Carcinome verruqueux [ Publications ]

carcinome verruqueux [ Publications ]

Publications > carcinome verruqueux

  • Introduction. Le groupe des carcinomes verruqueux pose souvent de délicats problèmes nosologiques. En fonction du site la dénomination peut varier. Les auteurs rapportent quatre observations appartenant à cette famille. Cas cliniques. Les quatre observations de carcinome verruqueux concernaient des hommes, âgés respectivement de 76 ans, 52 ans, 76 ans et 55 ans au moment du diagnostic. Dans le premier cas, le carcinome verruqueux était apparu sur un ulcère variqueux chronique de la face antéro-externe de la jambe droite. Dans la deuxième observation, la lésion se localisait sur la face externe de la jambe droite, en regard d'une zone qui était le siège de microtraumatismes répétés. C'est dans ce cas que l'HPV 18 a été isolé. Le troisième malade avait une lésion végétante de la face dorsale de la main droite, mimant une verrue. Quant au quatrième malade dont l'observation était ancienne, il avait vu apparaître en quelques années une volumineuse tumeur sur une ulcération malléolaire interne gauche, post-traumatique et entretenue par une insuffisance veineuse. Commentaires. Les trois cas récents n'ont posé aucun problème diagnostique, contrairement à l'observation la plus ancienne qui, lors de sa publication en 1969, avait reçu l'étiquette de pyodermite végétante, diagnostic corrigé ultérieurement. Ceci illustre bien les problèmes nosologiques observés dans cette forme particulière de carcinome épidermoïde, souvent impressionnant cliniquement mais faussement rassurant en histologie. Le groupe des carcinomes verruqueux rassemble différentes lésions cutanées ou muqueuses dont certaines ont été antérieurement dénommées papillomatose orale floride, condylome acuminé de Buschke-Löwenstein, pyodermite végétante pseudo-épithéliomateuse. L'épithélioma cuniculatum, dans un but de simplification, a été intégré à ce groupe bien qu'il s'agisse d'une entité originale ne correspondant qu'à de rares cas. Conclusion. Le diagnostic anatomo-pathologique du carcinome verruqueux nécessite une biopsie large et profonde. Le traitement de choix reste la chirurgie, suivie d'une surveillance régulière comme pour toute tumeur maligne.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Carcinome verruqueux de la langue survenu sur des lésions de lichen plan.

  • Introduction. Le carcinome verruqueux de la cavité buccale, est une entité rare, autrefois controversée. Son étiopathogénie reste débattue, notamment quant à ses rapports avec le lichen plan. Nous rapportons un cas de carcinome verruqueux de la langue apparu sur des lésions de lichen plan évoluant depuis plusieurs années. Observation. Un homme âgé de 78 ans, non-fumeur, avait des antécédents de lichen plan cutané. Il consultait pour des lésions de lichen plan buccal du palais et de la langue. Un traitement par trétinoïne locale l'améliorait de façon spectaculaire et permettait une rémission durant 5 ans. L'arrêt du traitement pendant quelques mois entraînait une récidive du lichen puis l'apparition sur la langue de néoformations végétantes, verruqueuses, blanchâtres, en choux-fleurs. La biopsie confirmait la suspicion clinique de carcinome verruqueux. Une résection monobloc par laser était entreprise. Trois mois plus tard, une récidive survenait. Une chimiothérapie, associant isotrétinoïne et méthotrexate, faisait disparaître rapidement les lésions. Un an plus tard, la rémission persistait sous traitement. Discussion. Le carcinome verruqueux est une tumeur orale rare, exophytique en chou-fleur, à croissance lente, sans potentiel métastatique. Son potentiel d'agressivité locale, son caractère invasifet récidivant contrastent avec son apparente bénignité histologique. Malgré l'impression clinique de malignité, les examens histologiques ne révèlent qu'une papillomatose avec acanthose, une dysplasie à des degrés variables, sans franchissement de la basale. La survenue sur lichen plan peut paraître « classique », mais elle n'est que très rarement rapportée dans la littérature. Le traitement est mal codifié. Une chimiothérapie complémentaire nous semble utile pour prévenir les récidives.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Carcinome verruqueux buccal et infection à papillomavirus.

  • Introduction. Le carcinome verruqueux de la cavité buccale est une forme clinique du carcinome épidermoïde. L'infection à papillomavirus humain (PVH) serait un facteur de risque significatif dans cette carcinogenèse comme l'illustre notre observation. Observation. Une femme de 72 ans avait des antécédents de chéilite actinique. Elle consultait pour une volumineuse tumeur des lèvres et du palais. L'examen clinique montrait une tumeur labiale végétante et bourgeonnante, très infiltrée, à bord épais. Sur les palais dur et mou, siégeaient de volumineuses masses charnues et fermes. La biopsie des deux localisations concluait à un carcinome épidermoïde bien différencié de type verruqueux avec infiltration du chorion. L'étude en immunohistochimie montrait un marquage des boyaux tumoraux par un PVH de type 16. Le scanner centrofacial objectivait un envahissement des fosses nasales, du palais mou et des lèvres avec lyse de l'arcade maxillaire supérieure et du palais osseux. La malade décédait quelques jours avant le début d'une chimiothérapie préopératoire dans un tableau d'altération sévère de l'état général. Discussion. Le carcinome verruqueux est un véritable cancer de bas grade bien différencié. Il se présente sous forme d'une prolifération verruqueuse exophytique et mamelonnée et évolue sur plusieurs années. Le diagnostic positif repose sur l'examen histologique. La prise en charge n'est pas codifiée. La chirurgie reste le traitement de choix et les récidives sont fréquentes lorsque l'envahissement locorégional est important.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Carcinome verruqueux du rein: à propos de deux cas.

  • Le carcinome verruqueux est une forme inhabituelle de carcinome épidermoïde bien différencié kératinisant, initialement décrit au niveau de la sphère ORL, sa localisation au niveau du rein est rare , ses facteurs de risque sont représentés essentiellement par les lithiases et/ou l'infection urinaire, la symptomatologie clinique est non spécifique , le diagnostic est facilité par les explorations radiologiques et particulièrement le couple urographie intraveineuse (UIV)/échographie, le diagnostic de certitude est anatomopathologique. La néphro-urétérectomie avec résection d'une collerette vésicale est le traitement de choix. Nous en rapportons deux observations afin de préciser les aspects anatomocliniques de ce type de carcinome et de discuter son pronostic.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le carcinome verruqueux de la vulve: à propos de quatre cas.

  • Le cancer verruqueux de la vulve est une variante rare et bien différenciéedu carcinome épidermoïdedont les particularités diagnostiques, thérapeutiques et pronostiques méritent d’être distinguées. Il se caractérise par son importante croissance exophytique sans infiltration de la membrane basale. Son évolution est surtout locale rarement métastatique. Il est l'indication d'un traitement chirurgical exclusif avec exérèse large sans curage ganglionnaire de principe. La radiothérapie n'apporte aucun bénéfice en survie. Le pronostic est relativement bon mais grevé par les récidives locales. Nous rapportons quatre cas de carcinome verruqueux de la vulve colligés au Service de Chirurgieà l'Institut National d'Oncologie Rabat, nous discuterons à travers une revue de littérature, leurs modalités diagnostiques thérapeutiques et évolutives.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le carcinome verruqueux du larynx. Une tumeur rare, de diagnostic difficile.

  • Objectifs : les auteurs rapportent les particularités du carcinome verruqueux, dont la localisation laryngée est rare. Matériels et Méthode : à partir d'une observation, les délais du diagnostic, les difficultés dans son établissement et les protocoles thérapeutiques sont discutés au travers d'une revue de la littérature. Résultats : le diagnostic anatomopathologique du carcinome verruqueux laryngé est difficile, rendant compte d'un grand nombre d'erreurs et de retards dans sa prise en charge. La radiothérapie reste discutée conférant une place de choix à la chirurgie. Conclusion : le carcinome verruqueux du larynx est une lésion de diagnostic difficile. Sa lenteur d'évolution et son absence habituelle de diffusion métastatique rendent compte de son bon pronostic.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le carcinome verruqueux oral.

  • Le carcinome verruqueux est une forme rare, de bas grade et bien différenciée de carcinome épidermoïde rencontrée sur les surfaces muqueuses et cutanées. Il s'agit d'une tumeur à croissance lente et localement agressive dont le traitement de choix est une exérèse chirurgicale en marges saines. Un cas de carcinome verruqueux oral particulièrement agressif est présenté avec son histoire médicale. Son diagnostic différentiel est difficile et requiert la confrontation des données cliniques et pathologiques. Dans ce travail, l'accent est mis sur l'importance de ne pas méconnaître la nature potentiellement maligne de cette lésion , en effet, dans 20 % des cas de carcinome verruqueux, il existe des foyers de carcinome épidermoïde. Une revue de la littérature et un diagnostic différentiel de cette lésion sont présentés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le cas clinique du mois. Un carcinome verruqueux du penis.

  • Le carcinome verruqueux du pénis est une tumeur rare, qui représente une variante du carcinome épidermoïde. La terminologie entre carcinome verruqueux, tumeur de Buschke-Löwenstein et condylome acuminé est actuellement controversé. Une revue de la littérature montre que la présence ou l’absence d’ADN du Papillomavirus Humain est utile au diagnostic. Les auteurs rapportent un cas de carcinome verruqueux entreprenant la totalité du pénis chez un patient circoncis durant son enfance.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov