Cardiopathie carcinoide [ Publications ]

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  • Le syndrome carcinoïde associé aux tumeurs carcinoïdes se caractérise par des flushes cutanés, des diarrhées et des épisodes de bronchospasmes. Ce syndrome provient de la production de différents médiateurs par la tumeur. Ces médiateurs sont inactivés par le foie et le syndrome n'apparaît qu'en cas de métastases hépatiques ou en cas de tumeurs qui sécrètent leurs médiateurs directement dans les veines systémiques (carcinoïdes bronchique ou ovarien). Après une durée d'évolution variable, le syndrome carcinoïde se complique d'une cardiopathie typique. Des plaques eartinoïdes, dont l'ultrastructure est caractéristique, se développent sur l'endocarde, principalement au niveau des valves tricuspide et pulmonaire. Une insuffisance tricuspide et une sténose pulmonaire sont les deux lésions les plus fréquentes qui en résultent. Progressivement, la cardiopathie évolue vers la défaillance cardiaque. Les tumeurs carcinoïdes ont une croissance lente même en cas de métastases hépatiques. De plus, les possibilités de traitement actuel des métastases hépatiques et des symptômes de l'affection permettent de ralentir l'évolution de la maladie. Compte tenu de ces deux éléments, la cardiopathie est une cause significative de décès précoce. Dans certains cas, le traitement chirurgical (remplacement valvulaire tricuspide et/ou valvuloplastie pulmonaire) est à même d'améliorer l'espérance de vie et en tout cas le confort des patients, pour autant qu'il soit appliqué avant une détérioration irréversible de la fonction cardiaque.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Evolution favorable d'une cardiopathie carcinoïde sévère après résection complète de la tumeur ovarienne responsable.

  • La cardiopathie carcinoïde d'origine ovarienne est exceptionnelle mais constitue un modèle privilégié pour en apprécier l'évolutivité propre. En effet, contrairement aux syndromes carcinoïdes d'origine digestive qui s'accompagnent quasi constamment de métastases hépatiques, une exérèse tumorale complète est souvent possible dans ces cas. Nous rapportons un cas de cardiopathie carcinoïde d'origine ovarienne dont l'originalité réside dans l'étude complète hémodynamique et écho graphique de la cardiopathie et la régression symptomatique et hémodynamique de l'atteinte cardiaque après exérèse tumorale. Cette évolution invite à obtenir, par des traitements médicamenteux et/ou chirurgicaux, une réduction la plus complète possible des sécrétions humorales en cas de cardiopathie carcinoïde avant d'envisager un remplacement valvulaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cardiopathie carcinoïde.

  • La cardiopathie carcinoïde est une conséquence fréquente des tumeurs carcinoïdes métastatiques. Elle est caractérisée par une insuffisance valvulaire tricuspide et une sténose pulmonaire. Une patiente de 68 ans, porteuse d'une tumeur carcinoïde métastatique, a été hospitalisée pour insuffisance cardiaque congestive secondaire à une insuffisance tricuspide majeure. Des lésions carcinoïdes typiques ont été retrouvées à l'échographie, au niveau des valves tricuspide et pulmonaire. Un double remplacement valvulaire a été réalisé avec des suites simples. L'échographie postopératoire a montré une nette amélioration de la fonction ventriculaire droite. Avec le traitement chirurgical des valvulopathies carcinoïdes, la survie à 2 ans des patients au stade III de la NYHA s'est élevée de 8 à 40 %. malgré une mortalité opératoire élevée. de l'ordre de 27 %. La chirurgie cardiaque reste le seul espoir d'une survie à long terme avec une amélioration spectaculaire de la symptomatologie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov