Coarctation aortique [ Publications ]

coarctation aortique [ Publications ]

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  • La chirurgie est l'option thérapeutique de référence des coarctations natives de l'enfant. La forme à révélation précoce néonatale, de pronostic vital et fonctionnel plus sévère, s'oppose à la forme paucisymptomatique du nourrisson et de l'enfant. Révélée par une décompensation cardiaque sévère, la coarctation du nouveau-né s'associe à une hypoplasie de l'aorte horizontale et/ou une cardiopathie plus ou moins complexe. Les progrès de la réanimation néonatale et l'apport de la prostaglandine E1 ont considérablement amélioré le pronostic vital immédiat de ces nouveau-nés, en permettant de réaliser la chirurgie dans les meilleures conditions hémodynamiques possibles. La mortalité précoce et tardive de ce groupe de patients reste cependant significativement plus élevée, et liée à la cardiopathie associée : dans ce cadre, l'attitude varie selon les auteurs entre chirurgie en un temps et chirurgie en deux temps. Malgré l'évolution de la chirurgie néonatale et les techniques opératoires tendant à élargir l'aorte horizontale, l'hypoplasie peut persister, et constituer un point d'appel pour la resténose et l'hypertension artérielle (HTA) secondaires. Dans le groupe des coarctations du nourrisson et de l'enfant,le problème principal est celui de l'âge idéal pour la chirurgie, l'objectif étant de réduire au minimum les risques de resténose et d'hypertension artérielle. La resténose est affirmée sur les données cliniques, écho-doppler et éventuellement confirmée par l'imagerie par résonance magnétique (IRM). Les facteurs de risque de resténose sont l'âge précoce et la chirurgie, le type de chirurgie, et l'existence d'une hypoplasie aortique étendue. Les formes récidivées, localisées, sont accessibles à i'angioplastie percutanée dans un délai de 6 mois à 1 an après la chirurgie , les resténoses étendues et celles du grand enfant doivent bénéficier plutôt d'une reprise chirurgicale. Certains sujets deviennent hypertendus en l'absence d'obstacle résiduel, ce qui conduit à rechercher une hypoplasie de l'arche aortique en imagerie par résonance magnétique. Mais l'hypertension artérielle peut exister isolément, et ne se révéler qu'à l'effort , l'âge tardif de la chirurgie et la longueur du suivi semblent favoriser sa survenue. Les anévrismes aortiques surviennent après aortoplastie par patch, technique actuellement abandonnée pour cette raison , avec l'angioplastle percutanée des resténoses, ce risque réapparaît, justifiant un dépistage systématique par l'imagerie par résonance magnétique. Au total, la coarctation aortique de l'enfant est une cardiopathie de pronostic global favorable à moyen terme, la forme néonatale ayant considérablement bénéficié des progrès de la prise en charge en soins intensifs et des techniques chirurgicales. Cependant, une surveillance cardlologique systématique reste nécessaire à distance, afin de dépister les deux complications toujours potentielles que sont la resténose et l'hypertension artérielle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L’index de pression systolique dans un premier bilan d’hypertension : outil diagnostique de choix de la coarctation aortique. Un cas rapporté

  • Un jeune homme de 24 ans, né au Sénégal et arrivé en France à l’âge de 18 ans, est adressé dans notre centre pour un premier avis sur une hypertension du sujet jeune. Il ne présente aucun antécédent médicochirurgical notable. Son seul facteur de risque cardiovasculaire était son hypertension. Une mesure ambulatoire de pression artérielle sous monothérapie retrouve une pression artérielle d’environ 155/90 mmHg le jour et la nuit. L’examen clinique retrouve une volémie normale, des bruits du cœur réguliers sans souffle précordial, tous les pouls périphériques sont perçus. L’auscultation des trajets vasculaires révèle ni souffle fémoral, ni cervical ni abdominal. Une mesure systématique de l’index de pression systolique (IPS) retrouvait des chiffres abaissés de façon bilatérale à 0,8. L’électrocardiogramme déroule un rythme de commande sinusale, indice de Sokolow à 39 mm. L’échocardiographie ne retrouve pas d’hypertrophie ventriculaire, une aorte ascendante non dilatée, une IAO de bas grade. Devant la présence d’un IPS abaissé de façon symétrique, un angioscanner thoracique confirme la suspicion diagnostique de coarctation de l’aorte. La mesure de l’IPS dans un premier bilan d’hypertension permet de rechercher une éventuelle artériopathie asymptomatique. Il a été également dans ce contexte un outil diagnostique important. Son faible coût, sa rapidité et sa simplicité d’exécution en font un outil indispensable dans la gestion d’une population d’hypertendus. Il pourrait également être employé dans des populations où le dépistage systématique de la coarctation ne se fait pas à la naissance et dépister les patients nécessitant des examens complémentaires.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Résultats de la chirurgie de la coarctation aortique chez l'enfant de moins de 1 an.

  • Objectifs : rapporter les résultats chirurgicaux de la réparation de la coarctation aortique avant l'âge de 1 an, et évaluer le risque de recoarctation. Patients et méthode : entre 1984 et 2004, 206 enfants de moins de 1 an, ont été opérés d'une coarctation aortique. Nous avons distingué 3 groupes de patients : I (coarctation isolée , n = 99) , II (communication interventriculaire associée , n = 63) , III (cardiopathie complexe , n = 44). Dans 51 % des cas, la crosse aortique était hypoplasique. L'analyse uni- et multivariée des facteurs de risque de mortalité et de recoarctation a été réalisée. Résultats : une résection anasomose étendue a été pratiquée chez 206 patients. Une plastie de l'aorte horizontale a été réalisée dans 32 cas. La mortalité hospitalière était de 3,9 % (n = 8). La présence d'une anomalie intracardiaque complexe associée était un facteur de risque de décès en analyse multivariée (p = 0,023). En analyse univariée, la prise en charge en 2 étapes des patients du groupe III était un facteur de risque significatif de mortalité (p = 0,036). Trente patients (14,6 %) ont eu une recoarctation (gradient >

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hypertension artérielle révélant une coarctation aortique serrée chez l’enfant : à propos d’un cas

  • La coarctation de l’aorte est une lésion obstructive responsable d’hypertension artérielle (HTA) secondaire. Les patients pouvant ne présenter aucun autre symptôme, il est parfois difficile d’en affirmer le diagnostic. Nous rapportons le cas d’un enfant de 20 mois, adressé dans un contexte d’HTA. Alors que l’échocardiographie n’avait pas été concluante, l’angioscanner thoracique permettait d’établir le diagnostic de coarctation. Ce cas clinique met en exergue l’importance de la mesure de la tension artérielle lors de tout examen pédiatrique afin de ne pas méconnaître une lésion obstructive de l’aorte.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Pseudo-anévrysme de l'isthme aortique après correction chirurgicale de la coarctation aortique.

  • Le développement d’un pseudo-anévrysme dans le décours d’une cure de coarctation aortique est une complication reconnue. Nous présentons ici deux cas de pseudo-anévrysme de l’isthme aortique développés après correction d’une coarctation aortique. Ces observations cliniques sont l’occasion d’insister sur l’importance d’un suivi spécifique et ce, durant toute la vie, des patients ayant subi ce type d’intervention chirurgicale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Résultats à moyen terme du traitement chirurgical de la coarctation aortique du nouveau-né.

  • De 1990 à 1997, 122 nouveau-nés âgés de 8,7 ± 7,5 j, dont 75 garçons (61.4 %), sont hospitalisés pour coarctation aortique soit isolée (54 cas), soit associée à une (52 cas) ou plusieurs (20 cas) communication(s) interventriculaire(s). L'hypoplasie de l'aorte horizontale, retenue dans 52 cas, est plus fréquente en cas de communication(s) interventriculaire(s) (p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov