Cheloide [ Publications ]

cheloide [ Publications ]

Publications > cheloide

  • Objectif de l'étude. - Les cicatrices chéloïdes sont disgracieuses, surtout lorsqu'elles siègent sur la face ou les zones découvertes. L'objectif de cette étude était d'évaluer les résultats thérapeutiques de l'association de la chirurgie et de la curiethérapie dans le traitement des chéloïdes. Matériel et méthodes. - Nous avons mené une étude rétrospective à partir des dossiers de 82 patients atteints de chéloïde et traités à l'institut Salah Azaiz entre 1982 et 1994 (65 femmes et 17 hommes). L'âge moyen des malades était de 23,4 ans (± 8,4 ans). Au total, 114 lésions ont été traitées par une exérèse chirurgicale suivie d'une curiethérapie par fil d'iridium 192 mis en place sous la cicatrice opératoire. La longueur du fil d'iridium a été choisie de sorte que le fil radioactif déborde de 5 mm de chaque côté de la cicatrice opératoire. Le temps écoulé entre l'exérèse et le chargement de l'iridium n'a pas dépassé six heures. L'activité moyenne des fils d'iridium utilisés était de 1,5±0,3 mCi/cm. La longueur moyenne des fils d'iridium était de 56,8±34 mm. L'isodose de référence choisie pour le volume cible comprenait la cicatrice opératoire et une marge de 5 mm autour du fil radioactif placé le long de celle-ci. La dose administrée était en moyenne de 20,4 Gy (±3,2 Gy). Résultats. - Le taux de contrôle local à deux ans était de 87 % pour l'ensemble des lésions traitées. Le taux de contrôle local des lésions traitées par exérèse suivie de curiethérapie de première intention (59 cas) était de 96 %. Ce taux était plus élevé qu'en cas d'antécédents d'une ou de plusieurs exérèses antérieures (84 % des 55 lésions). Dans ce dernier cas, le taux de contrôle local était supérieur quand la dose était de plus de 20 Gy, mais la différence n'était pas statistiquement significative (87 contre 65 % à deux ans, p = 0,41). Conclusion. - L'association de la curiethérapie à l'exérèse chirurgicale est efficace pour la prévention des récidives de chéloïde. Une technique rigoureuse et une adaptation de la dose en fonction des antécédents d'exérèse antérieure permettent d'obtenir d'excellents résultats.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Mise au point d’un modèle animal original de cicatrice chéloïde

  • Les cicatrices chéloïdes résultent d’une pathologie de la cicatrisation cutanée liée à un dérèglement de la synthèse du collagène. Elles sont responsables de gênes esthétiques et fonctionnelles parfois invalidantes. Plusieurs traitements existent mais les récidives sont fréquentes et entraînent parfois une chéloïde plus importante que la lésion initiale. Il s’agit d’une pathologie spécifique de l’humain, c’est pourquoi il est intéressant de mettre au point des modèles animaux. L’intérêt de ces modèles est d’étudier la physiopathologie mais aussi de tester de nouveaux traitements. Plusieurs modèles ont été décrits. La technique la plus fréquemment utilisée est la greffe de fragments de cicatrices chéloïdes humaines sous la peau d’animaux athymiques. Mais ces modèles animaux ne sont pas adaptés à l’étude des traitements laser qui nécessitent un accès direct à la chéloïde. C’est pourquoi nous avons mis au point un nouveau modèle animal de cicatrice chéloïde chez la souris nude. Des fragments de cicatrices chéloïdes comprenant le derme et l’épiderme issus de cinq donneurs ont été greffés « peau à peau » chez 40 souris nudes. Des études macroscopiques et microscopiques ont été réalisées jusqu’à 112 jours après l’implantation du greffon. Une intégration du greffon a été observée dans tous les cas. Des faisceaux de collagène hyalin étaient présents dans toutes les biopsies confirmant la stabilité des cicatrices chéloïdes dans le temps. Ce modèle est facile à reproduire et permet l’étude de nouveaux traitements de cicatrices chéloïdes, en particulier le traitement laser en raison de l’accessibilité du greffon.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cicatrices chéloïdes : étude d’une série de cas

  • Les cicatrices chéloïdes sont un mode de cicatrisation pathologique de la peau humaine. Elles sont responsables d’une gêne esthétique et fonctionnelle, et récidivent fréquemment après exérèse chirurgicale. Il existe des traitements spécifiques afin de diminuer ce risque de récidive. Elles peuvent être difficiles à distinguer sur le plan clinique et histologique d’une cicatrice hypertrophique, d’autant plus que des formes mixtes associant des aspects chéloïdes et hypertrophiques sont assez fréquemment retrouvées. Nous rapportons une série rétrospective de 52 patients pris en charge chirurgicalement pour des cicatrices chéloïdes. Sur les 54 cicatrices examinées, l’examen histologique retrouvait 38 cicatrices chéloïdes, 7 cicatrices hypertrophiques, 7 mixtes et 2 cicatrices non hypertrophiques non chéloïdes. Le taux de corrélation entre le diagnostic clinique et histologique de chéloïde était de 70 %. L’âge moyen était de 30 ans, avec une légère prédominance féminine (1,2 femme pour 1 homme). Les localisations les plus fréquentes étaient l’oreille (44,4 %), le thorax (33,3 %), et l’épaule (7,4 %). La durée d’évolution était toujours supérieure à un an. L’examen histologique a permis de porter le diagnostic de certitude de cicatrice chéloïde, hypertrophique ou mixte, qui a été confirmé grâce à des techniques complémentaires simples, en utilisant les colorations du trichrome, de l’orcéine, et l’actine muscle lisse.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Chéloïdes sur peau noire : à propos de 456 cas

  • Introduction. Les chéloïdes sont des néoformations conjonctives particulièrement fréquentes sur peau noire. À partir de 456 cas, nous nous sommes intéressés aux aspects cliniques, épidémiologiques et thérapeutiques des chéloïdes sur peau noire. Sujets et méthodes. Il s'agit d'une étude rétrospective, descriptive et analytique, portant sur vingt ans et ayant inclus tous les patients vus pour des chéloïdes pendant cette période. Résultats. La tranche d'âge la plus touchée est celle des 15-24 ans (35,72 %) avec un sex-ratio égal à 0,66. Le prurit est le signe fonctionnel le plus fréquent (72,23 %). Les zones à très haut risque sont la face antérieure du tronc (39,57 %) et le visage (10,65 %). Les étiologies les plus fréquentes sont les traumatismes de diverses origines (75 %), parmi lesquels on note, par ordre de fréquence: les infections cutanées, les interventions chirurgicales, les pertes de substances cutanées et les brûlures. Les chéloïdes spontanées restent discutées. L'infiltration intralésionnelle de corticoïdes, utilisée isolément ou associée, demeure la thérapeutique de choix dans notre étude. Discussion. Nos résultats confirment la fréquence élevée des chéloïdes sur peau noire chez le sujet jeune, en particulier de sexe féminin. La face antérieure du tronc et le visage constituent les zones à très haut risque. Conclusion. L'étiologie posttraumatique des chéloïdes sur peau noire doit toujours être recherchée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les cicatrices chéloïdes (deuxième partie) : arsenal et stratégie thérapeutique.

  • La cicatrice chéloïde est une pathologie de la cicatrisation cutanée responsable d’une gêne fonctionnelle et esthétique importante. Sa particularité est de récidiver en cas d’exérèse chirurgicale. L’arsenal thérapeutique comprend de nombreux traitements médicaux et chirurgicaux dont certains sont toujours à l’étude, mais il n’y a toujours pas de traitement idéal. Ainsi, le traitement des cicatrices chéloïdes nécessite l’association de plusieurs mesures thérapeutiques et une surveillance à long terme afin de déceler une éventuelle récidive. La prise en charge dépend de la taille de la cicatrice, de sa localisation et de son caractère plutôt inflammatoire ou plutôt fibreux. Dans cette deuxième partie, nous énumérons les traitements les plus utilisés et proposons une stratégie de prise en charge.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Chéloïdes palmaire et plantaire chez un Noir africain

  • La cicatrice chéloïde est une tumeur cutanée fibreuse, intradermique, exubérante. Elle est fréquente sur la peau glabre. Les chéloïdes de la paume des mains et de la plante des pieds sont plutôt rares. De petites séries sont décrites dans la littérature anglo-saxonne. Les auteurs rapportent un cas de grosses chéloïdes de localisation à la fois palmaire et plantaire, dans un contexte de maladie chéloïdienne, chez un homme de 37 ans. À la main gauche, la chéloïde réalisait une syndactylie cicatricielle partielle IV-V. Aux pieds, de grosses tumeurs chéloïdiennes occupaient le bord médial et la zone non portante du pied droit, ainsi que la zone non portante du pied gauche. Ces tumeurs empêchaient le port de chaussures et gênaient la marche. Le traitement a consisté en une exérèse totale des tumeurs chéloïdiennes palmaires et plantaires. Les pertes de substance résiduelles étaient comblées par une greffe de peau totale prélevée au niveau de la région sus-pubienne. Les résultats étaient satisfaisants au plan esthétique, fonctionnel et psychosocial.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement des chéloïdes par infiltrations de bléomycine.

  • Introduction : Les traitements des chéloïdes sont le plus souvent décevants et rencontrent bien des difficultés. Outre le préjudice esthétique, les traitements ne doivent pas négliger la gêne fonctionnelle et particulièrement le caractère rétractile et prurigineux de ces cicatrices. Méthodes : Nous proposons un nouveau traitement par infiltrations intralésionnelles de bléomycine. Résultats : 31 chéloïdes et 5 cicatrices hypertrophiques ont été traitées en 3 à 5 infiltrations espacées d'un mois, 25 chéloïdes et cicatrices hypertrophiques ont totalement régressé laissant place à une cicatrice souple et 6 chéloïdes ont nettement régressé (86% de bons résultats). L'efficacité a été constatée dès les 2 premières infiltrations par réduction de volume de la chéloïde et la nette diminution de la gêne fonctionnelle dans la majorité des cas. Conclusion : La bonne efficacité et la bonne tolérance du traitement en dehors de la douleur à l'infiltration laissent penser qu'il s'agit d'un traitement de première intention des chéloïdes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cicatrice hypertrophique de la conjonctive palpébrale ou chéloïde de la conjonctive tarsale. A propos d'une observation anatomo-clinique.

  • Les tumeurs de la conjonctive palpébrale peuvent représenter une gène à l'équipement en lentille. Ce fut le mode révélateur principal d'une lésion saillante et dure de la paupière supérieure droite, seulement visible après éversion de la paupière, chez une patiente de 53 ans par ailleurs en parfaite santé. La gène occasionnée justifia une exérèse chirurgicale sous anesthésie locale. L'analyse montra que la lésion était composée d'un tissu fibreux dense recouvert d'un épithélium. L'aspect correspondait à un tissu cicatriciel. Les cicatrices hypertrophiques sont bien connues sur la peau mais peuvent en fait atteindre tous les territoires revêtus d'un épithélium et donc toutes les muqueuses. La conjonctive n'échappe pas à cette possibilité.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les cicatrices chéloïdes (première partie) : une pathologie de la cicatrisation cutanée

  • La cicatrice chéloïde est une pathologie de la cicatrisation cutanée. Il s’agit d’une prolifération fibreuse du derme liée à une accumulation de fibres de collagène secondaire à une plaie cutanée. Son aspect clinique et anatomo-pathologique est caractéristique bien qu’elle soit souvent confondue avec une cicatrice hypertrophique. Le principal mécanisme physiopathologique est un dérèglement de la synthèse et de la destruction du collagène lié à une hyperactivité du TGFβ. Dans cette première partie, sont expliquées les caractéristiques cliniques, épidémiologiques, physiopathologiques et histologiques des cicatrices chéloïdes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Chirurgie et curiethérapie des chéloïdes.

  • L'irradiation postopératoire des cicatrices chéloïdes permet de réduire de moitié le taux de récidive par rapport à une chirurgie d'exérèse isolée. Une revue de la littérature illustre les bénéfices de l'irradiation, ainsi que les méthodes d'irradiation possibles. La technique de curiethérapie interstitielle par Iridium 192, avec mise en place per-opératoire, et irradiation précoce délivrant 20 Gy à 5 mm de profondeur est décrite telle qu'elle est utilisée par les équipes françaises et nous-mêmes. L'analyse des résultats publiés permet de recommander l'utilisation de cette technique d'irradiation postopératoire immédiate, la mieux adaptée à chaque situation clinique, sans danger et peu contraignante pour le chirurgien.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Chéloïdes géantes post-varicelle. A propos d'un cas.

  • Les chéloïdes sont des tumeurs de survenue soit post-lésionnelle, soit spontanée. Elles sont fréquentes sur peau noire. Nous rapportons un cas de chéloïdes géantes post-varicelle survenue chez une patiente noire, âgée de 29 ans, qui a présenté à l'âge de 6 ans une varicelle au décours de laquelle se sont installées les lésions. L'augmentation croissante du volume des lésions, qui devenaient très inesthétiques, avait motivé une tentative d'exérèse chirurgicale, soldée par la reprise des tumeurs. Cette observation particulière par sa présentation clinique, illustre les difficultés de prise en charge de ces tumeurs dans notre milieu.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cicatrices chéloïdes de la tête et du cou.

  • La cicatrice chéloïde est une lésion proliférative bénigne de collagène dermique. Elle est plus fréquente dans la population à peau noire. La région de la tête et du cou est l'une de ses localisations préférentielles. Un traumatisme cutané et une prédisposition génétique sont évoqués dans sa survenue. La pathogénie reste mal élucidée, comme en témoigne l'absence de thérapeutique totalement efficace. Ce travail fait une mise au point sur les concepts actuels de la pathogénie et du traitement de la cicatrice chéloïde.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Chéloïdes : aspects épidémiologiques et raisons du refus du traitement chirurgical à Kinshasa (République démocratique du Congo)

  • Afin d'évaluer les aspects épidémiologiques et les raisons du refus du traitement chirurgical chez les personnes porteuses de cicatrices chéloïdes, une enquête transversale a été menée en milieu extrahospitalier dans les vingt-quatre communes de la ville de Kinshasa (République démocratique du Congo) durant trois mois (du 1

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cicatrices chéloïdes sur peau noire : mythe ou réalité

  • La chéloïde est une cicatrice pathologique de la peau ou de la cornée humaine. Elle est due à une accumulation de collagène de type I dans le derme. La morbidité de la chéloïde est élevée, eu égard aux récidives fréquentes et imprévisibles. Les noirs d’Afrique et les asiatiques sont majoritairement atteints. Le but de cette étude était d’analyser les résultats de la prise en charge de 149 cas de chéloïdes et de discuter la réalité des chéloïdes chez le noir.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Syndrome de Rubinstein-Taybi à chéloïdes multiples.

  • Les auteurs présentent un cas insolite de syndrome de Rubinstein-Taybi, dans lequel les altérations comme la blépharoptose, microphtalmie unilatérale, colobone à sièges inférieur et bilatéral de l'iris, du cristallin, de la choioïde et fossette unilatérale du nerf optique, s'associent à des chéloïdes multiples apparemment spontanées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Problématique pathogénique et thérapeutique des chéloïdes.

  • Les chéloïdes constituent un processus tumoral fibro-prolifératif bénin mais donc le vécu est souvent douloureux. Considérées comme un mode pathologique de cicatrisation, elles apparaissent dans certaines topographies préférentielles, parfois très affichantes (oreilles) et plus fréquemment dans les populations génétiquement pigmentées. Les mécanismes physiopathogéniques demeurent mal élucidés et il n'y a toujours pas de consensus thérapeutique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les cicatrices chéloïdes cervico-faciales. A propos de 81 cas traités à Dakar.

  • A propos de 81 cas de chéloïdes traités à Dakar, les auteurs analysent cette pathologie courante en Afrique. De nombreuses méthodes thérapeutiques ont été proposées preuve de leur manque relatif d'efficacité. La tendance naturelle à la récidive malgré la thérapeutique doit faire peser judicieusement les indications chirurgicales. L'association radiothérapie, chirurgie d'exérèse donne actuellement le meilleur résultat.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Diagnostic et évolution d'une chéloïde.

  • Une chéloïde est une formation saillante, fibreuse hypertrophique du derme. Elle est très ferme au toucher. Il en existe deux types cliniques qui correspondent, d’une part, à une évolution particulière d’une cicatrice et, d’autre part, à une apparition présumée spontanée. Cette lésion est caractérisée par des dépôts massifs de faisceaux de collagène. Cet aspect la distingue de la cicatrice hypertrophique qui représente, de manière primordiale, une accumulation de fibroblastes et de petits vaisseaux.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov