Carcinomes [ Publications ]

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  • Introduction : A la demande du Thesaurus national de cancérologie digestive (TNCD), le programme SOR, initié par la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC) et actuellement piloté par l'Institut national du cancer (INCa), a réalisé une synthèse méthodique des données de la littérature évaluant l'intérêt de la chimioradiothérapie (CRT) dans le traitement des adénocarcinomes du pancréas de stade localement avancé en collaboration avec les experts du domaine. Méthode: Une recherche bibliographique systématique a été effectuée par interrogation des bases de données Medline de 1980 à 2008 et la consultation de sites Internet d'Evidciice-Ilaseci Medicine. Les essais randomisés de phase III et les revues systématiques portant sur les patients atteints d'un adénocarcinome du pancréas localement avancé, non métastatique, non résécable d'emblée de stade III ont été inclus. Des essais de phase II ont également été inclus lorsque aucun essai de phase III n'était disponible. Les interventions suivantes ont été comparées: CRT versus traitements de support, CRT versus radiothérapie et CRT versus chimiothérapie ainsi que les modalités d'administration de la CRT et les séquences chimiothérapic-CRT. La qualité et la pertinence clinique des essais retrouvés ont été évaluées à l'aide de grilles de lecture validées. Cette évaluation a permis d'associer un niveau de preuve à chaque résultat. La synthèse des données a pris en compte le bénéfice et le risque de l'intervention évaluée. Résultats: Au total, 19 références bibliographiques ont été incluses dans la synthèse: 2 méta-analyses, 11 essais randomisés, 5 essais non randomisés et 1 résumé d'essai randomisé non publié à ce jour. Après analyse critique méthodologique et clinique, comparée aux soins de support, la CRT concomitante augmente la durée de survie (C). La CRT concomitante, comparée à l'alternative radiothérapie seule, augmente la durée de survie (B1), est plus toxique que la radiothérapie seule [81). La CRT concomitante de première intention, comparée à la chimiothérapie seule, n'est pas supérieure en termes de survie [B1) et augmente la toxicité (A). L'étude des modalités d'administration de la radiothérapie montre que les données récentes sont plutôt en faveur d'une irradiation limitée au volume tumoral (C), et qu'une dose située entre 50 et 60 Gy apparaît réalisable en association avec le 5-FU. L'étude des molécules à associer à la radiothérapie montre que le 5-FU reste la molécule de référence (B1) et que l'intérêt de la gemcitabine nécessite d'être testé dans d'autres essais randomisés. Enfin, l'étude des séquences chimiothérapie-CRT montre que la chimiothérapie d'induction avant CRT semble améliorer la survie (C), cette stratégie doit encore être validée par un essai randomisé. Conclusion : L'utilisation de la CRT, dans les cancers du pancréas localement avancés, repose sur peu d'essais randomisés, même si ce traitement paraît supérieur en termes de survie comparé aux traitements de support et à la radiothérapie seule. Ce travail met en évidence le besoin de réaliser des essais randomisés spécifiques dont le premier but doit être de valider ou non l'intérêt de la CRT, notamment en comparaison avec la chimiothérapie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Scintigraphie osseuse dans le bilan d'extension des carcinomes épidermoïdes des voies aérodigestives supérieures.

  • Objectifs. - Déterminer la valeur de la scintigraphie osseuse au technétium-99 m dans le dépistage de métastases osseuses au cours du bilan d'extension initial systématique des carcinomes épidermoïdes des voies aérodigestives supérieures , identifier des facteurs de risque de ces métastases osseuses permettant de cibler le dépistage. Matériel et méthodes. - Dans cette étude prospective, le bilan d'extension tumorale initial était systématiquement complété par une scintigraphie osseuse. Seuls ont été inclus les patients indemnes de toute pathologie cancéreuse préexistante. L'identification d'un foyer de fixation était alors analysée par la réalisation de clichés radiographiques standard et/ou tomodensitométriques et par l'évolution clinique du patient confirmant ou non le caractère métastatique du foyer et permettant le calcul de la sensibilité et spécificité de la scintigraphie osseuse. Une corrélation entre la présence de douleurs osseuses ou d'une hypercalcémie et la confirmation de métastases osseuses étaient également systématiquement recherchées afin de définir à ces deux facteurs un caractère prédictif de seconde localisation en vue de mieux cibler le dépistage. Résultats. - Parmi les 55 patients inclus dans l'étude, trois présentaient des métastases osseuses confirmées. Tous ont été dépistés par la scintigraphie, lui conférant une sensibilité de 100 %. Cependant, les 20 cas de faux-positifs rendent compte d'une faible spécificité de 62 %. Des douleurs osseuses ont été décrites chez exclusivement deux patients, mais figurant parmi les trois patients métastatiques. La spécificité est de 100 % mais la sensibilité n'est que de 67 %. Trois patients de la série présentaient une hypercalcémie et correspondaient aux trois patients métastatiques. La sensibilité et la spécificité sont de 100 %. Le statut tumoral des trois patients présentant des métastases osseuses révélait en outre des tumeurs de petite taille T1 ou T2, mais dont l'extension ganglionnaire était importante, classée N3 et avec envahissement de la veine jugulaire interne dans deux cas. Conclusion. - L'incidence des métastases osseuses dans le bilan d'extension initial est faible. De fait, leur recherche n'est pas systématique. Cependant, leur présence modifie radicalement le pronostic et la prise en charge thérapeutique des patients justifiant alors la question de leur dépistage. Dans ce dernier, la scintigraphie osseuse au technétium-99 m révèle ses limites de part les nombreux faux-positifs et la nécessité d'autres examens. La définition de facteurs de risque de métastases osseuses permettrait alors de cibler ce dépistage. La question demeure : quant à ces facteurs : les douleurs osseuses et l'hypercalcémie doivent être réévaluées à grande échelle, mais ils paraissent peu spécifiques. Le statut ganglionnaire représenterait un critère plus fiable notamment en cas d'envahissement jugulaire , quant à la méthode à employer : le TEP-scan pourrait dans l'avenir être l'examen clé, réalisé pour le bilan d'extension locorégionale mais aussi à distance, en un seul examen et pour l'étude du corps entier.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les volumes-cibles de la radiothérapie des adénocarcinomes gastriques.

  • Les cancers de l'estomac peuvent se propager par voie hématogène, lymphatique et intrapéritonéale. Ils intéressent un organe de taille et de forme variables, entouré d'organes critiques parmi les plus vulnérables à la radiothérapie. Le volume tumoral macroscopique (GTV) est à considérer pour les irradiations préopératoires ou exclusives. Après une chirurgie non radicale, un GTV « résiduel » doit être défini avec l'aide du chirurgien. Le volume-cible anatomoclinique (CTV) doit inclure trois volumes intriqués. a) Un volume d'extension tumorale. Les rechutes locorégionales après une exérèse apparemment complète sont aussi fréquentes que les rechutes métastatiques. Le risque dépend surtout de l'extension en profondeur dans la paroi gastrique et de l'atteinte ganglionnaire. L'infiltration de la paroi gastrique peut aller au-delà des limites macroscopiques de la tumeur, en particulier dans les « linites plastiques ». Ce volume devra donc inclure: la tumeur (ou la zone où elle siégeait), ainsi que l'espace occupé par l'estomac, plus une partie du côlon transverse, le duodénum, le pancréas et le tronc porte. En postopératoire ce CTV inclura le montage anastomotique. b) Un volume d'extension péritonéale. Il est souhaitable de considérer deux stades d'extension péritonéale: (1) une extension microscopique par contiguïté, en regard des tumeurs T3 et surtout T4, que l'on peut espérer stériliser avec des doses de 45 à 50 Gy, (2) une « carcinose péritonéale », avec des nodules multiples ou situés à distance de la tumeur, qui ne relève plus d'une radiothérapie mais d'une chimiothérapie systémique ou intrapéritonéale. Le CTV englobera donc la portion de cavité péritonéale contenant le segment gastrique atteint et si possible le péritoine pariétal sous la cicatrice de laparotomie, c) Un volume d'extension lymphatique comprenant les groupes de 1 à 16 de la classification japonaise. Seule la partie supérieure du territoire lomboaortique (groupe 16) sera incluse. Ce volume doit s'élargir pour englober le pédicule hépatique et le hile de la rate. En bas, le CTV pourra être restreint au seul volume lymphatique, si la situation haute ou interne de la tumeur permet de protéger davantage d'intestin grêle. Pour les tumeurs situées aux deux extrémités de l'estomac, un envahissement microscopique des limites d'exérèse - de pronostic défavorable - devra être l'objet d'une surimpression. Pour les tumeurs du cardia, le CTV sera au moins étendu à la partie inférieure de l'oesophage thoracique et du médiastin postérieur. En cas d'atteinte du bas œsophage, chez un sujet jeune et peu dénutri, il faudra inclure l'ensemble des territoires médiastinaux où se drainent le bas oesophage et le cardia. Pour les tumeurs de la grosse tubérosité, la coupole sera incluse, ainsi que la rate et son hile (ou leur lit d'exérèse). Si la tumeur ne s'étend pas à la petite courbure, on pourra être plus économe au niveau du pédicule hépatique. Pour les tumeurs de l'antre, il faudra inclure le pédicule hépatique, les ganglions du ligament hépatoduodénal. En revanche, pour les tumeurs qui ne se prolongent pas le long de la grande courbure, la couverture du hile splénique semble inutile. En conclusion, le traitement de ces cancers demeure un exercice difficile et doit être réalisé sous le contrôle de radiothérapeutes confirmés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Détection du ganglion sentinelle dans les carcinomes épidermoïdes de la cavité buccale et de l'oropharynx. Etude préliminaire.

  • Introduction : Le ganglion sentinelle (GS) est défini comme le premier ganglion relais du drainage lymphatique de la tumeur. La détection isotopique du ou des ganglion (s) sentinelle (s) et son (leur) absence d'envahissement métastatique devrait théoriquement être prédictif pour la totalité du territoire de drainage d'une tumeur. Le but de ce travail était d'étudier dans les cancers épidermoïdes de la cavité buccale et de l'oropharynx N0 et/ou N1 la détectabilité du ganglion sentinelle par lymphoscintigraphie, et sa valeur prédictive négative. Matériel et Méthode : La mise en évidence du GS reposait sur la lymphoscintigraphie. Cet examen a nécessité une injection péri-tumorale de colloïdes marqués au technétium. Ce marquage a permis de réaliser un repérage anatomique et cutané du GS. La détection peropératoire du GS a été réalisée au moyen d'une sonde de détection unidirectionnelle Tyco-Mallinckrodt. L'étude a été réalisée de façon prospective et 21 patients porteurs de carcinomes épidermoïdes N0 et N1 de la cavité buccale et de l'oropharynx ont été inclus. L'attitude chirurgicale sur T et N n'était pas modifiée par cette étude prospective sans bénéfice individuel direct pour le patient. L'évidement a été réalisé sans particularité. Résultats : Le GS a été identifié chez 20 sujets sur 21. L'absence d'identification du GS a été observée chez un patient porteur d'une récidive d'un carcinome épidermoïde oropharyngé T2NOMO irradié 3 ans plus tôt. Le pourcentage de faux négatifs était de 12,5 % (1 Faux négatif sur 8 patients positifs), soit une sensibilité de la méthode de détection de 87,5 % (IC (95 %) = [47,35-99,68]). Ce patient « Faux Négatif » était porteur d'un carcinome épidermoïde oropharyngé T3NOMO avec un GS prélevé dans le territoire III. Le curage ganglionnaire a retrouvé 1 N+R-dans le territoire IB sous-mandibulaire associé à 27 N-R-. La probabilité de ne pas trouver de ganglions envahis dans le curage lorsque le GS était indemne de néoplasie (valeur prédictive négative) était de 92,3 % (12/13) (IC (95 %) = [63,97-99,81]). La spécificité de la méthode était de 100 %, de même que la valeur prédictive positive, car aucun ganglion sentinelle n'a été diagnostiqué positif à tort en extemporané chez des patients sans envahissement ganglionnaire en anatomo-pathologie en technique standard Discussion: L'intérêt de la détection du ganglion sentinelle en routine dans les carcinomes épidermoïdes de la cavité buccale et de l'oropharynx se pose essentiellement pour les T1T2N0. Les grosses tumeurs peuvent en effet modifier l'architecture et le flux au sein des voies lymphatiques, perturbant alors la notion même de ganglion sentinelle. Les T3T4, même N0, doivent donc bénéficier d'un évidemment ganglionnaire systématique. La série de T1T2N0 dans cette étude est trop petite pour tirer des conclusions statistiquement significatives. La détection d'un faible taux de faux négatifs serait nécessaire sur une plus grande série pour que cette technique permette de surseoir à un curage ganglionnaire traditionnel dans les T1T2 de la cavité buccale et de l'oropharynx.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Evaluation médico-économique de la prise en charge des carcinomes basocellulaires superficiels et des kératoses actiniques multiples par les dermatologues français.

  • Introduction. Aucune étude prospective n'a été menée à l'échelle de la France pour décrire la prise en charge thérapeutique des kératoses actiniques (KA) et des carcinomes basocellulaires superficiels (CBC-S). Le but de l'étude était de décrire les modalités de traitement des KA multiples et des CBC-S par les dermatologues français et d'estimer la totalité des coûts directs induits par leur prise en charge thérapeutique initiale. Malades et méthodes. Il s'agissait d'une étude observationnelle prospective, menée en France de janvier à juin 2004 auprès d'un échantillon représentatif de dermatologues qui devaient inclure les cinq premiers malades ayant un ou plusieurs CBC-S et le premier malade ayant au moins quatre KA sur 4 semaines non consécutives. Les données suivantes étaient colligées : date de naissance, sexe, habitat, profession, régime d'assurance-maladie, siège, nombre et taille maximale des lésions. Les modalités de prise en charge thérapeutique, les praticiens impliqués et les examens complémentaires demandés étaient recueillis prospectivement sur les 3 mois suivant le diagnostic. Les coûts engendrés étaient estimés selon les indicateurs habituels (NGAP, Vidai, PMSI). Résultats. Cinq cent douze malades ayant un CBC-S (âge moyen : 69 ans , sex-ratio H/F : 0,92) ont été inclus. Le CBC-S était unique dans 80 p. 100 des cas, inférieur à 2 cm dans 90 p. 100, situé sur la tête et le cou dans 51 p. 100 et sur le tronc dans 37 p. 100. Une confirmation histologique a été documentée dans 85 p. 100 des cas. Le traitement a été l'exérèse chirurgicale dans 70 p. 100 des cas, la cryothérapie dans 13 p. 100, l'application d'un topique dans 7 p. 100 et l'électrocoagulation dans 4 p. 100. Un suivi clinique a été réalisé dans 79 p. 100 des cas. D'autre part, 226 malades avec au moins quatre KA (âge moyen : 76 ans , sex-ratio H/F : 2,1) ont été inclus. Les KA étaient situées sur la tête ou le cou dans 74 p. 100 des cas et sur le tronc dans 6 p. 100. Le traitement a été la cryothérapie dans 92 p. 100 des cas. Le nombre moyen de consultation sur 3 mois était de 1,53. Un audit de contrôle des données, mené sur site chez 5 p. 100 des investigateurs, montrait un taux de concordance de 98,8 p. 100. Discussion. Il s'agit de la première étude prospective menée en France sur les modalités de prise en charge des CBC-S et des KA multiples, motifs fréquents de consultation en dermatologie. Le traitement des CBC-S est le plus souvent chirurgical, en accord avec les récentes recommandations ANAES , celui des KA est presque exclusivement représenté par la cryothérapie. Par extrapolation, on peut estimer de 10,2 à 10,6 M∈ le coût annuel de prise en charge des CBC-S par les dermatologues en France.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Modification des glycoconjugués au cours du processus de cancérisation : cas des carcinomes mammaires

  • La transformation tumorale est associée à des modifications de structure des résidus glycaniques appartenant aux glycoprotéines et aux glycolipides présents à la surface cellulaire. Ces glycosylations aberrantes, qui ont leur origine dans un dysfonctionnement des glycosyltransférases et/ou des glycosidases, se traduisent le plus souvent par un raccourcissement des chaînes glycaniques ou par une surexpression de structures normalement absentes ou discrètes sur les cellules concernées. Certains de ces changements, telle l'expression de l'antigène Tn dans les cancers du sein ou du côlon, apparaissent très tôt dans l'évolution de la maladie et peuvent, par ailleurs, être mis en évidence dans des pathologies généralement considérées comme bénignes. La plupart des protéines cellulaires étant glycosylées, dont les molécules impliquées dans la reconnaissance entre les cellules, l'attachement, la régulation du cycle cellulaire ou encore l'apoptose, les conséquences de ces perturbations concernent de nombreux aspects de la biologie de la cellule et de son devenir dans l'organisme, l'impact étant en particulier manifeste lorsque la partie glycanique participe au site fonctionnel de la molécule dont l'activité est alors modifiée ou annulée. Par ailleurs, l'expression de résidus fonctionnels reconnus par des molécules à activité lectinique et normalement réservés à diverses populations leucocytaires, dont les cellules phagocytaires, est susceptible de favoriser la formation de métastases en favorisant le franchissement de l'endothélium vasculaire par les cellules tumorales. La mise en évidence à l'aide de lectines végétales et d'anticorps monoclonaux d'oligosaccharides associés à la transformation tumorale présente un intérêt qui est à la fois diagnostique, certains glycotopes étant exprimés avant toute autre anomalie cellulaire, et pronostique puisque certaines séquences, celle reconnue par L-PHA par exemple, reflètent des dysfonctionnements de synthèse glycanique qui aboutissent à la formation de structures osidiques terminales favorisant la dissémination métastasiante des cellules tumorales. Des applications thérapeutiques peuvent également être envisagées par action sur les antigènes glycaniques tumoraux à l'aide de molécules naturelles ou synthétiques assurant une vaccination, ou par utilisation d'analogues de sucres bloquant l'activité des glycosyltransférases ou des glycosidases responsables de la synthèse de glycotopes potentiellement dangereux. Au-delà de leur intérêt pratique, l'expression des antigènes glycaniques tumoraux pose le problème fondamental de leur rôle dans l'engagement de la cellule sur la voie de la cancérisation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Carcinomes adénoïdes kystiques de la tête et du cou. Etude rétrospective a propos de 30 cas.

  • Objectifs : considérer les résultats thérapeutiques et identifier les facteurs pronostiques de l'échec loco-régional et la survie globale des carcinomes adénoïdes kystiques (CAK) de la tête et du cou. Méthodes : étude rétrospective de 1984 à 2001 sur 30 cas de carcinomes adénoïdes kystiques. L'âge moyen est de 56,9 ans avec un sex ratio de 1,2 en faveur des femmes. Tailles les localisations sont représentées avec une prédominance au niveau des cavités naso-sinusieimes (26,7 %) et des glandes salivaires principales (26,6 %). Des tumeurs classées T4 ont été observés dans 14 cas pour la plupart nasosinusiennes (50 %). Aucun patient ne présentait d'adénopathie cervicale et deux patients étaient porteurs de métastases osseuses au moment du diagnostic (6,7 %). Deux patients (6,7 %) ont été traité par chirurgie seule pour des stade T1 et T2 , quatre patients (13 %) par radiothérapie exclusive, et 24 patients (80 %) par chirurgie suivie d'une radiothérapie past-apératoire à la close moyennes de 60,3 Grays (56-65 Gras). Résultats : le taux de réduites locales a été de 30,8 % (neuf cas) dans un délai moyen de 43 mois (1 à 10 ans). Le traitement de ces rechutes a consisté en une reprise chirurgicale dans six cas oyant permis un seul contrôle local mais chez un patient porteur de métastases pulmonaires. Aucune rechute ganglionnaire n'a été observé. 30 % des patients ont développé des métastases. Elles étaient pulmonaires dans 44,4 % des cas et osseuses dans 33,3 %. Le suivi médian a été de cinq ans. La survie globale à 3 ans est de 91 %, à 5 cars de 86 % et à 10 ans de 50 %. Le pourcentage de survie sans rechute est de 70 % à 3 ans, 57 % à 5 ans. 22 patients (73,3 %) sont encore en vie dont 17 sans évolution. L'analyse des facteurs pronostiques révèle une agressivité plus importante des localisations nasosinusiennes décelées à des stades avancées T4 , des rechutes plus fréquentes en cas d'exérèse incomplète ou d'envahissement pétinerveux. Le type histologique massif est de plus mauvais pronostic que le type cribriforme (60 % de décès contre 10 %).. La survenue des métastases reste indépendante de l'évolution locale. Les métastases osseuses apparaissent d'évolution plus foudroyantes que les métastases pulmonaires longtemps asymptomatiques. Conclusion : l'association radio-chirurgicale a permis d'améliorer le contrôle local des CAK mais le problème thérapeutique demeure pour les CAK multi-récidivés ou métastatiques symptomatiques malgré l'apparition de nouvelles voies de recherche (neutronthérapie, immuno-histochimie et biologie moléculaire). Les CAK sont des tumeurs rares dont le pronostic reste encore péjoratif.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

De l’intérêt de différencier les carcinomes trichoblastiques (CT) des carcinomes basocellulaires (CBC). À propos de 21 cas

  • Le carcinome trichoblastique est une tumeur épithéliale annexielle maligne rare, dont le diagnostic est difficile et la prise en charge thérapeutique non consensuelle. Cette étude rétrospective, réalisée entre 2009 et 2015, portait sur 21 cas et analysait les caractéristiques diagnostiques et thérapeutiques des carcinomes trichoblastiques. Plus fréquent chez l’homme (sexe ratio 2), le carcinome trichoblastique prédominait au niveau du visage (65 % des cas) notamment en périnasal (30 % des cas) et se présentait dans 95 % des cas comme un carcinome basocellulaire, qui était le premier diagnostic clinique évoqué. La taille moyenne des tumeurs était de 2,3 cm de diamètre (de 0,7 cm à 15 cm). Le traitement de ces tumeurs est chirurgical : les marges retenues étaient en moyenne de 0,7 cm (0,5 cm à 1 cm). Après une première exérèse très majoritairement réalisée sous anesthésie locale (AL), on retrouvait des berges saines dans moins de 40 % des cas, nécessitant une reprise sous anesthésie générale (AG) avec une reconstruction par lambeau ou greffe de peau dans près de 80 % des cas. Le taux de métastases ganglionnaires était de 5 %. Trois cas de récidives (17 %) étaient survenus entre 18 mois et 6 ans malgré une exérèse complète. Un cas avait récidivé à 3 reprises. Ces résultats soulignent la difficulté de diagnostic des carcinomes trichoblastiques, souvent confondus avec des carcinomes basocellulaires. Bien que plus grands, mal limités et infiltrants, les carcinomes trichoblastiques ne se distinguent réellement des carcinomes basocellulaires qu’à l’examen anatomopathologique de la pièce d’exérèse, la biopsie s’avérant le plus souvent insuffisante. Leur agressivité locale impose une marge d’exérèse plus grande. L’analyse micrographique de Mohs, pour les lésions périorificielles de la face, permettrait de réduire les marges, d’augmenter leur fiabilité et de limiter le nombre de reprises chirurgicales. Enfin la littérature rapporte un taux de métastases ganglionnaires et viscérales élevé (entre 9,5 et 11 %). La recherche initiale d’une atteinte ganglionnaire ou métastatique à distance est indispensable, ainsi qu’un suivi clinique régulier.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Survie et facteurs pronostiques des adénocarcinomes colorectaux: étude analytique uni- et multifactorielle de 150 cas.

  • Introduction. - Les facteurs pronostiques jouent un rôle important en oncologie clinique, ils permettent au clinicien de sélectionner les patients pour un traitement donné. Ces facteurs sont nombreux quand il s'agit des adénocarcinomes colorectaux. Dans cette étude, les auteurs analysent en uni- et multivariée les différents facteurs pronostiques ayant conditionné la survie d'une série de 150 adénocarcinomes colorectaux réséqués. Matériel et méthodes. - Il s'agit d'une étude rétrospective monocentrique réalisée entre janvier 1990 et décembre 2002. Les 150 patients inclus étaient âgés en moyenne de 58 ans (médiane de 61 ans) avec un sex-ratio (hommes/femmes) de 1,4. Dans tous les cas l'adénocarcinome était confirmé par les biopsies et l'examen histologique définitif de la pièce opératoire. Sur le plan histologique, il était bien différencié dans 69 cas (46 %), moyennement différencié dans 50 cas (33,3 %) et indifférencié dans 17 cas (11,3 %). Il y avait une composante colloïde muqueuse ou adénocarcinome mucineux dans 14 cas (9,4 %). Resultats. - L'adénocarcinome était de siège colique dans 84 cas (56 %) et rectal dans 66 cas (44 %). Une extension locorégionale était retrouvée dans 18 cas (12 %) et à distance dans 45 cas (30 %), à type de métastases hépatiques dans 37 cas (82,2 %), de métastases pulmonaires dans huit cas (17,8 %) et de métastases à la fois hépatiques et pulmonaires dans six cas. Selon la classification de Dukes six patients(4 %) étaient stade I TNM, 61 stade II TNM (40,7 %), 51 stade III (34 %) et 32 stade IV TNM (34 %). Une chimiothérapie adjuvante était réalisée dans 60 cas des cancers coliques (à partir d'un stade II TNM). Une radiothérapie néoadjuvante était réalisée chez 33 patients porteurs d'un adénocarcinome rectal à la dose de 45 Gy. Une chimiothérapie systémique adjuvante était réalisée chez cinq patients porteurs d'un adénocarcinome rectal. Avec un recul moyen de 46 mois (extrêmes 5 à 96 mois), 35 sont perdus de vu, 52 patients sont décédés (Dix décès postopératoires) et 63 sont vivants à la date de point. La survie médiane globale est de 20 mois avec un intervalle de confiance (IC 95 %) allant de 18,2 à 21,9 mois. Les taux de survie, tous stades confondus, à un an et cinq ans sont respectivement de 92,8 et 26,3 %. Différents facteurs pronostiques étaient identifiés en analyse univariée après analyse de la survie selon Kaplan-Meier et comparaison des taux de survie par le test du Log-rank (p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Recommandations pour la pratique clinique. Standards, Options et Recommandations 2004 pour la prise en charge des patients atteints d’adénocarcinomes de l’estomac, cancers du cardia, autres types histologiques exclus (évaluation des thérapeutiques)

  • Contexte : La Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC) et les Centres régionaux de lutte contre le cancer (CRLCC), en collaboration avec des partenaires des secteurs public (CHU, CHG), privé et certaines sociétés savantes ont entrepris, depuis 1993, d’élaborer des recommandations pour la pratique clinique en cancérologie : les Standards, Options et Recommandations (SOR). L’objectif de l’opération SOR est d’améliorer la qualité et l’efficience des soins aux patients atteints de cancer en fournissant aux praticiens une aide à la décision facilement utilisable. Objectifs : Définir sur la base d’une revue des données scientifiques de la littérature, des recommandations pour la prise en charge diagnostique et thérapeutique et la surveillance après traitement des patients atteints d’adénocarcinomes de l’estomac. Les recommandations présentées dans cet article ne présentent que les recommandations relatives à l’évolution des traitements. La prise en charge des cancers du cardia, des linites gastriques et des autres types histologiques n’a pas été abordée. Méthodes : La méthodologie d’élaboration des SOR repose sur une revue et une analyse critique des données de la littérature scientifique par un groupe d’experts pluridisciplinaire, permettant de définir, sur la base du niveau de preuve scientifique et du jugement argumenté des experts, des « Standards », des « Options » et des « Recommandations ». Avant publication, les SOR sont revus par des experts indépendants. Résultats : Ce rapport présente la synthèse des données concernant l’évaluation des thérapeutiques. La prise en charge diagnostique, la stratégie thérapeutique et de surveillance sont disponibles sur le site Internet de la FNCLCC. Les principales questions posées concernent le type de gastrectomie à réaliser, gastrectomie totale ou gastrectomie subtotale, l’étendue de la lymphadenectomie (D2, D3 versus D1 , D3, D2 versus D4), la place de la chimiothérapie après exérèse chirurgicale et la place de la radiochimiothérapie après exérèse chirurgicale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Kératose actinique et carcinomes épidermoïdes du sujet âgé

  • Kératose actinique et carcinomes épidermoïdes du sujet âgé. L’augmentation de l’espérance de vie et la modification des habitudes de la population vis-à-vis de l’exposition aux rayons ultraviolets ont conduit à l’augmentation d’incidence des kératoses actiniques et des carcinomes épidermoïdes cutanés. Il n’existe pas de recommandation spécifique pour le sujet très âgé « fragile » mais elles ne différeraient pas beaucoup des recommandations concertant les sujets plus jeunes. Les kératoses actiniques sont fréquentes : 1 homme sur 3 et 1 femme sur 5 après 70 ans. En l’absence de traitement, les kératoses actiniques peuvent évoluer vers un carcinome épidermoïde, justifiant l’intérêt d’une prise en charge systématique et précoce des kératoses actiniques par cryothérapie (azote liquide), photothérapie dynamique, crème à base de 5-fluoro-uracile (5-FU), imiquimod ou mébutate d’ingénol. Le carcinome épidermoïde cutané est à risque de métastase, son incidence est également importante chez le sujet âgé et surtout chez l’homme. Il peut être de localisation cutanée ou muqueuse. Il existe des formes de carcinome épidermoïde in situ ou maladie de Bowen cutanée ou muqueuse accessibles à la cryothérapie, au 5-FU, à l’imiquimod ou à la photothérapie dynamique en alternative à la chirurgie. Le carcinome épidermoïde a un risque évolutif principalement local, avec atteinte des organes nobles adjacents, mais également régional, avec un risque non négligeable de métastases ganglionnaires et viscérales (poumons, foie en particulier). La prise en charge doit être encadrée par une réunion de concertation pluridisciplinaire, en présence éventuellement de la personne de confiance si le patient a des troubles cognitifs , au mieux, la présence d’un gériatre ou oncogériatre est recommandée lors de cette réunion. Le plus souvent, un traitement actif est envisagé, et l’exérèse chirurgicale est le traitement de référence. Si une anesthésie générale est requise, des comorbidités importantes peuvent être une limitation à un geste chirurgical. Pour les carcinomes épidermoïdes inopérables, la radiothérapie externe, la curiethérapie et la radiochimiothérapie sont parfois proposées. Les carcinomes épidermoïdes métastatiques sont de traitement complexe chez le sujet âgé car les chimiothérapies sont mal supportées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Place du traitement conservateur dans les carcinomes canalaires in situ du sein.

  • Encore en 1994, le traitement des carcinomes canalaires in situ du sein (CCIS), demeure très controversé. Ceci tient à deux éléments: les traitements possibles sont très différents, et les critères de choix sont en pleine mutation. Les options possibles sont : La mastectomie totale avec ou sans curage axillaire. La tumorectomie suivie d'irradiation locorégionale. La tumorectomie simple. Et pour chacune de ces options, un traitement par Tamoxifène peut être ajouté. Les critères de choix reposent sur ce que nous savons de l'histoire naturelle complexe de ces lésions. Et dans ce domaine, plusieurs a priori sont en train d'être sérieusement révisés. En effet, toutes les notions anciennes ont été établies à partir des lésions de l'époque, qui étaient volumineuses, diagnostiquées tardivement et jamais traitées de manière conservatrice. Or, la réalité lésionnelle est tout autre aujourd'hui, les foyers étant plus « jeunes » dans leur évolution et naturellement bien plus petits. Et il semble bien que l'histoire naturelle des CCIS de petite taille soit assez différente de celle de lésions plus volumineuses : les lésions vues actuellement sont beaucoup moins multifocales et multicentriques qu'on ne le croyait. La progression d'un petit foyer de CCIS se fait essentiellement de manière segmentaire. De même, le risque de micro-invasion occulte est sûrement plus faible qu'on ne le pensait, même si ce risque demeure. Le risque d'envahissement ganglionnaire axillaire (révélant un foyer infiltrant méconnu) doit être sérieusement reconsidéré à la baisse. Enfin, le dogme de la radio-résistance, qui n'était basé sur aucune étude radiobiologique approfondie, s'effrite devant les résultats publiés des associations radio-chirurgicales. Ainsi, en tenant compte de ces nouveaux éléments, en faisant la part des critères certains et de ceux probables aujourd'hui, un arbre décisionnel est envisageable dès maintenant, permettant de traiter de manière conservatrice un certain nombre de CCIS. La plus grande vigilance demeure cependant. Nous savons que, dans le cancer infiltrant, un recul de 10 ans est un minimum pour juger valablement des résultas obtenus. Dans le cadre bien particulier de ces lésions in situ, ce recul est peut-être plus long encore , il n'est en tout cas sûrement pas plus court. Or, aucune étude concernant les traitements conservateurs ne dépasse 3 à 4 ans de recul moyen à l'heure actuelle.

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Traitement conservateur des adénocarcinomes de la jonction anorectale par radiothérapie préopératoire et résection intersphinctérienne.

  • But: Les adénocarcinomes de la jonction anorectale, en particulier les lésions T3, sont habituellement traités par une amputation abdominopérinéale. Le but de cette étude était d'évaluer les résultats oncologiques et fonctionnels après traitement radiochirurgical conservateur de cancers de la jonction anorectale. Méthodes: De 1990 à 1999, parmi 395 patients opérés d'un cancer du rectum, 31 ont eu une chirurgie conservatrice pour une tumeur située entre 2 et 4,5 cm (moyenne: 3,6) de la marge anale. Il y avait 16 hommes et 15 femmes, d'âge moyen 62 ans (extrêmes: 30-86). Les lésions étaient réparties de la façon suivante: 5 T2, 23 T3 et 3 T4, 17 étaient N1 et 3 M1. Une radiothérapie préopératoire a été réalisée chez 26 patients (dose 46 Gy, extrêmes: 36-54), en association avec une chimiothérapie concomitante dans 14 cas. Six semaines plus tard, une résection rectale était réalisée, enlevant une partie ou la totalité du sphincter interne. Les anastomoses colo-anales étaient associées à un réservoir colique en J dans 22 cas et à une stomie de protection dans tous les cas. Résultats: Il n'y a pas eu de mortalité postopératoire. Sept complications sont survenues: trois fistules anastomotiques, trois hémorragies pelviennes, une pancréatite aiguë. Trois patients ont gardé une stomie définitive. Après radiothérapie, un down staging (pT0-2 N0) a été observé dans 46 % des cas (12/26). La marge de résection distale était de 2,2 cm (extrêmes: 1-3) microscopiquement saine dans tous les cas. La marge de résection latérale était non envahie (≥1 mm) dans 97 % des cas. Avec un recul de 36 mois, aucune récidive locale n'a été suspectée. Vingt-six patients (84 %) étaient vivants, 23 sans récidive. La moitié des patients avaient une continence normale, l'autre moitié des fuites mineures occasionnelles. Les résultats fonctionnels étaient meilleurs avec un réservoir colique. Conclusion: Le traitement conservateur des adénocarcinomes de la jonction anorectale est possible sans compromettre le contrôle pelvien et la survie des patients. La radiothérapie préopératoire et la résection intersphinctérienne ont permis d'obtenir des marges de résection distales et latérales saines.

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Exerese en deux temps des carcinomes cutanes etendus de la face. Etude retrospective de 80 malades.

  • Introduction. L'exérèse complète des carcinomes cutanés étendus est une nécessité qui impose des techniques appropriées. Électrocoagulation, radiothérapie, exérèse chirurgicale avec examen extemporané, cryochirurgie et technique en deux temps ont été proposées. Cette dernière consiste en l'exérèse chirurgicale de la tumeur, suivie d'un recouvrement par une greffe ou un lambeau 3 ou 4 jours plus tard, délai nécessaire à l'examen histologique conventionnel. Malades et méthodes. Afin de préciser la validité de la technique en deux temps et le taux de récidive à long terme , nous avons réalisé une étude rétrospective comprenant 80 malades, suivis pendant une période de 2 à 8 ans. Cinq facteurs de risque ont été étudiés (Kaplan-Meier) : le sexe, l'âge, la topographie, le type histologique et l'existence ou non d'un traitement antérieur. Le sex-ratio était de 0,48. Cinquante-deux pour cent de la population avait plus de 70 ans. Cinquante-cinq pour cent des tumeurs siégeaient au niveau du nez. Il s'agissait de lésions ayant récidivé une ou plusieurs fois, après chirurgie, électrocoagulation ou radiothérapie, dans 32,5 p. 100 des cas. Les types histologiques étaient représentés par 87 p. 100 de carcinomes basocellulaires (dont 26 p. 100 de carcinomes basocellulaires sclérodermiformes) et 13 p. 100 de carcinomes épidermoïdes. Résultats. Après le premier temps opératoire, l'exérèse était extra-lésionnelle dans 69 p. 100 des cas. Les autres cas ont fait l'objet d'une ou plusieurs reprises chirurgicales, jusqu'à atteindre le tissu sain. Parmi les 80 malades inclus dans cette étude, 4 malades ont été perdus de vue , 18,4 p. 100 de récidives ont été observées, dont 8 récidives précoces et 6 récidives tardives. Aucun des facteurs de risque étudiés n'a pu être mis en évidence de manière significative, toutefois on signale une tendance à la récidive plus importante pour les carcinomes épidermoïdes que pour les carcinomes basocellulaires. Conclusion. Des pourcentages variables de récidive ont été rapportés dans la littérature. Seule l'exérèse chirurgicale avec examen extemporané (technique de Mohs), permet un taux de récidive très bas. La technique en deux temps, moins performante que la technique extemporanée mais de réalisation plus facile, est une alternative satisfaisante, dans le traitement des formes sévères des carcinomes cutanés de la face.

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Traitement endoscopique palliatif des adénocarcinomes de l'ampoule de Vater: résultats à moyen et long terme.

  • Le traitement palliatif endoscopique des tumeurs de l'ampoule de Vater a de bons résultats symptomatiques à court terme mais ses résultats à long terme sont mal connus. Le but de ce travail a été d'analyser l'évolution de 17 adénocarcinomes de l'ampoule de Vater traités palliativement par endoscopie et suivis sur une période pouvant aller jusqu'a 5 ans. De janvier 1985 à décembre 1989, le diagnostic d'adénocarcinome de l'ampoule de Vater a été porté chez 35 malades. Pour 18 malades un traitement chirurgical curatif a pu être effectué, pour les 17 restants un traitement palliatif endoscopique a été proposé en raison d'une extension métastatique ou d'une contre-indication chirurgicale. Le traitement endoscopique comportait toujours une sphinctérotomie endoscopique (SE) et, selon les cas, la mise en place d'une endoprothèse biliaire. Tous ces malades ont été suivis jusqu'à leur décès ou jusqu'au 30 septembre 1990. Le traitement endoscopique a été possible chez 13 des 17 malades (SE seule dans 10 cas, SE+ prothèse dans 3 cas) et a permis une amélioration symptomatique rapide. Chez 4 malades, la SE n'a pu être réalisée (volumineuse tumeur dans 2 cas, présence d'un diverticule duodénal dans 2 cas). L'ictère et/ou l'angiocholite ont constamment récidivé dans un délai de 1 à 44 semaines que la sphinctérotomie soit associée ou non à la mise en place d'une prothèse. Toutes les récidives, sauf une, ont été à nouveau traitées favorablement par voie endoscopique (élargissement de la SE dans 6 cas, mise en place ou changement de prothèse dans 6 cas). A plus long terme: 11 malades sont décédés entre 7 jours et 27 mois après la SE avec une médiane de survie de 10 mois, 2 malades étaient vivants 18 et 60 mois après la SE respectivement, 5 malades ont eu une intervention chirurgicale palliative, 4 d'emblée du fait de l'échec de la SE et 1 lors d'une récidive de l'angiocholite, ces 5 malades sont décédés 2 à 24 jours après l'opération. Ce travail démontre que dans les adénocarcinomes de l'ampoule de Vater le traitement endoscopique palliatif permet une survie médiane de l'ordre de 10 mois. Les récidives symptomatiques sont fréquentes mais peuvent être traitées à nouveau par voie endoscopique.

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Place du curage ganglionnaire après chimioradiothérapie dans les carcinomes épidermoïdes des voies aérodigestives supérieures avec atteinte ganglionnaire initiale (nasopharynx exclu)

  • La place du curage ganglionnaire en cas de chimioradiothérapie pour les carcinomes épidermoïdes des voies aérodigestives supérieures est controversée. En dehors des discussions de curage avant la chimioradiothérapie pour des adénopathies kystiques et/ou de stade N2a, il est validé de ne faire un curage pour adénopathie de stade N1 qu’en cas de réponse incomplète. La question est débattue pour les adénopathies de stade N2 et plus encore pour les quelques de stade N3 en réponse complète, car la corrélation entre réponse clinicoradiologique et histologie est imparfaite. Les taux de réponse sont supérieurs ou egaux à 60 % et il y a moins de ou égal à 10 % d’échecs ganglionnaires isolés après chimioradiothérapie avec les protocoles optimisés actuels. Baser la décision de curage sur la réponse permettrait d’éviter plus de ou égal à 50 % de curages inutiles pour les adénopathies de stades N2-N3, mais il reste à identifier le sous-groupe de patients en situation de mauvaise réponse pour lesquels différer le curage serait délétère. La tomographie à émission de positons au 18-fluoro-déoxy-glucose (TEP) à quatre mois avec une SUV seuil de 3 a une valeur prédictive négative supérieure à 95 %, permettant d’éviter un curage inutile devant un ganglion douteux sur scanner injecté. Cependant, le niveau de preuve pour valider la place de la TEP reste à confirmer. Un curage sélectif basé sur les constats radiologiques et peropératoires et non sur le stade initial permet de limiter la morbidité et préserver la qualité de vie sans augmenter le risque d’échec. Les traitements adjuvants régionaux comme la curiethérapie péri-opératoire ou une nouvelle radiothérapie externe en cas de tumeur viable sur pièce de curage doivent être discutés au cas par cas. Les traitements systémiques visant à diminuer le risque métastatique en cas d’adénopathie de stade N3 restent à évaluer.

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Les tumeurs du rein qui ne sont pas des carcinomes à cellules claires. État des lieux en 2008

  • Près de 20 % des tumeurs du rein ne sont pas des cancers à cellules claires et leur classification est continuellement réajustée en fonction des données de la cytogénétique et de la biologie moléculaire. Mais les examens moléculaires sont coûteux et ne peuvent remplacer le diagnostic histologique. Nous rappelons ici aux anatomopathologistes les éléments du diagnostic morphologique et immuno-histochimique des tumeurs du rein non à cellules claires de l’adulte. Le groupe le plus fréquent, celui des carcinomes papillaires, est complexe et disparate. On y individualise des carcinomes de bas grade (carcinome papillaire de type 1, carcinome papillaire à cellules oncocytaires…) et des carcinomes de haut grade (carcinome papillaire de type 2, carcinome papillaire juvénile et divers carcinomes inclassés). Soulignons que les carcinomes papillaires juvéniles ont été reclassés en carcinomes avec translocation MITF. Les carcinomes tubulomucineux et les carcinomes tubulokystiques sont des carcinomes de bas grade, nouvellement décrits, plus tubuleux que papillaires. Le groupe des carcinomes de Bellini doit disparaître, la plupart de ces carcinomes sont à considérer comme des carcinomes urotheliaux à développement entièrement intrarénal, les autres comme des carcinomes papillaires de haut grade ou inclassables. Les carcinomes sarcomatoïdes correspondent à un mode évolutif tumoral de haut grade pouvant se développer à partir de tout type histologique de carcinome rénal. Le groupe des oncocytomes/chromophobes est un spectre allant d’une tumeur bénigne, à un carcinome de bas grade, voire de haut grade, parfois sarcomatoïde. De telles tumeurs peuvent être multiples et associées dans le cadre de l’oncocytomatose et/ou d’un syndrome de Birt-Hogg-Dube, avec parfois une morphologie « hybride ». Le groupe angiomyolipome/pécome, comporte l’angiomyolipome sporadique et l’angiomyolipome familial (sclérose tubéreuse de Bourneville) qui est une lésion bénigne dans la grande majorité des cas, sauf dans de rares cas d’angiomyolipomes épithélioïdes (pécome malin). Le groupe des

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Carcinomes intraépithéliaux et carcinomes invasifs de la vulve, du vagin et du pénis en Ile-de-France. Enquête PETRI portant sur 423 cas.

  • Introduction. Les cancers des organes génitaux externes et du vagin sont des tumeurs dont l'incidence est mal connue en Ile-de-France. L'objectif de cette étude était d'évaluer la fréquence comparée des carcinomes intra-épithéliaux et des cancers invasifs de la vulve, du vagin et du pénis, ainsi que leur répartition en fonction de l'âge. Malades et méthodes. La stratégie retenue a été celle d'une enquête prospective impliquant les laboratoires d'anatomie pathologique privés et publics de Paris et des 7 départements de l'Ile-de-France. Quatre cent vingt-trois prélèvements génitaux ont été analysés : 160 provenaient de la vulve, 151 du vagin et 112 du pénis. Résultats. L'âge moyen des malades était de 45 ans. Pour les trois sites anatomiques le pic de fréquence de biopsies génitales correspondait à la classe d'âge 25-34 ans. Les carcinomes intra-épithéliaux représentaient 77 p. 100 des biopsies (32 p. 100 de bas grade et 45 p. 100 de haut grade), les carcinomes épidermoïdes invasifs 21 p. 100 et les adénocarcinomes 2 p. 100. L'âge moyen des malades ayant un carcinome intra-épithélial de bas grade de la vulve était de 34 ans, de 40 ans pour le vagin et de 33 ans pour le pénis. Un délai de 3 à 7 ans séparait l'âge moyen des malades ayant un carcinome intra-épithélial de bas grade de l'âge moyen de ceux ayant une néoplasie de haut grade. Les carcinomes intra-épithéliaux de haut grade avaient un pic de fréquence dans la même classe d'âge pour les trois localisations (25-34 ans) et le risque de développer un carcinome intra-épithélial de haut grade des organes génitaux externes était plus important entre 25-35 ans et entre 35-45 ans au niveau du vagin. L'âge moyen des malades atteints de carcinomes invasifs était de 62 ans pour la vulve, 59 ans pour le vagin et 68 ans pour le pénis. Conclusion. La corrélation entre l'âge d'apparition et de développement des carcinomes intra-épithéliaux de la vulve et du pénis suppose un facteur étiologique commun. La découverte d'un carcinome intra-épithélial à un niveau quelconque de la sphère génitale justifie l'examen clinique, colposcopique et la surveillance de l'ensemble de la muqueuse anogénitale.

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Carcinomes verruqueux des membres inférieurs.

  • Introduction. Le carcinome verruqueux est un carcinome épidermoïde bien différencié, de bas grade de malignité, rare, atteignant la peau ou les muqueuses. L'évolution est lente et le diagnostic souvent retardé. Nous avons étudié l'épidémiologie et le suivi à long terme d'une série de carcinomes verruqueux des membres inférieurs. Malades et méthodes. Il s'agissait d'une étude rétrospective portant sur 12 malades (huit femmes, quatre hommes) atteints d'un carcinome verruqueux des membres inférieurs diagnostiqué entre 1978 et 2005. Les données ont été obtenues par l'analyse des dossiers médicaux et l'interrogatoire des médecins. Résultats. L'âge moyen des malades était de 78 ans (66-97 ans). Chez 11 malades, le carcinome verruqueux s'était développé sur une lésion préexistante qui était soit un ulcère veineux (cinq cas), soit un ulcère mixte (trois cas), soit une cicatrice de brûlure (deux cas), soit une ulcération post-traumatique (un cas). Le délai moyen entre le début des lésions préexistantes et le diagnostic de carcinome verruqueux était de 28 ans. Neuf malades avaient un envahissement locorégional (huit atteintes osseuses, trois adénomégalies). Aucune atteinte viscérale n'a été décelée. Trois malades ont reçu des traitements médicaux, sans efficacité. Deux d'entre eux ont eu un traitement chirurgical secondaire. Neuf malades ont été traités chirurgicalement (six amputations, trois exérèses locales). Quatre malades ont été perdus de vue, quatre sont décédés, trois étaient sans récidive et un gardait une plaie chronique après chirurgie. Discussion. Le carcinome verruqueux du membre inférieur touche le sujet âgé (hommes et femmes) et survient sur des ulcérations chroniques en particulier d'origine veineuse. La présentation clinique est évocatrice mais le diagnostic anatomopathologique est difficile, surtout en cas de surinfection. Des biopsies répétées et profondes sont nécessaires afin de limiter le retard diagnostique. L'invasion est essentiellement locorégionale, les localisations viscérales sont exceptionnelles. Les traitements médicaux sont inefficaces voire délétères et seul le traitement chirurgical est à envisager. Une surveillance régulière s'impose devant le risque de récidive, mais le carcinome verruqueux ne semble pas affecter directement la survie des malades.

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Chimiotherapie adjuvante apres chirurgie dans les carcinomes colo-rectaux non metastatiques (résultats de 2 ans à propos de 52 cas).

  • Objectifs: la chimiothérapie post-opératoire représente à l'heure actuelle un standard thérapeutique pour les formes de cancer colique stades B2 ou Cde Dukes.Nous présentons l'expér ence de l'ISA concernant cette option thérapeutique. Patients et méthodes: De décembre 1989 à août 1996, 52 patient (25H/27F) initialement traités par chirurgie curative pour adenocarcinome colique (39) ou rectal (13 patients), stades B2(14) et C (38) de Dukes ont été proposés pour une chimiothérapie adjuvante post-opératoire par 5-Fluorouracile-levamisole (FU-Lév), 5Fluorouracile-acide folinique(FU-Fol) ou 5Fluorouracile seul. Résultats: L'âge moyen était de 47,23 ans (16 à 77) et le délai moyen au diagnostic initial de 6,5 mois. L'association Fu-Lev a été administrée à 19 patients dont 58% ont eu un traitement compter d'une année alors que le 5-FU seul a été prescrit chez 7 patients à raison de 5,2 cycles en moyenne, 64% ayant reçu les 6 cycles complets.Les 31 patients du protocole FU-Fol (31 patients) ont reçu 158 cycles au total, soit en moyenne 5,2 cures/patient pendant une durée moyenne de 1,7 mois, 64% d'entre eux ont eu ont les 6 cycles prévus par le protocole. La toxicité a eté essentiellement digestive faite de Diarrhée ou douleurs abdominales, mucite ou pius rarement hématologique à type de leucopénie. Avec un recul moyen de respectivement de 25,8 mois (3 à 112), les survies actuarielles globales à 2 ans et 3 ans sont de 60 et 30%.Elles sont de 78 et 40% pour !es stades B2 versus 63 et 30% pour les lésions stade C de Dukes.Selon le protocole utilisé les survies actuarielles globales à 2 et 3 ans sont de 83 et 57% pour le 5FU-Lévamisole versus 80 et 33% pour le protocole FU-Fol. Conclusion: Malgré le recul encore insuffisant de notre étude, les résultats à 2 ans confirment l'intérêt de la chimiothérapie adjuvante dans les cancers colo-rectaux B2 et C de Dukes.Il est cependant à signaler que nos patients avaient fréquemment des tumeurs et/ou perforées, ce qui rendait les chances d'une éxérèse carcinologiquement complète difficiles.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov