Cancers du sein inflammatoires [ Publications ]

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  • Le mauvais pronostic du cancer du sein inflammatoire (CSI) est lié à son fort potentiel métastatique. Durant les trois dernières décennies, l’introduction de la chimiothérapie (CT) néoadjuvante, puis son amélioration avec les rajouts successifs des anthracyclines, puis des taxanes, ont permis de doubler la survie. Mais, la survie à cinq ans reste inférieure à 50 %. La réponse complète histologique (RCH) à la CT néoadjuvante est un facteur pronostique majeur. Depuis 1995, plusieurs approches innovantes ont été évaluées : initialement, la CT à hautes doses avec autogreffe de cellules souches hématopoïétiques, dont les résultats prometteurs n’ont pas modifié les standards de prise en charge, en raison notamment de sa toxicité. Plus récemment, certaines thérapies ciblées, en association avec la CT conventionnelle, ont été évaluées en raison de la fréquente surexpression de HER2 et EGFR et l’importante vascularisation des CSI. Le trastuzumab, anticorps monoclonal ciblant HER2, a montré un net avantage en termes de réponse et survie dans des essais dédiés aux cancers du sein localement avancés HER2-positifs incluant des CSI. Le lapatinib, inhibiteur tyrosine kinase anti-HER2 et EGFR, a montré une efficacité notable en termes de réponse histologique dans deux essais de phase II dédiés aux CSI HER2-positifs. L’intérêt du double blocage anti-HER2 par la combinaison trastuzumab-pertuzumab associée au docétaxel a été démontré en termes de réponse histologique dans l’étude NEOSPHERE qui incluait des CSI HER2-positifs. Parmi les molécules anti-angiogéniques testées dans des essais dédiés aux CSI, le bévacizumab a donné les résultats les plus intéressants en termes de rapport efficacité/toxicité. Dans l’essai Beverly 2 limité aux CSI HER2-positifs et traités par l’association chimiothérapie, trastuzumab et bévacizumab, le taux de RCH est de 64 %, la DFS à trois ans est de 68 % et la survie globale de 90 % , l’augmentation des cellules endothéliales circulantes est inversement corrélée à la probabilité de RCH. Tous ces traitements ont été extrapolés à partir des cancers du sein non inflammatoires. Ainsi, une connaissance moléculaire approfondie des CSI apparaît cruciale pour développer des traitements ciblant leur agressivité si particulière.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Caractéristiques cliniques et évolutives des cancers du sein inflammatoires à Brazzaville

  • Introduction. Les cancers du sein T4 du code TNM constituent un groupe hétérogène de cancers du sein. Nous avons mené cette étude dans le but d'analyser les différences existant entre les cancers du sein T4 inflammatoires et non inflammatoires. Patientes et méthodes. Dans une étude descriptive transversale sur une période allant de 2007 à 2010, nous avons colligé les patientes atteintes de cancer du sein T4. Ces patientes ont été reparties en deux groupes: un groupe de cancer du sein inflammatoire (CSI) et un groupe de cancer du sein non inflammatoire (CSNI). Nous avons comparé les caractéristiques épidémiologiques, cliniques et évolutives de ces deux groupes. Résultats. Nous avons retenu 129 patientes présentant une forme T4, sur 343 patientes reçues pour cancer du sein, CSI: 52 patientes , CSNI: 77 patientes. Sur le plan épidémiologique, nous n'avons pas trouvé de différence entre les deux groupes. Les deux entités diffèrent sur la taille tumorale qui est plus importante dans le groupe CSI, et l'ulcération cutanée retrouvée moins souvent dans le groupe CSNI. Le facteur pronostique indépendant d'échec de la première ligne de chimiothérapie a été, pour les deux groupes, le non-respect des intervalles intercures. La médiane de survie globale dans notre étude a été de neuf mois dans le groupe CSI versus 13 mois dans le groupe CSNI (p = 0,01, test du Log-rank). En analyse multivariée, la forme CSI était le seul facteur pronostique défavorable indépendant pour la survie globale. Conclusion. Le cancer du sein inflammatoire est une entité fréquente à Brazzaville, Gongo, et son pronostic est sombre.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov