Cellulite [ Publications ]

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  • Les cellulites orbitaires est une affection grave par ses complications aussi bien locales, locorégionales que générales, pouvant engager le pronostic vital et fonctionnel, surtout lorsque le diagnostic est tardif et la prise en charge inappropriée. Le but de cette étude est de décrire les aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs des cellulites orbitaires et d'insister sur la nécessité d'un diagnostic et d'un traitement précoces, afin d’éviter ses complications. Il s'agit d'une étude prospective concernent 75 patients présentant une cellulite orbitaire, menée au service d'Ophtalmologie et d'ORL au CHU Mohammed VI de Marrakech, de Septembre 2010 au Avril 2014. L’âge moyen des patients était de 24 ans allant de 2 ans à 70 ans. La porte d'entrée était dominée par l'atteinte sinusienne retrouvée chez 43 malades. L'examen ophtalmologique a montré une BAV chez 20% des patients avec une cécité bilatérale chez un patient et unilatérale chez 3, un chémosis (82%), une exophtalmie (85,71%), un ptosis (30%), une ophtalmoplégie (66%), une fistule orbitaire (4 cas), et une kératite d'exposition chez 8 cas. L'analyse des résultats tomodensitométriques a noté: 24 cas de cellulite pré septale (45%), 20 cas de cellulite orbitaire (15%), 2 cas d'abcès sous périosté (5%) et 14 cas d'abcès orbitaire (35%). 20 patients ont bénéficié d'un traitement chirurgical associé au traitement médical, ayant consisté en un drainage de l'abcès orbitaire dans 24 cas, une ethmoidectomie antérieure par voie endoscopique avec drainage d'un abcès sous-périosté dans 2 cas à et un drainage d'une collection abcédée des parties molles dans 6 cas. La cellulite orbitaire est une urgence thérapeutique qui met en jeu le pronostic visuel et vital. Causés le plus fréquemment par les traumatismes oculaires post chirurgicale ou AVP, les sinusites, les fractures orbitaires, et les corps étrangers intraoculaires. Les infections rétro-septales sont les plus graves, nécessitant une exploration par imagerie en coupes. L’évolution de la cellulite orbitaire est toujours grave en l'absence d'un traitement médical et chirurgical strict. Le traitement précoce et adapté représente un élément pronostique très important. Les cellulites orbitaires est une affection grave pouvant engager le pronostic vital et fonctionnel, surtout lorsque le diagnostic est tardif et la prise en charge inappropriée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cellulite faciale révélatrice d'une ostéomyélite mandibulaire chez un nourrisson.

  • Introduction. La découverte d'une tuméfaction jugale de l'enfant peut faire évoquer plusieurs affections. Nous rapportons l'observation d'un nourrisson de 4 mois dont la cellulite de la joue a été révélatrice d'une ostéomyélite mandibulaire. Observation. Un garçon de quatre mois, était amené en consultation pour une tuméfaction jugale gauche, dure, chaude, avec de multiples adénopathies cervicales. Le diagnostic évoqué était une cellulite à point de départ cutané. Il existait une hyperleucocytose à 21 900/mm3 associée à un syndrome inflammatoire biologique. La radiographie standard du massif facial était normale. Une échographie de la face montrait un épaississement des tissus mous sous-cutanés et des adénopathies rétro et sous mandibulaires avec une image d'abcédation. Une antibiothérapie par amoxicilline et acide clavulanique permettait une rapide amélioration. Trois jours après l'arrêt de l'antibiothérapie, il existait une récidive de la tuméfaction sans fièvre. Un scanner de la face éliminait un lymphangiome kystique et montrait une ostéolyse de la table externe de la branche montante de la mandibule gauche avec appositions périostées. L'examen histologique d'une biopsie osseuse chirurgicale trouvait un aspect d'ostéite infectieuse et un streptocoque β hémolytique était identifié en culture. L'évolution sous antibiothérapie (amoxicilline et gentamycine initialement puis amoxicilline en monothérapie) à 6 semaines était satisfaisante avec régression de tout signe cutané. Commentaires. La découverte d'une tuméfaction dans cette localisation doit faire éliminer des causes tumorales malignes ou bénignes telles que le lymphangiome kystique. Les causes infectieuses (abcès, parotidite et ostéomyélite) doivent être évoquées et distinguées de l'hyperostose corticale infantile (syndrome de Caffey-Silverman). L'imagerie par radiologie standard, scanner ou scintigraphie est une aide au diagnostic. La découverte d'une ostéolyse doit conduire à un geste biopsique pour examen anatomopathologique et bactériologique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Enquête prospective. Erysipèle et cellulites nécrosantes: quelle prise en charge en milieu hospitalier?

  • Une enquête prospective (mai à juillet 1999) en milieu hospitalier (dermatologie, médecine interne, pathologie infectieuse) a recueilli 771 cas d'érysipèle et 52 cas de cellulite nécrosante. Les patients avec érysipèle avaient un âge moyen de 62,7 ± 19,3 ans, un sex-ratio de 0,92 , la localisation était aux membres inférieurs dans 90,9 p. 100 des cas, 5,2 p. 100 aux membres supérieurs et 2,5 p. 100 à la face. Le bilan pratiqué comprenait un Doppler veineux dans 50 p. 100 des cas. L'antibiothérapie était : pénicilline G 45 p. 100 des cas, pristinamycine 19 p. 100, respectivement 10 p. 100 pour la pénicilline M, l'amoxicilline et l'amoxicilline + acide clavulanique. L'évolution a été favorable dans 86,6 p. 100 , la durée médiane d'hospitalisation a été de huit jours, la durée médiane d'antibiothérapie de 15 jours. Un traitement anticoagulant préventif a été instauré dans 50 p. 100 des cas, curatif dans 10 p. 100. La mortalité a été de 0,77 p. 100. L'âge moyen pour les cellulites nécrosantes était 64,7 ± 16 ans, le sex-ratio de 2,1 , les localisations étaient le membre inférieur dans 37 cas sur 52, le membre supérieur dans sept cas, la face dans cinq cas. IRM et TDM ont été utilisées dans 13,5 p. 100 et 7,7 p. 100 des cas. L'antibiothérapie était l'amoxicilline-acide clavulanique dans 32,7 p. 100 des cas, 21,2 p. 100 des cas de la pénicilline G, 13,5 p. 100 des cas de l'amoxicilline. Les autres patients ont été traités par pénicilline M, pristinamycine ou C3G, ou une association. Les traitements complémentaires ont été : chirurgie dans 52 p. 100 des cas, anticoagulants 59,7 p. 100, oxygène hyperbare 4,2 p. 100. L'évolution a été favorable sans complications dans 48 p. 100 des cas, avec complications dans 46,2 p. 100 des cas , la mortalité a été de 5,7 p. 100. La durée médiane de séjour et de l'antibiothérapie était 21 jours.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cellulites orbitaires chez l'enfant à propos d'une étude rétrospective de 33 cas.

  • Les cellulites orbitaires sont rares. Mais le risque élevé de survenue de complications graves oculaires et neurologiques impose un diagnostic précoce et un traitement adéquat. Nous rapportons rétrospectivement 33 observations colligées au Service des Maladies Infectieuses Pédiatriques de l'Hôpital d'Enfants de Casablanca de 1994 à 2000. Vingt quatre malades ont présenté une cellulite préseptale et les neuf autres une cellulite rétroseptale. La porte d'entrée était représentée par une sinusite (10 cas), une pyodermite (8 cas), une plaie infectée (6 cas), une infection oculaire (2 cas) et un abcès dentaire (2 cas). L'âge des malades variait de 40 jours à 15 ans avec une moyenne de 7 ans. Les nourrissons représentaient 25% des cas et avaient exclusivement une cellulite préseptale. la fièvre et un oedème local étaient présents chez tous les malades. Une exophtalmie a été notée chez 6 malades et des convulsions chez 2 malades. Les neuf cas de cellulites rétroseptales étaient compliquées d'empyème cérébral dans 2 cas, de méningite dans un cas et de thrombophlébite du sinus caverneux avec ramollissement cérébral dans un cas. Les examens bactériologiques ont permis l'isolement d'un germe dans 10 cas : Staphylococcus aureus (6 cas), Streptocoque du groupe B (1 cas), Streptococcus pyogenes (1 cas), Enterobacter cloacae (1 cas) et Acinetobacter jejuni (1 cas). Le traitement était à base d'antibiothérapie à large spectre associée à la chirurgie dans les cas de suppuration intracrânienne. Les séquelles sont survenues chez 2 malades à type d'ophtalmoplégie totale, de cécité, d'aphasie et de déficit moteur. Les cellulites orbitaires chez l'enfant sont plus fréquemment préseptales et de bon pronostic. Mais le risque d'atteinte rétroseptale devant toute oedème palpébral inflammatoire avec possibilité d'extension vers le cerveau, impose une antibiothérapie précoce et adaptée pour éviter la survenue des séquelles parfois graves.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Critères diagnostiques et indications chirurgicales des formes subaiguës de cellulites et fasciites nécrosantes.

  • Les formes « subaiguës » pourraient être définies comme intermédiaires entre des formes bénignes et des formes cataclysmiques avec syndrome septique gravissime. De façon pragmatique, seul importe que le caractère chirurgical de la dermo-hypodermite bactérienne soit pris en compte. Ces formes surviennent notamment chez le sujet âgé ou diabétique. Les signes locaux (cyanose, nécrose...) peuvent être isolés, au début. Parfois, ils apparaissent secondairement au cours de l'évolution d'une dermo-hypodermite bactérienne considérée comme « médicale ». C'est dire la nécessité, devant toute dermo-hypodermite bactérienne, de souligner au feutre les contours de l'érythème et de tous les éléments sémiologiques atypiques pour en surveiller l'évolution sous antibiotiques, plusieurs fois par jour. C'est dans les formes subaiguës que les investigations complémentaires prennent tout leur intérêt en aidant à l'appréciation du caractère chirurgical ou médicochirurgical de la dermo-hypodermite bactérienne ponctions sous-cutanées, histologie, radio sans préparation, IRM qui détecte les altérations de la graisse sous-cutanée et des fascias musculaires profonds, des signes de myosite et des abcès. Il est souvent possible de retarder l'intervention dans ces formes subaiguës, permettant ainsi de mieux préparer le malade. Parfois, seule l'exploration chirurgicale permet le diagnostic positif. Ailleurs, Il peut exister des dermo-hypodermites bactériennes d'allure chirurgicale dont l'évolution peut être très lentement favorable après un traitement médical prolongé. Dans toutes ces formes insidieuses, l'évolution secondaire peut se faire vers l'abcédation dont il faudra poser l'indication chirurgicale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspects étio-épidémiologiques et thérapeutiques des cellulites cervico-faciales d'origine dentaire.

  • Objectifs: les cellulites cervico-faciales relèvent de causes variées mais dominées par les affections dentaires. Le but de ce travail a été d'étudier les aspects étio-épidémiologiques et thérapeutiques des cellulites cervico-faciales d'origine dentaire au CNHU-HKM à Cotonou (Bénin). Méthodes: étude rétrospective de 1998 à 2007 incluant des cellulites à point de départ dentaire. Un bilan biologique fait de glycémie, sérologie HIV, hémogramme a été réalisé. Certains patients ont bénéficié d'une radiographie bucco-dentaire standard. Ils ont tous été hospitalisés et traités par mono, bi ou tri antibiothérapie associée à une chirurgie puis ont bénéficié d'un examen cytobactériologique de pus avec antibiogramme et de soins dentaires. Résultats: 68 cas de cellulites cervico-faciales ont été colligés dont 53 d'origine dentaire soit 77,94 %. Les tranches d'âge les plus concernées ont été celles des 0-20 et 20-40 ans (64,15 %). Le sexe masculin était le plus touché. Les traumatismes dentaires ont été retrouvés dans 18,88 %, une carie dentaire dans 56,60 % et un antécédent d'avulsion dentaire dans 24,53 %. L'usage d'anti-inflammatoire a été noté chez 67,92 % des patients avec antibiothérapie dans 41,51 % des cas. Les 3 dernières molaires étaient concernées chez 26 patients. Chez ces derniers 22 avaient une atteinte des dents mandibulaires. Une incision-drainage a été pratiquée chez 2/3 des patients associée dans 83,40 % des cas à une triple antibiothérapie. L'évolution a été favorable avec guérison chez 86,67 % , 6 cas de décès ont été enregistrés (13,33 %). Conclusions: les cellulites cervico-faciales d'origine dentaire peuvent être mortelles surtout chez la personne âgée, immunodéprimée ou tarée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cellulites orbitaires et péri-orbitaires de l’enfant. Profil épidémiologique, clinique, thérapeutique et évolutif

  • Les cellulites orbitaires de l’enfant sont rares mais potentiellement grave. Le but de ce travail est d’analyser le profil épidémiologique, clinique, thérapeutique et évolutif des cellulites orbitaires et péri-orbitaires de l’enfant, afin de proposer un protocole de prise en charge adapté à notre contexte. C’est une étude rétrospective entre 2008–2014, portant sur 28 cas hospitalisés au service de pédiatrie A du CHU Mohammed VI, Marrakech. Dans 85 % des cas, il s’agissait d’une cellulite pré-septale et dans 15 % d’une cellulite rétro-septale. L’âge variait de 6 mois à 14 ans avec une moyenne de 3 ans et une prédominance féminine (58 %). La porte d’entrée la plus retrouvée était sinusienne. La fièvre était présente chez 19 patients (68 %). L’œdème palpébral était constant. Une exophtalmie et un chémosis étaient notés chez 2 malades, et un ptosis chez un malade. Les examens bactériologiques avaient permis l’isolement d’un germe dans 6 cas. La TDM orbitaire réalisée dans 57 % des cas avait montré une cellulite pré-septale dans 12 cas, une cellulite orbitaire dans un seul cas, un abcès sous périosté dans 2 cas et un abcès orbitaire dans un cas. Le traitement était médical à base de ceftriaxone, métronidazole ± aminoside, ou d’amoxicilline protégée. Un seul malade avait bénéficié, en plus, d’un traitement chirurgical. L’évolution était favorable chez tous nos malades. Les cellulites orbitaires de l’enfant sont fréquemment pré-septales et l’amoxicilline associée à l’acide clavulanique pourrait être un bon choix pour le traitement empirique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cellulites cervicales extensives et médiastinite descendante nécrosante.

  • Objectifs. - Les objectifs de notre travail étaient de faire le point sur la clinique, les examens paracliniques et le traitement des cellulites cervicales extensives (CCE) avec extension médiastinale. Patients et méthodes. - Il s'agit d'une étude rétrospective (1995-2005). Seuls les patients présentant une CCE avec extension médiastinale ont été inclus. Tous ont eu une tomodensitométrie (TDM) injectée cervicale et thoracique. Une revue de la littérature a été réalisée à partir de la base de données Medline. Résultats. - Six hommes et deux femmes, d'un âge moyen de 53 ans, ont été traités. Quatre avaient un terrain immunodéprimé. Deux avaient eu un traitement anti-inflammatoire sans traitement antibiotique associé. Le délai moyen de prise en charge a été de quatre jours. La porte d'entrée était dentaire dans deux cas et pharyngée dans six cas. Les deux germes les plus fréquemment isolés étaient : streptocoque β hémolytique du groupe A et Prevotella. Il n'existait aucun signe clinique d'atteinte médiastinale dans quatre cas. Le diagnostic de médiastinite a été fait grâce à la TDM thoracique. Tous les patients ont été traités par une antibiothérapie à large spectre. Tous ont été opérés au niveau cervical et médiastinal. Le drainage médiastinal a été fait par voie cervicale dans trois cas et par thoracotomie dans cinq cas. Un patient est décédé. Conclusions. - Les CCE avec extension médiastinale sont des urgences infectieuses mettant en jeu le pronostic vital des patients. Le diagnostic clinique d'atteinte médiastinale est difficile. La TDM thoracique doit être systématique. Le drainage médiastinal est optimal par thoracotomie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cellulites cervico-faciales diffuses : 32 cas vus à Libreville

  • Objectif: le but de cette étude était d'analyser les facteurs favorisants, les aspects diagnostiques et thérapeutiques des cellulites cervico-faciales diffuses. Patients et méthodes: il s'agissait d'une étude rétrospective, entre janvier 2006 et décembre 2010, concernant 32 dossiers de patients admis dans le service d'ORL de l'hôpital d'instruction des armées Omar Bongo Ondimba de Libreville pour une cellulite cervico-faciale diffuse. Résultats: l'étude comprenait 18 femmes (56 %) et 14 hommes (44 %) d'âge moyen 28 ans. À l'admission, 28 cas (87,5 %) avaient reçu des anti-inflammatoires et 25 cas (78 %) un ou plusieurs antibiotiques. Deux cas étaient immunodéprimés. La porte d'entrée était dentaire dans 21 cas (66 %), amygdalienne dans quatre cas (13 %), sous-maxillaire dans deux cas (6 %), parotidienne dans deux cas (6 %), cutanée dans un cas (3 %) et indéterminée dans deux cas (6 %). La cellulite était pseudo phlegmoneuse dans 24 cas (75 %) et gangreneuse dans huit cas (25 %). Six cas (19 %) avaient une extension médiastinale. L'étude bactériologique, réalisée dans 24 cas (75 %), était positive dans 18 cas (75 %) et mettait en évidence 14 cas de germes aérobies. Le traitement médicochirurgical et médical avait permis la guérison dans 30 cas (94 %). Deux cas (6 %) étaient décédés. Conclusion: le traitement des cellulites cervico-faciales doit être précoce et pluridisciplinaire. L'automédication par les anti-inflammatoires des infections buccopharyngées, en l'absence d'une antibiothérapie adaptée, est le principal facteur favorisant.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les cellulites cervico-faciales graves, facteurs et critères de gravité.

  • La cellulite cervico-faciale grave est une infection polymicrobienne extensive et redoutable du tissu cellulo-adipeux de la face et du cou. L'objectif de cette étude est d'analyser certains facteurs favorisants et d’évaluer les critères de gravité en fonction des formes anatomo-cliniques. Il s'agit d'une étude rétrospective réalisée, entre janvier 2007 et décembre 2012, au service de chirurgie maxillo faciale de l'hôpital militaire Avicenne de Marrakech. Sur 147 cas de cellulites cervico-faciales pris en charge au niveau du service, 13 dossiers de cellulites graves ont été retenus. Neuf hommes (69%) et quatre femmes (31%) ont fait l'objet de cette étude, avec un âge moyen de 35 ans. Tous les patients ont été adressés pour prise en charge secondaire après avoir pris des anti-inflammatoires (AI). Sept cas (54%) étaient immunocompétents. La cause dentaire était soulevée chez neufs cas (69%). Cinq cas (38%) ont présenté une forme pseudo phlegmoneuse avec des signes compressifs des voies aéro-digestives. L'extension médiastinale a été observée chez quatre patients (31%). La forme nécrosante extensive a été retrouvée dans trois cas (23%). L’étude bactériologique, réalisée chez tous les patients, avait mis en évidence une flore microbienne mixte et polymorphe. Les cellulites cervico-faciales graves posent un réel problème de prise en charge thérapeutique. L'analyse des facteurs favorisants et l’évaluation des critères de gravité dans cette série ont permis de limiter une évolution défavorable.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Erysipèle, cellulites et autres infections cutanées sévères à Streptococcus pyogenes.

  • Fréquence et gravité des infections streptococciques: Les infections invasives à S. pyogenes constituent un motif fréquent d'hospitalisation. Les formes malignes n'épargnent pas les sujets jeunes sans aucun facteur de risque connu. A l'inverse, l'érysipèle est plutôt une infection de personnes âgés ou de sujets dont l'état veineux est précaire. Sa gravité est liée au risque élevé de récidives, tandis que celle de la cellulite, qui survient volontiers chez un sujet jeune et sans antécédent, est liée à l'extension des lésions locales et à l'existence d'un syndrome de choc. Au risque vital immédiat s'ajoute le pronostic fonctionnel qui dépend aussi de la localisation de l'infection. Facteurs de pathogénicité des streptocoques du groupe A: Les facteurs d'adhérence et d'invasion, en particulier la capsule et la protéine M, ainsi que les toxines, sont responsables des syndromes septiques et toxiniques sévères. Les souches de biotype 1 - sérotype M1 et de biotype 3 -sérotype M3 sont les plus souvent associées aux infections invasives. Traitement: L'antibiothérapie par la pénicilline G en perfusion intraveineuse constitue le traitement de référence. L'addition de clindamycine est recommandée en cas de choc toxique. Les cellulites extensives ou fasciites nécrosantes nécessitent un abord chirurgical pour excision des tissus nécrosés, en association avec des mesures de réanimation en cas d'état de choc.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge des cellulites cervicales avec on sans extension médiastinale: à propos de 17 cas.

  • Objectif: la cellulite cervicale est une pathologie peu fréquente mais grave. Le but de notre étude était de décrire notre mode de prise en charge et d'identifier certains facteurs pouvant favoriser le développement d'une telle affection. Matériels et méthodes: nous avons réalisé une étude rétrospective portant sur la période de 2004 à 2009 et incluant les patients atteints de cellulite cervicale avec ou sans extension médiastinale pris en charge chirurgicalement par le service ORL du CHU de Dijon. Ont été recueillies les données cliniques, radiologiques, les traitements, le type de chirurgie et les complications. Résultats: dix-sept patients répondaient à nos critères d'inclusion dont quatre avaient une forme avec médiastinite associée. Huit patients avaient pris des AINS et/ou des corticoïdes et quinze patients des antibiotiques avant leur hospitalisation. Tous ont bénéficié d'un traitement chirurgical avec une moyenne de 1,35 interventions (extrêmes: 1 à 3) et d'une prise en charge post opératoire en réanimation. Dans deux cas l'évolution a été défavorable. Conclusion: la prise d'AINS et/ou de corticoïdes serait un facteur favorisant ce type d'infection. Dans le cadre du traitement chirurgical, il ne nous parait pas nécessaire de reintervenir chirurgicalement de manière systématique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Ostéoarthrite temporomandibulaire secondaire à une cellulite temporale d'origine dentaire.

  • Introduction. La cellulite temporale compliquée d'une ostéoarthrite temporomandibulaire et d'une ostéomyélite mandibulaire est devenue rare depuis l'avènement des antibiotiques et de la prévention des infections dentaires. Observation. Une patiente de 56 ans a développé une cellulite de l'espace masticateur d'origine odontogénique au décours d'un séjour en réanimation pour surdosage médicamenteux. Le traitement, guidé par l'imagerie, a associé plusieurs drainages chirurgicaux larges et une multiantibiothérapie pendant plusieurs semaines. La surveillance tomodensitométrique montrait un pincement de l'articulation temporomandibulaire, une synovite et des signes d'une arthrite temporomandibulaire droite. L'évolution a été lentement favorable avec comme séquelle fonctionnelle principale une limitation importante de l'ouverture buccale. Discussion. Cette observation illustre l'évolution insidieuse de cette infection rare. Il est nécessaire, dans ces cas, de réaliser un examen clinique spécialisé complété par un examen tomodensitométrique et/ou une IRM précoce afin de déterminer l'extension des lésions. Le traitement est urgent, car le pronostic vital est souvent engagé et repose sur le drainage chirurgical et une antibiothérapie adaptée au long cours.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Abcès intracérébral et cellulite cervico-faciale diffuse: complications d'une extraction de dent de sagesse: à propos d'un cas.

  • Les auteurs rapportent un cas de cellulite cervico-faciale associée à un abcès intracérébral après extraction d'une dent de sagesse inférieure. Il s'agissait d'un patient de 26 ans pris en charge pour une cellulite cervico-faciale diffuse 10 jours après une extraction de dent de sagesse mandibulaire. Un traitement antalgique par anti-inflammatoires non-stéroïdiens avait été prescrit dans les suites de l'extraction. Après une amélioration clinique nette, le patient a présenté un abcès pulmonaire et un abcès intracérébral avec signes de focalisation. Une intervention neurochirurgicale a été réalisée en urgence. Après 8 semaines d'une poly-antibiothérapie, le patient a été guéri mais il a gardé des séquelles (une constriction serrée, des troubles sensitifs de la cuisse droite). Les complications cérébro-méningées des cellulites cervico-faciales diffuses sont rarement rapportées dans la littérature mais n'en demeurent pas moins pourvoyeuses de lourdes séquelles. Cette observation confirme le risque thérapeutique d'utiliser les anti-inflammatoires non-stéroïdiens à visée antalgique après une extraction dentaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cellulites cervicales diffuses et cellulites cervico- médiastinales.

  • But de l'étude: l'objectif principal est d'évaluer les circonstances de diagnostic et la prise en charge thérapeutique des cellulites cervico-médiastinales. Matériel et méthode: Il s'agit d'une étude rétrospective concernant dix patients, hospitalisés entre janvier 2000 et juillet 2011 au Centre Hospitalo-Universitaire d'Amiens pour cellulite cervicale ou cervico-médiastinale, inclus selon les critères d'Estrera. Résultats: le point de départ était oropharyngé (tonsilles palatines) dans 70 % des cas. Les trois principaux germes retrouvés étaient Streptococcus spp, Streptococcus milleri et Prevotella spp. La diffusion de l'infection se faisait principalement par voie rétropharyngée. 70 % présentaient une extension médiastinale. Tous les patients ont été opérés par voie cervicale, deux ont bénéficié d'une voie thoracique associée. Seuls quatre patients n'ont eu aucune complication de leur cellulite. Un seul patient est décédé. Conclusion: le diagnostic précoce de cette pathologie est primordial. Le traitement doit être «agressif». Le drainage des médiastinites s'avère suffisant par voie transcervicale en cas d'atteinte de la partie supérieure du médiastin (médiastinite type I selon Endo et al) alors qu'une thoracotomie paraît indispensable en cas d'atteinte au-delà de la carène (médiastinite type II selon Endo et al).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'ultrasonographie à haute fréquence et le celluscore : un progrès dans l'évaluation objective du phénomène de cellulite

  • Longtemps considérée comme un phénomène négligeable, voire inexistant du fait de l'absence d'effets secondaires graves, la cellulite est un phénomène répandu chez la quasi-totalité des femmes à partir de la ménopause, parfois bien avant, sous la dépendance de nombreux facteurs parmi lesquels l'insuffisance circulatoire, l'hérédité et les dérèglements hormonaux semblent jouer un rôle prépondérant. Mal apprécié parce que mal exploré, son retentissement psychologique peut être d'autant plus considérable que les solutions thérapeutiques restent modestes dans leur efficacité en dehors de la liposuccion superficielle parfois accompagnée de réinjection de graisse, geste délicat aux conséquences parfois désastreuses. Aujourd'hui, l'échographie à haute fréquence permet d'objectiver très simplement le type de cellulite auquel on a affaire — adipeuse, infiltrée ou scléreuse — permettant d'affiner l'approche thérapeutique , associée à un score informatisé d'histoire de l'affection et son retentissement, elle permet une certaine objectivation des troubles laissant espérer dans ses futurs développements leur prise en charge globale dans de meilleures conditions d'efficacité.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cellulites cervico-faciales.

  • La cellulite cervico-faciale réalise une infection bactérienne nécrosante, à point de départ le plus souvent pharyngé ou dentaire, diffusant le long des espaces aponévrotiques de la face et du cou et susceptible de s'étendre jusqu'au médiastin. Elle représente aujourd'hui une très grave urgence ORL, engageant très rapidement le pronostic vital et nécessitant une prise en charge multidisciplinaire immédiate. Elle doit être suspectée devant l'apparition rapide, au décours d'une infection pharyngée ou dentaire apparemment banale, de signes fonctionnels intenses ou de sepsis sévère. Son diagnostic précoce repose essentiellement sur la tomodensitométrie cervico-thoracique qui précise les régions anatomiques atteintes et guide l'étendue de la mise à plat chirurgicale. L'antibiothérapie initialement probabiliste est secondairement adaptée au(x) germe(s) responsable(s), le plus souvent streptocoques et anaérobies. Une mortalité de près de 10 %, une durée moyenne d'hospitalisation de près de 4 semaines et des séquelles fonctionnelles et esthétiques chez la moitié des patients attestent de la gravité de cette affection. Au plan épidémiologique, aucun facteur favorisant ni terrain particulier n'est retrouvé, hormis sans doute un traitement initial inadapté ainsi qu'une automédication concernant la prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les cellulites cervico-médiastinales nécrosantes. A propos de 3 cas.

  • But. - Préciser le traitement des cellulites cervico-médiastinales nécrosantes. Matériels et méthodes. - Les auteurs rapportent 3 cas de cellulites cervico-médiastinales nécrosantes dont la porte d'entrée est dentaire dans 1 cas et oro-pharyngée dans 2 cas. Le traitement des lésions cervicales et médiastinales a été réalisé avec succès dans les 3 cas par un abord cervical exclusif sans trachéotomie. Discussion. - Après avoir rappelé la nécessité d'un diagnostic précoce qui repose sur la clinique et sur la tomodensitométrie cervico-thoracique, les modalités thérapeutiques sont précisées. Le traitement chirurgical nécessite l'excision large des tissus nécrotiques et un drainage cervical et médiastinal. Ce drainage cervico-médiastinal peut être effectué par un abord cervical exclusif ou associé à une thoracotomie si l'extension médiastinale descend sous la bifurcation trachéale. La collaboration initiale entre réanimateurs, chirurgiens ORL et thoracique a permis de guérir les 3 patients pour une pathologie gravissime qui met classiquement en jeu le pronostic vital dans près de 40 % des cas.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les cellulites cervico-faciales à propos de 130 cas.

  • Le but de cette étude était d’étudier le profil épidémioclinique et paraclinique de nos patients, d’évaluer leur prise en charge thérapeutique et leur évolution. Nous avons inclus 130 patients pris en charge entre janvier 2007 et novembre 2009. Nous avons relevé de manière rétrospective les données épidémiologiques, les données cliniques, la prise en charge thérapeutique médico-chirurgicale et l’évolution. Notre série retrouve une prédominance masculine avec un âge moyen de 31 ans. L’origine dentaire est l’étiologie la plus fréquente. La tomodensitométrie avec injection de produit de contraste est l’examen clé du bilan initial. L’antibiothérapie et la chirurgie ont permis une bonne évolution dans 74% des cas. Le taux de mortalité est de 0%. Les cellulites cervico-faciales sont des pathologies potentiellement graves touchant souvent des adultes jeunes dont la mortalité hospitalière doit être réduite à la condition d’un diagnostic précoce et une prise en charge médico-chirurgicale immédiate.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les cellulites graves, ou gangrène de Fournier du périnée.

  • La mortalité globale des gangrènes de Fournier est de un sur cinq. Dans la moitié des cas, l'infection est poly-microbienne, pour moitié anaérobies, et pour l'autre bacilles Gram négatifs. Les facteurs pronostiques péjoratifs sont l'existence d'une insuffisance rénale à l'admission, la présence d'un streptocoque. Le diagnostic et la prise en charge doit être précoce pluri-disciplinaire associant le chirurgien, le réanimateur et le biologiste, en particulier sur le rôle du parage et des débridements, de l'antibiothérapie et de l'oxygénothérapie hyperbare. Le traitement est long, avec des pansements itératifs coordonnés aux traitements complémentaires. Il s'agit donc d'une pathologie lourde grevée d'une mortalité importante. La profondeur et l'extension des lésions n'influence pas le pronostic. La priorité est au parage qui ne doit pas être différé sous prétexte d'absence de caisson hyperbare, avant l'apparition des signes de gravité.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov