Carcinome hepatocellulaire [ Publications ]

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  • Objectifs. - a) Décrire la sémiologie en imagerie par résonance magnétique et en tomodensitométrie après artériographie lipiodolée des nodules hépatiques chez des malades cirrhotiques susceptibles d'être opérés, b) Préciser l'apport respectif de l'imagerie par résonance magnétique et de la tomodensitométrie après artériographie lipiodolée dans la détection du carcinome hépatocellulaire. Méthodes. Vingt-quatre malades cirrhotiques suspects d'avoir un carcinome hépatocellulaire ont eu successivement une imagerie par résonance magnétique et une tomodensitométrie réalisée après artériographie lipiodolée. Trente quatre des 67 lésions décrites en tomodensitométrie et 28 des 52 lésions décrites en imagerie par résonance magnétique ont été vérifiées histologiquement. Résultats. En tomodensitométrie après artériographie lipiodolée, 44 % des carcinomes hépatocellulaires se sont révélés par une fixation dense homogène, 24 % par une fixation homogène mais peu dense. Seize lésions punctiformes ont été décrites. 4 correspondaient à des carcinomes hépatocellulaires, les 12 autres n'ont pu être caractérisées. En imagerie par résonance magnétique, 57 % des carcinomes hépatocellulaires étaient en hyper signal T1 et T2 (écho de spin ), 38 % en hyper signal T2 et iso ou hypo signal T1. Quatre-vingt six pour cent des lésions en hyper signal T1 et T2 étaient des carcinomes hépatocellulaires. En prenant l'analyse anatomopathologique comme référence, la sensibilité de la tomodensitométrie après artériographie lipiodolée (81 %) était supérieure à celle de l'imagerie par résonance magnétique (68 %). En prenant la tomodensitométrie après artériographie lipiodolée comme référence, la sensibilité de l'imagerie par résonance magnétique était de 47 ± 12 %. Conclusions. a) la sensibilité de la tomodensitométrie après artériographie lipiodolée était supérieure à celle de l'imagerie par résonance magnétique , b) les images homogènes peu denses correspondaient à des carcinomes hépatocellulaires dans au moins 50 % des cas, c) en imagerie par résonance magnétique, toute lésion au sein d'un foie cirrhotique ayant un hypersignal en T1 et en T2 était très suspecte d'être un carcinome hépatocellulaire, d) l'imagerie par résonance magnétique pourrait être indiquée en première intention afin de sélectionner les malades non chirurgicaux.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Dépistage du carcinome hépatocellulaire chez les patients atteints de cirrhose non compliquée en médecine libérale : enquête de pratiques auprès des médecins généralistes de 3 communes de Seine-Saint-Denis

  • La cirrhose est une pathologie fréquente et grave menaçant la vie des patients, du fait de la survenue de complications notamment du carcinome hépatocellulaire. Dans le but d’évaluer le degré de conformité des pratiques par rapport aux recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) éditées en 2007 pour la surveillance des patients atteints de cirrhose compensée et la prévention primaire des complications, tous les médecins généralistes libéraux exerçant dans trois communes limitrophes de Seine-Saint-Denis représentant un bassfin de population de 186 286 habitants ont été sollicités au cours du premier trimestre 2012 pour l’administration en face-à-face d’un questionnaire standardisé. À partir des 20 questions, les pratiques individuelles ont été analysées et un score de conformité restreint au dépistage du carcinome hépatocellulaire a été établi. Parmi les 106 praticiens recensés, 40 ont accepté de participer (85 % hommes, majoritairement installés à Aulnay-sous-Bois ou Sevran, depuis en moyenne de 22 ans). Les pratiques déclarées de prise en charge étaient hétérogènes et peu conformes aux recommandations (score moyen 1,9/3). L’intention de surveillance n’était pas influencée par l’origine ni par la sévérité de la cirrhose. L’intention de dépistage du carcinome hépatocellulaire était fondée sur des examens appropriés (échographie abdominale, dosage sérique d’alpha-fœtoprotéine) mais avec une périodicité semestrielle optimale dans moins de la moitié des cas. L’amélioration de la communication aux médecins généralistes exerçant en libéral des recommandations de la HAS concernant les patients atteints de cirrhose compensée pourrait optimiser la prescription des examens de surveillance du dépistage du carcinome hépatocellulaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

T régulateurs et carcinome hépatocellulaire : rôle des lymphocytes T régulateurs dans le contrôle de la réponse immune

  • Le carcinome hépatocellulaire (CHC) est le cinquième cancer le plus fréquent dans le monde et la troisième cause de mortalité liée au cancer. Le CHC survient plus fréquemment chez les hommes qui ont développé une cirrhose, le plus souvent consécutive à une infection chronique virale (VHC et VHB) ou à un abus d'alcool. A l'heure actuelle, les seuls traitements pour le CHC sont la résection ou la transplantation hépatique. Les mécanismes immunologiques sont très importants dans la surveillance de la malignité et dans le contrôle de la progression tumorale. Il a par ailleurs été décrit qu'une infiltration étendue de lymphocytes infiltrant la tumeur hépatique (TILs) était associée à une récidive réduite de la tumeur après résection. Cependant, la croissance continue de la tumeur, malgré l'infiltration de cellules T spécifiques à la fois à l'intérieur et autour de la tumeur, suggère un échec du contrôle immunitaire. De nombreux mécanismes ont été proposés pour expliquer cette altération de la réponse immune, mais il est apparu évident qu'il pouvait y avoir une inhibition directe des cellules effectrices par les lymphocytes T régulateurs qui joueraient un rôle dans la suppression de la réponse immune antitumorale. Initialement identifiés en situation de désordres immunologiques, telles certaines pathologies auto-immunes inflammatoires, les lymphocytes T régulateurs se caractérisent par leur capacité à inhiber la réponse T helper. Plusieurs sous-populations de cellules T régulatrices sont décrites à ce jour, mais les cellules T CD4+CD25+, FoxP3+ et les Tri restent les mieux caractérisées. Une implication directe des T CD4+CD25+ dans la malignité et dans le contrôle de la progression du CHC n'a pas été clairement définie à ce jour. Cependant, de études récentes ont montré que les T régulateurs et, en particulier, les Tri pouvaient être impliqués dans la chronicité de l'infection par le VHC et favoriser la progression du CHC, en modulant la réponse immune cellulaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cirrhose alcoolique. Dépistage du carcinome hépatocellulaire sur cirrhose.

  • ■ L'intérêt du dépistage aujourd'hui: Le dépistage du carcinome hépatocellulaire (CHC) est justifié par l'incidence élevée de ce cancer chez les malades atteints de cirrhose (3 à 5 % par an) et le fait que seule une tumeur de petite taille est actuellement accessible à un traitement curatif. Dans le passé, le dépistage du CHC a donné des résultats décevants en terme de curabilité et de survie, en particulier en Europe. Cependant, les progrès de l'échographie, la meilleure connaissance des facteurs de risque de survenue du CHC, et surtout l'avènement des thérapeutiques locales percutanées ont modifié profondément les données et justifient de réévaluer cette procédure. Les moyens de dépistage: Chez les malades atteints de cirrhose, sur tout d'origine alcoolique ou virale, le dépistage du CHC est principalement fondé sur l'échographie réalisée de façon périodique, le plus souvent tous les 6 mois. La meilleure périodicité n'est cependant pas connue. Le dosage de l'alpha-fœtoprotéine sérique n'a qu'une place limitée du fait de ses mauvaises sensibilité et spécificité. La confirmation du diagnostic de CHC est fondée principalement sur l'imagerie (tomodensitométrie spiralée et/ou imagerie par résonnance magnétique) et/ou l'histologie (biopsie échoguidée). La preuve histologique peut être difficile à obtenir, ce qui justifie de se limiter souvent à un diagnostic probabiliste, qui repose principalement sur la coexistence de facteurs de risque et d'une hypervascularisation artérielle du nodule. ■ Du dépistage au traitement précoce: Le dépistage échographique permet de plus en plus souvent de faire le diagnostic de CHC à un stade précoce, potentiellement curable par transplantation, résection, ou destruction locale percutanée. Ces dernières méthodes, fondées sur la destruction de la tumeur par des agents chimiques ou physiques, sont faiblement vulnérantes et n'ont que peu de contre-indications, ce qui permet de proposer un traitement à visée curative à un grand nombre de malades dépistés. La réalisation d'études prospectives de grande ampleur pourrait aboutir, dans les années qui viennent, à la validation de cette politique fondée sur le couple dépistage-traitement précoce.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'imagerie dans le dépistage et le diagnostic du carcinome hépatocellulaire sur foie de cirrhose en Tunisie. A propos de 30 cas.

  • L'objectif de notre étude est d'exposer, à travers 30 cas de CHC sur foie de cirrhose et une revue de la littérature, notre conduite pratique de dépistage puis de caractérisation de ce cancer qui est actuellement un problème de santé publique en Tunisie. Méthodes : Le dépistage a été effectué tous les 6 mois par la pratique systématique du couple « échographie / alpha-foetoprotéine » chez les patients cirrhotiques. Une échographie de contraste, et ou une TDM, et ou une IRM ont été pratiquées lors de la découverte d'un nodule à l'échographie ou de l'élévation isolée de l'AFP. 30 cas de CHC ont été identifiés. Résultats: L'échographie a mis en évidence un nodule unique dans 46 % des cas, des nodules multiples dans 50 % des cas, et aucune lésion décelable dans 4 % des cas. La taille lésionnelle a varié entre 8 mm et 140 mm. La forme hyperéchogène hétérogène a été la plus fréquente (41 % des cas). Le caractère hypervasculaire a été authentifié au doppler dans 20 % des cas. L'alpha-foetoprotéine avait une sensibilité et une spécificité respectives de 14 % et 44 % pour les lésions inférieures à 3 cm, de 62 % et 88 % pour les lésions supérieures à 3cm. La cinétique typique du CHC a été retrouvée dans 1 cas pour l'échographie de contraste, dans 76 % des cas à la TDM et dans 60% des cas à l'IRM. Conclusion:Le couple « dosage de l'AFP / échographie conventionnelle » pratiqué tous les 6 mois représente un bon compromis entre coût et efficacité. L'imagerie de caractérisation lésionnelle repose sur la TDM dans notre pays, l'IRM venant en seconde intention car moins disponible. Néanmoins, l'échographie de contraste est une modalité d'avenir, puisque non irradiante, non invasive et relativement moins coûteuse que les autres modalités.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Efficacité de l'interféron alpha en prophylaxie primaire des lésions prénéoplasiques dans un modèle murin transgénique de carcinome hépatocellulaire lié à l'interaction entre le virus de l'hépatite de la marmotte et l'oncogène c-myc.

  • Objectifs : L'hyperexpression de l'oncogène c-myc par insertion proche du virus de l'hépatite B est importante dans l'hépatocarcinogenèse de la marmotte. Ce fragment d'ADN a été transféré à des souris qui ont alors développé des lésions prénéoplasiques puis un carcinome hépatocellulaire. Dans cette étude, nous avons testé l'effet préventif de l'interféron alpha sur l'incidence de la dysplasie hépatocytaire. Méthodes. L'interféron alpha humain recombinant hybride B/D était administré régulièrement à des doses croissantes (0 à 10 000 Ul/g). Une cohorte de souris transgéniques était traitée dès J0 et sacrifié à J15, et une autre était traitée de J21 à J80. Un examen histologique du foie était réalisé et l'expression du transgène était appréciée par hybridation, précédée ou non d'amplification génique, et par immunofluorescence indirecte. Résultats. A J15, l'analyse histologique du foie était normale. L'interféron atténuait l'expression des séquences virales, mais pas celle de c-myc. A J80, le traitement par l'interféron a réduit l'incidence et la sévérité des lésions dysplasiques, et diminué nettement l'hyexpression de c-myc. Conclusion: Dans ce modèle, le traitement par l'interféron alpha diminuait l'apparition des lésions précancéreuses. Cet effet passait par la réduction de l'hyperexpression de c-myc. Un tel traitement préventif pourrait être utilisé dansl'hépatocarcinogenèse humaine ou l'hyperexpression de c-myc est souvent présente.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Faut il encore depister le carcinome hepatocellulaire chez le cirrhotique? Etude prospective a propos de 110 cas.

  • Pré requis : La surveillance des patients cirrhotiques pour la détection précoce du carcinome hépatocellulaire est une pratique recommandée, mais dont les bénéfices en terme de survie et de rapport coût/efficacité restent imprécis. Le but de cette étude est de rapporter le résultat d'un programme de surveillance du carcinome hépatocellulaire dans une cohorte de 110 patients atteints de cirrhose. Méthodes : il s'agit d'une étude rétrospective menée sur 12 ans, ayant inclus 110 patients dans un programme de dépistage du carcinome hépatocellulaire. Il s'agissait de 64 femmes et 46 hommes. L'âge moyen était de 60 ans (13 à 80 ans). L'étiologie de la cirrhose était virale dans 70% des cas. La surveillance, reposant sur l'échographie abdominale et le dosage de l'alphafoetoprotéine, a été réalisée tous les 6 mois chez 95 malades (86%) et tous les 3 mois chez 15 patients seulement. Résultats : la durée de la surveillance était en moyenne de 36 mois. Au cours du suivi, 13 cas de carcinomes hépatocellulaires ont été diagnostiqués, avec une incidence globale de 4,17% et une incidence du petit carcinome hépatocellulaire de 1,56%. Un traitement curatif a été réalisé chez 3 patients. Celui-ci a consisté en une résection chirurgicale dans 1 cas et en une alcoolisation chez 2 patients. L'abstention thérapeutique a été décidée chez 10 malades, soit du fait du stade évolué de la tumeur (8 cas), soit du fait d'une insuffisance hépatocellulaire sévère (2 cas). Le coût global de cette étude était de 37.500 dinars tunisiens pour dépister 3 carcinomes hépatocellulaires curables. Conclusion : le dépistage systématique du carcinome hépatocellulaire offre un bénéfice limité en terme de détection du petit carcinome hépatocellulaire avec des dépenses élevées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement du carcinome hépatocellulaire sur cirrhose.

  • Le carcinome hépatocellulaire (CHC) représente 90 % des tumeurs malignes primitives du foie et se développe le plus souvent chez le cirrhotique. Le traitement doit être choisi en fonction du stade d'extension de la tumeur, mais aussi en fonction de l'état des fonctions hépatiques. La première thérapeutique à discuter est la chirurgie de résection si la tumeur est unique (ou s'il y en a moins de 4 pour certaines équipes), sans métastase décelable, sans thrombus intraportal, si le foie restant après chirurgie permet d'assurer les fonctions hépatiques. L'inconvénient de la résection est le risque élevé de survenue à long terme d'une récidive. La transplantation hépatique n'a pas d'intérêt lorsque le CHC est symptomatique, elle est éventuellement proposée en cas de CHC résécable dans le cadre d'un protocole prospectif la comparant à la résection. L'injection intraartérielle de lipiodol couplé à l'iode 131 est par contre la seule thérapeutique efficace en cas de CHC avec thrombose portale. La chimioembolisation des CHC non résécables sans thrombose portale a entraîné des réponses tumorales spectaculaires mais n a pas encore fait la preuve de son intérêt en terme de survie dans les études randomisées. En cas de CHC inférieur à 3 cm même multifocal l'alcoolisation a donné des résultats encourageants. Le tamoxifène qui s'était montré efficace dans un essai randomisé de qualité discutable s'est avéré récemment sans intérêt. Parmi les techniques d'avenir, la radiothérapie externe en particulier avec des protons pourrait trouver des indications. La situation thérapeutique du CHC reste cependant difficile voire paradoxale puisque pour les cas rares tels que les petites tumeurs le choix thérapeutique est large (résection, alcoolisation, transplantation par exemple) alors que nous n'avons quasiment rien à proposer aux cas les plus graves qui sont les plus fréquents.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La décarboxyprothrombine : intérêt dans le diagnostic du carcinome hépatocellulaire

  • L'intérêt du dosage de la décarboxyprothrombine, en association avec celui de l'alpha-foeto-protéine (AFP), a été évalué pour le diagnostic biologique du carcinome hépatocellulaire. La population étudiée comporte 60 patients porteurs d'une cirrhose dont 37 ont développé un carcinome hépatocellulaire, histologiquement confirmé. La cirrhose était dans la majorité des cas consécutive soit à une infection par le virus de l'hépatite B ou de l'hépatite C, soit d'origine éthylique. La décarboxyprothrombine a également été mesurée chez 50 sujets sains constituant une population témoin. La méthode de dosage utilisée est une technique immunoenzymatique. Dans la population témoin, les valeurs obtenues sont, dans tous les cas, inférieures 2 μg/l. Chez les 37 patients atteints de carcinome hépatocellulaire, 24, soit 64,9 % ont un taux de décarboxyprothrombine supérieur aux valeurs normales, alors que ce marqueur est augmenté dans seulement 26 % des cas de cirrhose. Les concentrations des deux marqueurs, décarboxyprothrombine et AFP, sont augmentées dans 48,6 % des carcinomes hépatocellulaires, normales dans 16,2 % des carcinomes hépatocellulaires et dissociées dans 35,2 % des cas, respectivement 18,9 % et 16,2 % des patients présentant un carcinome hépatocellulaire ont soit une concentration élevée d'AFP, soit une concentration élevée de décarboxyprothrombine. La détermination simultanée de l'AFP et de la décarboxyprothrombine apparaît utile, permettant le diagnostic de 83,8 % des carcinomes hépatocellulaires, alors que la seule détermination de l'AFP n'en dépiste que 67,5 %. Il n'y a pas de corrélation significative entre les concentrations sériques d' AFP et plasmatiques de décarboxyprothrombine.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge du carcinome hépatocellulaire.

  • Le carcinome hépatocellulaire est la complication majeure des hépatopathies chroniques et de la cirrhose. Autrefois l’apanage des pays d’endémie des virus des hépatites B et C, le carcinome hépatocellulaire voit son incidence (6/100 000) croître parallèlement au développement mondial du diabète, du surpoids et de la consommation d’alcool. La mortalité du carcinome hépatocellulaire est de 100 % à 10 ans en dehors de la transplantation hépatique, le seul traitement réellement curatif (probabilité de survie de plus de 50 % à 10 ans) qui permet l’éradication du carcinome hépatocellulaire et de sa cause essentielle, le foie cirrhotique. C’est la seule thérapie possible quand la fonction hépatique est altérée. Elle a peu d’impact puisque dans les pays les plus riches et intégrant la greffe cadavérique, moins de 10 % des cas peuvent en relever. La résection chirurgicale et les méthodes de destruction percutanée (radiofréquence uni- et multipolaire, micro-ondes, cryothérapie, électroporation) demeurent les meilleurs traitements (plus de 50 % à 5 ans) mais ne sont applicables que pour des masses tumorales modérées et, en l’absence de traitement adjuvant, ne sont efficaces qu’à moyen terme. La plupart des patients relève de la chimioembolisation dont l’action est modeste. La radiothérapie, largement utilisée en Asie, est quasiment inexistante dans les pays occidentaux. Le sorafénib est la seule substance efficace mais son impact est modeste. Les thérapies associant deux modalités (embolisation et radiothérapie , embolisation et radiofréquence) semblent prometteuses et méritent de plus larges essais. Le dépistage et la surveillance des cirrhoses sont certainement les mesures majeures permettant les thérapies potentiellement curatives.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Biologie moléculaire et carcinome hépatocellulaire : données actuelles et développements futurs

  • Le carcinome hépatocellulaire (CHC) vient au cinquième rang des tumeurs les plus fréquentes dans le monde et son incidence tend à augmenter, en partie en raison du nombre important de sujets infectés par le virus de l'hépatite C. Les marqueurs tumoraux protéiques actuellement utilisés, tels que l'alpha-foetoprotéine, sont insuffisants pour le diagnostic et le suivi satisfaisant des patients. Un grand nombre de gènes porteurs d'altérations ont été décrits dans le CHC, cependant les mécanismes de l'hépatocarcinogenèse ne sont pas complètement élucidés. Ces gènes régulent principalement quatre voies de signalisation intracellulaire, et chacune de ces voies paraît concerner un nombre limité de tumeurs: la voie p53 impliquée dans la réponse aux altérations de l'ADN, la voie retinoblastoma dans la régulation du cycle cellulaire, la voie transforming growth factor-beta (TGF-bêta) dans l'inhibition de la croissance cellulaire, et la voie Wnt dans les mécanismes d'adhérence cellule-cellule et la transduction du signal. Une régulation épigénétique du fonctionnement de ces gènes a également été identifiée. L'évolution de la biologie moléculaire tend au développement de méthodes d'analyse plus globale du génome. Des méthodes d'étude d'altérations génétiques telles que l'instabilité des microsatellites, l'instabilité chromosomique ou celle des profils d'expression génique ont ainsi été évaluées dans le CHC. Enfin, des essais sont également réalisés dans le but de développer des tests basés sur l'analyse moléculaire du sang périphérique, moins invasifs et mieux adaptés à une utilisation clinique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Épidémiologie, histoire naturelle et pathogenèse du carcinome hépatocellulaire

  • Le carcinome hépatocellulaire est la tumeur primitive du foie la plus fréquente. Son taux de mortalité est élevé, plaçant le carcinome hépatocellulaire au troisième rang mondial en termes de décès spécifique par cancer. En France, le nombre de nouveaux cas par année est estimé entre 5000 et 6000, en augmentation. Le carcinome hépatocellulaire est lié à une hépatopathie chronique : hépatite virale B, hépatite virale C, hépatite alcoolique, hémochromatose. Il existe une filiation cirrhose–cancer bien établie , la cirrhose constituant un véritable état précancéreux. L’oncogenèse hépatique est un processus long, multi-séquentiel et hétérogène, qui reste mal connu. De nombreuses altérations génétiques et épigénétiques ont été décrites, aboutissant à la dérégulation de différentes voies impliquées dans le contrôle de la survie, de la prolifération, de l’apoptose, de la motilité ou de la différenciation cellulaire. Les virus des hépatites jouent un rôle oncogénique direct par interaction entre les protéines virales et les protéines cellulaires qui contrôlent l’homéostasie cellulaire, ou par intégration du génome du virus de l’hépatite B dans le génome hépatocytaire. Les virus des hépatites jouent également un rôle oncogénique indirect par l’inflammation et la régénération hépatocytaire chronique liées à l’hépatopathie. Dans l’attente d’une meilleure compréhension de l’oncogenèse hépatiques et de nouvelles thérapies innovantes, l’amélioration du pronostic passe par la prévention des facteurs de risque et leur traitement et le dépistage systématique des patients cirrhotiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Parcours de soins du patient atteint de carcinome hépatocellulaire en France : état des lieux en 2017

  • Le carcinome hépatocellulaire représente un problème de santé publique majeur avec une mortalité globale parmi les plus élevées comparée à celle des autres cancers. La médiane de survie observée en France dans une population hospitalière avec carcinome hépatocellulaire est de 9,4 mois. De nombreuses équipes ont rapporté un impact positif du dépistage du carcinome hépatocellulaire sur le diagnostic à un stade précoce, sur l’éligibilité à un traitement curatif et sur la survie globale. Cependant, l’identification des patients à risque de carcinome hépatocellulaire devant entrer dans un programme de dépistage, et l’application des recommandations de dépistage sont insuffisantes. D’autres travaux suggèrent un impact potentiellement négatif sur le pronostic des patients du retard au diagnostic ou à la mise en route du traitement. Enfin, des variations marquées entre les régions et les départements français ont été décrites en ce qui concerne l’accès au traitement curatif et la survie globale. Dans cet article de synthèse, nous nous proposons de faire un état des lieux sur le parcours de soins du patient atteint de carcinome hépatocellulaire en France avec pour objectifs d’identifier les potentiels points de rupture pouvant avoir un impact sur le pronostic des patients et d’élaborer des propositions d’amélioration.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Carcinome hépatocellulaire et transplantation hépatique: état des lieux.

  • La transplantation hépatique est le meilleur traitement curatif du carcinome hépatocellulaire (CHC) sur cirrhose à condition de bien sélectionner les indications. Depuis le début de l'avènement de la greffe, ces indications ont considérablement évolué. Dans les années 1990, les critères de Milan se sont imposés : les meilleurs résultats étaient en effet obtenus pour les CHC de moins de 3 nodules de moins de 3 cm, ou unique de moins de 5 cm. Aujourd'hui, il apparaît que ces critères très restrictifs peuvent être étendus, et les indications s'affinent, intégrant des données macroscopiques, histologiques et même de biologie moléculaire. Il s'agit actuellement non seulement de mieux définir les limites de ces indications mais également de gérer la période d'attente pour éviter les sorties de liste pour progression tumorale, et d'améliorer les résultats en diminuant le taux de récidive par un traitement immunossuppresseur optimal postopératoire, voire par un traitement adjuvant. Le recours au donneur vivant et aux greffons marginaux doit aussi être réfléchi selon les caractéristiques tumorales et le délai d'attente prévisionnel. En raison de la fréquence en augmentation de cette pathologie tumorale, il est fondamental d'offrir un traitement curatif à plus de patients qu'à l'heure actuelle. La stratégie thérapeutique du CHC doit donc être dès le début multimodale et le recours aux différents outils thérapeutiques, y compris la transplantation, doit être mieux évalué par des études multicentriques randomisées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Place de la radiothérapie en conditions stéréotaxiques en traitement d’attente du carcinome hépatocellulaire avant transplantation hépatique : à propos d’un cas de réponse histologique complète sur explant et revue de la littérature.

  • Les patients atteints d’un carcinome hépatocellulaire inscrits sur liste d’attente de transplantation hépatique requièrent le plus souvent un traitement local afin de limiter tout risque de croissance de la tumeur. Les traitements classiquement utilisés sont la thermoablation par radiofréquence percutanée ou la chimioembolisation transartérielle. En raison de la taille ou de la topographie de la lésion, il arrive qu’aucune de ces deux techniques ne soit réalisable. La radiothérapie en conditions stéréotaxiques s’est récemment développée dans la prise en charge des carcinomes hépatocellulaires localisés en alternative aux thérapies focales utilisées jusqu’à présent. Les données publiées sur la faisabilité et l’efficacité de cette technique récente avant transplantation sont très limitées. Nous rapportons ici le cas d’une patiente de 43 ans en situation de réponse histologique complète sur explant après irradiation hépatique stéréotaxique et discutons les principales données publiées relatives à la place de cette technique dans la prise en charge du carcinome hépatocellulaire en traitement d’attente avant transplantation hépatique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Carcinome hépatocellulaire non fibrolamellaire sur foie sain.

  • Le carcinome hépatocellulaire (CHC) survient le plus souvent sur foie de cirrhose. Sa survenue sur un foie sain est exceptionnelle et pose un véritable défit diagnostique pour le clinicien. Nous rapportons l'observation d'un patient de 53 ans, sans antécédents pathologiques notables qui fût admis pour exploration d'une douleur de l'hypochondre droit évoluant depuis quelques mois avec une exacerbation récente, associée à un amaigrissement important et une altération de l’état général. L'examen clinique notait une hépatomégalie ferme et douloureuse. L’échographie abdominale montrait une masse hétérogène du secteur latéral droit du foie faisant 10 cm de grand axe. La TDM abdominale montrait une masse tissulaire, hétérogène, à vascularisation artérielle importante, mesurant 10 cm de diamètre et occupant le secteur latéral droit du foie. Cette tumeur comprime la branche portale droite sans signes d'extension. Il n'y avait pas d'adénopathie ni d’épanchement intra abdominal. La ponction biopsique écho-guidée avait conclu à un CHC non fibrolamellaire. Le bilan biologique, en particulier les transaminases, le taux de prothrombine, l’électrophorèse des protéines sanguine et l'alpha foeto-protéine, était sans anomalies. Les sérologies de l'hépatites virales B et C ainsi que la recherche des auto anticorps spécifiques des hépatites auto immunes et le bilan cuprique étaient aussi négatives. Vue l’âge, le stade avancé de la tumeur et l'altération de l’état général la conduite thérapeutique était de s'abstenir.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitements non chirurgicaux du carcinome hépatocellulaire.

  • Le pronostic du carcinome hépatocellulaire est mauvais. Le traitement chirurgical curatif reste le traitement de première intention. Cependant, en raison des indications limitées et du taux de récidive élevé de celui-ci, les traitements non chirurgicaux se sont développés. La chimiothérapie intra-artérielle (avec ou sans embolisation ou lipiodol), malgré une efficacité sur la masse tumorale, n'a pas encore fait la preuve de son efficacité sur la survie dans les études contrôlées actuellement publiées. L'alcoolisation percutanée échoguidée qui est une méthode plus récente est, quant à elle, simple, peu coûteuse et bien tolérée. Pour ces deux méthodes, l'inclusion des malades dans des protocoles thérapeutiques contrôlés reste indispensable. Hors du cadre de ces études, les carcinomes hépatocellulaires inopérables et sans métastase extra-hépatique peuvent être traités par chimio-embolisation en cas de tumeurs unilobaires, sans thrombose porte, ni insuffisance hépatocellulaire majeure, ni insuffisance rénale et par alcoolisation en cas de tumeurs de petite taille, peu nombreuses, sans anomalie grave de la coagulation ni ascite abondante. Lorsque ces deux méthodes sont contre-indiquées, l'hormonothérapie par tamoxifène reste une alternative au traitement symptomatique. En revanche, la radiothérapie externe, la chimiothérapie systémique et la chimiothérapie intra-artérielle sans lipiodol ni embolisation n'ont plus d'indication actuellement. Enfin, la radiothérapie interne par injection intra-artérielle d'iode radioactif lipiodole est en cours d'évaluation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les dossiers de carcinome hépatocellulaire peuvent-ils être discutés dans une RCP non spécialisée ?

  • Le traitement du carcinome hépatocellulaire (CHC) est rendu complexe par l’association habituelle à une cirrhose qui influe sur les indications thérapeutiques. Une enquête a été réalisée auprès des centres ayant une RCP dédiée à la prise en charge du carcinome hépatocellulaire (RCP-CHC) et des centres où ces dossiers étaient pris en charge par une RCP digestive ou générale, dite non spécialisée (RCP-NS). Le nombre de dossiers de CHC discutés par an était plus important dans les RCP-CHC que dans les RCP-NS (p = 0,0014). La participation de radiologues interventionnels et de chirurgiens transplanteurs était plus grande dans les RCP-CHC que dans les RCP-NS (respectivement p = 0,009 et p = 0,02). La disponibilité locale dans le centre de tous les traitements spécifiques du CHC était de 76,5 % pour les RCP-CHC et de 36,4 % pour les RCP-NS (p = 0,015). Aucun essai clinique n’était disponible dans 17,6 % des RCP-CHC et dans 40,5 % des RCP-NS (p = 0,0086). Dans 3 cas cliniques sur 7, il a été constaté une tendance à la divergence entre les avis des RCP-CHC et des RCP-NS , cette tendance, non statistiquement significative, était en faveur d’une proposition thérapeutique par les RCP-CHC plus souvent conforme aux référentiels et a priori plus « efficace ». Ces résultats suggèrent de mener des études qualitatives sur la prise en charge en RCP des patients atteints de CHC.

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Évaluation des critères diagnostiques non invasifs du carcinome hépatocellulaire sur IRM pré-greffe hépatique (2010) : corrélations IRM - anatomopathologiques sur explants hépatiques.

  • Objectifs. - Valider en IRM les critères diagnostiques 2010 du carcinome hépatocellulaire (CHC) de l'American Association for the Study of Liver Diseases (AASLD) en prenant comme reference l'anatomopathologie des explants hépatiques. Patients et méthodes. - Ont été inclus de manière rétrospective monocentrique 21 patients transplantés hépatiques entre janvier 2007 et janvier 2008 pour CHC et explorés en pré-greffe par IRM à 1,5T , le signal en contraste spontané T1, T2, la cinétique de prise de contraste de tous les nodules détectés à l'IRM ont été corrélés lésion par lésion à l'étude anatomopathotogique de l'explant hépatique. Les diamètres des nodules détectés en IRM et en anatomopathologie ont été comparés (Spearman). Une modélisation multivariée de la prédiction de la présence et du grade de différenciation tumorale (OMS, Edmonson Steiner) était réalisée (R statistics software package). Résultats. - En anatomopathologie, 71 nodules ont été détectés, incluant 54CHC (taille moyenne 25,3 mm), contre 68 nodules en IRM. Les diamètres maximum de tous les nodules en IRM et en anatomopathologie était fortement corrélés (r=0,58p

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Dépistage du carcinome hépatocellulaire dans une cohorte de malades porteurs d'une cirrhose d'origine principalement alcoolique.

  • Objectifs - Evaluer la faisabilité et l'efficacité du dépistage du carcinome hépatocellulaire dans une population de malades porteurs d'une cirrhose d'origine principalement alcoolique. Malades et méthodes - 293 malades cirrhotiques dont 186 (63,5 %) d'origine alcoolique ont été inclus dans un programme de surveillance comportant la réalisation d'une échographie du foie et d'un dosage de l'α-fœto-protéine tous les 6 mois. Les résultats ont été analysés après un suivi moyen de 60 mois. Les 17 carcinomes hépatocellulaires dépistés grâce au programme de surveillance (« carcinomes hépatocellulaires dépistés ») ont été comparés avec 40 carcinomes hépatocellulaires découverts de manière occasionnelle durant la même période (« carcinomes hépatocellulaires occasionnels »). Résultats - L'étiologie alcoolique de la cirrhose s'est révélée être un facteur prédictif de non observance au programme de surveillance. Parmi les 186 malades alcooliques, 129 (69%) ont quitté le programme de surveillance soit par manque d'observance (97 cas), soit par décès (32 cas). Par comparaison, parmi les 65 malades porteurs d'une cirrhose liée au virus de l'hépatite C, 18 ont quitté le programme de surveillance soit par manque d'observance (11 cas), soit par décès (7 cas) (P

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