Cholera [ Publications ]

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  • Introduction : parmi les mesures de lutte intégrée contre l’épidémie de choléra de Douala en 2004, la coordination provinciale a décidé d’inclure l’antibioprophylaxie à large échelle des contacts compte tenu du contexte et des risques d’explosion épidémique liés à l’environnement géographique et humain de la ville (surpopulation, promiscuité, insalubrité, soins approximatifs). Les raisons de cette décision seront discutées au vu du suivi bactériologique et de l’évolution de l’épidémie. Méthodologie : description rétrospective du suivi des notifications, de la surveillance bactériologique, de l’enregistrement et du contrôle de la distribution des antibiotiques par les unités de traitement et les comités locaux de lutte contre le choléra. Résultats : apparue brusquement en janvier 2004, l’épidémie a touché 5 020 patients en 8 mois. V. cholerae, isolé 111 fois sur 187 prélèvements, est resté sensible à la docycycline, à l’amoxicilline, aux quinolones. L’antibioprophylaxie a concerné 182 366 personnes (35 contacts/patient). La proportion de contacts parmi les nouveaux cas est passée de 30 % à moins de 0,2 %. Discussion : L’antibioprophylaxie de masse n’est pas recommandée contre le choléra. Elle diminue le risque de choléra-maladie sans empêcher la contamination. Elle est limitée par les contre-indications, les coûts, les modalités d’administration. Elle sélectionne des résistances. L’éradication du vibrion de l’environnement serait illusoire. Le risque de contracter le choléra est imprévisible : il est donc difficile d’évaluer l’impact d’une prévention collective. L’antibioprophylaxie proposée à Douala était ciblée aux seuls contacts et s’intégrait dans un ensemble de mesures communautaires : visite et désinfection domiciliaires, sensibilisation, chloration des puits, sécurisation de l’eau, surveillance bactériologique. Les antibiogrammes étant restés stables jusqu’à la fin de l’épidémie, l’antibioprophylaxie a permis de limiter la transmission interhumaine du choléra, sans un impact démontré sur l’épidémie (contamination massive de l’environnement). Conclusion : à large échelle, une prophylaxie doit rester ciblée, conformément aux recommandations de l’OMS. La rigueur, la régularité, le suivi et l’intégration des interventions demeurent indispensables.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les déterminants de la faible létalité de l'épidémie de choléra dans le Littoral au Bénin en 2008

  • En 2008, l&#8217,&#233,pid&#233,mie de chol&#233,ra survenue au B&#233,nin, s&#8217,est distingu&#233,e par un taux de l&#233,talit&#233, relativement faible (0,39 p. 100) dans le d&#233,partement du Littoral o&#249, 502 cas ont &#233,t&#233, enregistr&#233,s entre juillet et d&#233,cembre. Cette &#233,tude visait &#224, identi&#64257,er les facteurs associ&#233,s &#224, cette faible l&#233,talit&#233, dans le Littoral. L&#8217,&#233,tude a &#233,t&#233, transversale de type descriptif et analytique avec le d&#233,pouillement de 404 dossiers de malades, une discussion de groupe avec 10 anciens malades, un entretien approfondi avec 8 autorit&#233,s ayant g&#233,r&#233, la riposte et une inter view structur&#233,e face &#224, face avec les 12 agents de sant&#233, ayant trait&#233, les cas. Les donn&#233,es ont &#233,t&#233, trait&#233,es par l&#8217,analyse de contenu quantitatif et qualitatif gr&#226,ce aux logiciels EPIINFO 3.3.2. et EXCEL 2007. Les r&#233,sultats de plusieurs sources ont &#233,t&#233, recoup&#233,s par triangulation. Les malades, dont l&#8217,&#226,ge moyen &#233,tait de 23,72 &#177, 14,80 ans, ont &#233,t&#233, admis pour 39,35&#160,% d&#8217,entre eux avec une d&#233,shydratation s&#233,v&#232,re. Une r&#233,hydratation orale, une r&#233,hydratation parent&#233,rale et une antibioth&#233,rapie ont &#233,t&#233, pratiqu&#233,es respectivement pour 99,50&#160,%, 85&#160,% et 97,77&#160,% des cas. Un seul d&#233,c&#232,s hospitalier a &#233,t&#233, enregistr&#233,. Cette performance est essentiellement due &#224, une prise en charge ef&#64257,cace, assur&#233,e dans un centre de traitement par des agents quali&#64257,&#233,s avec des kits de traitement disponibles et gratuits, des protocoles bas&#233,s sur une r&#233,hydratation massive, des mesures d&#8217,hygi&#232,ne appropri&#233,es et le respect de ces mesures par les patients. La riposte a &#233,t&#233, &#233,galement caract&#233,ris&#233,e par une bonne coordination, une large promotion de la sant&#233, par une approche de masse et de proximit&#233, et une antibioprophylaxie s&#233,lective qui ont permis de limiter la propagation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Isolement de vibrions dans les eaux côtières françaises et infection à Vibrio cholerae non-O1/non-O139.

  • OBJECTIF : En France, l'incidence des infections humaines à V. cholerae non-01/non-0139, en augmentation depuis 1996, reste faible (7 cas en 1999). Le décès, en août 1994, d'un patient atteint d'une cirrhose éthylique, ayant une lésion cutanée surinfectée par une souche de V cholerae non-01/non-0139, après baignades dans l'eau de mer, nous a conduits à chercher la présence de vibrions dans 22 prélèvements d'eau (Méditerranée) de 20 villes côtières. MÉTHODE : Après filtration de l'eau de mer, enrichissement en eau peptonée alcaline (EPA), et isolement sur milieux TCBS, SS et BCP, les souches ont été identifiées au moyen de galerie API 20E (bioMérieux, France). La concentration minimum inhibitrice par la technique de dilution en gélose a été cherchée pour plusieurs antibiotiques. RÉSULTATS : Six souches appartenant à 3 espèces de Vibrio ont été isolées : 2 V. cholerae (non-01/non-0139), 3 V. parahaemolyticus et 1 V. alginolyticus. Une des souches de V cholerae a été isolée de l'eau de mer de la ville côtière où le patient avait séjourné. La sensibilité des souches aux antibiotiques était importante pour les aminosides, cyclines, azithromycine, cotrimoxazole, rifampicine et fluoroquinolones. Les β-lactamines étaient très actives sur les souches de V cholerae isolées de l'eau de mer alors que la souche isolée du patient présentait une nouvelle carbénicillinase (CARB-6) récemment décrite. CONCLUSION: Notre étude confirme la présence de vibrions dans l'eau de mer côtière française et montre une bonne sensibilité des espèces aux antibiotiques à l'exception de l'amoxicilline. Ces vibrions représentent un risque potentiel pour les patients immunodéprimés. La sévérité des infections à Vibrio pourrait justifier une sensibilisation des médecins afin de prévenir les patients à risque Il serait souhaitable de conseiller à ces patients d'éviter de se baigner, surtout s'ils ont des lésions cutanées importantes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L’amélioration de la qualité par l’analyse des décès au cours de l’épidémie de choléra de 2004 à Douala

  • Au cours de l'épidémie de choléra de 2004 à Douala, des soins de proximité ont été offerts dans 14 unités de traitement dispersées dans toute la ville. Outre les protocoles, procédures et outils de gestion auxquels a été formé tout le personnel, la dynamique de la démarche de qualité reposait sur la supervision formative et sur les réunions d'analyse systématique des décès, sur le modèle des conférences de morbidité-mortalité. Chaque décès faisait l'objet d'une réunion de toute l'équipe concernée pour relecture et analyse du dossier, identification des difficultés rencontrées et propositions de résolutions d'application immédiate. Une synthèse provinciale était réalisée en séance plénière mensuelle. Sur S 020 patients déclarés en 8 mois, (janvier-août 2004), 69 sont décédés, dont 8 avant la déclaration d'épidémie et 4 avant l'hospitalisation. Sur les 14 hôpitaux, 11 ont organisé 15 réunions, concernant 39 décès, regroupant 8 à 18 participants (2 à 5 médecins), et durant 1 à 2 heures selon le nombre de participants. Les conclusions et résolutions ont porté sur : l'accueil et le circuit du patient, la démarche diagnostique et la définition des cas, l'évaluation immédiate de la gravité, la surveillance évolutive, le respect des protocoles de traitement, et la gestion de l'unité. Les supervisions formatives ont confirmé et complété ces observations. Malgré les difficultés pratiques, psychologiques, et socioculturelles, les réunions ont pu se tenir sans grande réticence et contribuer au progrès de la qualité des soins. Elles avaient en effet pour objectif d'exploiter la létalité comme outil d'amélioration de la qualité et de formation du personnel, par la notification, la reconnaissance des difficultés rencontrées, l'identification des problèmes, et la recherche de leur solution. Ces objectifs semblent avoir été atteints au vu de la faillie létalité observée au cours de cette épidémie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Consommation de médicaments lors de l'épidémie de choléra de Douala (2004).

  • Pour répondre à des flambées de choléra, il faut pré-positionner un complément de fournitures, sels et solutés de réhydratation et antibiotiques appropriés pour garantir une riposte rapide et efficace. Les recommandations a priori n'ont jamais fait l'objet d'évaluations. Ce travail présente les consommations réellement observées lors de l'épidémie de choléra de Douala en 2004. Les consommations de médicaments ont été mesurées pour l'ensemble de l'épidémie par recoupement des données de la centrale provinciale d'approvisionnement, avec les bordereaux de commande des hôpitaux, leurs fiches de stocks et leurs registres. Les coûts ont été calculés sur la base des tarifs appliqués par la Centrale Nationale d'Approvisionnement. Résultats. Pour les 5020 cas confirmés de choléra traités dans les 14 hôpitaux de Douala de janvier à septembre 2004, les consommations ont été de 499746 comprimés de doxycycline, 235881 comprimés d'amoxicilline, 122781 sachets de sels de réhydratation, 60.217 poches de 500 ml de Ringer Lactate, le coût total des médicaments et consommables étant 52229311 FCFA (environ 80000 ∈). On ne dispose pas de recommandations actualisées. Les consommations observées ont dépassé de 5 fois les recommandations classiques, pour la réhydratation comme pour l'antibiothérapie. Les coûts moyens mesurés à Douala ont été de 13 ∈ par malade notifié, 15 ∈ si l'on prescrit une antibioprophylaxie à tous les contacts. Ces observations peuvent appuyer la planification et la préparation aux futures épidémies, contribuant à l'actualisation des recommandations. On peut proposer de prévoir pour 50000 habitants avec un taux d'attaque de 0,2%: 10000 cp de doxycycline, 5000 cp d'amoxicilline 500 mg, 2500 sachets de SRO (pour 2500 litres) et 600 litres de Ringer Lactate.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Actualité du choléra et problématique vaccinale.

  • Le choléra représente encore aujourd'hui un problème important de santé publique. Son éradication nécessite une bonne hygiène personnelle, un traitement des eaux de consommation et un assainissement des eaux usées. Mais cette élévation du niveau d'hygiène ne sera pas réalisée avant plusieurs années dans de nombreux pays. Il serait donc intéressant de disposer d'un vaccin qui permettrait de prévenir les épidémies de choléra. Les recherches sur la vaccination anticholérique ont été essentiellement orientées vers des vaccins oraux devant stimuler le système immunitaire sécrétoire de la muqueuse digestive. Deux vaccins oraux ont été expérimentés à grande échelle chez l'homme. Le premier vaccin, inactivé, associant des bactéries entières à la sous-unité B de la toxine cholérique, a été expérimenté au Bangladesh entre 1985 et 1989. Ce vaccin pourrait, selon l'OMS, être utile au cours de la phase stable d'une crise due à l'afflux de réfugiés ou de personnes déplacées, en particulier à titre préventif. Le second vaccin, vivant atténué, contient la souche de Vibrio cholerae O1 CVD 103-HgR manipulée génétiquement. Bien qu'efficace chez des volontaires, il a donné une protection étonnamment faible au cours d'un important essai clinique mené pendant 4 ans en Indonésie. En outre, un des risques de l'utilisation d'un vaccin vivant est celui d'une réversion de la souche vaccinale vers la virulence par échange horizontal de matériel génétique. Un nouveau programme de développement de vaccin anticholérique est fondé sur l'hypothèse que des immunoglobulines G dirigées contre le polysaccharide spécifique O de Vibrio cholerae O1 protégeraient contre le choléra en inactivant le vibrion cholérique à la surface de la muqueuse intestinale. Ce programme pourrait conduire au développement d'un vaccin conjugué efficace chez l'enfant.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge d'une épidemie de choléra par une organisation humanitaire.

  • Loin d'avoir disparu avec le progrès, les épidémies de choléra n'ont jamais été aussi nombreuses que ces dix dernières années. De part ses liens évidents avec la misère, la malnutrition, les difficultés d'accès aux soins, les conflits et, dans certains cas, les catastrophes naturelles, le choléra devient l'un des champs d'action prioritaires des organisations humanitaires médicales. Après avoir effectué un bref rappel sur le choléra, cet article présente la démarche d'une organisation humanitaire non gouvernementale face à une épidémie. Sont abordés en premier, les circonstances de l'alerte et le déroulement d'une mission exploratoire qui s'attache en particulier à démontrer la réalité de l'épisode épidémique, à en mesurer l'importance et à en anticiper l'évolution. Puis sont expliquées les bases de l'élaboration d'un projet, les options stratégiques à envisager et les difficultés inhérentes aux financements de projets de lutte contre des épidémies rarement relatées dans les médias. Les modalités de la réalisation du programme de lutte sont ensuite développées en terme d'activités à réaliser, incluant l'aide à la prise en charge des patients et la prévention de la transmission, la formation du personnel, la supervision des activités, la coordination des tâches entreprises par les différents intervenants et l'évaluation finale du programme. Ainsi, bien que menées par des équipes composées essentiellement de bénévoles et de volontaires, les missions de lutte contre les épidémies de choléra suivent une approche professionnelle et nécessitent un encadrement par du personnel expérimenté capable d'adapter un schéma général d'intervention aux particularités du terrain.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le choléra à Goma, juillet 1994. Bioforce.

  • Entre le 14 et le 20 juillet 1994 environ un million de réfugiés rwandais affluent dans la région de Goma. Malgré des conditions favorables au choléra connues, il faut attendre l'isolement des premiers vibrions, le 20 juillet, pour que la communauté internationale intervienne sur une des plus explosives épidémies de choléra jamais observées. Au total le nombre de cas recensés est de 36 471. La moitié de ces cas est survenue entre le 21 et le 27 juillet , le maximum est relevé le 26 juillet. Les taux quotidiens de mortalité globale s'établissent à 28 pour 10 000 pour la deuxième quinzaine de juillet et 5 pour 10 000 pour la première quinzaine d'août. Quatre-vingt-cinq pour cent (85 %) de ces décès sont associés à une diarrhée et 60 % de ces décès avec diarrhée sont dus au choléra, les autres étant attribuables à la dysenterie bacillaire. Le laboratoire de la Bioforce (Armée française) a réalisé 396 coprocultures en 2 mois sur le terrain avec isolement de 78 vibrions (Vibrio cholerae 01, biotype El Tor, sérotype Ogawa, résistant à 0129, sans indole) et de 77 shigelles (S.dysenteriae 1). Les causes de cette explosion épidémique sont discutées. Le manque d'eau est la plus importante : la première semaine les disponibilités en eau sont évaluées à 200 ml par jour et par personne , les autres causes sont l'impossibilité de creuser des latrines, le manque de moyens d'hygiène, l'état de santé et la promiscuité des réfugiés. Une des façons de limiter cette épidémie de choléra aurait probablement été d'anticiper sa survenue par une réponse internationale massive et adaptée à ce risque, dès que les réfugiés ont commencé à se diriger vers Goma.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'épidémie de choléra de 2004 à Dakar: aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques.

  • • Ce travail décrit l'épidémie de choléra qui a touché Dakar en 2004, au cours de laquelle 593 cas confirmés ou probables ont été pris en charge dans notre service. Il se fixe pour objectif de décrire les aspects épidémiologiques, cliniques, bactériologiques et les stratégies de prise en charge de cette épidémie. Pour atteindre cet objectif, nous avons mené une étude prospective à la clinique des maladies infectieuses du 11 octobre au 20 décembre 2004. L'âge moyen des patients était de 30 ans, et le sexe ratio de 1,33. La source probable de contamination a été alimentaire et/ou hydrique dans 92 % des cas. La durée de l'épidémie a été courte (75 jours). Le début a été brutal dans 98 % des cas, et la symptomatologie clinique dominée par la diarrhée aqueuse (95 %) et les vomissements (78 %). Le délai moyen d'hospitalisation était de 11 heures et le nombre de selles émises avant l'admission supérieur à 10 dans 23 % des cas. A l'admission, 119 malades (20,1 %) ont présenté une déshydratation sévère. Au total 250 coprocultures ont été effectuées, dont 145 positives (58 %), mettant en évidence Vibrio cholerae O1 dans 112 cas (44 %). Les 36 souches testées aux antibiotiques ont montré une excellente sensibilité à la doxycycline et à la péfloxacine, mais aussi une résistance au cotrimoxazole, à l'amoxicilline et au chloramphénicol. La réhydratation par voie orale a été la règle (61 %). La létalité a été de 0,5 %. Le choléra est une urgence médicale dont le pronostic peut être favorable à condition que l'organisation de la prise en charge soit bonne.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La riposte à l'épidémie de choléra de 2008 à Cotonou (Bénin)

  • Afin d&#8217,&#233,valuer la qualit&#233, de la gestion de la riposte &#224, l&#8217,&#233,pid&#233,mie de chol&#233,ra survenue &#224, Cotonou au B&#233,nin en 2008, cette &#233,tude r&#233,trospective a concern&#233, les professionnels impliqu&#233,s dans la gestion de la riposte &#224, l&#8217,&#233,pid&#233,mie, les repr&#233,sentants de la communaut&#233,, les cas retrouv&#233,s &#224, domicile et les documents du service de sant&#233,. Les recommandations de l&#8217,OMS et les consignes du Plan National de lutte contre les &#233,pid&#233,mies ont servi de r&#233,f&#233,rentiel. Les ressources et le fonctionnement &#233,taient conformes aux normes pr&#233,vues dans le plan, de m&#234,me que le suivi &#233,pid&#233,miologique mais les interventions communautaires familiales et collectives ont concern&#233, un nombre restreint de domiciles. Sur 402 cas enregistr&#233,s sur la base de la d&#233,finition clinique entre le 28 juillet et le 16 octobre 2008, 384 ont &#233,t&#233, trait&#233,s conform&#233,ment au protocole de prise en charge et un seul est d&#233,c&#233,d&#233, (l&#233,talit&#233, hospitali&#232,re 0,25&#160,%). Leur dur&#233,e moyenne d&#8217,hospitalisation a &#233,t&#233, de 2,43 jours &#177, 1,16. Une r&#233,ponse conforme r&#233,sultant en une prise en charge de qualit&#233, avec une l&#233,talit&#233, extr&#234,mement basse valide le plan national de riposte du secteur de la sant&#233, aux &#233,pid&#233,mies. Mais une meilleure gestion des &#233,pid&#233,mies passera par la coordination nationale des secteurs de la sant&#233,, de l&#8217,environnement, de l&#8217,&#233,ducation, de l&#8217,administration territoriale et des collectivit&#233,s locales.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Protocoles simplifiés de diagnostic du choléra au Laboratoire national de santé publique, Port-au-Prince, Haïti.

  • Le temps nécessaire au rendu des résultats de culture des selles avec antibiogramme par la méthode classique pratiquée au Laboratoire national de santé publique (LNSP) d’Haïti s’étale sur une durée de 80 heures en moyenne. Ce délai peut être encore allongé par le processus de rendu des rapports d’analyse aux sites de prise en charge, ce qui retarde de manière significative les réponses communautaires face au choléra. Cette étude vise à évaluer la fiabilité de résultats partiels par rapport au processus complet. Nous avons inclus 250 échantillons de selles analysés au LNSP de janvier à septembre 2017 en déterminant la spécificité, la valeur prédictive positive et le rapport de vraisemblance positif de l’identification des colonies jaunâtres et de l’identification des colonies jaunâtres oxydase positive. Par rapport au processus complet de culture des selles, l’identification des colonies jaunâtres a montré une spécificité de 56 %, une valeur prédictive positive de 69 % et un rapport de vraisemblance positif de 2,27. Quant à l’identification des colonies jaunâtres oxydase positive, la spécificité est de 77 %, la valeur prédictive positive de 81 % et le rapport de vraisemblance positif de 4,31. La communication de résultats partiels aux équipes de terrain à ces étapes serait utile pour guider les interventions en dépit d’une relative diminution de leur fiabilité par rapport au gold standard.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L’épidémie de choléra de 1995-1996 au Sénégal : un exemple de démarche de géographie de la santé

  • Le Sénégal connaît à intervalles réguliers depuis 1971 des flambées épidémiques de choléra. Ce fut le cas en 1985 et en 1987, et à nouveau en 1995 et 1996. Tout le pays a été concerné par cette épidémie, et singulièrement la zone d’étude de Niakhar, où depuis 1983 une équipe de l’ORSTOM procède à l’enregistrement des événements démographiques. L’approche géographique se fonde sur la cartographie automatisée, à l’échelle des hameaux et des villages, de l’épidémie de choléra. L’objectif est de comprendre les conditions de diffusion de l’épidémie, en se référant aux modalités d’occupation et de socialisation de la zone d’étude. Deux types de données ont été utilisés et rapportés au fond cartographique : les données démographiques et les données relatives à l’épidémie de choléra. Les résultats ont montré une grande hétérogénéité de l’épidémie, dans le temps et en fonction de l’âge et du sexe des individus. L’hétérogénéité était plus forte encore dans l’espace, selon le lieu de résidence. Il semble que cette inéquité soit fonction de la taille des villages, de leur localisation par rapport aux axes de circulation, et de la concentration du peuplement et de l’habitat. Pour confirmer ces premiers résultats, il serait nécessaire d’examiner le phénomène à d’autres échelles (concessions, département ou région), et de prendre en compte les comportements des populations (déplacements, approvisionnement en eau).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Diffuseur artisanal de chlore pour désinfecter les puits lors de l'épidémie de choléra de Douala (2004).

  • La chloration des puits est recommandée en cas d'épidémie de choléra. Mais les techniques de chloration sont mal codifiées, leur efficacité n'a pas été prouvée, et l'on ne sait pas à quel rythme doit se faire la chloration. L'objectif était de tester un dispositif artisanal de chloration continue, mesurer les taux de chlore résiduel libre obtenus, et en suivre l'évolution, pour prévoir le délai de renouvellement. Dans 2 quartiers de Douala, 18 puits (9/quartier) ont fait l'objet de la mesure quotidienne pendant deux semaines du volume d'eau, du pH et du chlore résiduel, après installation d'un diffuseur artisanal à base de sable et d'hypochlorite de calcium dans un sachet plastique perforé, renouvelé après annulation des taux de chlore. La concentration maximum de chlore résiduel libre a été atteinte après 1 jour (31 chlorations sur 36) ou 2 jours (5 sur 36). Elle est demeurée supérieure au niveau minimum de 0,2 mg/l pendant au moins 48 heures dans 33 des 36 chlorations. A J4, la moitié des puits avaient une concentration de chlore inférieure à 0,2 mg/l. La concentration de chlore était plus élevée dans les puits familiaux que dans les puits communautaires. Malgré des difficultés de faisabilité et d'acceptabilité, le diffuseur proposé a permis d'assurer la diffusion de chlore à des taux efficaces et non toxiques pendant 3 jours. Des systèmes de diffusion plus prolongée et moins coûteux devraient pouvoir être proposés, dans le cadre d'actions intégrées de lutte contre une épidémie de choléra.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Vibrio cholerae à Madagascar: étude d'une souche multirésistante.

  • Le choléra a épargné Madagascar jusqu'en mars 1999 où le premier cas fut rapporté à Mahajanga, un port de la côte Nord-Est. Dix mois plus tard et malgré l'utilisation massive de tétracycline à titre prophylactique, toutes les régions de l'île ont été atteintes. Tout prélèvement suspect de choléra était envoyé systématiquement à l'Institut Pasteur de Madagascar pour identification et étude de la sensibilité des souches identifiées. C'est ainsi que suite à la découverte d'une souche de brio cholerae multirésistante, nous avons décidé d'approfondir son étude par la détermination des Concentrations Minimales Inhibitrices (CMI) et par des études plasmidiques et de conjugaison. Comme la souche initiale, cette souche montre une résistance au cotrimoxazole, à la streptomycine, au chloramphénicol et à l'agent vibriostatique 0129 mais apparaît en plus fortement résistante à l'ampicilline et à la tétracycline. Elle héberge un plasmide de 26 kb transférable à E. coli. Les tests de transfert suggèrent un transfert interrompu à partir d'un seul plasmide (existence de ségrégants plasmidiques) ou l'acquisition de 2 plasmides différents. Le faible taux de transfert observé pourrait expliquer le caractère unique de cette souche. L'apparition de cette souche multirésistante doit encourager les autorités sanitaires malgaches à maintenir un réseau de surveillance épidémiologique du choléra à travers tout le pays et à poursuivre les prélèvements bactériologiques de suivi de l'état de sensibilité du vibrion aux antibiotiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Sensibilité aux antibiotiques de souches epidémiques de Vibrio cholerae et Shigella dysenteriae 1 isolées dans les camps de réfugiés rwandais au Zaïre.

  • La multirésistance aux antibiotiques des bactéries entériques épidémiques pose de difficiles problèmes en thérapeutique des infections entéroinvasives sévères et dans certaines circonstances en prophylaxie. Pendant l'été 1994, deux épidémies, l'une à Vibrio cholerae, l'autre à Shigella dysenteriae de sérotype 1 sont survenues dans les camps de réfugiés rwandais au Zaïre. L'étude de la sensibilité aux antibiotiques de 13 souches de Vibrio cholerae et de 20 souches de Shigella dysenteriae 1 isolées dans les camps de Goma et Bukavu a été effectuée par détermination des concentrations minimales inhibitrices en milieu gélosé. Ces souches épidémiques sont multirésistantes: tétracyclines aminopénicillines, triméthoprimesulfaméthoxazole et nifuroxazide. L'apparition rapide de mutants de sensibilité diminuée ou résistants à l'acide nalidixique a été notée dans les 2 espèces, faisant suite à l'utilisation intensive de cet antibiotique. Seules les fluroquinolones restent actives sur de telles souches, mais leur utilisation est limitée par leur coût. Le moyen le plus efficace de diminuer l'accroissement de ces résistances est de réduire l'incidence des infections entériques par l'éducation sanitaire des populations et l'amélioration de leur niveau d'hygiène, mesures le plus souvent difficiles à appliquer en période de conflit.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Antibioprophylaxie de masse contre le choléra dans la prison centrale de Douala (New Bell) au cours de l’épidémie de 2004

  • L'apparition de cinq cas suspects de choléra dans la prison de New Bell, au coeur de la ville de Douala durant l'épidémie de janvier à septembre 2004 a déclenché leur prise en charge curative par réhydratation, antibiothérapie, isolement, et surtout une prévention par antibioprophylaxie de masse auprès des 3 036 détenus et 164 membres du personnel de la prison par la prise unique de 300 mg de doxycycline. Cette chimioprophylaxie de masse, réalisée en une fois, n'a été suivie d'aucun effet secondaire notable. Deux cas suspects, 106 jours plus tard, ont déclenché les mêmes mesures, incluant la chimioprophylaxie pour 2 400 détenus. Aucun nouveau cas n'a été déclaré ensuite grâce à la mise en place d'un système de vigilance redoublée. La survenue d'une épidémie de choléra en milieu urbain doit inciter les autorités sanitaires à mettre en place une surveillance épidémiologique rigoureuse et des stocks pharmaceutiques de sécurité dans les milieux fermés à haut risque comme les établissements pénitentiaires. Bien conduite sous la forme de la prise unique contrôlée d'un antibiotique d'efficacité prouvée par l'antibiogramme, la chimioprophylaxie de masse a causé peu d'effets secondaires, pour une protection immédiate, que ne pouvaient pas assurer d'autres mesures préventives (éducation, hygiène et salubrité, vaccination).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le choléra: épidémiologie et transmission. Expérience tirée de plusieurs interventions humanitaires réalisées en Afrique, dans l'Océan Indien et en Amérique centrale.

  • Avec plus de 50 pays touchés et 200000 cas déclarés chaque année (ce qui est très largement sous-évalué), le choléra, qui avait presque disparu il y a cinquante ans, est redevenu la calamité qu'il constituait au dix-neuvième siècle. Pour comprendre comment ce fléau a pu surgir et diffuser partout dans le monde puis s'enraciner dans les pays les plus pauvres de la planète, nous présentons ici un bref aperçu de l'épidémiologie du choléra articulé en trois parties. La première partie traite de l'origine et de la diffusion des pandémies de choléra, en insistant particulièrement sur la septième pandémie qui, plus de quarante ans après son début, continue à sévir par vagues épidémiques successives. La deuxième partie, décrit, en prenant l'exemple de l'épidémie de choléra aux Comores en 1998, les modalités de la transmission du vibrion cholérique telles qu'elles peuvent être rencontrées sur le terrain. La troisième partie illustre, à partir d'exemples concrets (camps de réfugiés, cyclone et éruption volcanique) les liens entre le choléra et les catastrophes humanitaires. En conclusion, tous les éléments présentés ici, mettent en évidence, non seulement le rôle de l'eau et du manque d'hygiène, mais aussi celui des progrès techniques, en particulier dans les transports internationaux, dans la diffusion de l'actuelle pandémie.

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Le choléra en Guinée: l'epidémie de 1994-1995.

  • Le choléra, apparu en Guinée dès 1970, s'y manifeste régulièrement depuis cette date sous forme d'épidémies. Jusqu'en 1994, il semblait s'être établi une périodicité de 8 ans entre celles-ci. Avant cette date, les épidémies restaient limitées à la bande côtière et à la capitale. Dans toutes ces circonstances, les premiers cas sont apparus dans la population vivant dans la lagune littorale proche de la frontière avec la Sierra Leone. En 1994, le choléra a montré sa capacité à voyager en suivant les voies de communication humaines puisque les préfectures les plus éloignées à l'intérieur du pays ont été atteintes. Les passages à travers les frontières de la Sierra Leone et du Liberia, pays en guerre et également touchés par ces épidémies sont aussi à prendre en considération. Avec le temps, la lutte contre les épidémies s'est organisée et un centre de réhydratation a pu être mis en place à Conakry en 1994. Dans ce centre, la confirmation bactériologique et les antibiogrammes ont pû être réalisés et ont montré qu'il s'agissait en 1994 de Vibrio cholerae, biotype El Tor, groupe Ogawa, relativement sensible aux antibiotiques. L'observation des courbes épidémiques révèle néanmoins qu'il existe lors de chaque épidémie une létalité importante en début d'épisode, reflet sans doute du délai d'adaptation de la réponse des services et des autorités sanitaires au phénomène épidémique. Des efforts sont actuellement poursuivis pour améliorer la qualité de cette réponse, notamment à l'intérieur du pays.

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L'endémisation du choléra au Tchad: un réel problème de santé publique.

  • ○ Au Tchad. le choléra a pris un rythme annuel voi re saisonnier. Pou r déterminer son profil épidémiologique et son histoire naturelle et afin de proposer des mesures de prévention et de lutte adaptées aux moyens du pays, une étude rétrospective des données disponibles à la Div ision du Système d'Information Sanitaire du Tchad a été réalisée. Elle a montré que le début des épidémies survenait en fin de saison sèche et au début de la saison des pluies (mars à juin), que leur durée moyenne était de 6 mois et que le pic épidémique se situait 4 à 6 semaines après les premiers cas. Le taux de létalité était de l'ordre de 5 p. 100 avec des diffé. rences en fonction du temps et de l'espace. Deux foyers endémiques ont été identifiés: celui de Logone-Gana (Chari-Baguirmi ) et celui de Fianga (Mayo-Kebbi ). Ces données démontrent l'endémisation du choléra au Tchad. Elles impliquent la nécessité d'instaurer un système de surveillance épidémiologique décentralisé et une veille épidémiologique autour les foyers endémiques. La prise en charge des patients dès le début de l'épidémie doit être améliorée pour diminuer le taux de létalité. Enfin, il convient de développer une politique dans le domaine de l'hygiène et d'envisage des projets d 'assainissement et d'apport d'eau potable.

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Premiers cas de choléra observés chez l'enfant à l'Hôpital général de Befelatanana--Centre Hospitalier Universitaire d'Antananarivo (Madagascar).

  • Le choléra, dont les ravages chez les enfants sont bien connus, est entré à Madagascar au mois de mai 1999. Les auteurs rapportent les observations des premiers cas de choléra chez l'enfant. Cette étude prospective effectuée pendant la période d'épidémie du choléra, du 23 avril au 31 juillet, s'est déroulée à l'Hôpital général de Befelatanana, Antananarivo. Elle avait pour but de déterminer les caractéristiques cliniques, épidémiologiques et bactériologiques de l'affection. Parmi les 178 cas suspectés, 5 avaient moins de 15 ans. 2 cas, traités au Centre anti-cholérique de l'Hôpital pour diarrhée aiguë et déshydratation sévère, ont été confirmés bactériologiquement. Il s'agissait de 2 fillettes âgées respectivement de 6 et il ans, résidant à Antananarivo. Vibrio cholerae O1, sérotype Ogawa a été identifié. L'enquête épidémiologique a permis de trouver le mode de contamination dans l'observation n°1. Les auteurs concluent que le choléra représente, dans les Pays en Développement comme Madagascar, un problème de santé publique important et déclarent que son contrôle tient en des mesures générales d'assainissement et une bonne hygiène individuelle.

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