Cas clinique ML

Mme R., 66 ans, 1,58 m, 46 kg, consulte pour des lombalgies apparues
brutalement, il y a 8 jours, alors qu’elle soulevait son chat. Elle souffre de façon
importante, assise, debout et lorsqu’elle marche. Au lit, par contre, lorsqu elle
est immobile, elle n’a pratiquement plus mal. La douleur reste localisée à la
région lombaire basse, sans irradiation aux membres inférieurs. La malade est
en bon état général. Le rachis lombaire est enraidi : indice de Schober : 1, cm,
distance doigt sol : 30 cm. La percussion de l’épineuse de L3 est douloureuse.
L’examen neurologique des membres inférieurs est normal. La palpation des
seins, de la thyroïde, des fosses lombaires, des aires ganglionnaires est
normale. Elle apporte des radiographies du rachis lombaire face et profil,
demandées il y a 2 jours par son médecin traitant.
Cette malade a été ménopausée naturellement à 40 ans. Elle n’a pas eu de
traitement hormonal de la ménopause. Elle a présenté, à 58 ans, une fracture
du poignet gauche après chute de sa hauteur. Elle a été opérée d’une prothèse
de hanche droite l’an passé, pour coxarthrose sur dysplasie. Dans les suites
opératoires, elle a eu une phlébite fémorale et une embolie pulmonaire. Elle est
traitée par du Préviscan* (Fluindione) et garde d’importants troubles veineux de
la jambe. Elle prend par ailleurs du Débridat* (Trimébutine) pour une colopathie
spasmodique.

Capture d’écran 2020-01-14 à 23.49.07

Tassement vertébral (3). Douleur mécanique survenue après effort
de soulèvement modéré (2). Age de survenue des tassements
vertébraux (2). Pas d’anomalie neurologique (2), pas de douleur au
repos (1), pas d’altération de l’état général (1), pas de signes
cliniques en faveur d’un cancer ostéophile (2).