Carcinome epidermoide [ Publications ]

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  • But de l'étude: Les cancers épidermoïdes de l'oesophage sont fréquemment associés à des cancers ORL. Le but de ce travail rétrospectif était de comparer le devenir à long terme des cancers épidermoïdes de l'oesophage associés à un cancer de la sphère ORL et des cancers épidermoïdes isolés de l'oesophage. Patients et méthodes: Entre 1989 et 1999, pendant une période de 11 ans, 114 patients ayant eu une oesophagectomie pour un cancer épidermoïde de l'oesophage ont été inclus dans l'étude. Parmi eux, 52 ont eu un ou plusieurs cancers ORL associés (métachrone: n = 17, synchrone: n = 35). Un traitement à visée curative a été réalisé chez tous les patients pour chacune des localisations cancéreuses. Ces patients ont été divisés en deux groupes: le groupe « isolé » et le groupe « associé ». Résultats: II y avait 45 hommes dans le groupe « isolé » et 43 dans le groupe « associé » (p = ns). L'âge moyen des patients était respectivement de 60,3 ± 8,5 ans et 57,2 ± 7,6 ans. Le stade histologique TNM du cancer de l'oesophage était comparable dans les deux groupes. Il existait toutefois significativement plus de cancers oesophagiens classés T3 dans le sous-groupe des cancers ORL métachrones. L'intervention oesophagienne a consisté en une oesopharyngolaryngectomie totale (n = 13), une oesophagectomie subtotale avec anastomose cervicale (n = 92) et une oesophagectomie type Lewis-Santy (n = 9). La mortalité opératoire était de 8 % dans le groupe « isolé » et de 7,7 % dans le groupe « associé » (p = ns). Le taux de fistules anastomotiques (14,5 contre 21 %) et le taux de pneumopathies (21 contre 9,6 %) après oesophagectomie n'étaient pas significativement différents entre les deux groupes. La durée d'hospitalisation était en moyenne de 27 jours. Le recul moyen de l'étude était de 85 ± 50 mois. La survie à cinq ans était de 10,4 ± 4 % dans le groupe « isolé » et de 10,5 ± 4 % dans le groupe « associé » (p = 0,6411). En analyse univariée, l'appartenance à un des deux groupes « isolé » ou « associé » n'était pas un facteur pronostique. Seuls le degré d'infiltration de la paroi oesophagienne et l'envahissement ganglionnaire étaient des facteurs pronostiques liés à la survie. Conclusion: Avec une stratégie thérapeutique adaptée et agressive, la survie des patients ayant un cancer de l'oesophage et un cancer ORL associé est identique à celle des patients ayant un cancer isolé de l'oesophage. La surveillance à long terme de l'oesophage chez les patients ayant eu un cancer ORL semble souhaitable pour détecter les lésions oesophagiennes à un stade plus précoce.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge du carcinome épidermoïde du rectum : expérience de deux centres universitaires français, revue de la littérature et recommandations

  • Après avoir publié une série rétrospective de 23 patients pris en charge pour un carcinome épidermoïde du rectum par chimioradiothérapie exclusive, nous proposons une revue de la littérature concernant le traitement à visée curative et conservatrice de cette tumeur rare. Nous avons répertorié 11 études rétrospectives, concernant 106 patients pris en charge entre 2007 et 2016. Le traitement du carcinome épidermoïde rectal devrait être calqué sur celui du canal anal et reposer sur une chimioradiothérapie exclusive à visée curative et conservatrice. Le taux de survie globale à 5 ans est supérieur à 80 % en cas de chimioradiothérapie contre 32 % pour les séries chirurgicales. Le bilan d’extension nécessaire est comparable à celui du carcinome épidermoïde anal, avec un intérêt pour la tomographie par émission de positons (TEP)-scanographie au moment du diagnostic et dans le suivi après un délai d’au moins six semaines. L’irradiation conformationnelle avec modulation d’intensité (RCMI) paraît légitime, à une dose de 36 à 45 Gy dans les aires ganglionnaires prophylactique et une dose supérieure à 54 Gy dans le volume tumoral et ganglionnaire macroscopique. Une chimiothérapie concomitante avec un anti-métabolite (5-fluoro-uracile ou capécitabine) et la mitomycine C, ou à défaut du cisplatine, est recommandée. Le taux de toxicité aiguë de grade 2 ou plus rapporté est inférieur à 30 %. Le suivi sera calqué sur celui du carcinome épidermoïde du canal anal, avec une place pour l’écho-endoscopie et la TEP-scanographie. Le carcinome épidermoïde du rectum est une tumeur rare, dont la prise en charge thérapeutique doit être calquée sur celle du carcinome épidermoïde du canal anal, à visée conservatrice et curative par chimioradiothérapie exclusive.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les adénopathies métastatiques d’un carcinome épidermoïde sans porte d’entrée. Quelle est l’attitude actuelle ?

  • Le diagnostic de métastase ganglionnaire de carcinome épidermoïde sans porte d’entrée ne peut être affirmé qu’après exclusion formelle d’une tumeur primitive située au niveau des muqueuses des voies aérodigestives supérieures. Il existe essentiellement deux grandes options de traitement : soit un évidement ganglionnaire du cou suivi de radiothérapie post-opératoire ou chimio-radiothérapie, soit une radiothérapie primaire ou une chimio-radiothérapie concomitante selon le stade ganglionnaire, suivie, en cas de résidu ganglionnaire, d’un évidement cervical sélectif. À ce jour, il n’existe pas de données formelles de niveau de preuve suffisant permettant de suggérer la supériorité d’une approche par rapport à l’autre. Pour la radiothérapie, l’irradiation unilatérale ou bilatérale du cou, y compris les muqueuses des voies aérodigestives supérieures sont des options possibles. Il n’y a aucune donnée démontrant la supériorité d’une option sur l’autre. Au vu de la toxicité réduite en cas d’irradiation unilatérale et des possibilités de traitements de rattrapage en cas d’apparition d’une tumeur primaire au niveau des muqueuses aérodigestives supérieures et/ou d’une adénopathie controlatérale, cette dernière option pourrait être favorisée. Les progrès de la radiothérapie comme la radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité permettent d’envisager une réduction des toxicités tardives en épargnant certains organes à risque. Une approche d’irradiation sélective orientée par des critères « majeurs » comme le stade et le niveau ganglionnaires, le statut HPV et EBV ainsi que des critères de deuxième ordre comme les variants histologiques, est en cours d’investigation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Péri-implantite ou carcinome épidermoïde?

  • Introduction. Le développement d'un carcinome épidermoïde sur site implantaire est rare. Une ostéolyse péri-implantaire évoque en premier lieu une péri-implantite. Les auteurs rapportent et discutent deux cas de carcinome développé autour d'implants dentaires. Observations. Une patiente de 70 ans, non tabagique, aux antécédents de cancers thyroïdien et mammaire, consultait pour une lésion exophytique développée autour de six implants posés 12 ans auparavant dans les secteurs 34 à 45. L'imagerie révélait une importante ostéolyse autour de tous les implants, mais prédominant autour des implants de butée. Un patient de 72 ans aux lourds antécédents cardiaques, fumeur, et ayant un lichen plan, portait une prothèse complète mandihulaire arrimée sur deux implants posés en situation 33 et 43. Il a consulté pour une lésion muqueuse s'accompagnant d'une ostéolyse majeure autour de l'implant en position de la dent 43. Cet implant s'était expulsé spontanément. Dans les deux cas, les biopsies ont conclu à un carcinome épidermoïde. Discussion. L'association d'un carcinome épidermoïde buccal et d'un implant dentaire est rarement décrite. Le rôle carcinogène hypothétique de l'implant n'est pas établi. La migration sulcale de cellules tumorales issues d'une tumeur à distance a été évoquée. La présence de facteurs de risques cancéreux ou de lésions buccales précancéreuses nécessitent une surveillance régulière. La biopsie au moindre doute permet de redresser le diagnostic.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cas clinique : carcinome épidermoïde, lambeau antébrachial radial et syndrome d’Huriez. Mise au point sur une pathologie rare

  • La maladie d’Huriez est une pathologie rare à transmission autosomique dominante caractérisée par la triade clinique hypoplasies unguéales, hyperkératose et scléroatrophie des extrémités. Le développement de carcinomes épidermoïdes (CE) agressifs représente sa principale complication. Nous vous présentons le cas d’un homme de 62 ans présentant une scléroatrophie importante des deux mains associée à un CE récidivant traité par exérèse large et couverture par lambeau antébrachial radial épais et trophique. Celui-ci aura permis de combler la perte de substance palmaire occasionnée par l’exérèse carcinologique et de corriger la rétraction cutanée secondaire à la sclérose. Cette intervention, bien que délabrante, lui aura apporté un vrai bénéfice fonctionnel en plus du traitement oncologique. De plus, à un an postopératoire, nous n’avons pas constaté de modifications histologiques de la peau transférée susceptible de dégénérer (hyperorthokératose). Une prise en charge pluridisciplinaire de cette pathologie complexe associant dermatologue, généticien et chirurgien plasticien nous semble indispensable de même qu’une surveillance clinique rapprochée de ces patients à haut risque.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Carcinome épidermoïde cutané géant du nez avec extension cérébrale secondaire.

  • Introduction. Le carcinome épidermoïde cutané est une tumeur infiltrante et destructrice, qui peut être létale par l'extension locale ou la survenue de métastases. Nous rapportons un cas de carcinome épidermoïde géant du nez avec une extension cérébrale et discutons les principaux facteurs de risque de cette extension. Observation. Un homme de 45 ans était opéré d'un carcinome épidermoïde géant du nez, après radiothérapie de réduction. L'examen histologique montrait une tumeur bien différenciée, et un envahissement périnerveux, avec des marges d'au moins 6 mm. Une première rechute survenait sur le bord de l'exérèse initiale vers l'orbite gauche, nécessitant une reprise chirurgicale qui objectivait une atteinte du nerf sous-orbitaire gauche. Sous chimiothérapie, une seconde rechute se traduisait par une ophtalmoplégie et une cécité de l'oeil gauche avec une atteinte de l'apex orbitaire, du sinus caverneux et du lobe temporal. Le malade décédait d'un état de mal épileptique. Discussion. L'extension cérébrale des carcinomes épidermoïdes cutanés de la tête est rare. Elle se fait le long des voies anatomiques et en particulier le long des filets nerveux. Les principaux facteurs de risque pour cette évolution défavorable sont discutés, en particulier la taille initiale de la lésion, le siège, l'épaisseur et l'envahissement périnerveux.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Syndrome de Maffucci avec carcinome épidermoïde du cavum.

  • Le syndrome de Maffucci, est une dysembryoplasie mésodermique, ce qui explique la double atteinte cartilagineuse et vasculaire. C'est une affection rare dont le risque de dégénérescence maligne ou d'association à des tumeurs est élevé. Nous rapportons un cas de syndrome de Maffucci associé à un carcinome épidermoïde du cavum. Observation. Un homme de 37 ans consultait pour de multiples angiomes et chondromes apparus depuis l'enfance. Le diagnostic de syndrome de Maffucci était évident. L'exploration radiologique des membres confirmait la chondromatose alors que la biopsie du cavum motivée par l'existence d'une épistaxis montrait un carcinome épidermoide. Commentaire. L'angiochondromatose de Maffucci est une affection rare. non héréditaire. parfois congénitale. Les angiomes siègent avec prédilection aux mains et aux pieds. Les complications des chondromes sont dominées par la dégénérescence sarcomateuse La transformation maligne des angiomes est rare, mais elle est plus agressive que celle des chondromes. L'apparition fréquente de néoplasies en cas de syndrome de Maffucci laisse penser qu'il existe un facteur oncogène supplémentaire. Les tumeurs malignes associées au syndrome de Maffucci publiées à ce jour sont multiples, cependant à notre connaissance. aucune publication ne fait état d'association syndrome de Maffucci carcinome épidermoïde du cavum.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Carcinome épidermoïde sur kyste du tractus thyréogosse.

  • carcinome epidermolde sur Kyste au tractus thyreogosse Objectif : Les auteurs présentent un cas de carcinome épidermoïde développé sur un kyste du tractus thyréoglosse chez une adulte Les modalités de prise en charge et la nécessité d'une prévention sont discutées Patient et méthode : Patiente de cinquante-cinq ans suivie pour un kyste du tractus thyréoglosse en raison d'un refus parental d'une chirurgie au cours de l'enfance Résultats : Le diagnostic a été évoqué sur une augmentation de volume et des douleurs cervicales En raison d'un envahissement carotidien et de l'axe laryngé, le traitement radiochirurgical n'a pas permis de guérison bien que l'évolution locale soit contrôlée par une chimiothérapie palliative avec deux ans de recul Discussion : L'exérèse dans l'enfance des kystes du tractus thyréoglosse (KTT) est davantage pratiquée afin de prévenir des poussées infectieuses qu'une transformation maligne Bien que faible, le risque de développement d'un carcinome sur kyste du tractus thyréoglosse est certainement sous-évalué en raison d'une chirurgie d'exérèse préventive très souvent réalisée dans l'enfance. Conclusion : L'évolution dramatique du cas présenté nous amène à recommander encore une fois une chirurgie d'exérèse préventive de ce type de malformation, et à discuter les modalités de prise en charge de ce type d'évolution.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Carcinome épidermoïde primitif coeliaque.

  • Les carcinomes épidermoïdes d'origine pancréatique ou gastrique sont rares et constituent une entité dont l'existence est controversée. Nous rapportons le cas d'une volumineuse tumeur épidermoïde coeliaque découverte chez une femme de 50 ans, envahissant le parenchyme hépatique, la paroi gastrique et le pancréas. Une résection chirurgicale complète était réalisée. L'examen anatomopathologique confirmait le caractère bien différencié de ce carcinome. Aucun primitif épidermoïde oesophagien, anal, pulmonaire, ORL, gynécologique ou encore adénosquameux colique n'ayant été trouvé, le diagnostic de carcinome épidermoïde primitif pancréatique ou gastrique, de point de départ inconnu, était retenu. Une récidive locale sur l'anastomose oeso-jéjunale était découverte 3 ans plus tard. Un traitement combiné par radiothérapie et chimiothérapie permettait d'obtenir une réponse complète, sans récidive néoplasique constatée avec un recul de 27 mois. L'histopathogénie des tumeurs épidermoïdes pancréatiques ou gastriques primitives reste mal connue et discutée, et cette observation en est un nouvel exemple. Le pronostic de ces tumeurs est habituellement défavorable, avec un envahissement vasculaire et lymphatique très rapide. Plus rarement, comme dans le cas de notre malade, une évolution relativement favorable est possible.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les facteurs pronostiques du carcinome epidermoide de la vulve. A propos de 35 cas.

  • OBJECTIF: Evaluer les facteurs pronostiques du cancer de la vulve. MATERIEL ET METHODES:Etude rétrospective, de 35 cas de carcinome épidermoïde de la vulve, sur une période de 12 ans (1991-2002). L'étude des facteurs pronostiques a été faite à travers l'analyse des paramètres suivants: données cliniques, bilan pré thérapeutique et thérapeutique, données anatomopathotogiques, évolution et survie. Le recul variait de 6 mois à 5 ans. RESULTATS:Le diagnostic était souvent tardif avec un délai de consultation supérieur à 6 mois dans 60% des cas. 80% des patientes appartenaient aux stades III et IV de FIGO avec une taille tumorale moyenne de 3.8cm et des adénopathies palpables dans 74.2% des cas. 22 patientes ont bénéficié d'une vulvectomie avec curage inguinal bilatéral. La radiothérapie adjuvante a été réalisée chez 8 malades. Le taux de récidive était de 22.7%. La survie globale à 5 ans des malades opérées était de 40%. Les principaux facteurs pronostiques étaient: la taille tumorale, le degrés d'invasion stromale et l'envahissement ganglionnaire. CONCLUSION:Le dépistage précoce du cancer vulvaire par un examen gynécologique régulier et une biopsie de toute lésion suspecte, permet une prise en charge précoce et par conséquent une amélioration du pronostic.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Carcinome épidermoïde de la verge

  • Le carcinome épidermoïde est la tumeur la plus fréquente de la verge. Il s'agit d'une néoplasie rare en Occident, qui touche l'homme en général après 60 ans. Son évolution est locorégionale avec un pronostic réservé lorsque les ganglions satellites sont envahis. Les facteurs étiologiques sont débattus, mais le rôle du papillomavirus humain, du tabac, du manque d'hygiène et du phimosis semble établi. Le traitement chirurgical apporte le meilleur contrôle tumoral mais est un geste mutilant. Les traitements conservateurs (laser, radiothérapie, et surtout curiethérapie...) constituent une alternative thérapeutique séduisante. Le traitement optimal des aires ganglionnaires reste un domaine controversé. Les facteurs pronostiques péjoratifs de cette pathologie sont l'atteinte ganglionnaire, celle du corps caverneux et la faible différenciation histologique. Les protocoles de polychimiothérapie moderne permettent d'obtenir des réponses dans plus de la moitié des cas, mais celles-ci sont transitoires et ne permettent pas de guérir les patients métastatiques. Cet article présente les principales données concernant l'étiologie, les caractéristiques cliniques, les moyens diagnostiques, les facteurs pronostiques et les différentes modalités thérapeutiques dans ce type de tumeur.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge du carcinome épidermoïde de la gencive supérieure et du palais dur.

  • Objectif. Le but de cette étude rétrospective était de déterminer les principes de prise en charge du carcinome épidermoïde de la gencive supérieure et du palais dur. Patients et méthode. Les données de 34 patients traités primitivement et à but curatif ont été analysées sur une période de 11 ans. Résultats. Il existait une prédominance féminine (76 %) et l'âge moyen était de 67,3 ans. La plupart des cancers étaient à un stade avancé (76 %). Dans 28 % des cas, il existait un envahissement ganglionnaire chez les patients N0. Les probabilités de survie globale à 5 ans étaient de 33,7 % et les patients n'ayant pas d'envahissement ganglionnaire avaient un meilleur pronostic (p = 0,034). Les probabilités de non rechute globale à 5 ans étaient de 61 % et les patients n'ayant pas d'envahissement ganglionnaire avaient un meilleur pronostic (p = 0,032). À la fin de l'étude, seulement 42 % des patients étaient vivants. Discussion. Le pronostic du carcinome dans cette localisation est péjoratif. Actuellement, la chirurgie associée ou non à la radiothérapie nous semble le traitement efficace. La question de réaliser un évidement explorateur doit toujours être posée chez les patients classés N0.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Purpura rhumatoïde révélateur d’un carcinome épidermoïde bronchique

  • Le purpura rhumatoïde est une vascularite systémique touchant les vaisseaux de petit calibre. Il est rare chez l’adulte et parfois associé à une néoplasie, le plus souvent bronchique. Nous rapportons le cas d’un homme âgé de 74 ans, ancien tabagique, présentant un purpura extensif bullohémorragique, associé à un syndrome néphrotique impur sévère. Le bilan réalisé a retrouvé un carcinome épidermoïde bronchique lobaire supérieur droit. La biopsie rénale a conclu à une glomérulonéphrite avec dépôts d’IgA, compatible avec une atteinte rénale d’un purpura rhumatoïde. Le traitement curatif du carcinome bronchique par exérèse chirurgicale (ypT2N0M0) était associé à une évolution favorable du purpura rhumatoïde. La survenue d’une néoplasie au cours du purpura rhumatoïde pose le problème du lien entre ces deux pathologies. Notre observation et plusieurs éléments dans la littérature suggèrent une relation non fortuite : le caractère synchrone des deux pathologies et la guérison clinique et biologique du purpura rhumatoïde après le traitement de la néoplasie. Il est important de connaître ce lien tant sur le plan thérapeutique que pronostique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Un carcinome épidermoïde de la conjonctive révélé par une ulcération chronique du limbe cornéen

  • Le carcinome épidermoïde conjonctival (CEC) est une tumeur rare affectant principalement la conjonctive périlimbique localisée dans la fente interpalpébrale. Nous rapportons ici une présentation atypique de CEC sous la forme d’un pseudo-ulcère de Mooren. Un patient de 78 ans a été adressé dans notre service pour prise en charge d’une ulcération cornéenne limbique de l’œil gauche évoluant depuis plusieurs mois. L‘examen ophtalmologique mettait en évidence une ulcération limbique avec amincissement cornéen majeur, associée à un volumineux bourrelet conjonctival. Un pseudo-ulcère de Mooren fut évoqué dans un premier temps dont le bilan étiologique s’est avéré négatif. Devant l’aggravation de l’amincissement cornéen, une résection conjonctivale associée à un recouvrement conjonctival de l’ulcère fut décidée. L’examen anatomopathologique de la pièce opératoire a retrouvé un CEC infiltrant le chorion. Les limites d’exérèse chirurgicale n’étant pas en zone saine une radiothérapie de contact adjuvante a été effectuée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Carcinome épidermoïde de la vésicule biliaire: à propos d'un cas.

  • Patient âgé de 59 ans ayant consulté pour un syndrome douloureux et fébrile de l'hypochondre droit évoluant depuis quatre jours. La palpation trouvait une défense et la biologie montrait un syndrome inflammatoire biologique associé à une cholestase anictérique. A l’échographie la vésicule biliaire était distendue, multi lithiasique, à paroi épaissie, associée à un aspect hypoéchogène du segment IV du foie et une thrombose de la branche portale gauche. L'exploration per opératoire, montrait un pyocholécyste, une vésicule biliaire enchâssée dans le foie avec une importante pédiculite et un segment IV induré sans abcès hépatique. Une cholécystectomie avec drainage étaient réalisées. L'examen anatomopathologique était en faveur d'un carcinome épidermoïde bien différencié occupant toute la vésicule biliaire et infiltrant toute la paroi en dépassant la séreuse. Cette tumeur était classée stade pT3 selon la classification TNM et la limite d'exérèse proximale était tumorale. Malgré une chimiothérapie palliative à base de Gemzar- Cisplatine l’évolution était rapidement défavorable.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Carcinome épidermoïde métachrone des cavités naso-sinusiennes après pharyngolaryngectomie.

  • Objectifs : Les auteurs rapportent 3 cas de patients laryngectomisés qui ont présenté un carcinome épidermoïde métachrone des cavités naso-sinusiennes et proposent une conduite à tenir pour dépister ces deuxièmes localisations. Matériel et méthode : Nous présentons trois patients laryngectomisés dont le diagnostic de tumeur métachrone des cavités naso-sinusiennes a été fait lors de l'examen de surveillance. Résultats : Deux des patients exerçaient une profession avec une exposition aux facteurs de risque de carcinome épidermoïde du massif facial (ouvrier du textile et de l'alimentation). La symptomatologie clinique naso-sinusienne était modifiée par la laryngectomie et le diagnostic du cancer métachrone a été fait à un stade évolué. Tous ont été traités chirurgicalement, avec une poursuite évolutive à un an pour deux patients sur trois. Conclusion : La surveillance des patients laryngectomisés doit inclure un examen au fibroscope ou aux optiques des cavités naso-sinusiennes. C'est le seul moyen d'assurer un diagnostic précoce de ces cancers métachrones.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Carcinome épidermoïde des voies aérodigestives supérieures : quoi de neuf en 2009

  • Les carcinomes des voies aérodigestives supérieures (VADS) correspondent le plus souvent à des carcinomes épidermoïdes dont les variantes histologiques représentent des entités anatomocliniques particulières comme les carcinomes épidermoïdes verruqueux, basaloïdes ou fusiformes. Le diagnostic de ces variants par le pathologiste implique parfois une prise en charge spécifique. De nombreux travaux ont montré le rôle primordial de l’infection par un HPV oncogène dans les carcinomes épidermoïdes des VADS, en particulier au niveau de l’oropharynx. Les carcinomes épidermoïdes HPV + ont un profil épidémiologique, un pronostic et une réponse aux traitements différents des carcinomes HPV – . La recherche de nouveaux facteurs prédictifs du pronostic et de la réponse aux thérapeutiques fait l’objet de nombreuses études afin de permettre un traitement optimal de ces tumeurs, dont le pronostic reste encore assez sombre. Aucun de ces marqueurs n’est actuellement recommandé en routine, mais la détection de HPV (PCR ou CISH) risque d’être prochainement nécessaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lymphangiectasies vulvaires 14 ans après le traitement d'un carcinome épidermoïde du col utérin. Traitement par cryochirurgie.

  • Introduction. Les lymphangiectasies se différencient des lymphangiomes uniquement par leur mécanisme de survenue en rapport avec une stase lymphatique. Aucun aspect clinique ou anatomopathologique ne permet de les distinguer les uns des autres. Observation. Nous rapportons un nouveau cas de lymphangiectasies vulvaires survenues 14 années après le traitement d'un carcinome épidermoide du col utérin par chirurgie, radiothérapie externe et curiethérapie. Un traitement par cryochirurgie a été réalisé. Discussion. Notre commentaire porte sur l'analyse de 12 cas de lymphangiectasies vulvaires rapportés dans la littérature. L'aspect pseudo-condylomateux fréquemment observé (source d'erreur diagnostique et thérapeutique) est souligné, ainsi que le risque non négligeable d'infection à répétition, ce qui justifie une prise en charge thérapeutique adaptée. La cryochirurgie est donc proposée avec un bénéfice thérapeutique certain pour un traumatisme minime.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Carcinome épidermoïde basaloïde et à cellules fusiformes avec métaplasie osseuse se présentant comme un polype de l’hypopharynx

  • Nous rapportons le cas d’un carcinome épidermoïde de type basaloïde et à cellules fusiformes de l’hypopharynx, chez un homme âgé de 61 ans. L’endoscopie a permis la biopsie-exérèse d’une tumeur pédonculée, d’allure polypoïde. L’examen histologique a montré une tumeur biphasique, constituée d’un contingent de type carcinomateux basaloïde et d’un contingent à cellules fusiformes. Focalement, on notait des foyers de métaplasie osseuse. En immuno-histochimie, le contingent à cellules fusiformes exprimait le marqueur épithélial p63. Le patient a été traité par chimiothérapie, puis radiothérapie. Après un recul d’un an, le patient est en rémission. Il s’agit du neuvième cas décrit dans la littérature de carcinome biphasique associant un carcinome épidermoïde de type basaloïde et un carcinome à cellules fusiformes, et du premier cas présentant une métaplasie osseuse.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Fistule oesophago-pulmonaire au cours d'un carcinome épidermoïde oesophagien.

  • Les fistules entre l'œsophage et le tractus respiratoire sont des entités reconnues. Il s'agit la plupart du temps de fistules œso-trachéales ou œso-bronchiques. Les fistules œsophagopulmonaires sont plus rarement décrites. Nous rapportons le cas d'un patient ayant présenté une fistule œsophago-pulmonaire survenant au cours d'un carcinome épidermoïde œsophagien. Il a présenté progressivement une pneumopathie nécrosante et abcédée. Le diagnostic de fistule œsophago-pulmonaire a été posé sur le scanner thoracique montrant une nécrose de la paroi œsophagienne et une communication entre l'œsophage et le parenchyme pulmonaire. La présence d'amylase dans le liquide de drainage de l'abcès pulmonaire a confirmé ce diagnostic. L'évolution a été défavorable malgré le drainage pulmonaire et la pose d'une prothèse endo-œsophagienne. Les données de notre observation sont analysées et confrontées aux cas déjà décrits dans la littérature.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov