Chimere [ Publications ]

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  • La localisation de l'ébauche du système olfactif et sa relation topographique avec celle du système hypothalamo-hypophysaire ont été déterminées chez l'embryon de Bufo japonicus par la méthode des chimères. Différentes parties du repli médullaire et de la plaque neurale ont été prélevées sur une neurula normale et greffée sur la même région d'un embryon albinos au même stade. Les mélanosomes présents dans le greffon permettent de suivre son devenir. La région antérieure du repli médullaire (ARM) est à l'origine de toutes les parties de l'adénohypophyse mais aussi des neurones préoptiques. L'infundibulum se différencie à partir du centre de la plaque neurale, juste postérieurement à l'ébauche de l'adénohypophyse. L'ébauche du système olfactif, incluant les sacs olfactifs et les bulbes olfactifs, se trouve sur le repli médullaire, des deux côtés de l'ARM. Les résultats obtenus montrent que les parties centrale et périphérique de chacun des deux systèmes constituent un groupe de cellules accolées étroitement au stade neurula. Il semble que la connexion périphérocentrale de ces systèmes reflète une origine clonale des cellules présomptives. Lorsque l'ébauche olfactive est éliminée au stade neurula, la régénération du sac olfactif se fait à partir de l'ébauche adénohypophysaire. En conclusion, ces résultats démontrent que l'ébauche olfactive est liée non seulement topographiquement mais aussi ontogéniquement à celle de l'adénohypophyse.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Contrôle génétique du développement du rhombencéphale par les gènes Hox étudié chez l'embryon d'oiseau par la méthode des chimères Caille-Poulet.

  • Le tube neural rhombencéphalique est une région transitoirement segmentée en 8 rhombomères le long de l'axe antéropostérieur. Chaque rhombomère, ainsi que la crête neurale qui en dérive, est caractérisé par l'expression de gènes Hox dont la combinatoire, spécifique de chaque paire de rhombomères constitue un code (code Hox). Ce code pourrait conférer aux cellules une information sur leur position le long de l'axe antéropostérieur, qui définirait leur programme morphogénétique. Nous avons cherché à déterminer par l'approche des chimères Caille/Poulet quels sont les mécanismes de régulation de l'expression de ces gènes dans le tube neural et la crête qui en dérive. A cet effet nous avons transplanté ectopiquement les territoires présomptifs des futurs rhombomères et étudié la manière dont les gènes Hox se mettent en place. Nous mettons en évidence dans le rhombencéphale postérieur et la moelle épinière un facteur postériorisant capable d'induire des gènes Hox, de réprimer des marqueurs antérieurs et de contrôler le développement subséquent du tube neural. Ce signal est transféré à la fois horizontalement dans le plan du neuroépithélium et verticalement du mésoderme vers le neurectoderme. L'identité antéropostérieure des cellules de crête neurale semble indépendante de cet inducteur dès la formation du bourrelet neural.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Immunotoxines recombinantes et toxines chimères pour une thérapie ciblée en oncologie.

  • Les immunotoxines et les toxines chimères sont des molécules hybrides composées d'anticorps, de facteurs de croissance ou de cytokines couplés à une toxine. Ces chimères ont été développées pour éliminer de façon sélective les cellules tumorales. Certaines inhibent complètement la croissance tumorale chez des souris porteuses de tumeurs humaines. Les essais cliniques ont montré des effets antitumoraux induits par ces chimères chez des patients porteurs de lymphomes, de tumeurs du cerveau et d'adénocarcinomes mammaires ou du côlon. Toutefois cette approche antitumorale présente également des limites: les toxines chimères sont immunogéniques et peuvent être toxiques vis-à-vis de tissus sains. Des nouvelles toxines recombinantes sont donc conçues pour résoudre ces limites. Les toxines chimères pourraient alors constituer une approche alternative pour cibler les cellules tumorales et l'endothélium vasculaire des tumeurs solides.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Diagnostic prénatal d’une probable chimère humaine après fécondation in vitro

  • Le chimérisme est la coexistence de plus d’une lignée cellulaire chez un même individu, conséquence de la fusion de deux ou plusieurs zygotes. C’est un événement très rare dans l’espèce humaine. Une patiente de 36 ans ayant bénéficié d’une fécondation in vitro (FIV) pour une stérilité inexpliquée a eu un transfert in utero de trois embryons ayant conduit à une grossesse unique. Une échographie réalisée à 17 semaines a montré un retard de croissance intra-utérin sévère. L’amniocentèse a révélé la présence de deux clones cellulaires, 46,XY et 46,XX. L’examen anatomopathologique a montré la présence d’un fœtus dysmorphique de sexe féminin avec un retard de croissance sévère. La fusion de deux des trois embryons (un mâle et un femelle) est le mécanisme le plus probable, pouvant expliquer les observations cytogénétiques et fœtopathologiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov