Chylothorax [ Publications ]

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  • Le chylothorax est défini par l'accumulation du liquide lymphatique dans la cavité pleurale. Il existe 3 catégories distinctes chez le nouveau-né: les chylothorax congénitaux (CC), les chylothorax malformatifs ou syndromiques (CM) et les chylothorax post-opératoires (CO). Bien que rare, le chylothorax représente la cause la plus fréquente des épanchements pleuraux en période néonatale. Son diagnostic positif est facile par analyse du liquide pleural, mais son mécanisme et surtout l'intégrité du canal thoracique et ses collatérales est parfois difficile à préciser. La lymphoscintigraphie représente l'examen de choix dans le diagnostic etipathogénique. Ce moyen de diagnostic peut être couplé, si possible, au SPECT-CT (single photon emission tomography/computed tomography) permettant de donner des renseignements plus précis, notamment sur le plan anatomique. Sa prise en charge repose sur le drainage du liquide pleural, la suppression des graisses alimentaires et la nutrition parentérale. Le recours à la chirurgie est préconisé devant l'échec du traitement médical. Nous rapportons l'observation d'un nouveau-né porteur d'un chylothorax unilatéral, n'ayant pas répondu au traitement médical. La lymphoscintigraphie avait permis de diagnostiquer le mécanisme étiopathogénique et par conséquent, de guider le traitement chirurgical.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le chylothorax.

  • Physiologie Le chylothorax correspond à la présence intrathoracique de chyle. Le chyle est la lymphe d'origine intestinale contenant le produit de la digestion des graisses. Cette lymphe rejoint la circulation sanguine par l'intermédiaire du canal thoracique. Le canal thoracique reçoit une partie du drainage lymphatique des viscères sus-diaphragmatiques, du diaphragme et de la paroi sternocostale. Physiopathologie L'issue intrapleurale du chyle s'explique par une plaie spontanée ou acquise du canal thoracique ou de l'une de ses collatérales au niveau du thorax. Les blessures spontanées ou iatrogènes des collatérales supposent que celles-ci soient incontinentes, ayant perdu leur jeu valvulaire, occasionnant un reflux du chyle à partir du canal thoracique. L'anatomie (parfois pathologique) du chylothorax peut être précisée par lymphographie pédieuse. Du point de vue thérapeutique Le traitement, avant tout médical, est complété parfois par un recours à la chirurgie. Le traitement médical est à base de renutrition et d'un régime sans graisse supplémenté par des triglycérides à chaîne moyenne. La chirurgie consiste en symphyses pleurales et/ou sutures des collatérales lésées ou ligature du canal thoracique. Les indications sont fonction de l'importance de la fuite de chyle et du type de blessure à son origine : elles dépendent donc de l'étiologie et de l'évolution clinique de chaque cas. Les différents traitements,isolés ou associés, permettent d'obtenir l'assèchement de l'épanchement dans pratiquement tous les cas.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le chylothorax de découverte anténatale

  • Le chylothorax correspond à l'accumulation de lymphe dans la cavité pleurale. Il s'agit d'une des causes d'épanchement pleural anténatal les plus fréquentes. Il peut être primaire ou secondaire. Il nécessite un bilan étiologique, la recherche d'anomalies associées et la surveillance de l'apparition des complications (hypoplasie pulmonaire, anasarque, accouchement prématuré). Sa prise en charge prénatale reste sujet à controverses, en raison de la difficulté à appréhender in utero la constitution d'une hypoplasie pulmonaire. Une approche tenant compte de l'âge gestationnel de survenue, de l'évolution de l'épanchement sur 15 jours, de l'existence de facteur de gravité associé (anasarque) et de l'expansion pulmonaire après ponction, peut permettre de choisir entre abstention thérapeutique, ponction pleurale évacuatrice et pose d'un drain pleural in utero. La prise en charge postnatale repose sur le drainage pleural et la ventilation assistée en présence d'une détresse respiratoire, sur une évaluation de l'état métabolique et immunitaire et sur une alimentation initialement parentérale exclusive. Après disparition du chylothorax, l'introduction d'une alimentation lactée sans triglycérides à chaîne longue est débutée. La persistance de l'épanchement malgré ce traitement bien conduit autorise la prescription d'albumine, de diurétiques et, en dernier lieu, le recours à la chirurgie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Une cause exceptionnelle de chylothorax : l’amylose primitive

  • Introduction L'amylose est un ensemble vaste de maladies définies par la présence de dépôts protéiques extracellulaires qui peuvent rester localisés à un organe mais sont le plus souvent diffus. L'atteinte pleuropulmonaire est rare, 6 % des cas et de diagnostic difficile car la clinique est aspécifique. Observation Nous rapportons le cas d'un homme de 77 ans hospitalisé pour une anasarque avec un épanchement pleural récidivant et résistant à deux drainages et talcage. La ponction pleurale révèle un chylothorax. Le proBNP est élevé à 24000. L'échocardiographie met en évidence une cardiomyopathie restrictive et oriente le diagnostic vers une maladie de surcharge. Devant la négativité des prélèvements périphériques, une biopsie endomyocardique est réalisée qui confirme le diagnostic d'amylose AL. Conclusion II s'agit d'un cas original d'amylose primitive révélée par un chylothorax et confirmée par une biopsie endomyocardique. Nous faisons remarquer ici le caractère multifactoriel des épanchements pleuraux associés à l'amylose expliquant les difficultés de traitement et leur caractère très péjoratif (médiane de survie 2 mois). Le rôle pronostic du dosage du proBNP est également souligné.

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La réintervention précoce dans les chylothorax après chirurgie thoracique.

  • La survenue de chylothorax après chirurgie thoracique est rare. La fuite de chyle peut entraîner des troubles métaboliques et immunologiques graves. Le traitement idéal du chylothorax est mal établi, les opinions ont toujours été partagées entre le traitement médical et la réintervention chirurgicale précoce ou tardive après un traitement médical prolongé. Sur 1750 interventions thoraciques faites au Centre Chirurgical du Val d'Or au cours des 10 dernières années, six cas de chylothorax ont été réopérés précocement, en moyenne cinq jours après l'intervention initiale. La fuite de chyle a été facile à localiser dans tous les cas. La réintervention a été faite par la même voie d'abord initiale. Les six patients ont eu des suites simples, un seul cas a eu une persistance de la fuite de chyle qui s'était tari progressivement. La durée totale d'hospitalisation a été en moyenne de 18 jours. Aucun cas d'infection d'ordre générale et aucun décès n'ont été notés. La réintervention précoce évite les complications du traitement médical prolongé, est techniquement facile, et diminue la durée d'hospitalisation des malades.

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Chirurgie des chylothorax

  • Le chyle est de la lymphe d’origine intestinale contenant les produits insolubles de la dégradation des graisses. Les chylothorax ne peuvent survenir qu’à partir de fuites siégeant au niveau du canal thoracique ou de l’une de ses branches collatérales devenue incontinente. Elles peuvent être imputables à un traumatisme (chylothorax post-opératoires, les plus fréquents) ou à la rupture de vaisseaux distendus par reflux, le canal thoracique lui-même étant pathologique. En cas d’interruption du canal thoracique (obstruction, agénésie), des chylothorax peuvent survenir par reflux à partir de voies collatérales de suppléance dérivant le chyle vers les confluents veineux de Pirogoff. Le traitement médical est toujours tenté de première intention : évacuation de l’épanchement par drainage et suppression des graisses remplacées par un régime ou par une nutrition parentérale. Certains produits récents (octréotide) sont d’un appoint intéressant dans le traitement. La chirurgie consiste le plus souvent à ligaturer le canal thoracique ou à suturer les fuites au niveau des collatérales. Dans les cas difficiles et quand l’origine du chyle n’est pas identifiable, force est de se contenter d’une symphyse pleurale.

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Chylothorax compliquant une ponction sous-clavière contrôlé par la ventilation avec pression expiratoire positive

  • Nous rapportons le cas d'une jeune patiente qui, à la suite de la pose d'un cathéter veineux central par abord sous-clavier droit, a présenté un chylothorax abondant par suite de l'effraction d'un vaisseau lymphatique et de la plèvre pariétale. La ventilation contrôlée avec pression expiratoire positive (PEP), associée au drainage de la cavité pleurale, a permis de tarir rapidement l'écoulement de lymphe devenu menaçant pour le pronostic vital et d'éviter le recours à la chirurgie. Corroborant l'unique observation publiée, qui rapportait les effets favorables de la ventilation avec une PEP, cette observation a été l'occasion de faire le point sur ces épanchements et de préciser les différentes attitudes thérapeutiques proposées dans la littérature.

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Une complication inattendue de l'asthme aigu grave sous ventilation artificielle: le chylothorax.

  • Introduction Les complications de la ventilation mécanique sont fréquentes dans l'asthme aigu grave (AAG) et sont essentielle-ment liées au barotraumatisme. Depuis quelques années leur fréquence a cependant diminué grâce à des modalités de ventilation différentes. Cas clinique Nous rapportons un cas de chylothorax spontané, survenu au décours d'un AAG ventilé chez une patiente dont les paramètres de ventilation mécanique était en accord avec les recommandations actuelles. L'évolution a été simple avec une disparition du chylothorax et l'absence de récidive précoce et à distance. Le bilan exhaustif, clinique, biologique et morphologique ne permet pas de retrouver de causes autre que la ventilation mécanique. Conclusion Ce cas de chylothorax peut être considéré comme une complication barotraumatique exceptionnelle de l'asthme aigu grave.

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Intérêt diagnostique et thérapeutique de la lymphographie dans un chylothorax postopératoire persistant.

  • Le chylothorax est une complication rare mais généralement sévère qui peut venir grever le pronostic de la chirurgie des cardiopathies congénitales. Nous rapportons l'histoire clinique d'un jeune garçon atteint d'une cardiopathie congénitale complexe opéré à plusieurs reprises, et qui a développé un chylothorax unilatéral important et récidivant au décours d'une dérivation bicavo-bipulmonaire fonctionnelle. Le traitement conservateur puis la perfusion continue de somato-statine n'ont pas tari l'épanchement. Ce n'est qu'après réalisation d'une lymphographie au Lipiodol à visée diagnostique que l'épanchement s'est résolu. Nous décrivons la gestion de ce cas difficile et discutons des possibilités thérapeutiques à travers une brève revue de la littérature.

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Chylothorax congénital : une réponse rapide et totale à la polyvidone iodée

  • Le chylothorax congénital idiopathique est une maladie relativement rare, définie par la fuite anormale du liquide lymphatique dans l’espace pleural, en raison de malformations du canal thoracique. C’est une cause de détresse respiratoire néonatale avec des conséquences nutritionnelles et immunologiques majeures. Le traitement conservateur s’impose dès le diagnostic et les cas réfractaires nécessitent le recours à une pleurodèse chimique avant d’indiquer un traitement chirurgical. Cependant, le choix et le calendrier d’escalade thérapeutique ne sont pas clairement définis chez le nouveau-né alors que les périodes d’attentes longues peuvent avoir des conséquences néfastes. Nous rapportons un cas de chylothorax congénital idiopathique n’ayant pas répondu au traitement conservateur au 18

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Chylothorax idiopathique chez un nourrisson. Prise en charge et évolution

  • Le chylothorax idiopathique est rare, sa prévalence étant située entre 1/8600 et 1/15 000 naissances. Plus rarement révélé après la période néonatale, son diagnostic positif est facile, par analyse du liquide pleural. Sa prise en charge repose sur le drainage du liquide pleural, la suppression des graisses alimentaires, la renutrition ainsi que le traitement de la cause quand celle-ci est connue. Par ailleurs, certains médicaments ont montré leur efficacité dans la diminution de la production du chyle. Le recours à la chirurgie est préconisé devant l’échec du traitement médical ou l’abondance du liquide chyleux. Nous rapportons l’observation d’un nourrisson de 9 mois hospitalisé pour un chylothorax idiopathique.

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Le cas clinique du mois. Un chylothorax récidivant dans un contexte de sclérose tubéreuse de Bourneville.

  • La sclérose tubéreuse de Bourneville, décrite pour la première fois en 1862, est une affection héréditaire à transmission autosomale dominante ou sporadique. Elle se caractérise classiquement par la triade retard mental, épilepsie et adénomes sébacés cutanés. La forme pulmonaire de cette affection, présente dans moins de 1 % des cas, est due à l’obstruction par des fibres musculaires lisses immatures des structures bronchiques, vasculaires et lymphatiques. Celle-ci peut se compliquer par un chylothorax chez plus de la moitié des patients. Aucun consensus thérapeutique n’existe, à l’heure actuelle, dans le cadre d’un chylothorax récidivant. Néanmoins, plusieurs possibilités sont décrites dans la littérature.

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Un cas de chylothorax d’origine cirrhotique

  • Le chylothorax et l’ascite chyleuse sont des épanchements liquidiens riches en triglycérides. L’association de ces deux épanchements est rare. Nous rapportons le cas d’une patiente suivie pour cirrhose hépatique, hospitalisée pour une décompensation ascitique avec un épanchement pleural gauche. Il s’agissait d’une ascite chyleuse et d’un chylothorax. Les deux liquides étaient des transsudats. Après évacuation et mise en place d’un traitement adapté, les deux épanchements ne sont pas réapparus. La patiente est régulièrement suivie depuis un an et n’a pas présenté de rechute. Dans la cirrhose hépatique, le chylothorax est secondaire au passage trans-diaphragmatique de liquide à partir de l’ascite chyleuse. Les deux épanchements partagent les mêmes caractéristiques biologiques.

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Chylothorax spontané idiopathique: intérêt de l'enquête étiologique et du suivi.

  • Le chylothorax est une affection rare caractérisée par la présence de chyle dans la cavité pleurale. Ses étiologies sont dominées par les néoplasies et les traumatismes. Quand aucune cause n'est décelée, l'origine idiopathique est retenue. Nous rapportons l'observation d'une femme âgée de 68 ans, hospitalisée pour un chylothorax mal toléré. L'exploration radiologique et chirurgicale n'a pas montré des lésions sur le trajet du canal lymphatique. L'évolution après pleurodèse s'est faite vers un fibrothorax. Le recul de 3 ans montre une stabilité clinique et radiologique. Nous discutons l'intérêt de l'enquête étiologique et du suivi au cours des chylothorax.

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Somatostatine dans le traitement d’un chylothorax secondaire à une œsophagectomie

  • La survenue d’un chylothorax durant la période postopératoire d’une œsophagectomie représente une complication rare mais préoccupante. Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 59 ans ayant bénéficié d’une œsophagectomie de type Akiyama et présentant un chylothorax persistant malgré un drainage thoracique ainsi qu’un traitement conservateur. Après une période de sept jours, l’échec de cette stratégie a motivé la prescription de somatostatine en perfusion continue. L’introduction de cette thérapeutique s’est accompagnée d’une réduction du drainage thoracique permettant la sortie du patient de l’unité de réanimation.

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Chylothorax spontané bilatéral révélateur d'une tuberculose disséminée, compliquée d'une embolie pulmonaire massive.

  • Nous rapportons l'observation d'une patiente présentant un chylothorax bilatéral révélateur d'une tuberculose disséminée. Le tableau clinique est compliqué par la survenue d'une embolie pulmonaire aiguë massive et d'un syndrome de détresse respiratoire aiguë de l'adulte. Le diagnostic de tuberculose sera affirmé par la mise en évidence sur les cultures d'aspiration bronchique per-fibroscopie de Mycobacterium tuberculosis. Le chylothorax, régressera sous traitement anti-tuberculeux et l'évolution sera favorable.

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Les collatérales du canal thoracique d'origine ganglio-pulmonaire. Etude anatomique et chylothorax après chirurgie pulmonaire.

  • L'étude des cas de chylothorax survenus après chirurgie d'exérèse pulmonaire observés dans le service ou colligés dans la littérature montre que la plupart d'entre eux peuvent être attribués à une fuite de chyle à partir de l'une de ces collatérales gangliopulmonaires. Il est probable que ces voies soient également impliquées dans la survenue des chylothorax de causes médicales ou idiopathiques.

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Trisomie partielle 12q et chylothorax.

  • Les auteurs présentent un cas de trisomie partielle 12q, associée à un chylothorax, découvert à 30 semaines de gestation. Une cordoncentèse pour établir le caryotope et une thoracocentèse ont été réalisées. La patiente a accouché à 31 semaines de gestation d'un foetus présentant un syndrome polymalformatif et ce dernier est décédé à J7. A partir de cette observation, les auteurs rapportent les six autres cas de trisomies 12q de la littérature et, dans la discussion, insistent sur la conduite à tenir devant la découverte échographique d'un hydrothorax.

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Forme inhabituelle du syndrome de Noonan: expression néonatale pluriviscérale avec chylothorax et Cutis verticis gyrata naevoïde.

  • Les auteurs rapportent une observation de forme inhabituelle de syndrome de Noonan, à révélation néonatale précoce et à symptomatologie multiviscérale. Au tableau classique associant syndrome dysmorphique, atteinte cardiaque et anomalies lymphatiques, ils rattachent une volumineuse lésion naevoïde céphalique, à type de Cutis verticis gyrata, non décrit jusque-là dans les atteintes cutanées du syndrome de Noonan.

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Chylothorax spontané bilatéral révélant une tuberculose ganglionnaire médiastinale et abdominale

  • Le chylothorax spontané est une entité rare, la tuberculose ganglionnaire en est une étiologie exceptionnelle. Nous rapportons une observation exceptionnelle d’un patient porteur d’une tuberculose ganglionnaire abdominale et médiastinale révélée par un chylothorax spontané bilatéral qui répond rapidement au traitement médical symptomatique et aux anti-bacillaires.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov