Colique [ Publications ]

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  • Objectif : L'urographie intraveineuse a été pendant des années le mode d'exploration privilégié de la colique néphrétique. Depuis le milieu des années 90 le scanner hélicoïdal non injecté est présenté comme une alternative plus performante, moins invasive et moins coûteuse que l'UIV. Le but de cette étude a été de comparer le scanner hélicoïdal non injecté à l'UIV dans la prise en charge des coliques néphrétiques et d'évaluer une prise en charge unique par le scanner dans cette pathologie. Matériel et Méthodes : Etude prospective incluant 81 malades tous explorés en urgence par scanner hélicoïdal non injecté et pour les 30 premiers par un scanner non injecté et une UIV. Résultats : Comparaison UIV- scanner : meilleure sensibilité du scanner pour le diagnostic de colique néphrétique (96% vs 92%) et pour la détection du calcul (95% contre 59%) diagnostique par scanner. Le diagnostic définitif de colique néphrétique a été retenu chez 72/81 malades : calcul vu dans 64 cas et syndrome post critique dans 8 cas. Les 9 autres malades présentaient une pathologie abdominale non urologique. Discussion : La comparaison de notre série à celles de la littérature permet de confirmer la supériorité du scanner sur l'UIV avec meilleure visualisation du calcul, un coût inférieur, une durée d'examen plus courte, l'absence d'injection et une détection de pathologies extra-urinaires. L'analyse de la sémiologie tomodensitométrique souligne l'importance des signes secondaires pour le diagnostic de colique néphrétique (dilatation, oedème péri-rénal ou urétéral, rim sign). La notion de retard de sécrétio-mis en évidence par l'UIV et non évaluable directement par le scanner non injecté n'est plus un argument pour conserver l'UIV comme examen de première intention en cas de colique néphrétique Conclusion : La supériorité du scanner pour le diagnostic de colique néphrétique est maintenant démontrée. Il est donc possible de prendre en charge cette pathologie par un scanner hélicoïdal non injecté isolé de première intention. L'UIV ou l'injection du scanner gardent des indications en cas de doute diagnostic sur le scanner non injecté.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Induction de l'apoptose, in vitro et in vivo, sur cellules tumorales coliques de rat après traitement par le butyrate de sodium.

  • Le butyrate de sodium (NaB) est reconnu comme étant un inducteur de différenciation, en particulier pour les cellules épithéliales coliques. Nous avons précédemment observé que le traitement par le NaB, associé à une immunothérapie à base d'interleukine 2 (IL2), entraînait une régression tumorale dans environ 60 % des carcinoses péritonéales induites chez le rat BDIX après injection de cellules tumorales coliques (DHDK12/TRb) [15]. Dans cette étude, nous avons mis en évidence in vitro des altérations du métabolisme de la lignée DHDK12/TRb traitée par le NaB, suivies par l'induction d'un processus d'apoptose. L'analyse du cycle cellulaire par cytométrie en flux montre un blocage des cellules en phases G1 et G2, pour les cellules restées attachées au support de culture. L'analyse biologique des nombreuses cellules détachées de leur support et des débris présents dans le surnageant après traitement in vitro révèle une induction de l'apoptose par le NaB. Ce phénomène est montré par marquage fluorescent des noyaux par le Hoechst 33258 et par électrophorèse qui met en évidence la fragmentation internucléosomale de l'ADN des corps apoptotiques. Les cellules traitées en culture pendant plusieurs jours par le NaB, présentent une augmentation très nette de l'activité mitochondriale et de la consommation de glucose ce qui traduit une augmentation de leur activité métabolique. Nous avons observé également que le traitement par le NaB augmente de façon significative la synthèse de TGF β1 actif par les cellules tumorales coliques DHDK12/TRb. L'induction d'apopotose par le NaB pour les cellules tumorales coliques a été confirmée in vivo sur des coupes de tumeurs intrapéritonéales après plusieurs jours de traitement soit par le NaB seul, soit par une combinaison NaB/IL2. Ainsi, les résultats obtenus chez le rat mettent en évidence les propriétés thérapeutiques potentielles du traitement des carcinoses péritonéales coliques par l'association NaB/IL2, où le NaB agirait comme inducteur d'apoptose pour les cellules tumorales coliques, et l'IL2 comme stimulateur de la réaction immunitaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Evaluation et intérêt de nouveaux marqueurs moléculaires en cancérologie colique.

  • La mise en évidence de cellules circulantes tumorales dans le sang de malades atteints de cancers localisés doit permettre au clinicien de mieux évaluer le degré d'extension de la maladie et d'intervenir plus précocement sur le développement des métastases. Nous avons mis au point une méthode sensible utilisant la RT-PCR à l'aide d'amorces dérivées de la cytokératine 20 (CK20) et de CGM2, appartenant à la famille des antigènes carcinoembryonnaires, afin de détecter la dissémination occulte d'entérocytes dans le sang circulant de patients atteints de cancer du côlon. Parmi 82 volontaires sains, 40.2 % (33/82) expriment l'ARNm de CK20. Ce résultat n'est pas statistiquement différent des 45,5 % (15/33) de positifs détectés chez des patients ayant un cancer du côlon. La grande sensibilité de cette méthode permet donc de détecter un faible taux de transcription illégitime des ARNm de CK20 dans les cellules nucléées du sang et de la moelle osseuse. La faible spécificité de cette méthode ne permet donc pas son utilisation pour mettre en évidence la dissémination hématogène de cellules coliques. Chez 47 patients présentant un cancer du côlon, les amorces de CGM2 permettent de détecter des entérocytes circulants chez 25 d'entre eux (53 %). Chez les patients au stade C de Dukes, 17/29 (59 %) sont CGM2 positifs alors que 44 % sont positifs aux stades localisés A et B de Dukes. Cela suggère que la dissémination hématogène de cellules coliques est un événement précoce dans l'histoire naturelle de la maladie. Aucun des patients présentant une pathologie colique bénigne ou une diverticulose ne sont CGM2 positifS. L'absence d'ARNm de CGM2 chez (i) 56 volontaires sains sans antécédent connu de pathologie colique, (ii) 19 patients présentant un cancer autre que colique, (iii) 6 échantillons de moelle osseuse normale, montre la haute spécificité de cette méthode et permet la mise en évidence d'entérocytes circulants chez des patients présentant un cancer colique au stade localisé. Cependant, la signification clinique de la présence de ces cellules et les applications cliniques de cet outil moléculaire méritent un suivi à long terme de ces patients.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Coliques néphrétiques de la femme enceinte: étude d'une série de cent trois cas

  • But. ― Évaluer la prise en charge de la crise de coliques néphrétiques de la femme enceinte dans notre établissement. Matériel. ― Étude rétrospective de 103 patientes enceintes, hospitalisées entre janvier 2005 et octobre 2010, pour douleurs lombaires de type coliques néphrétiques, associées ou non à une infection urinaire. Trois groupes de patientes ont été identifiés à partir des examens cliniques et paracliniques initiaux (échographie). Le groupe I concernait les patientes ayant un syndrome septique et une dilatation des cavités rénales , elles recevaient un traitement antalgique et une antibiothérapie probabiliste. Le groupe II concernait les patientes ayant une dilatation des cavités rénales isolée, elles recevaient un traitement antalgique. Le groupe III concernait les patientes n'ayant pas de dilatation des cavités rénales, elles recevaient un traitement antalgique et un traitement antibiotique en cas de sepsis associé, puis une autre cause était recherchée. La dérivation par sonde double J était proposée d'emblée en cas d'association de pyélonéphrite et d'obstruction (groupe I), ou secondairement en cas d'échec des premiers traitements (groupes I et II). Résultats. ― La crise de coliques néphrétiques était due à un calcul dans 19,4% des cas. Une infection urinaire était associée dans 28% des cas. L'échographie a été suffisante pour orienter la prise en charge initiale dans 96% des cas. Dans 4% des cas, une IRM ou un TDM basse dose ont été nécessaires. Le traitement antalgique associé à une antibiothérapie probabiliste, ou adaptée en cas d'infection documentée, a permis la sédation des douleurs dans deux tiers des cas. En cas d'échec ou de signes de gravité, la dérivation des urines par une sonde double J était efficace, avec peu de morbidité sur le bon déroulement de la grossesse. Un calcul a été traité par urétéroscopie chez une patiente ne supportant pas les sondes JJ, sans complication. Conclusion. ― La prise en charge de la crise de coliques néphrétiques de la femme enceinte basée sur l'échographie, le traitement symptomatique et la dérivation par sonde JJ en cas d'échec, paraissait donc assez sûre pour la mère et le fœtus. Niveau de preuve. ― Niveau 5.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L’étude peropératoire du ganglion sentinelle est devenue possible grâce à l’analyse moléculaire : nouveau concept et nouvelles applications pour les cancers coliques ?

  • Le ganglion sentinelle (GS) est un concept mais aussi une possibilité technique qui peut s'étudier et s'appliquer à la quasi-totalité des organes présentant un cancer. Pour la chirurgie des cancers colorectaux, certaines possibilités d'utilisation du GS sont possibles, d'autres peu crédibles et certaines totalement nouvelles en particulier due au fait de l'analyse possible du GS par une technique de biologie moléculaire. L'orientation du curage, ou lymph road mapping ne peut se concevoir que pour des cas où le chirurgien peut vouloir limiter son geste, en particulier en cas d'antécédent de chirurgie colique, pour garder une fonction digestive en conservant des axes vasculaires considérés comme non impliqués dans le processus métastatique. L'utilisation de la seule analyse du GS pour déterminer le statut positif ou négatif du curage a échoué du fait de la fréquence des faux négatifs en partie dus à la taille avancée des cancers coliques lors du diagnostic. L'utilisation d'un ultrastading par section multiple, ou épuisement du bloc, peut amener à reconsidérer un stade NO comme un stade N1, si le mode d'analyse reste en HES. À l'inverse, l'ultra stading par RT-PCR ou même immunohistochimie a été plus discuté et semble non équivalent en termes de pronostic et ne justifie donc pas d'un traitement adjuvant de façon formelle. Actuellement, une nouvelle technique de biologie moléculaire, OSNA, permet une analyse de tout le ganglion en moins de 45 minutes. Il est donc possible en peropératoire d'analyser un ganglion, avec le même niveau de renseignement qu'une analyse classique en HES. Si ce ganglion est positif et si la stratégie en cas de ganglion positif a été déterminée pour ce patient, il est alors possible d'anticiper cette stratégie et de placer pendant la colectomie, un accès veineux pour débuter très vite la chimiothérapie post-opératoire. Cette nouvelle technique d'analyse des ganglions, appliquée au ganglion sentinelle, ouvre une nouvelle application potentielle de ce concept en cancérologie digestive.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La chirurgie en deux temps dans les occlusions coliques gauches néoplasiques reste la sécurité.

  • De janvier 1989 à décembre 1996, 56 malades ont été opérés en urgence, de façon consécutive d'un cancer colique gauche en occlusion au sein d'une équipe chirurgicale homogène. Hormis 12 patients exclus en raison d'une symptomatologie clinique ou radiologique qui imposait une laparotomie médiane, la règle pour les 44 autres opérés a consisté à traiter l'occlusion par une colostomie première par voie élective qui fait l'objet de notre travail. Il s'agissait de 11 hommes et 33 femmes, de 76 ans d'âge moyen (extrêmes 50-97 ans). Deux malades, en mauvais état général, classés ASA III, sont décédés en post-opératoire dans les suites de ce geste isolé. Parmi les 42 survivants, 6 ont été récusés pour une réintervention en raison de la gravité de leur état général ou du stade évolutif de la maladie. Le délai moyen de réintervention pour exérèse est de 11.5 jours, et 32 malades sur 36 sont réopérés au cours de la même hospitalisation. Les 36 réinterventions ont comporté 34 colectomies segmentaires et 2 laparotomies exploratrices simples en raison de l'inextirpabilité de la lésion colique initiale. Dans le groupe des 34 réinterventions avec colectomie segmentaire, 28 ont comporté la suppression de la stomie d'amont au cours de ce 2è temps opératoire, et 6 ont nécessité une 3è temps. Toutes les anastomoses de cette série ont été effectuées de façon manuelle. La mortalité de l'ensemble des interventions réalisées à froide est nulle. L'étude anatomopathologique chez les 36 malades réopérés conclut à 3 stades B, de Dukes, 19 stade C et 14 stade D. En fait, dans cette étude, la mortalité opératoire ne concerne que les patients qui ne peuvent supporter le poids d'une intervention limitée à une colostomie simple par voie élective. Ce risque ne peut être diminué par aucune autre approche chirurgicale. Sur l'ensemble des 34 résections-anastomoses effectuées à froid, aucune complication anastomotique grave et aucun décès ne sont à déplorer. Ces résultats nous conduisent à recommander de façon habituelle une chirurgie en 2 temps, qui nous semble susceptible d'assurer la survie de tous les malades capables de supporter en urgence la réalisation d'une colostomie par voie élective.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La pharyngo-oesophagoplastie par transplant colique droit dans le traitement des séquelles de brûlures caustiques pharyngo-laryngo-oesophagiennes: à propos de 13 cas.

  • Les auteurs présentent une technique de pharyngo-œsophagoplastie par transplant colique droit, destinée au traitement des sténoses pharyngo-œsophagiennes graves, séquelles de brûlures caustiques. Ils analysent rétrospectivement les résultats de cette technique au plan fonctionnel, tant respiratoire que digestif, et comparent ces résultats à ceux obtenus avec d'autres types de pharyngoplasties. De mars 1995 à septembre 1998, 13 patients ont été opérés selon cette technique. Tous avaient une sténose pharyngée grave caractérisée par la disparition des deux sinus piriformes et de la bouche œsophagienne, 9 n'avaient plus d'oesophage en raison d'une œsophagectomie effectuée par stripping en urgence, et 4 avaient une sténose œsophagienne cicatricielle. Huit avaient été trachéotomisés avant la pharyngoplastie en raison de brûlures de la margelle ou de pneumopathies de déglutition. La mortalité post-opératoire immédiate a été nulle. L'analyse rétrospective, effectuée en février 1999, avec un recul moyen de 22 mois, révèle que 2 patients sont décédés, un en raison d'une septicémie secondaire à une pneumopathie de déglutition, un du fait d'un suicide. En ce qui concerne les 11 autres patients, les résultats sont, au plan respiratoire, satisfaisants pour tous, puisque la trachéotomie a toujours pu être supprimée. Au plan digestif, les résultats sont satisfaisants chez 8 patients qui s'alimentent exclusivement par voie orale, médiocres chez 3 patients dont l'alimentation est mixte, par voie orale et entérale par jéjunostomie. Ces résultats ont été comparés à ceux obtenus avec d'autres techniques de pharyngoplasties effectuées auparavant chez 29 patients, et s'avèrent nettement plus satisfaisants. La technique de pharyngo-œsophagoplastie par transplant colique droit semble donc, lorsqu'elle est réalisable, être la technique de choix pour traitement des brûlures pharyngo-oesophagiennes post-caustiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Vaccination par des cellules génétiquement modifiées sécrétant de l'IL-2 dans un modèle de carcinome colique de rat.

  • La manipulation génétique de cellules tumorales permettant la synthèse de molécules immunostimulatrices pourrait faciliter l'obtention d'une vaccination contre des antigènes de tumeurs. Dans le but de tester l'efficacité de cette approche, nous avons transfecté, respectivement les gènes codant pour l'interleukine-2 (IL-2) de rat et de souris dans les cellules PROb. Ces cellules dérivent d'un adénocarcinome colique de rat BD IX, induit chimiquement à la diméthylhydrazine. Nous avons observé une inhibition de la croissance tumorale in vivo en fonction directe de la quantité d'IL-2 sécrétée. L'analyse immunohistochimique révèle que ces tumeurs sont infiltrées par des leucocytes exprimant le récepteur à l'IL-2, suggérant l'activation de telles cellules au sein des tumeurs. Lorsqu'on réinjecte des cellules parentales PROb aux rats qui ont rejeté les cellules PROb IL-2, un net retard de la croissance tumorale est observé, mais seuls deux rats sur six sont complètement protégés. Cette protection induite par les cellules PROb IL-2 est spécifique dans la mesure où le rejet de cellules PROb IL-2 n'entraîne aucune protection vis-à-vis du gliome syngénique A15A5. Nous avons pu montrer en outre, par des expériences de déplétion en sous-populations leucocytaires, que les cellules NK/LAK, les lymphocytes T CD8 et les lymphocytes T CD4 étaient impliqués dans le rejet des cellules sécrétant de fortes quantités d'IL-2. Les macrophages semblent impliqués dans le rejet des cellules PROb IL-2, mais aussi dans l'induction d'une mémoire immunitaire. Des expériences de vaccination, avec des cellules PROb IL-2 irradiées ne proliférant plus, ont alors été réalisées. La protection vis-à-vis d'une réinjection de cellules parentales PROb n'a été que partielle et dépendante de la quantité d'IL-2 sécrétée : la meilleure protection étant obtenue après vaccination par des cellules synthétisant une faible quantité d'IL-2. Cette protection n'est cependant pas supérieure à celle obtenue par co-injection de cellules PROb irradiées et de BCG.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Diagnostic precoce du lachage anastomotique apres chirurgie colique.

  • Prérequis: Les fuites anastomotiques sont souvent responsables d'un sépsis grave pouvant aboutir au décès du patient. Un diagnostic rapide et une intervention précoce sont nécessaires pour améliorer le pronostic. But: Identifier les facteurs prédictifs du diagnostic précoce des fuites anastomotiques après résection colique suivie d'une anastomose immédiate sans stomie de protection, afin d'assurer une prise en charge thérapeutique rapide et améliorer le pronostic. Méthodes: Il s'agit d'une étude rétrospective ayant concerné les patients qui ont eu une résection colique sur une période allant du 1er Janvier 1998 au 31 décembre 2009. Le diagnostic du lâchage anastomotique a été retenu sur des données cliniques, radiologiques et/ou opératoires. Une analyse statistique a été entreprise afin d'identifier les manifestations cliniques et les modifications biologiques conduisant à un diagnostic précoce. Le seuil de signification a été fixé à 0,05. Résultats: Les fuites anastomotiques ont été identifiées chez 28 patients, soit un taux de 8,9%. Une reprise chirurgicale a été indiquée chez 23 malades. L'analyse univariée a permis d'identifier trois facteurs préopératoires liés au lâchage anastomotique (le score ASA, le caractère urgent de l'intervention, et l'étiologie néoplasique), et cinq facteurs postopératoires (les complications pariétales, les troubles respiratoires, les troubles cardiaques, les troubles neurologiques, et le météorisme). L'analyse multivariée n'a retenue que 3 facteurs en rapport avec le lâchage anastomotique, il s'agissait de manifestations respiratoires, de météorisme, et de troubles neurologiques. La durée médiane du séjour était de 15,6 jours (5 à 84). Le taux de mortalité a été de 1,2%. Il était plus élevé chez les patients atteints de fuite (7,4%) que chez les patients ne présentant pas de fuite (0,7%). Conclusion: Une meilleure connaissance de ces premières manifestations cliniques et biologiques associées à une FA, permet de poser l'indication précoce, d'un drainage radiologique ou d'une réintervention chirurgicale, ce qui permet d'améliorer le pronostic de cette affection redoutable.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Détermination du temps de transit colique de sujets ivoiriens sains

  • Les valeurs du temps de transit colique (TTC) obtenues au sein d'une population occidentale saine ne peuvent être appliquées aux sujets ivoiriens dont les habitudes alimentaires sont différentes. Nous rapportons la première étude de TTC réalisée chez des sujets volontaires ivoiriens sains. Vingt sujets volontaires ivoiriens sains (16 hommes, 4 femmes, moyenne d'âge: 25 ans) ont été inclus dans l'étude. Ces personnes n'étaient pas constipées. Elles avaient au moins trois selles par semaines. En outre, ces sujets volontaires sains ne prenaient aucun médicament et ne présentaient aucun trouble digestif pouvant affecter leur transit intestinal. Aucun enrichissement du régime alimentaire en fibres végétales n'a été fait. La méthode de Chaussade et al. décrite en 1986 a été adoptée pour cette étude. Elle consiste à ingérer à heures fixes trois types de marqueurs radio-opaques (ronds, cubiques et cylindriques) pendant trois jours consécutifs et à réaliser des radiographies de l'abdomen sans préparation (RASP) le quatrième, le septième, voire le dixième jour après la première prise des marqueurs radio-opaques si ceux-ci sont encore présents sur la RASP du septième jour. Les RASP étaient ensuite divisées en trois parties représentant le colon droit, le colon gauche et le rectosigmoïde. Les marqueurs étaient comptés dans chaque segment colique. Le TTC est calculé selon la formule d'Arhan et al. Les valeurs moyennes (m ± DS) du temps de transit colique obtenues respectivement dans le colon droit, le colon gauche, le rectosigmoïde et dans l'ensemble du colon étaient de 8,94 ± 5,76 heures, 12,6 ± 8,29 heures, 14,4 ± 5,45 heures, 34,94 ± 15,09 heures. La limite supérieure (M + 2DS) dans chaque segment colique étaient de 20 heures, 29 heures, 25 heures et 65 heures, respectivement dans le colon droit, le colon gauche, le rectosigmoïde et dans l'ensemble du colon. Ces résultats suggèrent que le TTC du sujet ivoirien sain a sa spécificité. Les valeurs du TTC obtenues chez le sujet occidental ne doivent donc pas servir de normes pour l'étude du TTC chez le sujet ivoirien souffrant de constipation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Homicide et psychose : particularités criminologiques des schizophrènes, des paranoïaques et des mélancoliques - À propos de 27 expertises

  • Le schizophrène Mathieu X. 21 ans, convaincu de se défendre contre des êtres impurs, décapita dans la nuit du 11 au 12 décembre 2002, une infirmière et une aide-soignante de l’hôpital psychiatrique de Pau. Ce meurtre très médiatisé interroge indéniablement la dangerosité et la violence du malade mental, dont l’acmé se résout parfois dans le passage à l’acte homicide. Contrairement à l’image populaire caricaturale, fortement ancrée dans la conscience collective du malade mental impulsif tuant un inconnu dans la rue, les données épidémiologiques actuelles rassurent : 15 % des auteurs d’homicides présenteraient une maladie mentale grave (schizophrénie, paranoïa, mélancolie). Nous présentons une série de cas d’homicides de psychotiques. Cette série rétrospective illustre comparativement différents types d’actes homicides pathologiques (schizophrénie, trouble délirant paranoïaque et trouble de l’humeur : mélancolie, hypomanie) et constitue une base de réflexion sur le passage à l’acte homicide. Au sein d’une série de 268 dossiers d’expertises d’homicides, 27 homicidaires sont psychotiques. Dix d’entre eux sont schizophrènes de sexe masculin, jeunes et consommant peu d’alcool , leur victime est connue (ascendant, ami). Neuf meurtriers sont paranoïaques, majoritairement de sexe masculin, plus âgés et tuent leur conjoint ou leur voisin. La prise d’alcool est souvent associée. Le caractère volontiers émotionnel de l’acte est classique chez les homicidaires schizophrènes et paranoïaques. À l’inverse, les meurtriers mélancoliques sont majoritairement des femmes d’un âge moyen de 30 ans consommant peu d’alcool. L’homicide est davantage prémédité, la victime est connue : enfant, conjoint. La tentative de suicide suit très fréquemment l’homicide du mélancolique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Coliques néphrétiques sous indinavir.

  • OBJECTIF : Evaluer la fréquence, les mesures thérapeutiques, curatives et préventives de la formation de calculs urinaires chez des patients traités par indinavir. PATIENTS ET MÉTHODES : Quatorze patients, séropositifs pour le VIH, ont eu une colique néphrétique compliquée pour 4 patients (fièvre supérieure à 38,5°C ou retard de sécrétion supérieur à 2 heures) alors qu'ils recevaient 2 400 mg d'indinavir en 3 prises, le délai de traitement par indinavir étant de 1 à 321 jours. Pendant la même période, 155 patients ont été traités par indinavir. Tous les patients ont eu un bilan clinique, radiologique, biologique avec examen du calcul lorsque celui était récupéré. RÉSULTATS : Huit patients ont eu une insuffisance rénale modérée transitoire. Le pH urinaire était en moyenne à 6. Bilan phosphocalcique, uricémie, bilan hépatique, examen cytobactériologique urinaire étaient normaux. Quatre patients ont eu une montée de sonde en double J en raison de complications. Dans tous les cas, une bonne hydratation associée à un traitement antalgique et antispasmodique ont permis d'obtenir une évolution favorable. Par contre, la prescription d'anti-inflammatoires non stéroïdiens a eu un effet délétère sur la fonction rénale pour 2 patients. Pour 3 patients, le calcul a pu être analysé en spectrophotométrie infrarouge, le spectre observé étant similaire à celui du monohydrate d'indinavir. CONCLUSION : La formation de lithiases urinaires sous indinavir est une complication fréquente (9 %). Si l'évolution est le plus souvent favorable sous hyperhydratation et acidification urinaire, un geste de drainage urinaire urgent est parfois nécessaire (3 % des cas). La prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens doit être évitée en raison du risque de toxicité rénale accrue. Le rythme d'administration des boissons, voire le régime alimentaire, les associations médicamenteuses, les facteurs personnels, nécessitent une évaluation précise afin de déterminer les sujets à risque de formation ou de récidive de calculs urinaires sous indinavir.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Urétroplastie de muqueuse colique libre chez le rat. Etude préliminaire à l'utilisation de la muqueuse appendiculaire.

  • Les différents tissus utilisés en greffes libres dans les urétroplasties engendrent un taux important de fistules et de sténoses. La recherche d'un nouveau substitut plus performant a poussé les auteurs à étudier la possibilité d'utiliser une nouvelle muqueuse : la muqueuse appendiculaire. La taille et la structure cylindrique de l'appendice, sa facilité de prélèvement, en font un substitut urétral original et adapté. La plupart des animaux ne possédant pas d'appendice, un modèle animal d'urétroplasties en greffe libre de muqueuse colique a été construit et utilisé dans cette étude. 40 rats ont subi une urétrectomie segmentaire distale. Pour 14 rats une simple sonde urétrale a été mise en place sans urétroplastie (groupe I), pour 7 l'urétroplastie a été réalisée par un tube de collagène (groupe II), pour 19 enfin, une urétroplastie en muqueuse colique libre a été réalisée (groupe III). Après 3 à 6 semaines, une étude macroscopique et microscopique a été faite. Dans les groupes I et II le conduit urétral s'est fibrosé et tous les rats ont développé une sténose ou une occlusion totale à l'ablation de la sonde. Dans ces deux groupes une fistule urinaire cutanée s'est développée chez tous les rats vivants sauf un. Dans le groupe III, un néo-urètre a été retrouvé. L'étude histologique a permis de visualiser un urothélium typique non sécrétant sur les coupes proximales et médiales et un épithélium kératinisé squameux sur les coupes toutes distales. Au vu de cette étude, il apparaît que la muqueuse libre digestive est utilisable pour les urétroplasties. L'épithélium digestif s'est transformé ou a laissé place à un urothélium. En attendant une application en clinique humaine, il est probable que des études histologiques précoces devraient permettre de comprendre la génèse de ce néo-urothélium, qui reste encore à ce jour hypothétique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La nouvelle chimiothérapie des cancers coliques.

  • La situation Le cancer colique est un véritable problème de santé publique avec près de 35 000 nouveaux cas par an en France et environ 40 % de décès parmi tous les cas diagnostiqués. La chimiothérapie des cancers métastatiques s'est profondément modifiée ces dernières années avec l'apparition de nouvelles drogues ayant des mécanismes originaux tels que l'irinotécan et l'oxaliplatine. Les 5-FU oraux ont aussi démontré une certaine efficacité. Des résultats prometteurs Des études randomisées récentes ont montré que l'adjonction d'une nouvelle drogue en première ligne augmentait la survie globale, la survie sans progressio et le taux de réponse, en ce qui concernait l'irinotécan le taux de réponse et la survie sans progression, en ce qui concerne l'oxaliplatine lorsque la comparaison était faite par rapport à un schéma à base de 5FU / acide folinique. Par ailleurs, l'administration dès la première ligne d'une chimiothérapie agressive permet de réséquer secondairement à but curatif, les métastases de certains patients initialement non résécables. Reste à définir si l'adjonction systématique des nouvelles drogues en première ligne est indispensable ou si elle doit être réservée à une certaine sous-population de patients. Dans le domaine du traitement adjuvant II a été démontré que la chimiothérapie de type 5-FU / acide folinique en postopératoire était le traitement de référence des cancers du côlon avec envahissement ganglionnaire. En l'absence d'envahissement ganglionnaire, l'intérêt de cette chimiothérapie reste débattu. Plusieurs études sont en cours afin d'évaluer l'intérêt d'utiliser les nouvelles drogues en situation adjuvante. Conclusion En ce début de millénaire, la chimiothérapie a donc acquis une place majeure dans la prise en charge thérapeutique des cancers colorectaux, métastatiques ou non.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Mise en évidence de formes moléculaires de Rap 1 dans des cellules ou tissus dérivés de l'épithélium colique humain sain ou pathologique.

  • Le gène cK-ras codant une petite protéine G apparaît muté dans 30 à 50 % des adénocarcinomes coliques humains, conférant une activité oncogénique au produit protéique correspondant. Il a par ailleurs été montré que la surexpression de Rap 1A, un membre de la famille Ras, dans des fibroblastes transformés par K-ras, réverse l'activité transformante de l'oncogène : les protéines Rap lA posséderaient donc une activité antagoniste de celle des protéines Ras. Nous nous sommes intéressés à l'expression des protéines Rap 1, dans la lignée d'adénocarcinome colique humain HT29 et dans des tissus coliques humains sains ou pathologiques. Dans les cellules d'adénocarcinome colique humain HT29, plusieurs formes de Rap 1 immunoréactives sont détectées : 71 kDa, 47 kDa, 40 kDa et 24 kDa. L'extraction par le Triton X-114 a permis de séparer les protéines selon leur hydrophobicité. D'autre part, les protéines des fractions cytosolique et membranaire brutes ont été séparées. La plus grande partie de l'immunoréactivité observée à 24 kDa correspondrait à des composants hydrophobes et associés aux membranes. La nature des formes de plus haute masse moléculaire est discutée. Dans les échantillons tissulaires, la forme de 47 kDa semble commune aux prélèvements sains ou pathologiques et apparaît spécifique du tissu colique. Les composants de 71, 68 et 24 kDa seraient plutôt exprimés dans les tissus pathologiques. L'expression de Rap 1 semble liée à l'état de différenciation cellulaire de l'épithélium colique et des adénomes. L'ADNc codant Rap 1A, décelé par PCR à partir d'une banque d'expression de cellules HT29, est en cours de clonage.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Morbidité opératoire de la colectomie segmentaire idéale faite par laparotomie pour diverticulose colique compliquée.

  • Objectif - Les taux de mortalité et de morbidité de la colectomie idéale pour diverticulose colique compliquée sont surestimés car peu d'études font l'analyse séparée des malades opérés à froid et en un temps de ceux opérés en urgence. Nous rapportons une série de 100 malades consécutifs opérés à froid d'une diverticulose colique compliquée durant une période récente de 30 mois. Méthode. - Entre janvier 1993 et juin 1995, 100 malades étaient opérés à froid et en un temps, pour une diverticulose colique compliquée. Il s'agissait de 66femmes et 34 hommes âgés en moyenne de 61 ans (extrême : 31-81 ans). Les principales indications opératoires étaient des poussées multiples (n = 34), une masse inflammatoire (n = 26) et une sténose colique (n = 22). Soixante-dix-huit malades avaient déjà été hospitalisés au moins une fois pour diverticulose colique compliquée. Les opérateurs étaient au nombre de 13, dont 6 chirurgiens des Hôpitaux et 7 chefs de clinique-assistants. Résultats. - La mortalité opératoire était nulle. La morbidité était de 14 % dont 8 % de complications chirurgicales et 6 % de complications médicales. Un malade avait eu une fistule anastomotique traitée médicalement sans séquelle, un autre avait été réopéré pour une occlusion postopératoire précoce. Aucun malade n'avait été transfusé. Il n'y avait pas eu de geste de réparation splénique ou urétéral. La durée moyenne d'hospitalisation était de 10 jours. Conclusion. - Cette étude d'une série collégiale montre que la colectomie gauche idéale pour maladie bénigne est une intervention sûre avec une mortalité nulle et une morbidité faible.

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Intérêt de la rectosigmoïdoscopie avec culture bactériologique de biopsies coliques dans le diagnostic étiologique de diarrhée aiguë post-antibiotique de l'adulte. Etude prospective sur 24 patients.

  • Le but de cette étude était d'évaluer l'intérêt de la rectosigmoïdoscopie et de la culture bactériologique de biopsies coliques dans la diarrhée aiguë post-antibiotique de l'adulte. 24 patients, âgés de 17 à 83 ans, ayant une diarrhée aiguë post-antibiotique, ont été inclus de manière prospective de février 1993 à octobre 1995. Les antibiotiques pris étaient les suivants: amoxicilline (n = 8), amoxicilline-acide clavulanique (n = 11), céphalosporine orale (n = 3), cotrimoxazole (n = 1), macrolide (n = 1). Pour chaque patient, 2 coprocultures avec recherche de la toxine de Clostridium difficile et 3 examens parasitologiques des selles ont été effectués. Tous les patients ont eu une rectosigmoïdoscopie avec biopsies coliques à visée bactériologique. La coproculture était normale dans tous les cas. En revanche, la culture bactériologique de biopsies coliques a permis d'isoler Klebsiella oxytoca chez 7 patients. La toxine de C. difficile était positive chez 11 patients. De plus, la rectosigmoïdoscopie permettait le diagnostic de 2 colites pseudomembraneuses à toxine de C. difficile négative. La rectosigmoïdoscopie permet un diagnostic étiologique dans plus de 83 % des cas de diarrhée aiguë post-antibiotique. Complémentaire de la recherche de la toxine de C. difficile, cet examen devrait donc être systématique en cas de diarrhée aiguë post-antibiotique de l'adulte.

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Irrigations coliques antérogrades avec colostomie périnéale comme alternative après résection abdominopérinéale pour cancer du bas rectum.

  • Certains patients sont demandeur d'une alternative à la colostomie abdominale après résection abdominopérinéale pour cancer. Nous avons essayé de voir si la combinaison d'une simple colostomie périnéale avec des irrigations coliques antérogrades (ICA) via une appendicostomie ou un conduit cæcal pouvait être une alternative valable. Notre expérience porte sur 15 patients avec cancer du bas rectum avec invasion du sphincter anal interne opérés entre 1999 et 2004. Le suivi postopératoire était de plus de six mois chez 12 patients, avec une moyenne de deux ans et un maximum de 55 mois. Les questionnaires QLQ-C30 (version 3) et CR 38 de l'EORTC ont été utilisés pour l'évaluation de la qualité de vie. Cinq des 15 patients ont présenté des complications : infection du conduit caecal (2), occlusion intestinale (1), prolapsus de la colostomie périnéale (1), éventration (1), complications urologiques (2). Tous les patients continuent à réaliser les ICA. Le volume utilisé était de 400 ml et la durée médiane d'irrigation d'une demi-heure (15-45 minutes). Le score médian d'incontinence fécale était 0 , une pseudocontinence fécale parfaite était obtenue chez 7/12 patients. Les scores de tous les aspects de fonctionnement étaient excellents, ainsi que le score pour l'image corporelle. L'état général de santé et la qualité de vie étaient estimés à 75 % de la valeur possible. La procédure est relativement simple et réalisable en un temps. Elle est moins coûteuse qu'une reconstruction anorectale totale ou même qu'une colostomie abdominale.

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Intérêt des prothèses métalliques expansives dans la prise en charge de l'occlusion tumorale colique: expérience d'un service hospitalier Marocain.

  • Le traitement de l’obstruction colique d’origine tumorale s’est modifié ces dernières années grâce à l’apport des endoprothèses coliques. Elles constituent une alternative thérapeutique reconnue au traitement chirurgical dans 2 indications: la levée en urgence de l’occlusion colique aigue avant une chirurgie curatrice ou pour le traitement palliatif de l’obstruction colique chez les patients inopérables ou ayant une maladie localement avancée ou métastatique. Il s’agit de 12 observations de syndrome occlusif colique d’origine tumorale traitées par endoprothèses coliques au sein du service de Gastro-entérologie 1 de l’hôpital militaire d’instruction Mohammed V. L’âge moyen était de 53 ans. Il existait une prédominance masculine (9 hommes - 3 femmes). Tous les patients présentaient un syndrome occlusif avec arrêt des matières et des gaz. L’abdomen sans préparation montrait des niveaux hydro-aériques chez tous les patients. La tomodensitométrie objectivait un processus colique sténosant avec dilatation des anses en amont. Tous les patients ont bénéficié de la mise en place d’une endoprothèse par colonoscopie sous anesthésie générale. Le succès technique immédiat et clinique était noté dans 95% des cas. La migration de la prothèse a été notée dans un cas. Les endoprothèses coliques constituent une alternative de choix au traitement chirurgical des sténoses tumorales coliques symptomatiques, soit pour permettre de préparer au traitement curatif chirurgical “à froid”, soit dans un but palliatif avant de débuter une éventuelle chimiothérapie.

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Place du sulindac dans le traitement de la polypose adénomateuse colique familiale.

  • La polypose adénomateuse familiale est une maladie génétique rare. Elle est caractérisée par l'apparition de polypes adénomateux disséminés sur le colon et le rectum. Elle peut également se manifester par des atteintes extracoliques digestives ou extradigestives. Son pronostic est dominé, en l'absence de traitement, par la survenue inéluctable d'un cancer colique ou rectal. Le sulindac est un anti-inflammatoire non stéroidien de la famille des indoliques qui inhibe la prolifération tumorale colique. L'analyse des différentes études publiées depuis 1983 montrent que le sulindac diminue le nombre de polypes colorectaux mais qu'il ne semble pas agir sur les atteintes extracoliques de la polypose adénomateuse familiale. De plus, des récidives des polypes colorectaux lors de l'arrêt du traitement par sulindac ont été observées. Son effet à long terme n'est pas connu, et il peut entraîner comme tout anti-inflammatoire non stéroidien des effets indésirables digestifs. Enfin ce traitement, même bien suivi, n'élimine pas totalement le risque de cancer rectal. Chez les patients atteints de polypose adénomateuse familiale, la colectomie totale avec anastomose iléo-anale reste indiquée dans la plupart des cas. Cependant, le sulindac est indiqué chez les patients ayant une anastomose iléo-rectale, avec peu de polypes au niveau rectal et acceptant de se soumettre à une surveillance rigoureuse et régulière du rectum. Il est également préconisé chez les patients n'ayant pas eu d'exérèse colique en raison de l'existence d'une contre-indication chirurgicale ou d'un refus de la chirurgie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov