Carcinogenese [ Publications ]

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  • Dans le cadre de cette revue, il n’est pas possible de présenter l’avalanche des données récentes mais nous avons fait une sélection des plus importantes en n’omettant pas de les relier dans la mesure du possible aux questions posées au clinicien et au thérapeute en matière de diagnostic, de pronostic et de possibles applications thérapeutiques. Pour la commodité de l’exposé, on a regroupé les gènes selon les fonctions dans lesquelles ils sont impliqués.PerspectivesMême si l’avenir nous réserve encore bien des surprises, on peut d’ores et déjà dégager deux idées forces. Premièrement, une connaissance approfondie des gènes de régulation du cycle cellulaire, de la sénescence, de l’apoptose, de la réparation, etc., va de pair avec la découverte quasi quotidienne d’altérations de gènes impliqués dans ces fonctions. En second lieu, l’intégration de ces différentes fonctions entre elles apparaît de plus en plus clairement au fur et à mesure qu’on caractérise et comprend le mode d’action de « gènes-pivots » orientant vers telle ou telle voie. En soi, cette situation n’est pas réellement novatrice, mais il est clair que toute approche raisonnée de nouvelles thérapeutiques antitumorales suppose une compréhension affinée des mécanismes intégrateurs. Ce sera l’un des objectifs les plus évidents des recherches à mener pendant les années à venir.Une autre perspective importante pourrait être le développement de technologies automatisées (par exemple, la technique dite Sage) permettant d’analyser simultanément l’expression de milliers de gènes et de stocker à des fins comparatives les informations obtenues dans des banques de données. Grâce à ces technologies, on est en mesure d’aborder la question longuement débattue de l’expression différentielle de gènes chez des cellules normales et cancéreuses. Dans un travail princeps consacré à cette question, l’expression de plus de 300 000 transcrits partiels dérivés de cancers colorectaux et pancréatiques et représentant environ 49 000 gènes a été quantifiée [37]. Au moment de la recherche, plus de 26 000 gènes étaient déjà représentés dans des banques de données. Les résultats ont montré qu’une très grande majorité des transcrits (98,5 %) étaient exprimés à des taux similaires dans les tumeurs et les tissus normaux correspondants. Toutefois, un nombre non négligeable (289) exhibait des niveaux beaucoup plus faibles (181) ou beaucoup plus élevés (108) que dans les tissus normaux du côlon ou du pancréas. De manière frappante, il existe une correspondance entre la variation d’expression de certains gènes et le type de la tumeur. Quoique préliminaires, ces résultats sont très prometteurs car ils ouvrent la voie à la constitution de catalogues d’expression différentielle des gènes représentatifs d’un type donné de tumeur. Les renseignements accumulés pourraient être extrêmement utiles pour le diagnostic et le suivi de l’évolution des tumeurs.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les voies de la carcinogenèse colorectale: intérêt et application pour le pathologiste.

  • Deux types de carcinomes colorectaux ont été récemment identifiés. Le premier groupe appelé LOH (pour Loss of Heterozygosity) représente 80 % des cas. Il est caractérisé par une aneuploïdie, des pertes alléliques et une localisation distale. Le second groupe présente un phénotype d'instabilité des microsatellites (MSI pour Micro-Satellite Instability), un caryotype presque diploïde et peu de pertes alléliques. Il rassemble 15 % des cancers colorectaux et environ 30 % des cancers du côlon droit. Quatre voies de régulation sont altérées dans la carcinogenèse colorectale : la voie WNT/wingless, la voie de K-ras, la voie du TGFβ et la voie de p53. Pour chaque cascade de régulation, différents gènes sont impliqués en fonction du phénotype de la tumeur. Ainsi, dans les cancers du groupe LOH la voie WNT/wingless est touchée par le biais d'une mutation du gène APC alors que pour les cancers de phénotype instable (MSI+) c'est une mutation stabilisatrice de la β caténine qui altère cette voie de régulation. L'inhibition de croissance, sous le contrôle du TGF beta, est dérégulée par inactivation biallélique d'une des molécules de transduction du signal SMAD 2 ou SMAD 4 pour les cancers LOH, alors que le récepteur de type Il du TGFβ est mis en cause dans les cancers MSI. La présence d'une instabilité au niveau de la séquence codante du gène Bax contribue à la transition adénome cancer pour les tumeurs MSI+, alors que c'est la perte de la fonction de p53 qui est responsable de la progression tumorale dans les cancers de type LOH. Jusqu'à présent, la recherche du phénotype tumoral n'avait que peu de répercutions sur la prise en charge clinique des patients. Récemment, il a été montré que la mise en évidence d'un phénotype MSI+ possédait une valeur prédictive positive pour la réponse à la chimiothérapie. L'étude immunohistochimique des protéines de réparation des mésappariements de bases de l'ADN constitue une stratégie complémentaire à la biologie moléculaire pour la recherche du statut MSI. La détermination du « phénotype moléculaire » en plus du stade fourni par l'analyse histologique pourrait apporter aux cliniciens de précieuses informations pour la prise en charge des patients.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Voies de carcinogenèse et histoire naturelle des tumeurs de la voie excrétrice supérieure: état de l'art pour le rapport annuel de l'Association française d'urologie

  • Objectif. — Décrire l'histoire naturelle et les principaux mécanismes de la carcinogenèse des tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure (TVES). Matériel et méthodes. — Une revue de la littérature sur Medline a été réalisée en considérant l'ensemble des articles répertoriés jusqu'en 2014 et en utilisant différentes combinaisons des mots clés suivant: carcinome urothélial , clonalité , carcinogenèse , mutations , instabilité chromosomique , syndrome de Lynch, polymorphisme génétique. Résultats. — Le développement local des TVES est caractérisé par la multifocalité qui est liée à la coexistence d'une dispersion intraluminale avec implantation cellulaire et à un phénomène de cancérisation «par plage» de l'urothélium. La carcinogenèse des TVES et des tumeurs de vessie présente d'importantes bases communes dont l'implication de la mutation du protooncogène FGFR3 et du gène suppresseur de tumeur TP53 permettant de définir des profils mutationnels prédictifs de leur risque évolutif. Les autres mécanismes responsables du développement des TVES regroupent les modifications épigénétiques du génome cellulaire correspondant à la méthylation de certains promoteurs régulant l'activité génique et l'instabilité chromosomique avec notamment les délétions du chromosome 9. Plusieurs facteurs de risque génétiques spécifique au TVES en non établi dans les tumeurs de la vessie comme le syndrome de Lynch ou certains polymorphismes génétiques ont également été mis en évidence expliquant ainsi la susceptibilité de certains individus à développer ce type de tumeurs. Conclusion. — La carcinogenèse des TVES reste un phénomène complexe dont certains aspects expliquent en partie leur histoire naturelle. En dépit de récents progrès dans le domaine de la recherche fondamentale, certains mécanismes de carcinogenèse des TVES demeurent aujourd'hui non élucidés et incompris.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Biomarqueurs de carcinogenèse des voies aériennes et place de la chimioprévention

  • Les néoplasies bronchiques sont la principale cause de décès lié au cancer dans les pays occidentaux, elles posent donc, avec les cancers des voies aérodigestives supérieures (VADS), un problème majeur de santé publique dans le monde. Bien que leurs stades précoces soient souvent curables, grâce à la chirurgie et à la radiothérapie, la plupart sont diagnostiquées à un stade avancé. Par conséquent, la mortalité globale liée à ces cancers est restée inchangée depuis vingt-cinq ans. Par ailleurs, les patients guéris d'un premier cancer bronchique ou des VADS ont un grand risque d'apparition d'un second cancer. Une approche alternative qui permettrait de réduire l'incidence et donc la mortalité de ces cancers est la chimioprévention, c'est-à-dire l'utilisation d'agents naturels ou synthétiques dans le but de prévenir, de supprimer ou d'inverser la progression carcinogénique vers le cancer invasif. Le processus carcinogénique des néoplasies bronchiques et des VADS est lié à des dysrégulations de la prolifération, de la différenciation et de la mort cellulaire, secondaires à une exposition globale de l'épithélium des voies aériennes aux agents oncogéniques du tabac. Cette revue présente les principales données concernant la compréhension actuelle de la carcinogenèse des voies aériennes ainsi que les résultats des essais de chimioprévention développés dans ce domaine.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le facteur induit par l’hypoxie HIF1 : régulation, implication dans la carcinogenèse et cible thérapeutique anticancer

  • Le facteur de transcription HIF1 est une protéine hétérodimérique composée d'une sous-unité a dont l'expression est fortement régulée, en particulier par l'oxygène, et d'une sous-unité β exptimée de façon constitutive. Parmi les 70 gènes cibles de HIF1 identifiés à ce jour, sont retrouvés des gènes impliqués dans l'angiogenèse, l'érythropoïèse, la prolifération et la viabilité cellulaires ainsi que dans les métabolismes du fer et du glucose. Une hypoxie intracellulaire (dans des cellules saines ou tumorales) ou certaines altérations génétiques peuvent provoquer une surexpression de la sous-unité a de HIF1. Une telle surexpression est généralement associée à une forte mortalité chez des patients atteints de certains types de cancers. La suppression in vitro de l'expression du gène hif1α dans des cellules tumorales entraîne une diminution importante de la prolifération cellulaire. En outre, des molécules agissant indirectement sur l'activité transcriptionnelle ou sur les quantités de HIF1 sont efficaces pour bloquer la prolifération et/ou la vascularisation de tumeurs. Certaines de ces molécules sont actuellement évaluées en essais cliniques. Cependant, aucune molécule agissant directement sur HIF1 n'a encore été développée. Cette revue présente la régulation du facteur de transcription HIF1, son implication dans la tumorogenèse, les différents principes actifs actuellement connus pour cibler HIF1 ainsi que leurs mécanismes d'action supposés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Expression des pompes calciques de type SERCA au cours de la différenciation cellulaire et de la tumorigenèse: application à la carcinogenèse colique

  • L’homéostasie calcique du réticulum endoplasmique (RE) est un élément clef de la signalisation intracellulaire et intervient dans de nombreuses fonctions cellulaires telles que la prolifération, la synthèse protéique, la différenciation et l’apoptose. Le calcium est accumulé dans le RE grâce à des pompes calciques de type SERCA (sarco/endoplasmic reticulum calcium ATPases/SERCA iso-enzymes) qui lui sont spécifiques. Les différentes isoformes de SERCA, biochimiquement distinctes, ont une répartition variable selon le type cellulaire et le stade de différenciation au cours du développement ontogénique. Cette revue résume les principales données concernant la modulation de l’expression des pompes SERCA et notamment SERCA3 au cours de la différenciation normale et tumorale et plus particulièrement colique. Tous ces résultats sont en faveur d’une implication importante des pompes SERCA et notamment SERCA3 dans le programme de différenciation des cellules cancéreuses et leucémiques. Au cours du processus multi-étape de la cancérogenèse colique, la diminution ou la perte d’expression de SERCA3 semblent intervenir précocement et être liées à la stimulation de la voie de signalisation APC/ß-caténine/TCF4 et à une déficience de la transcription dépendante des facteurs de type Sp1.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Histoire naturelle de la carcinogenèse gastrique liée à H. pylori.

  • La cancérogenèse gastrique est liée à l'inflammation chronique de la muqueuse en réponse à l'infection à Helicobacter pylori. L'infection est impliquée quel que soit le type de cancer, adénocarcinome de type intestinal ou cancer diffus. Dans le premier cas, le cancer est l'étape ultime d'un processus de plusieurs dizaines d'années d'altération des cellules épithéliales de la muqueuse gastrique, avec successivement atrophie, métaplasie intestinale, dysplasie et cancer. Dans le second cas, le cancer est induit plus rapidement et serait secondaire aux altérations chromosomiques induites par le stress oxydatif dû à la réaction inflammatoire à l'infection. L'importance de la réaction inflammatoire et par conséquent le risque de cancer sont fonction de la virulence de la bactérie et des caractéristiques du système immunitaire de l'hôte. L'éradication préventive doit être proposée aux sujets à haut risque de cancer gastrique: apparentés au premier degré de malades ayant un cancer gastrique, malades ayant des lésions prénéoplasiques. L'éradication préventive est plus efficace si elle est réalisée avant la survenue de lésions prénéoplasiques (atrophie, métaplasie intestinale, dysplasie). Quand elle est réalisée tardivement, elle diminue le risque mais ne le supprime pas, et le malade doit faire l'objet d'une surveillance endoscopique régulière.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La carcinogenèse de l'adénocarcinome de l'ethmoïde aux poussières de bois.

  • But de l'étude: identifier les mécanismes et les différentes étapes de la carcinogenèse de l'adénocarcinome de l'ethmoide (ADKE) chez les travailleurs du bois. Méthode: revue systéma-tique de la littérature et indexation selon les niveaux de preuves. Résultats: les poussières de bois inférieures à 10 μm se déposeraient sur les faces exo-sinusiennes de l'ethmoïde soit le cornet, le méat moyen, et, la fente olfactive. Le risque de développer un ADKE est élevé dès la première année d'exposition. Il n'est pas possible de savoir ce qui détermine la durée de la latence. Elle est le plus souvent supérieure à 30 ans et seul 10 % de la population atteinte a moins de 50 ans. L'instabilité chromosomique apparaît être pour la muqueuse respiratoire une des étapes majeures de processus de dégénérescence. Certains acteurs biomoléculaires et génétiques sont communs avec l'ADK colique, mais ils ne sont pas mis en jeu avec la même importance et les mêmes sceriarii laissant apparaître des mécanismes bien distincts. Il y a pour l'ADKE des évènements spécifiques dus aux facteurs anatomocliniques locaux et aux agents carcinogènes. Il n'a pas été identifié jusque là d'oncoprotéine ou d'immunomarquage jouant un rôle spécifique et majeur permettant d'isoler une cascade d'évènements génétiques et moléculaires prépondérante.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cyclo-oxygénase 2 et carcinogenèse.

  • La cyclo-oxygénase 2 est une glycoprotéine membranaire induite par un ensemble d'agents pro-inflammatoires, de cytokines et de facteurs de croissance, des oncogènes et les promoteurs de tumeurs via des mécanismes transcriptionnels et post-transcriptionnels. Elle est exprimée pendant les étapes précoces de la cancérogenèse colorectale, dès le stade d'adénome, et dans les adénocarcinomes gastriques, coliques, mammaires, pulmonaires et prostatiques. Elle est détectée au niveau des cellules néoplasiques, inflammatoires, endothéliales et stromales et dirige la conversion de l'acide arachidonique en prostaglandines et thromboxanes mais également la synthèse de malonaldéhyde (MDA, agent mutagène) et la production d'hydroperoxydes qui favorisent l'activation de carcinogènes. Les produits de Cox2 agissent à leur tour sur des récepteurs serpentins couplés aux protéines G hétérotrimériques (R-TXA2, R-PG) et connectés à des éléments de signalisation impliqués dans l'oncogenèse. Cox2 joue donc un rôle clé pendant les phases précoces de la cancérogenèse en favorisant la prolifération des cellules tumorales, leur résistance contre l'apoptose, l'angiogenèse, l'invasion et la mise en place du processus métastatique. Ces mécanismes établissent le rationnel du ciblage thérapeutique de Cox2 clans les tumeurs solides humaines.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Elucidation des énigmes du syndrome de Lynch grâce à un nouveau modèle de carcinogenèse caractérisé par un processus d'initiation hétérodoxe.

  • Le syndrome de Lynch présente nombreuses particularités énigmatiques qui n'ont à ce jour pas pu être interprétées de manière satisfaisante. Nous proposons d'expliquer ces bizarreries à l'aide d'un nouveau modèle de cancérogenèse comportant deux et seulement deux phases évolutives: a) une phase préliminaire (n'appartenant pas à la cancérogenèse à proprement parler) résultant de la perte délétère de la fonction de réparation des misappariements, qui entraîne l'extinction spontanée de la plupart des clones de cellules ayant acquis le phénotype mutateur par erreurs de réplication, b) une phase explosive d'évolution rapide et irréversible, qui n'est initiée qu'à la condition que des mutations additionnelles, rapidement acquises par une des cellules appartenant à un clone mutateur, ne sauvent cette cellule de la disparition en la rendant tolérante à l'état mutateur. Nous montrerons que ce modèle permet de comprendre simplement les curiosités du syndrome de Lynch grâce à un nouveau cadre étiogénique et pathogénique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

MUC1 (EMA) : une molécule clé de la carcinogenèse ?

  • MUC1 est une mucine transmembranaire hautement glycosylée qui est exprimée au pôle apical des cellules de nombreux épithéliums glandulaires normaux. MUC1 intervient dans les phénomènes de morphogenèse, d’adhérence, et de différenciation cellulaire. MUC1 est également impliquée au cours de la carcinogenèse avec souvent une surexpression dans les tissus cancéreux et une perte de la polarité apicale avec expression membranaire circonférentielle et/ou cytoplasmique. La partie intracellulaire de MUC1 possède des sites de phosphorylation et interagit avec de nombreux facteurs de transcription et de signalisation. MUC1 interagit avec la β-caténine de manière compétitive vis à vis de la E-cadhérine, ce qui déstabilise les jonctions intercellulaires et favorise la dissémination métastatique. En pathologie tumorale, la surexpression de MUC1 associée à la délocalisation du marquage immunohistochimique est liée à un mauvais pronostic et à une survie plus courte des patients atteints de cancers du sein, du rein, de la prostate et du tube digestif. MUC1 apparaît également comme une cible thérapeutique innovante dans le domaine de l’immunothérapie et de la vaccinothérapie des cancers.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Mécanismes de carcinogenèse hépatique : quelles pistes pour la radiosensibilisation ?

  • La connaissance accrue des mécanismes d’oncogenèse hépatique laisse entrevoir des stratégies de radiosensibilisation pour le traitement du carcinome hépatocellulaire, car plusieurs de ces mécanismes sont également impliqués dans la réponse aux radiations ionisantes. Nous effectuons une revue des principales altérations moléculaires oncogéniques du carcinome hépatocellulaire pouvant procurer d’éventuelles pistes de radiosensibilisation. Les principaux mécanismes concernés touchent la prolifération cellulaire, les systèmes de réparation, les mécanismes de mort apoptotique et l’angiogenèse. Cependant, il existe peu de données précliniques évaluant l’association des thérapies ciblées et des rayonnements ionisants dans des modèles de carcinome hépatocellulaire. Des études préliminaires sont en cours, visant essentiellement l’angiogenèse tumorale. Leurs résultats permettront de mieux appréhender l’intérêt potentiel de telles stratégies de radiosensibilisation dans la prise en charge des carcinomes hépatocellulaires.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le gène et la protéine p53 dans la carcinogenèse bronchique: de la biologie à la clinique.

  • Le gène p53 code pour une phosphoprotéine nucléaire capable de moduler l'expression de certains gènes impliqués dans la régulation de la division cellulaire. Cette action rend compte des propriétés antiprolifératives de p53. La mutation d'un allèle du gène p53, avec perte de l'allèle sain, dans différents tissus (poumon, larynx, vessie, foie, peau, colon, sein) exposés ou non à des carcinogènes chimiques ou physiques (tabac, radon, UV, aflatoxine B1), est associée à la survenue de cancers. En effet, la protéine p53 mutée perd ses propriétés antiprolifératives, ce qui favorise une dérégulation de la multiplication cellulaire avec accumulation d'aberrations génétiques. La délétion homozygote du gène p53 dans les cellules germinales des membres de certaines «familles à cancer» (syndrome de Li-Fraumeni), entraîne une surincidence de cancers de l'enfant, ou de l'adulte jeune.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Carcinogenèse colorectale. 1. Prédispositions héréditaires et cancer colorectal.

  • Les cancers colorectaux sporadiques représentent 70 à 80 % des cancers colorectaux (CCR). Les deux formes familiales les mieux définies, la polypose adénomateuse familiale (PAF) et le syndrome HNPCC (pour « Hereditary Non Polyposis Colorectal Cancer ») représentent respectivement moins de 1 % et 2 à 3 % des CCR. Entre ces syndromes génétiques rares (PAF, syndrome HNPCC, polyposes hamarthomateuses) dûs à des mutations dans des gènes majeurs de prédisposition (gène APC, gène MMR, BMPR1A, SMAD4...) et dans lesquels les facteurs environnementaux jouent un rôle très faible, et les formes sopradiques, environ 25 % des CCR à composante héréditaire restante sont probablement liés à des allèles à faible pénétrance (APC*I1307K, TGFβR1*6Ala...) avec une forte implication des facteurs environnementaux.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Mécanismes de carcinogenèse des cancers du pancréas : quelles pistes pour la radiosensibilisation ?

  • Le cancer du pancréas est la cinquième cause de décès par cancer. Le taux de survie à cinq ans est inférieur à 5 %. Ce très mauvais pronostic est dû à la fois à un diagnostic tardif et à une résistance de l’adénocarcinome aux traitements, notamment à la radiothérapie. Les progrès faits dans la connaissance de la carcinogenèse pancréatique et l’identification des mutations génétiques les plus fréquentes dans ce type de tumeur (KRAS, p16, TP53, Smad4) ouvrent de nouvelles voies de recherche permettant d’espérer des traitements plus efficaces. Cette revue présente les principales altérations génétiques et moléculaires présentes dans les cancers du pancréas et pouvant représenter de nouvelles pistes de radiosensibilisation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Anomalies épigénétiques et carcinogenèse hépatique.

  • Les mécanismes moléculaires impliqués dans la carcinogenèse hépatique restent mal connus. Durant la dernière décennie, les anomalies épigénétiques (méthylation de l'ADN) ont fait l'objet d'une attention particulière en raison de leur possible implication dans le développement du carcinome hépato-cellulaire. Le niveau de méthylation de l'ADN est influencé par des facteurs environnementaux (apports en folates et méthionine) et génétiques (polymorphismes de la méthylènetétrahydrofolate réductase/MTHFR). Ces données pourraient permettre une meilleure compréhension de la carcinogénèse hépatique. Des études d'intervention sont maintenant requises afin de déterminer l'intérêt d'une supplémentation en folates pour prévenir le développement de tumeurs hépatiques dans une population cible.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Carcinogenèse colorectale. 2. Mécanismes génétiques et épigénétiques de la progression tumorale et calssification moléculaire des cancers colorectaux.

  • Les altérations des gènes impliqués dans la carcinogenèse colorectale sont sous-tendues par trois grands mécanismes: l'instabilité chromosomique, l'instabilité des microsatellites et les mécanismes épigénétiques (hyperméthylation des ilôts CpG des promoteurs). Les progrès dans la compréhension de ces mécanismes d'instabilité génétique et épigénétique ont permis une avancée vers l'individualisation et la caractérisation de sous-groupes de tumeurs colorectales plus homogènes quant à leur voie de progression, leur pronostic et leur éventuelle réponse au traitement.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hormone de croissance et carcinogenèse: le point sur la question.

  • L'utilisation de l'hormone de croissance recombinante (rhGH) s'est développée ces 20 dernières années et n'est plus seulement prescrite lors de pathologies liées à un retard de croissance. Puissant agent anabolisant, elle agit sur la croissance, la composition corporelle et le métabolisme. La rhGH se révèle utile dans certaines pathologies et interventions chirurgicales pour limiter les effets du catabolisme et améliorer la cicatrisation, les fonctions immunitaires et musculaires. La question d'un risque oncologique lié à son utilisation a été récemment investiguée dans divers types de tumeurs. Cet article propose une revue des études cliniques explorant la possible association entre la rhGH et le cancer.

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Biologie des infections à papillomavirus. II. Leur rôle dans la carcinogenèse du col utérin

  • Il est actuellement bien établi que certains papillomavirus, tels que les papillomavirus de type 16, sont les facteurs étiologiques des lésions précancéreuses et cancéreuses du col utérin. Mais l'infection virale ne saurait, à elle seule, expliquer la progression tumorale. De nombreux facteurs de risque: comportement sexuel, immunodépression, facteurs socio-démographiques, agents infectieux... sont impliqués dans la progression d'une lésion virale vers un cancer invasif. Et l'inactivation des protéines suppresseurs de tumeur (p53, p105

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Mise au point sur la mutation FGFR3 et le phénotype épigénétique MRES dans la carcinogenèse vésicale

  • La mutation FGFR3 conduit à une activation constitutive du récepteur 3 au FGF. Elle est précoce dans la carcinogenèse vésicale, et est fortement associée aux tumeurs papillaires. Le phénotype tumoral épigénétique multiple regional epigenetic silencing (MRES) correspond à l'inactivation transcriptionnelle de régions chromosomiques dans les tumeurs invasives du muscle, et est très fortement associé à la signature moléculaire du carcinome in situ. Ces altérations pourraient constituer de nouvelles cibles thérapeutiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov