Cholesteatome [ Publications ]

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  • Deux cent quinze cas de cholestéatome chez 199 enfants opérés entre 1985 et 1996 ont fait l'objet d'une étude rétrospective. L'âge moyen des enfants est de 9,6 ans. Le choléstéatome est bilatéral dans 32 cas (8 %). Il est apparu comme congénital dans 32 cas (16 %), iatrogène dans 24 cas (11 %), secondaire et acquis dans les 63 % restants. La TF a été de loin la plus utilisée lors du premier temps chirurgical (88 %) devant la TTO avec ou sans ossiculoplastie (10 %), l'EPM (1 %) et l'exclusion d'oreille selon Rambo (1 %) restant d'indication plus exceptionnelle. Le nerf facial était dénudé dans 17 % des cas. Une fistule labyrinthique fut découverte dans 4 % des cas, une complication suppurée intracranienne dans seulement 0,5 % des cas. Lors du second temps, le passage d'une TF à une TTO fut nécessaire 5 fois (2,5 %), celui d'une TF à une exclusion d'oreille 3 fois (1,5 %). Quand la chaîne ossiculaire n'était pas intacte (24,2 %) une réhabilitation ossiculaire fut entreprise dans 68 % des cas (39 % en type II, 29 % en type III), dont 49 % dès le premier temps. 62 % des enfants ont été opérés au moins 2 fois, 21 % étant opérés 3 fois. 21,5 % de cholestéatomes résiduels ont été observés sur l'ensemble de la série. Si l'on s'intéresse aux oreilles révisées, 33 % de lésions résiduelles sont à déplorer. Le taux de récidive est de 10 %. Sur le plan fonctionnel, la perte moyenne finale en CA est de 28 dB, pour un gain moyen de 7 dB. L'audition postopératoire est socialement utile dans 64 % des cas, dont 12 % d'audition normale. 15 cas de labyrinthisation ont été notés, dont 4 cophoses. Ces résultats sont conformes aux données de la littérature. Notre stratégie reste fidèle à une prise en charge de ces choléstéatomes en TF avec révision systématique à 1 an. La TTO reste utile en cas de lésion très extensives sur mastoide étroite en deuxième voire plus rarement en première intention. Cette prise en charge est en fait peu différente de celle de l'adulte chez lequel l'ancienneté d'évolution crée souvent des destructions plus importantes mais sur une mastoïde ébumée se prêtant mieux aux TTO.

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Place de l'imagerie et de l'endoscopie dans la surveillance et la prise en charge des cholestéatomes opérés en technique fermée.

  • Pour les auteurs, l'introduction des endoscopes en complément du microscope opératoire a permis des progrès considérables dans la qualité d'exérèse du cholestéatome lors du premier temps. Durant le second temps, l'utilisation des optiques permet de modifier les modalités des révisions qui peuvent être effectuées intégralement sous vidéo-contrôle. L'otoendoscopie autorise des abords a minima avec des délabrements chirurgicaux réduits en assurant une qualité de contrôle optimale. Nous avons effectué une étude prospective entre 1990 et 1998. portant sur 54 cas de cholestéatomes acquis opérés en technique fermée par le même opérateur. Le recul moyen d'analyse est de 29 mois. Une révision systématique est effectuée en moyenne dans les deux ans, et sous vidéo-contrôle par des voies a minima dans 76 % des cas. 37 patients ont passé une imagerie (TDM+/-IRM) avant la révision chirurgicale afin d'établir des corrélations radio-chirurgicales. Nous avons constaté durant ces révisions que 45 patients (83,3%) présentaient des oreilles normales sans récidive cholestéatomateuse, et 9 patients (16,66%) un cholestéatome résiduel. Le scanner avant le second temps retrouvait des cavités parfaitement ventilées dans 40,5 %. des opacités localisées dans 7,9 % et des opacités diffuses dans 51,4 %. Toutes les cavités libres au scanner également constatées en IRM correspondaient à des oreilles sans cholestéatome résiduel. En revanche en cas d'opacité l'imagerie ne nous a pas permis de distinguer de manière formelle le tissu inflammatoire du cholestéatome résiduel. Ainsi le second temps reste le seul moyen pour éliminer un cholestéatome résiduel. En l'effectuant par des voies a minima sous vidéo-contrôle ce deuxième temps est mieux accepté par les patients.

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Chirurgie en un temps du cholestéatome de l'oreille moyenne chez l'adulte: à propos de 180 cas.

  • Objectifs : dans le but d'évaluer les résultats de la chirurgie en un temps du cholestéatome de l'oreille moyenne chez l'adulte, nous rapportons une série de cent quatre-vingts interventions consécutives. Méthodes : de 1992 et 1997, cent cinquante interventions en un temps et trente révisions (20 échecs anatomiques et 10 échecs fonctionnels) ont été réalisées. L'analyse des résultats anatomiques et fonctionnels est rapportée avec un recul moyen de vingt-quatre mois. Résultats : quatre-vingt-cinq (57 %) des cent cinquante patients avaient déjà été opérés dans une autre structure et présentaient un cholestéatome récurrent. 11 0 tympanoplasties (61 %) ont été réalisées en technique fermée et 70 en techniques ouvertes (mastoïdectomie non conservatrice). Une ossiculoplastie a été réalisée dans 101 cas (56 %) : quatre-vingts onze cas lors du premier temps opératoire, et dix cas lors d'une révision pour échec fonctionnel. Quatre types de matériaux ont été utilisés (15 autogreffes d'enclumes, 14 prothèses en téflon, 35 prothèses hydroxyapatite (HA) composites et 37 prothèses tout HA). Vingt cas ont subi un échec anatomique dans un délai moyen de 12 mois : six pour cholestéatomes récurrents (4 %, re-opérés en technique ouverte), et quatorze pour cholestéatomes résiduels (9,3 %, re-opérés en technique fermée). Tous les patients opérés en technique fermée ont bénéficié d'un scanner des rochers de contrôle à un an. Le rinne résiduel moyen était égal à 20 ± 11.3 dB en technique fermée vs 27 t 10.1 dB en ouverte (p

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Cholestéatome compliqué d'abcès de la fosse postérieure.

  • Objectif: les complications méningo-encéphaliques de l'otite chronique cholestéatomateuse demeurent encore préoccupantes au Sénégal malgré les progrès de l'antibiothérapie. Bien que rare, l'abcès du cervelets en constitue une forme clinique dramatique. Nous rapportons un cas de cholestéatome compliqué de cellulite temporale et d'abcès du cervelet. Méthodes et Résultats: l'enfant MD, sexe féminin, âgée de 11 ans, avait été admise en urgence pour une tuméfaction temporo-zygomatique droite, fluctuante, fébrile, évoluant depuis une dizaine de jours associée à une otorrhée purulente, droite. L'examen clinique objectiva une atticotomie spontanée, une vaste perforation tympanique postérieure marginale et une muqueuse polypoïde de la caisse du tympan. Le diagnostic d'une otomastoïdite extériorisée compliquant un cholestéatome avait été évoqué. Après un drainage de la cellulite temporale, une antibiothérapie avait été instituée. Néanmoins la persistance des algies temporales, et surtout l'apparition d'une obnubilation légère, le surlendemain, nous avaient incité à réaliser une tomodensitométrie qui objectiva un volumineux abcès du cervelet. La trépano-ponction de l'abcès avait permis l'évacuation de 30 centimètres cubes de pus. Une tympanoplastie en technique ouverte avec comblement des cavités postérieures a été réalisée dans un second temps. Conclusion: l'abcès du cervelet est une affection grave dont le mode de révélation peut être trompeur. Ceci incite à la réalisation systématique d'une imagerie de la fosse cérébrale postérieure devant une poussée sévère d'otite moyenne chronique.

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Résultats à long-terme des cholestéatomes congénitaux de l'oreille moyenne de l'enfant.

  • Objectifs : Rapporter les résultats à long-terme des cholestéatomes congénitaux de l'oreille moyenne de l'enfant. Patients et méthodes : Etude rétrospective de trente-deux enfants opérés de 33 cholestéatomes congénitaux (1 cholestéatome bilatéral) par le même opérateur. L'âge moyen de nos patients était de 6 ans. Le motif principal de consultation était une hypoacousie unilatérale. Une technique avec conservation du conduit auditif externe a été utilisée dans tous les cas (technique fermée dans 29 cas et tympanoplastie type I dans 4 cas). Un deuxième temps opératoire a été réalisé pour 28 patients, retrouvant un cholestéatome résiduel dans 7 cas. Un troisième temps a été nécessaire chez 11 patients (2 cholestéatomes résiduels et 9 échecs fonctionnels). Résultats : Le taux de réussite fonctionnel à 5 ans (Rinne inférieur ou égal à 20 dB) est de 50 %. Conclusion : Le diagnostic de cholestéatome congénital doit être évoqué devant toute otite séro-muqueuse atypique ou surdité de transmission unilatérale. La technique fermée en deux temps est le traitement à privilégier, car le cholestéatome congénital de l'enfant prend une allure particulièrement extensive et évolue dans une mastoïde pneumatisée. Le choix de la technique fermée est également justifié par l'ambition d'une chirurgie conservatrice chez le jeune enfant. Les résultats fonctionnels sont généralement satisfaisants si le diagnostic est précoce, d'où l'intérêt du dépistage par les ORL et par les pédiatres, et la surveillance prolongée.

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Evaluation préopératoire par IRM des cholestéatomes translabyrinthiques.

  • Introduction. Évaluer l'apport des séquences d'acquisition volumique fortement pondérées T2 au diagnostic d'extension aux espaces périlymphatiques des cholestéatomes invasifs. Matériel et méthodes. Seize patients (10 hommes, 6 femmes) porteurs de cholestéatome invasif du labyrinthe osseux (selon la définition tomodensitométrique) ont été explorés par IRM à haut champ (1,5 T Vision, Siemens). La séquence CISS 3D (TR : 12,25 ms, TE: 5,90 ms, angle de bascule: 70°, épaisseur de coupe : 1 mm, matrice: 307 x 512, FOV : 200) permet la visualisation des liquides de l'oreille interme. Les aspects observés sont de trois types : 1) liquides normaux, 2) amputation sectorielle ou 3) étendue. Résultats. La séquence CISS 3D permettait de conclure à un aspect normal du labyrinthe membraneux dans 9 cas. Il existait une amputation sectorielle dans 5 cas et étendue dans 3 cas. Sur 7 fistules du labyrinthe membraneux suspectées en IRM, seules 5 étaient confirmées lors de la chirurgie. Dans chaque cas d'amputation étendue et dans 2 cas d'amputation sectorielle sur 5, une fistule périlymphatique avec ouverture des espaces périlymphatiques était retrouvée à l'intervention. Aucune fistule n'était associée avec un aspect normal des liquides de l'oreille inteme (sensibilité de 100 %, spécificité 81 %). Conclusion. La séquence CISS 3D permet une évaluation plus précise que l'exploration tomodensitométrique des cholestéatomes invasifs en permettant de reconnaître les extensions aux espaces périlymphatiques.

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Cholestéatomes congénitaux de l'oreille chez l'enfant. Analyse clinique, évolutive et thérapeutique d'une série de 34 cas.

  • Après avoir été longtemps discutés voire niés, les cholestéatomes congénitaux de l'oreille nous semblent être une entité clinique différente des classiques cholestéatomes acquis beaucoup plus fréquents. Le jeune âge des patients au moment du diagnostic, l'aspect peropératoire souvent typique, la bonne pneumatisation mastoïdienne quasi constante ainsi que l'association avec d'autres malformations congénitales, otologiques ou non, sont des arguments de poids pour pouvoir considérer ces cholestéatomes comme congénitaux. Le diagnostic reste plus difficile en raison d'une évolution longtemps silencieuse. Ces cholestéatomes apparaissent plus agressifs et plus évolutifs dans une mastoïde toujours pneumatisée. Une exérèse en technique ouverte ne semble pas une solution adéquate pour cette raison, à réserver à des cas particuliers. La technique fermée en deux temps systématiques est pour nous le traitement le plus adapté à cette pathologie mais nécessite une bonne coopération de la famille. Malgré cela, le risque de récurrence n'est pas négligeable, au moins comparable à celui des cholestéatomes acquis de l'enfant. Une surveillance aussi prolongée que possible reste nécessaire. Les résultats fonctionnels sont encourageants même si les destructions ossiculaires sont plus fréquentes. La qualité de la trompe auditive nous semble être le facteur déterminant de cet état de fait.

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Cholestéatome intrapétreux. Etude rétrospective de sept cas opérés.

  • Introduction: le cholestéatome intrapétreux peut être évoqué devant une paralysie faciale, une surdité mixte, un cholestéatome visible à l'otoscopie et des signes caractéristiques à l'imagerie. Son traitement est un véritable dilemme entre son exérèse complète et la préservation du VII. Méthodologie: à partir de 7 cas opérés de 1994 à 2004, nous avons étudié leurs aspects diagnostiques et thérapeutiques. Résultats: nous avons noté 5 hommes et 2 femmes d'âge moyen de 37,29 ans. Un cas était primitif. Nous avons observé 6 lésions translabyrinthiques, 5 supralabyrinthiques et 2 infralabyrinthiques. Les voies d'abord étaient: translabyrinthique (1 cas), translabyrinthique et sus-pétreuse (2 cas), sus-pétreuse (1 cas), sus-pétreuse et pétrectomie (1 cas), pétrectomie (2 cas). Il était souvent associé un déroutement du VII. En post-opératoire l'activité du VII était conservée chez quatre patients et était améliorée chez deux patients. Chez un patient une paralysie faciale apparue en post-opératoire a totalement récupéré après 7 mois. Malgré une approche chirurgicale appropriée, les lésions résiduelles ne sont pas rares (2 cas). Ceci impose une surveillance clinique et radiologique à vie. Conclusion: Le cholestéatome intrapétreux est rare. La radiologie confirme le diagnostic. Les nouvelles techniques d'IRM permettent de détecter les récidives et les résiduels. Une révision chirurgicale peut être nécessaire.

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Cholestéatome du méat acoustique externe.

  • Le cholestéatome du méat acoustique externe se définit comme une accumulation de kératine en regard d’une érosion osseuse de nature ostéitique. C’est une entité otologique rare ou peut diagnostiquée. Le but de notre travail est d’illustrer sur la base d’un cas un cholestéatome du méat acoustique externe. Il s’agit d’un patient âgé de 65 ans diabétique et hypertendu sous traitement, présentant depuis 3 mois une otalgie droite intense, insomniante, avec hypoacousie, otorrhée purulente minime et paralysie faciale droite grade V. Le diagnostic évoqué était dans un premier temps celui d’otite externe maligne. Il a été mis sous traitement antibiotique sans amélioration. L’examen otologique a trouvé une lésion ulcéro-bourgeonnante de la paroi postérieure du méat acoustique externe droit, une biopsie systématique de la lésion a été pratiquée et a conclu à un cholestéatome. Le patient a bénéficié d’une tympanoplastie en technique ouverte. Le cholestéatome du méat acoustique externe est rare, la symptomatologie clinique n’est pas spécifique, le scanner des rocher est d’un grand apport pour le diagnostic positif montrant un cratère osseux du méat acoustique externe. Le traitement dépend de l’extension des lésions allant des simples soins locaux à une tympanoplastie en technique ouverte. Le cholestéatome du méat acoustique externe peut revêtir plusieurs aspects, et prêter confusion avec d’autres pathologies du méat acoustique externe.

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Poches de retraction fixées et cholestéatomes de l'enfant. Notre expérience à propos de 199 cas.

  • Le cholestéatome de l'enfant est réputé être plus agressif et destructeur que celui de l'adulte mais peu d'études font état d'une évolutivité différente en fonction de l'âge des enfants. Les auteurs effectuent une revue rétrospective de leur propre expérience à propos de 199 cas de cholestéatomes avérés ou de poches de rétraction fixées non contrôlables chez l'enfant de moins de 15 ans. Les résultas sont analysés avec un recul moyen de 2 ans et demi à la fois au plan anatomique et au plan fonctionnel. Les arguments qui ont poussé en faveur d'une technique fermée ou ouverte de première ou deuxième intention ont été analysés notamment en fonction de l'âge. Les cholestéatomes résiduels sont particulièrement fréquents quelle que soit la technique opératoire utilisée initialement. Les cholestéatomes et les poches de rétraction chez l'enfant de moins de 5 ans (24 cas) paraissent particulièrement évolutifs et destructeurs nécessitant très fréquemment le recours à une technique ouverte, les résiduels sont également extrêmement plus fréquents et il existe une destruction à la fois ossiculaire et des éléments nobles des rochers plus fréquente. Ainsi, le comportement de cette affection semble très différent chez le jeune enfant, l'aggressivité s'estompant ensuite pour rejoindre celle de l'adulte.

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La chirurgie des cholestéatomes de l'oreille moyenne.

  • Pour vérifier la validité des techniques chirurgicales employées dans la chirurgie des cholestéatomes dans l'expérience de l'auteur senior, 1 048 cas opérés de 1966 à 1997 sont étudiés : 739 chez l'adulte et 309 chez l'enfant. Chez l'adulte, la majorité des cas concernait des sujets de 16 à 40 ans (64,5 %). Les deux sexes étaient également représentés. Au contraire chez l'enfant, les garçons étaient au nombre de 200, les filles de 109 , 30 cas avaient moins de 4 ans révolus. Chez l'adulte seulement 312 malades ont été opérés de première main alors que chez l'enfant la majorité des cas a été opérée de première main (273 cas). Le point de départ du cholestéatome était le plus souvent au niveau du Shrapnell chez l'adulte (58 %), tandis que chez l'enfant la poche du Shrapnell et la poche postéro-supérieure étaient à égalité (35 % et 34 %) , le cholestéatome congénital représentait 13 % des cas. Les techniques chirurgicales employées ont été le plus souvent soit la technique fermée en deux temps, soit la technique ouverte avec comblement musculaire en un ou deux temps. La technique fermée doit comporter, outre un remodelage correct du conduit, une tympanotomie postérieure suffisante, du silastic pour éviter une fibrose et une lame de cartilage aminci avec son périchondre pour reconstruire les pertes de substance osseuse et une bonne partie du tympan. Le 2

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Cholestéatome congénital localisé chez l'adulte.

  • Objectifs.- Le cholestéatome congénital est une entité anatomoclinique reconnue. Les formes de l'adulte sont rares. Nous décrivons un cas de cholestéatome encapsulé localisé dans le quadrant postérosupérieur et nous le comparons aux autres formes de l'enfant et de l'adulte décrites dans la littérature. Matériel et méthodes. - Patient de 25 ans sans antécédent notable consultant pour une surdité de transmission gauche sans réflexe stapédien dont le scanner du rocher montre une image tissulaire hypodense, arrondie ayant lysé la branche antérieure de l'étrier. L'exploration chirurgicale retrouve un cholestéatome congénital dont l'ablation est suivie du rétablissement de l'effet columellaire par piston de Shea. Résultats. - Gain auditif de 20 dB. Discussion. - Les formes diffuses sont les plus décrites chez l'adulte. Cette description est originale car elle rapporte une forme localisée au quadrant postérosupérieur et encapsulée non retrouvée chez un adulte. La pathogénie du cholestéatome congénital et son mode évolutif restent inconnus. Une origine unique des formes de l'enfant et de l'adulte est douteuse. Un mécanisme multifactoriel ou métaplasique pourrait expliquer les cholestéatomes congénitaux de l'adulte. Conclusion. - Les hypothèses pathogéniques des cholestéatomes congénitaux de l'adulte sont différentes de celles de l'enfant.

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Les complications endocrâniennes du cholestéatome: à propos de 8 cas.

  • Les auteurs présentent une série récente des 8 cas de complications endocrâniennes secondaires au cholestéatome. La série comprend 3 abcès temporaux, 1 abcès pariétal, 1 abcès du cervelet, 1 empyème extradural, 1 thrombophlébite du sinus latéral avec empyème sous-dural et une méningite isolée. Le traitement otologique d'exérèse du cholestéatome était réalisé en fonction de conditions anatomiques selon la technique ouverte ou selon la technique fermée. Il était associé à une polyantibiothérapie adaptée suivant les résultats des prélèvements bactériologiques et des données épidémiologiques. La ponction de l'abcès par voie neurochirurgicale était nécessaire dans deux cas. Les résultats des prélèvements bactériologiques au niveau des suppurations endocrâniennes sont souvent négatifs, ce qui diminue leur valeur clinique. Les protocoles d'antibiothérapie sont basés, dans ce cas, sur les données épidémiologiques. Les auteurs insistent sur le progrès réalisé dans le domaine du diagnostic précoce des complications endocrâniennes. Le traitement médico-chirurgical bien adapté permet une guérison complète sans séquelles neurologiques dans la plupart des cas.

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La physiopathogénie des cholestéatomes.

  • Objectif: présenter la genèse des cholestéatomes au vu des connaissances actuelles. Méthode: revue de la littérature. Résultats: pour qu'il y ait cholestéatome, il faut une périmatrice et une matrice, une notion d'envahissement cutané des cavités de l'oreille et le plus souvent une masse de débris de kératine. Il existe au moins trois types de cholestéatome d'oreille moyenne, celui par invagination (poche de rétraction), celui par migration (perforation tympanique) et celui par inclusion congénitale. Le cholestéatome résulte de trois phases inflammatoires successives, la première amène à une poche de rétraction, la deuxième génère la pathologie de son épiderme et de celui du fond du conduit auditif externe et la troisième sera celle du cholestéatome proprement dit, avec invasion et autodestruction de l'oreille moyenne par résorption osseuse. Dans cette dernière phase, plusieurs facteurs entrent en jeu, les collagénases, les ostéoclastes, les cytokines, le NO, les bactéries et leur biofilm et la rupture de la poche de rétraction. Conclusion: le cholestéatome est une maladie inflammatoire de l'oreille caractérisée par une résorption osseuse. Au vu des connaissances actuelles, on perçoit mieux le rôle important que joue l'immunologie dans sa physiopathogénie.

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Le cholestéatome de l'enfant: a propos de 110 cas.

  • Cette étude rétrospective de 110 cas de cholestéatomes de l'oreille moyenne, chez des enfants de moins de 15 ans traités entre 1982 et 1992 dans le service d'ORL du CHU de Strasbourg, permet d'analyser les particularités de cette affection et de préciser la stratégie thérapeutique adoptée dans le service. Le cholestéatome de l'enfant est une affection plus rapidement évolutive que chez l'adulte, du fait de la vitesse de croissance tissulaire, de la persistance d'un facteur tubaire et d'une certaine agressivité responsable d'une extension plus importante dans les cavités de l'oreille moyenne. Il se caractérise également par un traitement chirurgical réputé difficile, avec une exérèse souvent incomplète et une grande tendance à la récidive. Sur les 110 cas opérés dans le service, 47 cas (43 %) ont bénéficiés d'une tympanoplastie en technique fermée, avec un taux de récurrences postopératoires de 54 %. Chez 63 enfants (57 %), il a été réalisé une technique ouverte, avec ou sans aménagement d'une petite caisse, avec un taux de récurrences de 29 %. Le suivi postopératoire doit impérativement être prolongé le plus longtemps possible quelle que soit la technique opératoire utilisée.

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Fistules labyrinthiques et cholestéatome.

  • 33 dossiers de fistules labyrinthiques ont été analysées. La fréquence est de 10% par rapport aux cholestéatomes. Le siège électif est le canal externe. Les vertiges étaient présents seulement chez 17 patients, une cophose chez 2 patients et une surdité mixte pour 14 autres cas. L'étude scanographique en coupes fines axiales et coronales donne la certitude diagnostique pour 70% des cas, mais la fistule peut être découverte en per-opératoire au niveau du canal externe ou surtout de la fausse ovale (5 cas). Les auteurs ont privilégié la technique fermée (26 cas) et ils ont toujours pratiqué l'exérèse complète de la matrice épidermique, suivie d'une plastie avec épidermose et poudre d'os. Une chute de la voie osseuse sur le 4 et 8 KHz a été enregistrée pour 2 patients et il y a 1 seule cophose. Il n'y a aucun cas de vertige résiduel après 6 mois. Les indications et résultats sont confrontés aux données de la littérature. Le risque d'altération neuro-sensorielle post-opératoire apparaît actuellement faible à condition de reconnaître à temps la fistule et de lever la couche épidermique de façon parfaitement atraumatique à la phase ultime de l'intervention.

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Les cholestéatomes intra-pétreux.

  • Les cholestéatomes intrapétreux correspondent à des lésions dépassant les limites classiques de l'affection au niveau de l'oreille moyenne. 31 cas sont analysés dans ce travail. 2 seulement sont indiscutablement primitifs les 29 autres étant vraisemblablement secondaires. 5 cas avaient subi au préalable l'exérèse d'un cholestéatome en technique ouverte ou entrouverte. Rencontrés à tout âge (de 12 à 74 ans), ils touchent identiquement les deux sexes. Leur diagnostic est facile lorsque la symptomatologie associe antécédents otitiques, atteinte de la motricité faciale, surdité mixte ou cophose et aspect tympanique de cholestéatome. Il peut l'être beaucoup moins en l'absence de déficit facial, de surdité importante, à fortiori si le tympan est fermé. Le scanner et l'IRM permettent désormais une étude précise de la nature de l'affection et de son extension. Leur traitement chirurgical nécessite la maîtrise de toutes les techniques d'otoneurochirurgie, la conduite à tenir dépendant du siège et de l'extension du cholestéatome intra-pétreux.

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Le cholestéatome de l'oreille moyenne chez l'enfant. A propos de 160 cas.

  • Le cholestéatome de l'oreille moyenne chez l'enfant représente un sujet d'actualité et son traitement chirurgical ne fait pas encore l'unanimité des auteurs. Nous rapportons notre expérience à travers 160 cas de cholestéatomes observés chez 150 enfants âgés de 4 à 15 ans. Les complications inaugurales représentent dans 36 % des cas le motif de consultations et l'atteinte est bilatérale dans 15 % des cas. Nous avons pratiqué une technique ouverte (TO) dans 62 % des cas et la technique fermée (TF) dans 38 % des cas. Les reprises chirurgicales pour un cholestéatome résiduel ou une récidive sont de 26 % après TF Notre choix de la TO est expliqué par le niveau socio-économique des patients, l'état de la mastoïde, la fréquence des complications notamment intracrâniennes et les types de lésions trouvées en peropératoire. A partir de cette série, nous nous permettons de revoir les données de la littérature et d'analyser les points de controverse.

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Cholestéatome de l'oreille moyenne.

  • Le cholestéatome de l'oreille moyenne est une forme particulièrement agressive d'otite moyenne chronique. Le but de cet article est de présenter une mise au point sur la prise en charge de cette pathologie, en intégrant les données récentes de la littérature et l'expérience des auteurs issus de deux Écoles d'otologie françaises (Professeur Pierre Roulleau à Paris et Professeur Robert Charachon à Grenoble). Les principales avancées récentes sont représentées par la généralisation de l'utilisation du cartilage comme matériau de reconstruction du cadre et de la membrane tympanique (permettant une réduction significative du taux de récidive cholestéatomateuse) et par les progrès de l'imagerie qui permet de mieux cerner les extensions du cholestéatome en pré-opératoire (autorisant ainsi à choisir la technique chirurgicale la plus adaptée à chaque cas) et qui permet également un suivi moins invasif en post-opératoire.

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Aspects tomodensitométriques des cholestéatomes secondaires de l'oreille moyenne et du rocher.

  • Les auteurs présentent leur expérience des cholestéatomes secondaires de l'oreille moyenne envisagée sous l'angle tomodensitométrique. Après un rappel anatomo-pathologique des cholestéatomes secondaires du rocher et de la technique tomodensitométrique utilisée pour leur exploration, sont envisagées et illustrées les formes classiques «en sac» atticales interne ou externe, habituellement étendues à l'antre et à la mastoïde, les formes de topographie plus inhabituelle, souvent le fait de récidive ou de récurrence post-opératoire (localisation antérieure hypotympanique ou postérieure mastoïdienne). Les formes holotympaniques, habituellement le fait de cholestéatomes «lamellaires», posent des problèmes de diagnostic avec les autres opacités de la caisse, de même que certaines formes évacuées spontanément ou par aspiration.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov