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  • Le but de l'étude est d'analyser l'évolution des céphalées associées aux malformations artério-veineuses cérébrales (MAVc) après traitement par radiochirurgie (RC) et de rechercher les facteurs associés à une bonne réponse. A partir d'une série de 700 patients dont la MAVc a été traitée par RC, 109 souffrant de céphalées sons étudiés rétrospectivement, dont 48 hommes et 61 femmes, d'âge moyen 32 ans. Les céphalées ont disparu chez 37 patients (53,6 %), ont diminué de fréquence chez 14 patients (20,3 %), persistent inchangées chez 16 patients (23,2 %) et ont augmenté de fréquence chez 2 patients (2,9 %). Ces céphalées ont disparu avant deux ans de traitement par RC chez la majorité des patients soit 31 sur 37 (83,8 %). Le taux de disparition des céphalées est meilleur pour les céphalées isolées (64 %) et les céphalées précédant les crises d'épilepsie (60 %) par rapport aux céphalées précédant l'hémorragie cérébrale (34,8 %). La meilleure réponse concernant le rythme des épisodes céphalalgiques est obtenu pour des céphalées avec une fréquence d'un à 2 épisodes/mois (64.9 %) et pour des épisodes céphalalgiques de durée inférieure à 3 heures (67,56 %). Les céphalées unilatérales constituent 86,5 % des céphalées disparues alors que les céphalées bilatérales ne constituent que 8.1 % de celles-ci, et moins encore les céphalées diffuses (5,4 %). La meilleure évolution se trouve dans la localisation pariétale de la MAVc (55,5 %) suivie par la topographie rolandique (50 %), alors que dans la localisation frontale la disparition est de 25 %. La topographie occipitale est associée à une disparition des céphalées dans 38,1 %, la temporale dans 34,3 %. La disparition des céphalées est souvent corrélée à la réponse de la MAVc elle-même (oblitération dans 64,9 %). Cependant, dans 29,7 % des cas, les céphalées disparaissent avant l'oblitération de la MAVc et sont associées à une diminution du débit ou du nidus, voire une disparition du nidus avec persistance uniquement d'un drainage veineux précoce. Ces céphalées ont disparu malgré la persistance inchangée de la MAVc dans 5,4 % des cas. Nous avons retrouvé chez un patient l'apparition de céphalées de novo à un an du traitement par RC. Un seul patient a présenté un épisode céphalalgique 12 heures après la séance de radiothérapie. L'évolution des céphalées associées aux MAVc après RC est bonne dans la majorité des cas et s'associe à une bonne réponse de la MAVc elle-même. Ceci souligne le lien des céphalées décrites avec la MAVc, avec une efficacité combinée de la RC sur les céphalées et sur l'oblitération de la MAVc.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Caractéristiques des céphalées associées aux malformations artério-veineuses cérébrales.

  • Buts. Le but de l'étude est d'essayer d'identifier les caractéristiques spécifiques des céphalées associées des malformations artério-veineuses cérébrales (MAVc) et les différencier des céphalées connues comme la migraine, l'algie vasculaire de la face et la névralgie faciale, afin d'aider à établir précocement le diagnostic et proposer un traitement adapté avant la survenue d'une hémorragie cérébrale. Matériel et méthodes. L'étude porte sur 700 patients présentant une MAVc et traités par radiothérapie multifaisceaux. 109 patients dont 48 hommes et 61 femmes, d'âge moyen 33 ans, présentent des céphalées. Les céphalées sont étudiées comme mode de révélation isolé des MAVc ou comme signe précédant les crises d'épilepsie, une hémorragie cérébrale ou associé à un déficit neurologique. Treize paramètres cliniques et 30 anatomiques de la MAVc étudiés par angiographie ont été analysés. Résultats. Les céphalées sont retrouvées dans 15,6 % des MAVc : elles sont isolées dans 6 % des cas, précédent une hémorragie cérébrale dans 12,9 % des cas constituant un signal d'alarme précédant ou sont associées aux crises d'épilepsie ou à un déficit neurologique dans 9,6 % des cas. Nous retrouvons une prédominance du sexe féminin (sex-ratio 0,78), l'apparition à un jeune âge (72,3 % entre 10 et 40 ans). Les céphalées sont non pulsatiles dans 95,3 % des cas , les nausées, vomissements, photophobie et phonophobie ne sont retrouvés que dans 4,7 % des cas. Les céphalées sont unilatérales et ipsilatérales à la MAVc dans 80 % des cas, suivent la topographie de la MAVc dans 97,4 % des MAVc postérieures et 80 % des MAVc antérieures. Les signes neurologiques associés sont présents dans 20,2 % des cas, sont en rapport avec la MAVc et durent entre 5 et 30 mn. Les épisodes douloureux sont

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Céphalées induites par abus des traitements symptomatiques antalgiques et antimigraineux.

  • Les céphalées induites par abus des traitements symptomatiques antimigraineux sont fréquentes, invalidantes et socio-économiquement coûteuses. Elles sont dues à la surconsommation des dérivés ergotés, de tous les antalgiques et/ou plus récemment des triptans. Comme beaucoup de céphalées chroniques, elles sont difficiles à classer selon les critères de l'International Headache Society. La confusion entre les céphalées originelles (généralement migraineuses) et les céphalées intercritiques dites « de rebond », ainsi que d'éventuels facteurs psychosociaux, entraînent insidieusement une automédication compulsive et souvent anticipatoire. Il en résulte un syndrome céphalalgique auto-entretenu, résistant aux traitements symptomatique et prophylactique, avec une réelle dépendance toxicomaniaque. A ce jour, il n'a pas été démontré que ces céphalées pouvaient survenir chez des douloureux chroniques non céphalalgiques qui abusent d'antalgiques. La physiopathologie est complexe et reste encore très largement mystérieuse. Le sevrage médicamenteux est indispensable, mais les protocoles thérapeutiques sont actuellement très hétérogènes et mal évalués. Les moyens non médicamenteux sont parfois déterminants. L'éducation du patient céphalalgique et le suivi régulier sont primordiaux pour éviter les rechutes. Des facteurs de mauvais pronostic ont été mis en évidence mais ne seraient pas déterminants à long terme. Le taux de réussite, actuellement évalué à 60 p. 100 à 5 ans, et les bénéfices d'une prise en charge adaptée encouragent à détecter précocement ces céphalées induites encore largement sous-diagnostiquées. Cet article se propose de réaliser une mise au point de la littérature en 2000, et de sensibiliser les médecins à une attitude plus préventive.

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Migraine et céphalées de l’enfant et de l’adolescent

  • La migraine est la céphalée primaire la plus fréquente chez l’enfant. La céphalée est bilatérale, les crises sont plus courtes que celles de l'adulte, le sommeil est souvent réparateur. Beaucoup d’enfants présentent des tableaux mixtes associant migraine et céphalée de tension (moins intenses et de résolution spontanée), ce qui peut désorienter le praticien peu familier avec les céphalées de l’enfant. La majorité des enfants arrive à distinguer le « petit mal de tête » de la « grosse crise » , c'est sur cette dernière entité que doit porter l’analyse sémiologique pour caractériser la migraine. La céphalée est sévère et associée selon les cas à des nausées voire des vomissements, une phono- ou une photophobie. Des douleurs abdominales, des vertiges sont également souvent observés. Une pâleur inaugurale est très souvent retrouvée , Les facteurs déclenchants (stimulation sensorielle, sport, hypoglycémie…) sont à distinguer de la cause de la migraine dont l’origine génétique et familiale est maintenant mieux connue. La migraine n’est pas une maladie psychologique même si souvent des facteurs déclenchants de nature psychologique (pression scolaire, amélioration en vacances, contrariété...) sont régulièrement retrouvés. Le stress scolaire souvent générateur de crise est fréquemment mal interprété par les enseignants et les parents. Beaucoup d’enfants présentant d’authentiques migraines reçoivent des diagnostics de « sinusite », « trouble de la réfraction de convergence ». L’ibuprofène doit être privilégié en traitement de crise et doit être donné précocement, les voies rectale ou nasale seront utilisées en cas d’échec de la voie orale. Les traitements de fond non pharmacologiques (apprentissage de la relaxation, de l’auto hypnose…) doivent être privilégiés.

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Céphalées post-brèches méningées et blood-patch : aspects théoriques et pratiques

  • Le syndrome de post-ponction lombaire (SPPL) est défini par l’International Headache Society comme des céphalées attribuées à des troubles moteurs intracrâniens non vasculaires en rapport avec une hypotension du LCR. Responsable de céphalées typiquement positionnelles, le tableau clinique s’accompagne également de troubles digestifs (nausées, vomissements), de troubles visuels ou auditifs dus à l’atteinte de nerfs crâniens voire de radiculalgies liées à l’étirement des nerfs rachidiens cervicaux. Le mécanisme physiopathologique est lié à une hypotension intracrânienne de LCR, consécutive à la brèche méningée. Les modifications de l’hémodynamique cérébrale (vasodilatation) et le déplacement rostro-caudal des principales structures intracrâniennes sont les principales conséquences de la fuite de LCR dont le débit n’est pas corrélé à l’intensité des céphalées. Divers traitements symptomatiques adjuvants (antalgiques, alitement, vasoconstricteurs…) sont proposés dans le cadre d’une attitude conservatrice purement médicale, mais leur efficacité semble très modeste. En rétablissant la pression intracrânienne du LCR par « contre-pression » dans l’espace péridural, l’injection de sang autologue ou « blood-patch » (BP) s’impose comme le traitement de référence du SPPL. De réalisation simple dans des conditions stériles, le BP présente un taux de succès supérieur à 80 % avec un amendement rapide des céphalées. Certaines modalités sur la procédure (délai de réalisation, volume à injecter, type de solutés…) doivent encore faire l’objet de recommandations scientifiques.

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Impact socio-economique de la migraine et des céphalées en France.

  • Les céphalées, qui se présentent sous trois formes identifiables grâce à un algorithme défini par l'International Headache Society, ont un retentissement important sur la vie des sujets atteints, tant sur le plan de leur qualité de vie, de l'impact sur leur activité professionnelle ou leur vie sociale que sur le plan économique. Une enquête réalisée à la fin de l'année 1999 a permis de sélectionner, par la méthode des quotas, un échantillon de 10 585 individus représentatif de la population des adultes céphalalgiques en France. Ce travail reprend une méthodologie adoptée pour une enquête réalisée en 1990, avec laquelle nous effectuons un certain nombre de comparaisons. De l'analyse de cet échantillon, il ressort que 17,3 % des français adultes sont migraineux et qu'au total, près de 30 % d'entre eux souffrent de maux de tête. Toutes catégories de dépenses confondues, et toutes catégories de céphalalgiques confondues, la dépense moyenne annuelle par patient est de l'ordre de 220 ?. De cette dépense, les consultations de généralistes (10 %) et les examens (11 %) représentent les postes les plus bas , les consultations de spécialistes (17 %) et le coût des médicaments (18 %) représentent des dépenses un peu plus élevées, alors que les dépenses hospitalières représentent 44 % du total. Cependant, cette répartition est très différente d'une forme de céphalalgie à l'autre. Il apparaît assez naturellement que les formes les plus sévères de céphalées correspondent aux plus grandes dégradations de la qualité de vie, mais il n'en est pas de même pour ce qui est de l'impact sur l'absentéisme scolaire ou professionnel.

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Dissection artérielle carotidienne bilatérale dans un contexte de prééclampsie sévère : une cause inhabituelle de céphalées du post-partum

  • Nous rapportons le cas d’une patiente de 30 ans, avec une prééclampsie sévère, ayant présenté des céphalées et des cervicalgies gauches à 27 semaines d’aménorrhée, accompagnées d’un flou visuel avec engourdissement de l’hémiface gauche spontanément résolutif en deux heures. Une semaine plus tard, malgré la bithérapie antihypertensive instaurée, les pressions artérielles restaient mal contrôlées et l’apparition d’un HELLP syndrome conduisait à la réalisation d’une césarienne en urgence pour engagement du pronostic maternel et fœtal. À j5 post-partum, la patiente présentait au réveil un syndrome de Claude Bernard-Horner droit accompagné d’acouphènes ipsilatéraux invalidants. L’angio-TDM des troncs supra-aortiques, réalisée en urgence et confirmée secondairement par une angio-IRM, retrouvait une dissection artérielle carotidienne bilatérale sans accident vasculaire cérébral d’aval. La patiente était transférée en urgence dans une unité de soins intensifs neurovasculaires où un traitement anticoagulant à dose curative était instauré afin de prévenir les lésions ischémiques cérébrales et rétiniennes d’aval. L’évolution était rapidement favorable et permettait un retour à domicile de la patiente à j7 post-partum. L’imagerie de contrôle réalisée à quatre mois montrait la régression totale de la dissection artérielle bilatérale et conduisait à l’arrêt du traitement anticoagulant.

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Prise en charge des céphalées chroniques quotidiennes chez l’enfant et l’adolescent

  • Les céphalées chroniques quotidiennes (CCQ) affectent 2 à 4 % des adolescentes et 0,8 à 2 % des adolescents. Le diagnostic est posé en cas de céphalées survenant au moins quatre heures par jour pendant au moins 15 jours par mois pendant plus de trois mois consécutifs, en l’absence de pathologie organique sous-jacente. Fréquemment, sur une céphalée de base à peu près continue, se surajoutent des exacerbations plus intenses, où la céphalée adopte des caractéristiques sémiologiques migraineuses. Les classifications de Silberstein-Lipton et de l’International Headache Society permettent de distinguer quatre sous-types : migraine chronique (International Headache Society)/transformée (Silberstein-Lipton), céphalées de type tension chroniques, céphalées quotidiennes nouvelles persistantes et hemicrania continua. Les enfants et les adolescents atteints de CCQ ont des troubles du sommeil, des plaintes somatiques diverses, des vertiges, un abus médicamenteux et/ou une comorbidité psychiatrique (anxiété, dépression) dans plus de 40 % des cas. Les CCQ sont responsables d’un absentéisme scolaire. La prise en charge des CCQ est conditionnée par le sous-type de CCQ, l’existence d’un abus d’antalgiques, le retentissement fonctionnel et la présence d’acutisations migraineuses. La stratégie thérapeutique comprend une réassurance, des mesures éducatives, le sevrage de l’abus d’antalgiques, un traitement préventif éventuellement, ainsi qu’un accompagnement vers le retour à une vie scolaire et sociale normale.

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Céphalées chez l'enfant : quand et quelle imagerie ?

  • Les étiologies des céphalées chez l'enfant sont très diverses. Les céphalées primaires, incluant la migraine et la céphalée de tension, constituent la majorité de celles ci. Les céphalées secondaires à une pathologie organique sous-jacente sont beaucoup plus rares. Le but de l'imagerie est avant tout de mettre en évidence des lésions pouvant bénéficier d'un acte thérapeutique spécifique permettant d'améliorer la qualité ou la durée de vie d'un enfant. L'imagerie doit servir à préciser le diagnostic d'une céphalée secondaire qui repose avant tout sur l'anamnèse et l'examen clinique. Ceux ci sont également indispensables, si l'imagerie s'avère nécessaire, pour que le radiologue oriente la technique d'examen en fonction des questions du clinicien et des hypothèses diagnostiques : IRM vs TDM en fonction notamment de la disponibilité des machines et de l'estimation du degré d'urgence, choix des séquences, de l'incidence et de l'épaisseur des coupes, indication d'une angio-IRM artérielle ou veineuse, d'une injection de produit de contraste... L'IRM bien ciblée est, à notre avis, la technique d'imagerie de choix en raison de sa sensibilité supérieure dans la détection de certaines tumeurs (gliome du tronc, tumeur de la fosse postérieure...), de thrombose veineuse, d'infarcissement aigu, de malformations vasculaires (angiome caverneux...), d'hypotension intracrânienne, de malformation (Chiari I...), ou encore de lésion hypothalamohypophysaire... pouvant être à l'origine de céphalées chez l'enfant.

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Les céphalées par abus d'antalgiques. et d'anti-migraineux.

  • Les céphalées par abus d’antalgiques (CAA) se caractérisent par une chronicité insidieuse d’une forme épisodique de migraine ou de céphalée de tension suite à la surconsommation d’antalgiques, d’ergotamine ou de triptans. Leur prévalence dans la population générale est de 1-2%, mais elle atteint 15-20% dans les consultations spécialisées des céphalées. Les mécanismes neurobiologiques qui sont à la base de cette complication ne sont pas élucidés. Des anomalies des systèmes monoaminergiques centraux ont été postulées et la dépendance aux substances serait plus fréquente dans l’histoire personnelle et familiale des patients. Chez 16 migraineux ayant développé des CAA et étudiés récemment en tomographie à émission de positons avant et après sevrage médicamenteux, nous avons trouvé un hypométabolisme persistant du cortex orbitofrontal médial, comparable à celui décrit après sevrage dans certaines assuétudes. Le cortex orbitofrontal joue un rôle capital dans la prise de décision et les dépendances. Son hypoactivité pourrait prédisposer des sous-groupes de migraineux à entrer dans le cercle vicieux des CAA et à récidiver après sevrage. Il n’y a pas de stratégie unique pour la prise en charge de ces patients, mais le sevrage médicamenteux est un prérequis pour pouvoir espérer une quelconque efficacité des traitements de fond et une amélioration des céphalées.

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Céphalées de l'artérite temporale.

  • La douleur associée à l'artérite à cellules géantes (AGC) est typiquement continue avec des exacerbations survenant volontiers la nuit. Le contact de la zone sensible est très douloureux. L'artère temporale superficielle est la cible habituelle de l'AGC mais les symptômes varient selon le site prédominant de l'inflammation artérielle. Les symptômes sont donc variables selon celles-ci mais la céphalée peut être légère voire absente chez certains patients. Chez près de 40 % des patients ayant une artérite documentée sur le plan biopsique, la palpation des branches de la carotide externe ne montre pas d'anomalie. Une AGC peut affecter l'arche aortique et toutes ses branches donnant ainsi une large variété de symptômes neurologiques, par exemple atteinte oculaire, accident vasculaire cérébral, dissection aortique, etc. Environ 30 % des patients ont également des symptômes de pseudopolyarthrite rhizomélique. La démonstration d'un syndrome inflammatoire est habituelle et la biopsie de l'artère temporale est le dernier élément du diagnostic. Dans certaines localisations de l'AGC, l'angiographie est intéressante. Le traitement inclut communément les corticoïdes. Il doit être initié aussitôt que possible. La prévention de l'ostéoporose doit être mis en route notamment chez le sujet âgé. Dans certains cas, d'autres traitements sont également utiles: anticoagulants, immunosuppresseurs, dapsone.

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Céphalées de tension.

  • La céphalée de tension (CT) est un syndrome hétérogène dont le diagnostic est principalement basé sur l'absence des éléments caractéristiques retrouvés dans d'autres types de céphalées comme la migraine. Il s'agit pourtant de la céphalée la plus courante: on considère en effet que près de 80 p. 100 de la population générale est atteinte de CT épisodique et jusqu'à 3 p. 100 de CT chronique (CTC). La physiopathologie en est complexe. Le consensus actuel est que les mécanismes périphériques jouent probablement un rôle important dans les formes rares et fréquentes de CT, alors que les perturbations centrales deviennent prépondérantes dans les formes chroniques de CT. Actuellement, l'ibuprofène (800 mg) peut probablement être considéré comme étant le traitement de premier choix pour la CT aiguë grâce à sa remarquable tolérance gastro-intestinale, suivi par le naproxène sodique (825 mg). La prise en charge préventive pharmacologique de la CTC fait appel aux tricycliques, parmi lesquels l'amitriptyline est la plus utilisée. D'autres traitements de fond ont également été démontrés comme efficaces, tels la relaxation et les techniques de biofeedback musculaire ainsi que les techniques comportementales dites cognitives. L'association de ces différents traitements non pharmacologiques avec un tricyclique est plus efficace dans la CTC que chacun de ces traitements appliqué seul.

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Epidémiologie des céphalées.

  • En 1988, des critères diagnostiques standardisés pour chaque type de céphalée furent publiés par un collège d'experts (critères de l'International Headache Society, IHS). Depuis lors, les résultats des principales études sur la prévalence de la migraine sont plus homogènes. Cependant, la réalisation d'études épidémiologiques dans le domaine des céphalées continue de poser des problèmes méthodologiques attribuables principalement au caractère épisodique de nombreuses céphalées, à l'intrication de plusieurs céphalées et à la technique diagnostique utilisée (auto ou hétéroquestionnaire,...). Concernant la migraine, sa prévalence est de 12 p.100. Les données épidémiologiques sur les facteurs sociodémographiques et les pathologies qui lui sont associés sont aussi disponibles. Les céphalées de tension, pourtant très fréquentes, ont fait l'objet d'études épidémiologiques moins nombreuses. Leur prévalence est variable d'une étude à l'autre (30 à 80 p. 100). Les variations de la définition et de la méthodologie utilisées peuvent expliquer ces différences, de même que leur variabilité en sévérité et en fréquence. L'intrication des céphalées migraineuses et de tension est vraisemblablement fréquente (10,5 p. 100 de la population « céphalalgique » d'après Henry et al., 1992). Enfin, les autres céphalées paroxystiques chroniques (algie vasculaire de la face, névralgie du trijumeau) sont beaucoup plus rares.

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Les céphalées chroniques quotidiennes de l’enfant et de l’adolescent

  • Les céphalées chroniques quotidiennes (CCQ) affectent 2 à 4 % des adolescentes et 0,8 à 2 % des adolescents. Le diagnostic est posé en cas de céphalées survenant au moins 4 h/j pendant au moins 15 j/mois pendant plus de 3 mois consécutifs, en l’absence de pathologie organique sous-jacente. Fréquemment, sur une céphalée à peu près continue, se surajoutent des exacerbations plus intenses, où la céphalée adopte des caractéristiques sémiologiques migraineuses. Les classifications de Silberstein-Lipton et de l’International Headache Society (IHS) permettent de distinguer 4 sous-types : migraine chronique (IHS) ou migraine transformée (Silberstein-Lipton), céphalées à type de tension chroniques, céphalées quotidiennes nouvelles persistantes et hemicrania continua. Les enfants et les adolescents souffrant de CCQ ont fréquemment des troubles du sommeil, des plaintes somatiques diverses, des vertiges, un abus médicamenteux ou une comorbidité psychiatrique (anxiété, dépression). Les CCQ sont responsables d’un absentéisme scolaire. La stratégie thérapeutique comprend un discours rassurant, des mesures éducatives, la limitation des prises d’antalgiques, un traitement préventif éventuellement, ainsi qu’un accompagnement vers le retour à une vie scolaire et sociale normale.

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Céphalées post-ponction lombaire chez l'enfant. Intérêt de l'injection péridurale de sang autologue ( blood patch)

  • Les céphalées post-ponction lombaire (CPPL) sont rarement observées chez l'enfant, mais leur apparition pose des problèmes thérapeutiques. Chez l'adulte, la persistance des CPPL après le cinquième jour conduit souvent à un traitement curatif par injection péridurale de sang autologue. Ce traitement n'a été que très exceptionnellement rapporté chez l'enfant. Observation. - Un garçon âgé de 13 ans a subi une ponction lombaire dans le cadre d'une exploration de douleurs thoraciques droites évoluant depuis 4 jours. Ces douleurs étaient associées à une hypoesthésie, et il n'y avait pas de vésicules cutanées. Il existait une diminution de la force musculaire au niveau de membre supérieur gauche, l'IRM médullaire cervico-dorsolombaire était normale. Environ 3 heures après la ponction lombaire, le jeune garçon a présenté des céphalées frontales bilatérales. Ces céphalées étaient majorées par la position assise et debout, obligeant le patient à rester allongé quasiment en permanence. Un traitement antalgique oral avec du paracétamol a été inefficace. Au 9

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Traitement des céphalées trigémino-vasculaires: nouveautés et perspectives.

  • De grands progrès ont été réalisés ces dernières années dans le traitement des céphalées trigémino-vasculaires. Le traitement de crise de l'algie vasculaire de la face (AVF) repose sur le sumatriptan injectable et l'oxygène. De nouvelles thérapeutiques, non vasoconstrictrices ouvrent l'ère post-triptan, mais sont encore à l'étude. Le traitement de fond de l'AVF repose sur le vérapamil et le lithium. Les anti-épileptiques doivent encore faire la preuve de leur efficacité. Le traitement chirurgical soit sur les voies parasympathiques soit sur le nerf trijumeau, montre par ses taux élevés de récurrences et d'effets indésirables que l'abord « périphérique » s'avère peu efficace. La véritable innovation thérapeutique réside dans le contrôle des crises par la stimulation continue de l'hypothalamus chez un petit nombre de patients réfractaires à tout traitement. Cela doit être démontré à une plus grande échelle et le rapport bénéfice/risque soigneusement évalué. L'indométacine reste toujours le traitement de référence de l'hémicrânie paroxystique. Quant au SUNCT, réputé réfractaire à tout traitement, des cas de succès avec la lamotrigine, le gabapentin et le topiramate ont été rapportés.

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Traitement par blood patch des céphalées après brèche dure-mérienne au niveau thoracique

  • Une patiente de 23 ans, opérée sous vidéochirurgie d'un pneumothorax récidivant, a été victime d'une brèche dure-mérienne à l'occasion de l'analgésie péridurale thoracique haute instituée en période postopératoire immédiate. Des céphalées intenses et non résolutives au quatrième jour postopératoire ont conduit à pratiquer un blood patch de 17 mL au niveau T1-T2. Le succès immédiat de cet acte a été maintenu par un décubitus de quelques heures. L'incidence et les caractéristiques des céphalées après ponction dure-mérienne thoracique ne semblent pas différentes de celles au niveau lombaire. Compte tenu de cette observation, qui constitue apparemment la première description d'un blood patch thoracique dans la littérature, et de notre expérience (deux autres cas traités avec succès dans des circonstances similaires), un volume de 10 mL de sang paraît suffisant et doit permettre d'éviter d'éventuelles complications. Cette technique peut être envisagée en présence de céphalées invalidantes ou persistantes au-delà de 48 à 72 heures, malgré le traitement médical.

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Céphalées par abus médicamenteux.

  • Les céphalées par abus médicamenteux (CAMs) sont des céphalées secondaires affectant des sujets atteints préalablement d'une céphalée primaire, le plus souvent migraineuse, chez lesquels la prise excessive et régulière d'antalgiques eVou d'antimigraineux spécifiques conduit à l'induction et à l'entretien d'une céphalée chronique quotidienne. Elles sont actuellement considérées comme un véritable problème sanitaire au point que l'Agence Nationale d'Accréditation et d'Évaluation en Santé a récemment proposé des Recommandations pour la Pratique Clinique portant sur la prise en charge des céphalées chroniques quotidiennes (CCQs) avec une mise en exergue de l'abus médicamenteux. Au-delà de ces recommandations dont l'élaboration est une première internationale et en considérant les dernières données de la littérature, il est pertinent d'aborder les CAMs en essayant de répondre aux six questions suivantes: (i) Quels sont les critères diagnostiques des CAMs? (ii) Quelle est la prévalence des CAMS?, (iii) Quelle est l'implication des différents médicaments pouvant induire et entretenir les CAMs? (iv) Quels mécanismes physiopathologiques sous-tendent les CAMs? (v) Quelle est la gravité des CAMS?, (vi) Quelle est la prise en charge optimale des CAMs?.

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Caractéristiques des céphalées chroniques après entorse cervicale.

  • Objectifs : Le but du travail est de définir les quelques caractéristiques des douleurs chroniques post-traumatiques associant des cervicalgies chroniques à des céphalées dans 80 p. 100 des cas. Méthodes : Une étude rétrospective a été conduite chez 63 patients ayant eu un traumatisme cervical indirect avec distorsion simple ou compliquée , dans ce dernier cas, l'atteinte n'était cependant pas invalidante. Résultats : la majorité des blessés souffrent en fait de céphalées de tension ou de syndromes analogues. Une migraine vraisemblablement post-traumatique est rare. Les hypothèses neurophysiologiques actuelles laissent supposer un dysfonctionnement central à caractère neurochimique induit par un stimulus nociceptif initial à l'origine de la douleur chronique et des troubles associés. Ce type de douleurs, fréquentes dans une population en général, n'explique pas une invalidité parfois trouvée parmi ces malades chroniques. Conclusion : Dans le cas d'invalidité, il y a lieu d'envisager une origine multifactorielle aux troubles. Ces facteurs sont d'origine traumatique mais aussi extra-traumatique, sans rapport avec la distorsion elle-même et ses conséquences habituelles.

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Céphalées explosives, en coup de tonnerre: faut-il s'inquiéter?

  • Les céphalées explosives ou en coup de tonnerre sont intenses, brutales, maximales d'emblée et s'accompagnent parfois d'un déficit neurologique. Comme l'illustrent les 3 observations cliniques présentées ici, elles constituent un ensemble hétérogène d'étiologies et de pronostic contrastés. Elles peuvent révéler un processus organique intracrânien (hémorragie méningée, thrombose de sinus veineux, apoplexie pituitaire) ou bien survenir sans cause connue avec une évolution bénigne, mais parfois compliquée de récidives. Elles peuvent être spontanées ou déclenchées par des manoeuvres de Valsalva (toux, effort, coït, …). Dans certains cas apparemment idiopathiques, des sténoses segmentaires multiples et réversibles d'artères cérébrales ont été décrites. Les caractéristiques cliniques et anamnestiques étant similaires entre céphalées explosives symptomatiques et idiopathiques, il semble prudent de réaliser une angio-IRM chez les patients qui n'ont pas d'anomalie à la tomodensitométrie cérébrale ou à la ponction lombaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov