Colite [ Publications ]

colite [ Publications ]

Publications > colite

  • L'anastomose iléo-anale avec réservoir (AIA + R) après coloproctectomie totale évite la création d'une iléostomie définitive, tout en supprimant la totalité de la muqueuse pathologique dans la rectocolite hémorragique et la polypose adénomateuse familiale. En conservant un schéma corporel non modifié, l'intevention a pour objectif l'amélioration de la qualité de vie des patients. Cette étude a eu pour but de mesurer l'impact réel de l'AIA + R sur la qualité de vie de 35 patients opérés pour RCH. L'évaluation de qualité de vie explorait quatre domaines : régime alimentaire, activité professionnelle, activité sportive, activité sexuelle et génitrice, après entrevue avec un observateur indépendant et suivi prospectif un score de 0 (excellente qualité de vie) à 19 (qualité de vie médiocre) était établi , parallèlement, un score de résultat fonctionnel explorant l'évacuation du réservoir et la continence était établi (0 = excellent résultat, 30 = mauvais résultat) et comparé au score de qualité de vie. La série comportait 35 AIA + R fonctionnelles depuis plus de 6 mois (suivi moyen de 46 ± 31 mois), réalisées pour RCH (14 femmes et 21 hommes de 34 ans d'âge moyen). Respectivement 30 (86%) et 5 (14%) des patients avaient une qualité de vie excellente et moyenne selon le score utilisé : 25 patients n'avaient aucune restriction alimentaire, tous sauf 1 avaient retrouvé leur activité professionnelle lorsqu'ils en avaient une avant l'AIA + R et étaient satisfaits de leur activité sportive, 33 patients n'avaient pas de retentissement sexuel de l'AIA + R, mais 3 femmes se plaignaient d'une stérilité. Le résultat fonctionnel était considéré respectivement comme excellent, moyen et mauvais chez 25 (72%), 9 (26%) et 1 patients. Le nombre de selles/j était de 4,6 ± 2,60 % des patients n'ayant aucune selle nocturne, et 90 % pouvant différer le besoin de plus d'une heure. Dans cette série limitée aux RCH, l'AIA + R confirme son impact bénéfique sur la qualité de vie de ces patients majoritairement jeunes. L'établissement d'un score de qualité de vie complète utilement les résultats de la seule évaluation fonctionnelle des AIA + R. Il permet d'appréhender plus objectivement l'intérêt de l'intervention dans le traitement de la RCH.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les diarrhées fonctionnelles ne sont pas, pour la plupart, des formes cliniques mineures de colite lymphocytaire ou collagène.

  • Objectifs. - Le but de notre étude a été de tester l'hypothèse selon laquelle certaines diarrhées fonctionnelles pourraient être des formes cliniques mineures de colite collagène ou lymphocytaire. Malades et méthodes. - Vingt malades consécutifs décrivant une diarrhée chronique et ayant un aspect endoscopique normal de la muqueuse colique ont été inclus dans l'étude. A partir de biopsies coliques étagées ont été déterminés pour chaque malade un diagnostic histologique conventionnel et un diagnostic histologique quantitatif de colite lymphocytaire ou collagène. Ce dernier était basé sur l'évaluation semi-quantitative des altérations histologiques de l'épithélium de surface et de l'infiltration du chorion par des cellules inflammatoires mononuclées, la numération des lymphocytes intra-épithéliaux et la mesure de l'épaisseur de la bande collagène sous-épithéliale. Les biopsies coliques de 12 sujets témoins sans diarrhée ont été étudiées selon les mêmes modalités. Résultats. - Chez les 20 malades avec diarrhée, 3 diagnostics quantitatifs de colite collagène (bande collagène mesurant entre 11 et 26 μm) et 1 de colite lymphocytaire (21 % de lymphocytes intra-épithéliaux) ont été portés. Chez les 16 malades restants, ayant une diarrhée fonctionnelle, le pourcentage moyen des lymphocytes intra-épithéliaux (12 ± 5 %) n'était pas statistiquement différent de celui des témoins (9 ± 4 %). De même, les scores moyens d'altération épithéliale et d'infiltration du chorion du groupe « diarrhée » sans colite (1,2 ± 1,0 et 1,7 ± 1,5) n'étaient pas différents de ceux du groupe témoin (1,3 ± 1,3 et 1,5 ± 1,2). Le poids de selle moyen des 16 malades avec diarrhée et sans colite collagène ou lymphocytaire était de 161 ± 130 g/j, inférieur à 300 g/j, sauf chez un malade ayant un antécédent de vagotomie tronculaire. Conclusions. - Ces résultats suggèrent que la plupart des diarrhées chroniques fonctionnelles ne sont pas des formes cliniques mineures de colite collagène ou lymphocytaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La colite collagène. A propos d'une série de 11 cas.

  • Introduction. - La colite collagène (CC) est une maladie inflammatoire colique rare. L'objectif de ce travail rétrospectif a été d'analyser les aspects cliniques de la maladie notamment extradigestifs, les pathologies associées, l'évolution et la réponse aux traitements. Malades et méthodes. - Nous avons analysé les dossiers de malades présentant une CC, vus entre 1989 et 1999 dans un service de Médecine Interne et un service de Gastroentérologie. Nous n'avons retenu que les malades répondant aux critères habituellement admis : diarrhée aqueuse chronique, aspect endoscopique colique normal, bande collagène sous-épithéliale colique supérieure à 10 μm. Résultats. - Il s'agissait de 10 femmes et 1 homme, âgés en moyenne de 66,6 ans au diagnostic. La diarrhée évoluait, lors du diagnostic, depuis 48 mois en moyenne (extrêmes: 1-240). Les symptômes extra-digestifs étaient: altération de l'état général (3 cas), polyarthralgies (3 cas), fièvre (2 cas), pelvispondylite (2 cas), thyroïdite auto-immune (2 cas), oligoarthrite (1 cas) et syndrome de Sharp (1 cas). Biologiquement, on notait: un syndrome inflammatoire (3 cas), une anémie (5 cas), une hypogammaglobulinémie (3 cas), une hypoalbuminémie (4 cas). L'examen coprologique et parasitologique des selles était négatif dans tous les cas. Plusieurs traitements ont été essayés jusqu'à obtenir une disparition de la diarrhée: salazopyrine pour 7 malades (efficacité (E): 5/7), pentasa pour 6 malades (E: 2/6), corticothérapie pour 2 malades (E: 2/2), azathioprine pour 1 malade (E: 1/1). Après un suivi moyen de 18 mois (extrêmes: 1-72), l'évolution a été favorable pour 8 malades sur 11. Discussion. - L'infiltrat inflammatoire au niveau de l'épithélium de surface colique associé à la bande collagène sous-épithéliale et l'association non rare à des maladies systémiques suggèrent un mécanisme auto-immun. Il existe un prédominance féminine (91 %) et les manifestations extra-digestives sont fréquentes (36 %). L'importance des biopsies systématiques coliques, malgré l'absence de lésion macroscopique dans ce contexte, doit être soulignée. L'évolution est souvent favorable, grâce aux dérivés des salicylates, et nécessite rarement le recours à la corticothérapie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement des colites de diversion par acides gras à chaîne courte. Etude bactériologique.

  • Objectifs. - La pathogénie des colites de diversion pourrait être expliquée par un déséquilibre bactérien induisant une diminution de la production d'acides gras à chaîne courte. Le but de ce travail était d'évaluer l'effet des acides gras à chaîne courte sur la flore bactérienne des patients avec colite de diversion et de comparer cette flore à celle de témoins sains. Méthodes. - Nous avons évalué prospectivement l'efficacité de lavements d'acides gras à chaîne courte sur la flore bactérienne du côlon exclu de 13 patients (8 hommes, 5 femmes, âge moyen : 43,7 ans). Les causes de l'exclusion colique étaient les suivantes : colite inflammatoire (n = 4), cancer colique (n = 2), sigmoïdite diverticulaire avec perforation (n = 3), abcès ischio-rectal (n = 2), divers (n = 2). Les patients ont reçu deux fois par jour pendant 14 jours en double aveugle un lavement de 60 mL contenant, soit des acides gras à chaîne courte (acétate : 60 mmol/L, propionate : 30 mmol/L et n-butyrate 40 mmol/L) (groupe 1 , n = 7), soit du sérum salé isotonique (groupe 2 , n = 6). Les prélèvements bactériologiques étaient pratiqués à Jl et à J14. Résultats. - Avant comme après traitement, il n'y avait pas de différence entre le groupe 1 et le groupe 2 concernant les espèces et le dénombrement bactériens. La flore des patients avec colite de diversion était caractérisée par : a) une augmentation du nombre de bactéries aérobies , b) une augmentation de la variété de la flore aéro-anaérobie , cI la présence de bactéries pigmentées noires anaérobies Gram négatifs, comme Prevotella intermedia et Porphyromonas asaccharolytica non détectées dans la flore rectale du groupe témoin (16 volontaires, âge moyen : 27 ans). Conclusions. - Ces résultats suggèrent que : a) les lavements d'acides gras à chaîne courte n 'induisent pas de modifications significatives dans la composition de la flore bactérienne des patients présentant une colite de diversion , b) le déséquilibre de la flore bactérienne pourrait intervenir dans la physiopathogénie des colites de diversion sans intervention des acides gras à chaîne courte.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Proctite de diversion sur rectum exclu chez des patients atteints de rectocolite hémorragique.

  • Objectifs. - La colite de diversion est caractérisée par des lésions inflammatoires survenant sur des côlons ou des rectums exclus chirurgicalement du courant fécal pour des pathologies diverses. Ces lésions peuvent ressembler à celles d'une rectocolite hémorragique ou d'une maladie de Crohn. Le but de notre travail était d'étudier le rectum exclu des malades opérés pour rectocolite hémorragique, et le devenir de ces lésions après rétablissement de la continuité. Matériel et méthodes. - L'étude portait sur 18 patients atteints de rectocolite hémorragique et opérés par colectomie subtotale avec anastomose iléo-rectale en 2 temps. L'analyse histologique des remaniements glandulaires, de l'infiltrat inflammatoire et des pertes de substance a porté sur 3 temps d'observation : colectomie initiale, rectum exclu au moment de l'anastomose et biopsies rectales après anastomose. Résultats. - Sur le rectum exclu, sont apparus une hyperplasie lymphoïde folliculaire dans les 18 cas, des granulomes à cellules géantes dans 9 cas, et des aspects fissuraires de la muqueuse dans 9 cas. L'atteinte inflammatoire s'étendait largement à la sous-muqueuse dans tous les cas, et parfois à la musculeuse. Ces lésions disparaissaient après anastomose et ont été attribuées à l'exclusion rectale. Conclusions. - Les aspects histologiques de proctite de diversion peuvent être évocateurs de maladie de Crohn du fait de l'existence de fissures, de granulomes à cellules géantes et de l'atteinte pariétale. Avant de porter à tort le diagnostic de maladie de Crohn, il convient de réexaminer la pièce opératoire initiale sur laquelle avait été diagnostiquée la rectocolite hémorragique. Les lésions disparaissent après rétablissement de la continuité.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les facteurs d'environnement dans la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique (tabac et appendicectomie exclus).

  • L'augmentation rapide de l'incidence de la maladie de Crohn et de la recto-colite hémorragique dans les pays développés, l'absence de concordance totale chez les jumeaux monozygotes, les formes conjugales de maladie de Crohn sont autant d'éléments en faveur de l'intervention de facteurs d'environnement dans la genèse de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI). La recherche de facteurs d'environnement dans les MICI est fondée sur des études épidémiologiques (géographiques ou cas-témoin), cliniques et expérimentales. Deux facteurs d'environnement ont un rôle établi : le tabac (protecteur dans la RCH, facteur de risque dans la MC) et l'appendicectomie (protecteur dans la RCH). De nombreux autres facteurs d'environnement font l'objet de recherches. Il s'agit d'agents infectieux, alimentaires, médicamenteux, du stress et de facteurs socio-économiques. Ils sont détaillés dans la présente mise au point. Parmi ces nouveaux facteurs, les mycobactéries atypiques, la contraception orale et l'antibiothérapie pourraient jouer un rôle dans la maladie de Crohn. A ce jour, trois hypothèses permettent d'intégrer les facteurs d'environnement aux données connues de la physiopathologie des MICI (perte de la symbiose entre la flore commensale et l'immunité muqueuse intestinale) : celle de l'hygiène, celle de l'infection et celle de la chaîne du froid. Beaucoup reste à faire pour identifier les facteurs d'environnement qui interviennent dans les MICI. Cette recherche est utile car elle peut mener à une prévention de la maladie chez les sujets prédisposés et à une amélioration de son cours évolutif chez les malades.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Diagnostic de colite à cytomégalovirus au cours du SIDA. Valeur comparative de la coloscopie totale et de la rectosigmoïdoscopie (à propos de 24 cas). AIDS GIT.

  • Objectifs: Afin d'évaluer la valeur respective de la rectosigmoïdoscopie et de la coloscopie totale pour le diagnostic de colite à cytomégalovirus, et la valeur des atteintes extracoliques, 24 patients atteints de SIDA ont été sélectionnés rétrospectivement sur les critères suivants: avoir subi une coloscopie entre janvier 1989 et juin 1992, avec au moins 2 biopsies rectales et 2 biopsies caecales, avoir des inclusions cytomégaliques associées à une inflammation au moins sur une biopsie colique. Méthodes: Vingt-quatre sujets ont eu 29 coloscopies dont 16 complètes. L'étude des 16 coloscopies complètes trouvait macroscopiquement: 7 colites droites, 5 pancolites, 2 colites bi-segmentaies, 1 rectite et 1 côlon normal. Les inclusions n'ont été trouvées que 5 fois sur 16 au niveau du rectum et 16 foi sur 16 au niveau du caecum. Lors des 13 coloscopies incomplètes, les inclusions ont été trouvées 11 fois sur 13 sur le rectum. Résultats: Ainsi, sur 29 examens, 13 fois la rectosigmoïdoscopie était insuffisante pour porter le diagnostic de colite à cytomégalovirus. Celui-ci était associé 22 fois sur 29 à une virémie positive, 8 fois sur 29 à une rétinite et 4 fois sur 20 à une lésion digestive haute. Conclusions: Cette étude rétrospective montre: la prédominance droite des inclusions cytomégaliques, l'existence de colites macroscopiques droites exclusives et l'inconstance des lésions extra-coliques. Pour ces raisons, une fois sur deux, la coloscopie totale est nécessaie pour parvenir au diagnostic de colite à cytomégalovirus.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les colites pseudomembraneuses associées à une antibiothérapie: étude rétrospective de 48 cas diagnostiqués par coloscopie.

  • La colite pseudo-membraneuse (CPM) est une complication de l'antibiothérapie, rare mais parfois grave. Elle est caractérisée par une prolifération dans le colon de Clostridium difficile. Nous avons analysé rétrospectivement 48 cas de CPM, recrutés sur une période de 47 mois à partir des registres des endoscopies digestives de services hospitaliers et de médecins libéraux. Les paramètres évalués étaient : le profil des patients, les antibiotiques incriminés, les caractéristiques cliniques, biologiques et endoscopiques de la CPM et son traitement. L'antibiothérapie reçue l'était, en majorité, en ambulatoire (83 pour cent), le plus souvent pour une infection broncho-pulmonaire (42 pour cent). Dans près de 90 pour cent des cas, elle comprenait une β-lactamine, avec au premier rang l'association amoxicilline + acide clavulanique, et dans 25 pour cent des cas une fluoroquinolone. La CPM est apparue en général après plus de 4jours de traitement et associait diarrhée, douleurs abdominales, hyperthermie et, plus rarement, des vomissements (23 pour cent). Fréquemment, étaient associées une hypokaliémie (37 pour cent), une insuffisance rénale (27 pour cent) et/ou une hypoprotidémie (50 pour cent). Des aspects endoscopiques typiques de CPM ont toujours été retrouvés entre le rectum et l'angle gauche du colon. L'amélioration clinique était constante après environ une semaine d'une antibiothérapie per os utilisant le métronidazole et/ou la vancomycine, souvent associée à Saccharomyces boulardii.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Colite ulcéreuse: activité des enzymes antioxydantes de la muqueuse colique.

  • OBJECTIFS : Les formes réactives d'oxygène sont considérées comme des médiateurs de l'in-flammation au cours de la rectocolite hémorragique. Nous avons voulu étudier l'activité d'enzymes antioxydantes (superoxyde dismu-tase, catalase, glutathion peroxydase) dans des prélèvements biop-siques coliques effectués lors de différentes phases de la maladie et après administration de vitamine E. MÉTHODES : Des prélèvements ont été faits chez 29 malades ayant une rectocolite en phase de quiescence et en phase d'activité et chez 18 sujets témoins. Dix malades ont reçu de la vitamine E à la dose de 300 mg/jour parallèlement au traitement médicamenteux. RÉSULTATS : Il a été constaté qu'en phase d'activité clinique les activités de toutes les enzymes antioxydantes sont considérablement augmentées, tandis qu'en phase de quies-cence les valeurs approchent celles observées chez les sujets témoins. Les activités des enzymes antioxydantes observées dans les échantillons de tissus provenant de polypes inflammatoires sont élevées, y compris chez les malades en rémission. L'administration de vitamine E par voie orale a eu pour conséquence une baisse considérable de l'activité de la glutathion peroxydase dans la muqueuse du côlon. CONCLUSION : Ces résultats confirment indirectement une production importante de formes réactives de l'oxygène dans la muqueuse colique inflammatoire. De nouvelles études sont nécessaires pour préciser les relations entre ces modifications et la pathogénie de la rectocolite hémorragique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Facteurs prédictifs de recours à la chirurgie dans la rectocolite ulcéro hémorragique en poussée grave.

  • But : Ce travail a pour but de rechercher des paramètres cliniques, biologiques ou endoscopiques prédictifs du recours à la chirurgie après l'échec d'un traitement par les glucocorticoïdes en cas de rectocolite ulcéro-hémorragique en poussée grave. Méthodes: Soixante et un patients ont été inclus. Une réponse thérapeutique aux corticoïdes était définie par le non recours à la chirurgie dans un délai inférieur à 30 jours. Les données ont été collectées rétrospectivement et analysées sur le logiciel SPSS version 10 puis incluses dans un modèle de régression logistique. Résultats : Une réponse thérapeutique aux corticoïdes a été notée chez 15 patients (24,6%). En étude uni-variée, les facteurs prédictifs du recours à la chirurgie étaient le sexe masculin, le tabac, le nombre de poussées dans les antécédents, une température dépassant 38°C, une vitesse de sédimentation dépassant 30 mm, une tension artérielle systolique inférieure à 11, des ulcérations en puits et des ulcérations étendues occupant plus du tiers de la superficie du colon. Au cours du suivi, un nombre de selles dépassant 7, un pouls dépassant 90, une température dépassant 38°C au troisième jour d'hospitalisation et la présence de sang dans les selles au cinquième jour étaient prédicteurs de recours à la chirurgie. En étude multi variée, un nombre de selles dépassant 7 au troisième jour d'hospitalisation était le seul facteur prédictif du recours à la chirurgie. Conclusion : Un nombre de selles élevé au troisième jour d'hospitalisation est apparu comme un facteur prédictif du recours à la chirurgie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Pronostic des formes pancoliques de rectocolite hémorragique.

  • Objectifs. - Évaluer le pronostic des formes pancoliques de rectocolite hémorragique, en termes de survie, de risque de colectomie, de risque de cancer colique, d'activité de la maladie, et de retentissement fonctionnel et socioprofessionnel. Méthodes. - Étude rétrospective de 130 cas vus consécutivement en consultation ou en hospitalisation à l'Hôpital Rothschild entre 1962 et 1993. Il s'agissait de 58 hommes et de 72 femmes. Leur moyenne d'âge au début de la maladie était de 30 ans (5 à 77 ans). L'extension pancolique était apparue secondairement chez 68 % des patients. La durée moyenne d'observation était de 10,6 ans (extrêmes : 0,8 à 46 ans). Trois patients étaient perdus de vue. Résultats. - Huit patients sont décédés. Le taux de survie à 10 ans était de 93 %. Quatre-vingt-cinq patients ont été opérés. Le taux cumulé de colectomie était de 61 et 77 %, à 10 et 20 ans respectivement. Trois patients ont développé un cancer colique. Le risque cumulé de cancer colique à 25 ans était de 6 % chez les patients non opérés et de 1,9 % pour l'ensemble de la série. Aucun cancer n'a été observé après colectomie et anastomose iléo-rectale. Chez les patients non opérés, l'activité de la maladie diminuait durant les 15 premières années et se stabilisait ensuite. La qualité de vie des patients opérés avec rétablissement de la continuité était au moins aussi bonne que celle des patients traités médicalement. Conclusion. - Dans cette série, le pronostic lointain des formes pancoliques de rectocolite hémorragique est globalement favorable. Le taux de colectomie est très élevé mais en contrepartie, le risque néoplasique apparaît faible.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Faut-il réaliser une biopsie hépatique per-opératoire systématique chez tous les malades opérés pour rectocolite hémorragique?

  • Objectif - Evaluer la prévalence de la cholangite sclérosante et des lésions histologiques hépatiques chez des malades opérés pour une rectocolite hémorragique sévère et discuter l'intérêt d'une biopsie hépatique per-opératoire systématique. Méthodes - De 1996 à 2001, 21 malades consécutifs ont subi une coloproctectomie totale ou une réintervention après coloproctectomie totale pour rectocolite hémorragique. Une biopsie hépatique per-opératoire était réalisée systématiquement. Résultats - Un seul malade (4,7 %) présentait une cholangite sclérosante histologique. Il était asymptomatique sur le plan clinique et biologique. Quatre malades avaient une stéatose hépatique, 8 étaient porteurs de lésions inflammatoires non spécifiques compatibles avec des lésions de cholangite des petits canaux ou de portite chronique et 8 avaient un parenchyme normal. La découverte de lésions hépatiques permettait d'adapter le traitement médical et de débuter une surveillance hépatique. Conclusion - La biopsie hépatique per-opératoire des malades opérés pour rectocolite sévère peut permettre de réaliser une enquête de prévalence de la cholangite sclérosante mais aussi des autres lésions hépatiques classiquement associées à la rectocolite hémorragique comme les lésions des petits canaux biliaires. Elle pourrait permettre un diagnostic précoce et une évaluation du stade afin d'instaurer un traitement adapté.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etude comparative ouverte randomisée de l'efficacité et de la tolérance de lavements de 2 g d'acide 4-amino-salicylique (4-ASA) et de 1 g d'acide 5-amino-salicylique (5-ASA) dans les formes basses de rectocolite hémorragique.

  • Objectifs et méthodes.-Dans le but de comparer l'efficacité et la tolérance de lavements de 4-ASA et 5-ASA dans le traitement de poussées modérées de rectocolite hémorragique distale, 50 malades ont été tirés au sort pour recevoir, dans un travail multicentrique ouvert, un lavement de 100 mL par jour, soit de 4-ASA (2 g, n=26), soit de 5-ASA (1 g, n=24). Les sujets remplissaient un questionnaire quotidien portant sur les signes fonctionnels, la tolérance des lavements et la durée de leur rétention. Une évaluation clinique et endoscopique était réalisée à l'entrée, et à 2 et 4 semaines. Résultats.-Une amélioration significative des signes cliniques et endoscopiques était observée dans les 2 groupes. L'efficacité et la durée de rétention des lavements ne différaient pas entre les 2 traitements. La tolérance des lavements de 4-ASA dans cet essai ouvert était significativement meilleure: score 0,46±0,77 contre 1,00±0,73, P=0,03. Conclusions.-Les résultats de cette étude ouverte montrent que les lavements de 4-ASA sont mieux tolérés et aussi efficaces que les lavements de 5-ASA dans le traitement des poussées modérées de rectocolite hémorragique distale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Colite à cytomégalovirus chez un enfant immunocompétent

  • La colite à cytomégalovirus (CMV) est une cause inhabituelle de rectorragie chez un enfant immunocompétent. Nous rapportons le cas d’un enfant de 10 semaines, allaité au sein qui avait été adressé au service d’accueil des urgences car il présentait depuis quatre jours des traces de sang rouge mêlées à des selles normales. L’état général était conservé, sans fièvre. L’hémogramme, le dosage de la protéine C réactive (CRP), la coproculture, l’analyse virologique des selles, la radiographie de l’abdomen sans préparation (ASP) et l’échographie abdominale n’avaient pas révélé pas d’anomalie. Une allergie aux protéines de lait de vache avait été évoquée et, malgré la négativité du dosage des immunoglobulines E (IgE) spécifiques des protéines de lait de vache, un régime d’exclusion avait été instauré chez la mère. La persistance des rectorragies a justifié un examen endoscopique qui a révélé une colite hémorragique diffuse avec un aspect érythémateux du fundus. L’examen anatomopathologique des biopsies a révélé la présence de CMV, confirmée par une charge virale élevée dans le sang. Le bilan immunitaire de l’enfant était normal et la mère ne présentait pas d’infection à CMV. Les rectorragies ont cessé spontanément. Cette observation permet de rappeler que devant des rectorragies du nourrisson, l’APLV ne doit pas être la seule cause évoquée et qu’en fonction du tableau clinique et biologique un bilan étiologique complet doit être réalisé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Valeur diagnostique de l'échographie de haute fréquence au cours de la maladie de Crohn et de la rectocolite hémorragique.

  • Objectif - Etudier la valeur diagnostique (diagnostic positif et diagnostic de localisation) de l'échographie de haute fréquence (EHF) au cours des maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI). Malades et méthodes - Chez des sujets ayant une maladie de Crohn (MC) (n = 48), une rectocolite hémorragique (n = 23), une colite inclassée (n = 3) ainsi que chez 21 témoins « inflammatoires » (11 sigmoïdites aiguës, 8 diarrhées infectieuses, I colite ischémique, I colite radique) et 23 témoins sains, les résultats de l'EHF étaient comparés à ceux d'une coloscopie et d'un transit du grêle (ou d'une iléoscopie). Résultats - Chez 69 des 74 malades atteints de MICI, le diagnostic positif d'inflammation intestinale était fait (sensibilité: 94,4 %, spécificité: 66,7 %, performance globale: 93,2 %). Les segments malades étaient correctement localisés chez 58/74 malades (sensibilité, spécificité et performance globale: 80,3, 66,7 et 79,7 %), plus fréquemment pour les MC. Cinq complications de la MC sur 6 étaient diagnostiquées. En cas de MC, le diagnostic positif d'inflammation était fait plus souvent en cas d'atteinte colique ou iléo-colique. Conclusion - L'échographie de haute fréquence est une méthode diagnostique valide au cours des MICI, elle pourrait être utile pour leur suivi ou lorsque des examens invasifs sont contre-indiqués.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les gastro-entéro-colites à éosinophiles chez l’enfant : des maladies de plus en plus fréquentes

  • Les gastro-entérites et colites à éosinophiles sont des affections rares dont l’incidence augmente depuis une dizaine d’années. Elles sont caractérisées par une infiltration éosinophilique importante d’un segment du tube digestif responsable de symptômes souvent peu spécifiques. Contrairement aux œsophagites à éosinophiles dont les critères diagnostiques et de prise en charge sont actuellement bien établis, il n’existe aucun consensus sur le diagnostic et le traitement de ces affections. Leur présentation clinique varie selon la localisation de l’infiltration des éosinophiles et la profondeur de l’atteinte tissulaire. L’aspect endoscopique est souvent celui d’une muqueuse érythémateuse avec des micro-ulcérations superficielles. Sur le plan histologique, le diagnostic ne doit pas se contenter d’une simple augmentation du nombre d’éosinophiles dans la muqueuse, des signes associés d’inflammation aiguë ou chronique doivent y être associés. De même, les autres causes d’augmentation des éosinophiles dans la muqueuse digestive doivent être éliminées. Un bilan allergologique est préconisé, les tests cutanés étant cependant souvent peu contributifs. Chez l’enfant, un régime d’évictions alimentaires doit être le premier traitement proposé. En cas d’échec ou dans les formes sévères, une corticothérapie systémique est conseillée. En cas de rechute, l’utilisation d’immunosuppresseurs voire de biothérapie peut être utile.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Association d'une malacoplakie colique et d'une rectocolite hémorragique: à propos d'un cas.

  • La malacoplakie est une affection inflammatoire chronique granulomateuse peu fréquente dont la localisation digestive est rare. L'association d'une malacoplakie colique à une rectocolite hémorragique a été exceptionnellement rapportée. Nous en présentons un nouveau cas, chez une femme de 58 ans chez qui l'aggravation de la symptomatologie d'une rectocolite hémorragique a conduit à l'institution d'une corticothérapie, puis, devant l'échec du traitement médical et une suspicion de perforation colique, à une colectomie sub-totale. L'examen anatomo-pothologique a révélé une infiltration diffuse de la muqueuse colique par des macrophages acidophiles renfermant des inclusions cytoplasmiques « en cible » caractéristiques d'une malacoplakie, associée à des lésions de pancolite inflammatoire chronique en poussée aiguë. L'évolution de la malacoplakie a été favorable sous antibiothérapie prolongée, sans récidive, alors que la rectocolite hémorragique est restée évolutive. Dans notre cas, comme dans trois autres observations de la littérature, d'association à une rectocolite ulcéro-hémorragique ou à une maladie de Crohn, la malacoplakie, peut-être favorisée par la corticothérapie, n'a pas été suspectée avant l'examen histopathologique. Cette forme grave d'inflammation doit être reconnue pour instituer un traitement adapté afin de ne pas aggraver l'évolution de la maladie intestinale associée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La colite aiguë grave : deux observations mortelles à Dakar

  • Objectif: la colite aiguë grave (CAG) est une des complications majeures des maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI), en particulier de la rectocolite hémorragique (RCH), où elle met en jeu le pronostic vital. Alors que ces MICI sont considérées comme rares en Afrique subsaharienne, nous rapportons deux observations de CAG sur terrain de RCH avec une évolution fatale chez des patients sénégalais à Dakar. Observations: il s'agissait d'un homme de 73 ans et d'une femme de 35 ans. Dans les deux cas, le tableau s'est révélé par un syndrome dysentérique chronique (fébrile chez la femme). Le traitement antibiotique dans l'hypothèse d'une colite infectieuse n'a pas été contributif. La corticothérapie parentérale décidée en second lieu n'a pas pu empêcher la survenue d'une perforation intestinale dans la première observation. Dans la deuxième observation, une colectasie est survenue en cours d'antibiothérapie, qui a été fatale malgré un bolus de corticoïdes. Les décès sont survenus dans un tableau de défaillance multiviscérale (observation 1) et de collapsus cardio-vasculaire avec choc (observation 2) avant la pratique de toute chirurgie d'urgence. Conclusion: en zone subtropicale, où prédominent les colites infectieuses, il faut savoir évoquer le diagnostic de CAG sur terrain de RCH et débuter un traitement adapté malgré la hantise d'une infection et la difficile accessibilité aux explorations paracliniques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le syndrome d'entérocolite induit par des protéines alimentaires suite à l'ingestion de poisson.

  • Le syndrome d’entérocolite induit par les protéines alimentaires (SEIPA) est une réaction allergique alimentaire trop souvent méconnue, survenant chez les petits enfants. Il se manifeste habituellement par des vomissements prolongés et/ou des diarrhées qui apparaissent généralement 1 à 4 heures après l’ingestion de l’aliment responsable. Le lait de vache et le soja sont les aliments le plus souvent impliqués, mais le SEIPA peut aussi être causé par des aliments solides (blanc d’œuf, blé, riz, poulet, poisson). Nous rapportons le cas d’une fillette de 12 mois qui se présente, déshydratée, avec des vomissements et des diarrhée apparus 2 heures après l’ingestion de poisson. Des antibiotiques sont administrés et un remplissage vasculaire est entrepris. La patiente s’améliore rapidement et le diagnostic de gastro-entérite est posé. À l’âge de 15 mois, l’enfant est, à nouveau, admise pour les mêmes symptômes, survenus approximativement 2 heures après l’ingestion de poisson. Elle reçoit le même traitement et récupère rapidement. Le diagnostic d’une allergie au poisson est posé et un régime d’exclusion est conseillé jusqu’à une évaluation approfondie. À l’âge de 31 mois, une provocation orale au poisson est réalisée. L’épreuve est positive. Les tests cutanés et les IgE spécifiques pour le poisson sont négatifs. Le diagnostic de SEIPA est établi et une éviction stricte est recommandée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les colites médicamenteuses : revue de la littérature

  • La fréquence des colites médicamenteuses est souvent sous estimée. Les médicaments les plus souvent incriminés sont les antibiotiques et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Dans ce travail, nous avons classé les colites en fonction des principaux médicaments responsables tout en traitant la symptomatologie clinique, la physiopathologie, les complications et l'évolution. Nous y décrivons les colites aux antibiotiques, aux AINS, aux laxatifs, aux agents vasoconstricteurs, aux oestroprogestatifs, à la chimiothérapie et les colites microscopiques médicamenteuses. Ces dernières constituent une entité à part, dont l'origine peut être idiopathique, infectieuse ou médicamenteuse, sa physiopathologie est mal connue et le diagnostic positif ne peut être qu'histologique. En dehors des colites pseudomembraneuses où l'imputabilité médicamenteuse est relativement simple, dans les autres cas la chronologie, le tableau clinique, endoscopique et histologique sont très variables et rarement spécifiques. Ainsi, devant le nombre élevé de médicaments pouvant induire une colite, il ne faut pas oublier de penser à l'origine médicamenteuse et ce essentiellement en l'absence d'une cause évidente pouvant expliquer l'apparition d'une colite.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov