grossesse n’influençaient pas l’apparition de difficultés alimentaires. Un accouchement par césarienne était plus fréquent chez les malades, alors que l’existence ou non d’un déclenchement n’avait pas d’incidence. L’allaitement maternel n’était pas un facteur protecteur. Sur le plan de la prise en charge, l’utilisation d’un hydrolysat de protéine de lait de vache et la prescription d’inhibiteurs de la pompe à proton étaient significativement plus fréquentes chez les patients. Au total, plusieurs facteurs favorisants, jusque-là non étudiés, ont été mis en évidence et doivent être connus des médecins pour permettre la prévention et la prise en charge optimale des difficultés alimentaires du jeune enfant.

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Troubles du comportement alimentaire restrictif du nourrisson et du jeune enfant : évaluation quantitative des interactions parent/nourrisson pendant le repas.

  • Le but de cette étude était de montrer que les troubles du comportement alimentaire (TCA) précoces sont associés avec le tempérament du nourrisson et avec les caractéristiques émotionnelles et alimentaires des parents. L’échantillon était composé de 58 dyades parent–nourrisson présentant un TCA, comparé à 60 témoins mangeurs sains. Ces dyades ont été observées au travers de l’enregistrement vidéo d’un repas de l’enfant et ont répondu à un panel de questionnaires relatifs au tempérament de l’enfant, à son développement psychoaffectif et comportemental, aux habitudes alimentaires du parent et à son état émotionnel durant la prise alimentaire de l’enfant. Les interactions durant le repas ont été évaluées avec la Feeding Scale de Chatoor. Des tests de Student et le test exact de Fisher ont été utilisés pour les variables quantitatives et qualitatives. Une approche par régression multiple a permis de vérifier la validité des résultats trouvés lors de l’analyse bivariée en ajustant les tests sur l’âge. Comparés aux témoins, les nourrissons présentaient des scores plus élevés en termes de caractéristiques symptomatiques et leurs parents des affects négatifs (21,5 ± 8,1 vs 15,2 ± 8,3,

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Angoisse de séparation et troubles du comportement alimentaire.

  • Le trouble angoisse de séparation (ADS) est probablement le trouble anxieux le plus fréquemment rencontré durant l'enfance. Si différentes études suggèrent que celui-ci pourrait être considéré comme un facteur de risque de développer lors de l'adolescence ou à l'age adulte des troubles anxieux et/ou dépressifs, le devenir du trouble ADS de l'enfance demeure mal connu. Au vu de la forte comorbidité existant entre troubles des conduites alimentaires et pathologies mentales, nous avons réalisé une étude épidémiologique rétrospective portant sur 81 patients présentant un diagnostic d'anorexie mentale ou de boulimie selon le DSM III-R. Deux entretiens cliniques structurés, le Schedule for Affective Disorders and Schizophrenia (SADS-LA) et la Structured Clinical Interview for DSM III-R (SCID), ont permis d'évaluer la comorbidité et l'histoire psychiatrique des patients. Le profil psychopathologique a été évalué grâce à la Symptom Check-List (SCL 90). Les résultats montrent qu'à peu près 20 % des patients présentant un diagnostic d'anorexie ou de boulimie ont des antécédents de trouble ADS de l'enfance. Ce sous-groupe diffère significativement de l'autre (sans antécédent de trouble ADS de l'enfance) par la fréquence plus importante de troubles anxieux et dépressifs. Cette étude suggère une association spécifique existant entre troubles du comportement alimentaire et trouble ADS de l'enfance, et montre que les études épidémiologiques peuvent être une aide dans la planification de la prévention et des traitements des troubles du comportement alimentaire.

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Schizophrénie et troubles du comportement alimentaire (TCA).

  • La comorbidité entre schizophrénie et TCA est relativement peu étudiée. Les TCA chez les schizophrènes sont rapportées depuis les premières descriptions de Bleuler et sont le plus souvent en relation avec des idées délirantes. Potomanie, mérycisme et pica sont fréquemment décrits chez les patients schizophrènes. Les patients schizophrènes présentant des TCA ne remplissent pas tous les critères de diagnostic de TCA (troubles alimentaires non spécifiés: EDNOS). Il est difficile de poser le diagnostic de schizophrénie chez des patients présentant des TCA avec idées bizarres ou croyances erronées concernant l'alimentation ou l'image corporelle. L'évaluation de la comorbidité schizophrénique doit se faire après renutrition. La prévalence de la schizophrénie dans une population de patients TCA varie selon les études, mais reste inférieure à 10 %. Les formes de schizophrénie les plus souvent rencontrées sont la forme hébéphrénique et la forme indifférenciée. Chez l'homme avec TCA la prévalence de la schizophrénie est de l'ordre de 35 %. Les nouveaux antipsychotiques ont montré une certaine efficacité chez les patients présentant des TCA avec ou sans schizophrénie. Ils diminuent les angoisses face à l'alimentation et apportent une meilleure adhésion au traitement. Le traitement des patients schizophrènes présentant des troubles alimentaires nécessitent d'adapter les modalités de traitement, en particulier pour ce qui concerne les thérapies cognitivo comportementales mais aussi l'adjonction des nouveaux antipsychotiques.

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Comorbidité des troubles du comportement alimentaire et des troubles anxieux - Deuxième partie : résultats

  • Nous avons réalisé une revue de la littérature sur la comorbidité entre les troubles anxieux et les troubles du comportement alimentaire, prenant en compte les critiques méthodologiques discutées dans la première partie de ce travail. L’objectif était de répondre à 3 questions : 1) Y a-t-il des éléments dans la littérature qui permettent de conclure que les troubles anxieux sont plus fréquents parmi les femmes souffrant de troubles du comportement alimentaire que parmi les femmes de la population générale ? 2) Y a-t-il des éléments qui permettent de conclure que les troubles anxieux ont une prévalence différente en fonction des types ou des sous-types de troubles du comportement alimentaire ? 3) Quelle est la chronologie d’apparition des 2 types de troubles quand ils coexistent ? Nous avons conduit une recherche Medline concernant toutes les études publiées sur le sujet entre 1985 et 2002, et avons sélectionné les études les plus pertinentes en fonction de la méthodologie utilisée. Au travers des études réalisées en population générale, il apparaît que les sujets souffrant de troubles du comportement alimentaire présentent significativement plus souvent des troubles anxieux que la population générale. Les études réalisées sur les populations cliniques ne permettent pas de confirmer ces conclusions. La revue de la littérature ne permet pas d’apporter une réponse claire aux questions posées, dans la mesure où beaucoup de résultats sont soit insuffisants, soit contradictoires.

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Troubles du comportement alimentaire et symptomatologie dépressive : étude épidémiologique chez les jeunes hommes

  • Le but de cette étude était d’évaluer la fréquence des troubles du comportement alimentaire (TCA) cliniques (anorexie mentale, boulimie et troubles non spécifiés) et subcliniques et des comportements compensatoires (vomissements, régimes stricts, jeûne) dans un échantillon de jeunes hommes français, et enfin d’examiner l’association à une symptomatologie dépressive. Un échantillon de 458 jeunes adultes a complété le Questionnaire for Eating Disorders Diagnoses (Q-EDD) pour évaluer les TCA ainsi que la Center for Epidemiologic Studies-Depression Scale (CES-D) afin d’évaluer les symptômes dépressifs. Toutes catégories confondues, les TCA étaient présents chez 17 % des participants, dont 12 % de troubles subcliniques. Une majorité des participants a rapporté vouloir prendre du poids et les comportements compensatoires les plus fréquents étaient l’exercice physique excessif (35 %) et le jeûne (11 %). Avec le seuil de 22 à la CES-D, 18 % de la population avait une symptomatologie dépressive modérée à sévère, dont 5 % présentait également un TCA. Une analyse de variance a montré que les participants ayant un TCA clinique et subclinique avaient obtenu des scores de dépression significativement supérieurs à ceux des participants sans trouble. Cette étude suggère l’importance d’évaluer les troubles subcliniques lors d’études sur les TCA en population masculine.

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Comorbidité entre les troubles du comportement alimentaire et les troubles anxieux Première partie : revue méthodologique

  • Nous avons souhaité réaliser une revue critique de la littérature à propos des études évaluant la prévalence des troubles anxieux chez les sujets souffrant de troubles du comportement alimentaire (TCA) : anorexie (AN) et boulimie (BN). Dans la première partie (cet article), nous avons discuté les problèmes méthodologiques posés par les études de comorbidité entre TCA et troubles anxieux, et dans la seconde (deuxième article), nous exposerons les résultats. Nous avons réalisé une revue de la littérature par Medline, concernant toutes les études publiées sur la comorbidité entre TCA et troubles anxieux pendant la période 1985-2002, afin de ne considérer que des études ayant utilisé des critères diagnostiques homogènes pour les deux types de troubles (le plus souvent les critères RDC, DSM III, DSM III-R, ou DSM IV). Nous avons réalisé, dans cette première partie, une revue de la méthodologie des études concernant principalement la composition des échantillons, les lieux de recrutement, les critères diagnostiques utilisés, les instruments diagnostiques, l’âge des sujets et la durée d’évolution des troubles. À la lumière des disparités méthodologiques mises en évidence, nous discutons la valeur des résultats des études de comorbidité et les conséquences pour les études futures.

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Comportement alimentaire de l’enfant et de l’adolescent souffrant d’obésité : intérêt d’un couplage des approches neurobiologique et neuropsychologique.

  • L’obésité constitue un problème de santé publique comme en témoigne la difficulté à endiguer l’augmentation du nombre de personnes concernées, notamment chez l’enfant et l’adolescent, et ce malgré une prise en charge diététique et sportive intensive de plus en plus accessible. L’efficacité de cette prise en charge est remise en question par de récentes et nombreuses études, notamment du fait de la difficulté du maintien d’un comportement restrictif vis-à-vis de la nourriture calorique. Ainsi a-t-on pu mettre en lumière un lien entre les comportements de prise excessive de nourriture et l’activité de neurotransmetteurs au sein des zones cérébrales impliquées dans la régulation du comportement et le circuit de la récompense. La réduction de l’activité dopaminergique dans le cortex orbito-frontal invite ainsi à s’interroger, chez les jeunes patients souffrant d’obésité, sur l’efficience exécutive qui facilite l’adaptation et les processus contrôlés du comportement. Ceci souligne la nécessité de considérer l’influence des facteurs environnementaux, comportementaux et psychoaffectifs au sein d’une étiologie multifactorielle. À terme, cela permettrait de mieux cerner le profil cognitif des patients concernés et favoriserait l’adaptation des thérapies proposées.

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Étude des relations entre alexithymie et anhédonie chez des femmes présentant des troubles du comportement alimentaire et chez des témoins

  • L’objectif de cette étude était d’étudier les relations entre alexithymie et anhédonie en utilisant conjointement 2 autoquestionnaires de mesure de l’alexithymie: le questionnaire d’Alexithymie de Toronto à 20 items (TAS-20) et le questionnaire d’Alexithymie de Bermond-Vorst (BVAQ-B). L’anhédonie a été mesurée à l’aide des questionnaires de Chapman: questionnaire d’Anhédonie physique (PAS) et questionnaire d’Anhédonie sociale (SAS). De plus, afin d’étudier l’impact de la symptomatologie des troubles du comportement alimentaire (TCA) sur les relations entre alexithymie et anhédonie, les analyses ont été menées dans 2 populations distinctes: chez 198 femmes témoins et chez 46 patientes TCA. Les résultats montrent que les dimensions alexithymique et anhédonique sont étroitement liées, surtout en ce qui concerne le versant physique de l’anhédonie. Par ailleurs, l’ensemble de l’étude souligne l’influence du diagnostic sur les relations entre alexithymie et anhédonie d’une part, et la nécessité d’utiliser différents outils pour l’évaluation de l’alexithymie d’autre part.

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Comportement alimentaire des nourrissons et jeunes enfants de 0 à 36 mois : comparaison des habitudes des mères

  • Cet article présente une seconde partie des résultats issus du volet « Comportement » de la quatrième édition de l'enquête sur la consommation alimentaire des nourrissons et enfants en bas âge français réalisée par le Syndicat français des aliments de l'enfance, en 2005, auprès des mères de 713 nourrissons et enfants en bas âge âgés de 0 à 36 mois. Cette enquête, menée à l'identique tous les huit ans depuis 1981, montre que le comportement alimentaire des jeunes enfants s'est amélioré notamment depuis 1997, avec en particulier un partage des repas en famille, un report du début de la diversification. Elle permet de confirmer que les mères ont besoin d'être guidées pour l'alimentation de leur enfant et que le corps médical est leur source de conseil la plus importante. En revanche, il est constaté un passage trop rapide à l'alimentation des plus grands à partir d'un an, une introduction trop précoce de certains aliments d'adulte type frites, charcuterie, un usage très précoce de la télévision, une insuffisance de la marche et des activités physiques.

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L'expérience sensorielle et nutritionnelle des parents et leur état métabolique orientent le comportement alimentaire de leur descendance.

  • Le comportement alimentaire est régulé par des facteurs physiologiques intrinsèques et est largement influencé par l’environnement culturel. Une prise alimentaire excessive et un mode de vie trop sédentaire sont les principales raisons de l’épidémie mondiale d’obésité. Si l’influence du contexte familial sur les habitudes alimentaires ne fait aucun doute, le fait que l’état nutritionnel, métabolique et hormonal des parents avant la conception, puis de la mère pendant la gestation et l’allaitement puisse influencer le comportement alimentaire futur de l’enfant est un concept novateur qui ouvre la voie à des mesures de prévention. Au cours des dernières décennies, des travaux sur des cohortes humaines et sur des modèles animaux proposent certains mécanismes biologiques (neuroanatomiques, épigénétiques) susceptibles d’expliquer quand et comment ce comportement est formaté par les apports nutritionnels précoces et l’expérience sensorielle qui y est associée.

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Achalasie mimant des troubles du comportement alimentaire.

  • Les troubles psychiatriques du comportement alimentaire sont essentiellement l'anorexie mentale et les vomissements psychogènes. Ils se caractérisent par un amaigrissement et des vomissements provoqués. Ces diagnostics ne sont retenus qu'en l'absence de maladie somatique. Dans l'achalasie, ces mêmes symptômes peuvent être au premier plan , le diagnostic est alors méconnu, d'autant que la dysphagie est inconstante et variable dans le temps. Nous rapportons 4 o servations d'achalasie initialement considérée comme une anorexie mentale ou des vomissements psychogènes, et traitée comme tels. Le diagnostic d'achalasie était retardé parce que le malade mettait la dysphagie au second plan, ou que les signes spécifiques d'achalasie étaient insuffisamment cherchés à l'interrogatoire ou par les examens complémentaires. Devant ce type de trouble du comportement alimentaire, il faut savoir chercher des signes évocateurs d'achalasie par l'imagerie et l'endoscopie, avant de retenir une cause psychiatrique, d'autant que la confirmation ou l'élimination du diagnostic sont simples et reposent sur la manométrie.

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Obésité et troubles du comportement alimentaire: comment faire?

  • L'hyperphagie boulimique est fréquente chez les personnes souffrant d'obésité et le dépistage de ces troubles doit être fait en se référant aux critères du DSM-IV. En cas de trouble alimentaire, il est nécessaire d'en tenir compte lors du traitement, afin de minimiser le risque de rechute et le phénomène yoyo. Même si les troubles alimentaires sont traités préférentiellement par une psychothérapie, la prise en charge du médecin de premier recours peut se situer à plusieurs niveaux: examiner les attentes des patients, les objectifs de perte de poids (1 à 3 kg par mois au maximum), leur motivation au changement, les encourager à structurer progressivement leurs repas, ou les aider à trouver les déclencheurs de leurs compulsions alimentaires et à rechercher leurs propres stratégies.

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Evaluation et prise en charge des troubles du comportement alimentaire : une expérience clinique à Genève.

  • Afin de répondre au mieux aux besoins des patients souffrant de troubles alimentaires, tout en tenant compte des recommandations d’organismes experts, les Espaces de soins pour les troubles du comportement alimentaire (ESCAL) du Service de psychiatrie de liaison et intervention de crise des HUG ont mis sur pied une évaluation approfondie (multifactorielle et multidisciplinaire), ainsi qu’un programme spécialisé avec des intensités de soins individualisées et des objectifs de prise en charge régulièrement réévalués. Les facteurs somatiques font partie intégrante de l’évaluation et de la prise en charge en collaboration avec les médecins généralistes mais le poids n’est pas le seul facteur d’évolution. Le suivi psychiatrique est multidisciplinaire et prend en compte l’entourage du patient, son insertion sociale, ainsi que les comorbidités psychiques qui sont fréquentes.

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Le syndrome de restriction cognitive: de la norme au désordre du comportement alimentaire.

  • La preuve est faite que les traitements diététiques et comportementaux de l'obésité échouent à provoquer des pertes de poids significatives et durables. La restriction cognitive est une complication de la pratique de régimes à répétition qui conduit à manger paradoxalement plus et plus mal quand on cherche à manger moins, en même temps qu'elle dégrade l'estime de soi et l'humeur des sujets au détriment de leur relation avec leur entourage. Faire de la restriction cognitive la cible prioritaire des interventions thérapeutiques permet de réduire la dépression et les comportements alimentaires aberrants, de restaurer l'estime de soi, d'améliorer les relations avec l'entourage et, au bout du compte, le poids et les facteurs de risques qui lui sont associés.

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Troubles du comportement alimentaire, addiction à la nourriture et chirurgie bariatrique.

  • Les troubles du comportement alimentaire (TCA) sévères non stabilisés sont une contre-indication à la chirurgie bariatrique. Une prise en charge spécifique peut permettre de stabiliser ces troubles et d’autoriser ainsi une chirurgie. Le concept d’addiction à la nourriture émerge de plus en plus même s’il reste encore débattu. Certains auteurs, en s’appuyant sur des bases neurobiologiques, le considèrent comme un trouble indépendant des TCA et d’autres l’envisagent plutôt comme un sous-type sévère. Une étude réalisée dans notre service chez 23 sujets candidats à la chirurgie bariatrique a montré une association significative entre les TCA et l’addiction à la nourriture, et ce indépendamment de l’indice de masse corporelle. Préciser le concept d’addiction à la nourriture permettrait de pouvoir repenser la prise en charge de ces patients.

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La prévention des troubles du comportement alimentaire: l'ecole a-t-elle un rôle a jouer?

  • La problématique des troubles du comportement alimentaire est importante à l'adolescence et motive la mise sur pied de différents programmes de prévention en milieu scolaire. Ces programmes se centrent principalement sur l'amélioration des connaissances en nutrition, de l'estime de soi et du décodage des messages véhiculés par la société et les médias. Il existe, cependant, peu d'évidence d'une efficacité claire de ces programmes sur le long terme. En raison de la tendance actuelle à voir les troubles du comportement alimentaire et l'obésité sur une même échelle, des approches préventives intégrées tendent à se développer, permettant ainsi de toucher un nombre plus grand d'adolescents et d'éviter les éventuels effets pervers des campagnes de prévention pour l'obésité.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov