Cadasil [ Publications ]

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  • Les maladies des petites artères cérébrales sont la cause d'environ 20 % des accidents ischémiques cérébraux. Leur diagnostic est difficile et leurs mécanismes physiopathogéniques très obscurs. Un certain nombre de ces artériopathies sont familiales. A la fin des années 80, une forme autosomique dominante d'artériopathie cérébrale, CADASIL, se manifestant par des accidents ischémiques cérébraux récurrents, des troubles cognitifs et une atteinte sévère de la substance blanche a été identifiée dans un très petit nombre de familles. Nous avons établi qu'un gène de la famille très conservée des récepteurs Notch impliqués dans les processus de différenciation et de prolifération cellulaire au cours du développement, Notch3, était le gène responsable de CADASIL. À ce jour, plus de 300 familles ont été étudiées et, récemment, des cas sporadiques liés à une néomutation ont été identifiés, suggérant que CADASIL n'est probablement pas une cause rare d'artériopathie cérébrale. On ne connaît pas encore le rôle exact de Notch3. Nous avons récemment montré que, chez l'homme adulte, l'expression de Notch3 est restreinte aux vaisseaux et à la cellule musculaire lisse. Par ailleurs, nous avons établi que, chez les patients CADASIL, il existe une anomalie de la clairance de Notch3 entraînant son accumulation à la membrane cytoplasmique des cellules musculaires lisses vasculaires. Les résultats de ces travaux indiquent donc que la cellule musculaire lisse vasculaire est la cible primaire du processus pathogène de CADASIL. Par ailleurs ils suggèrent fortement que la voie de signalisation Notch3 est impliquée dans l'homéostasie du vaisseau adulte. Enfin ces travaux ouvrent de nouvelles perspectives dans le domaine de la pathologie neurovasculaire. En particulier la mise au point d'un test diagnostique de CADASIL fiable et faisable en routine permettra prochainement de déterminer la prévalence de cette affection, 1

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

CADASIL: aspects phénotypiques inhabituels et observations anatomo-pathologiques dans deux nouvelles familles françaises.

  • Nous rapportons des aspects phénotypiques inhabituels de CADASIL dans 2 nouvelles familles françaises dont 2 cas ont été étudiés anatomiquement. Dans la première famille, 4 cas de la même fratrie étaient probablement atteints, deux avec un phénotype psychiatrique prédominant, deux autres avec une démence et un syndrome pseudo-bulbaire d'évolution progressive. Aucun de ces cas n'avait d'antécédent de migraine ou d'accident ischémique. Chez le propositus, le diagnostic de CADASIL fut documenté par biopsie cutanée, mutation du gène Notch 3 et autopsie, le décès étant survenu à 67 ans, après 8 ans d'évolution. L'étude anatomopathologique révéla une leucoencephalopathie diffuse et des infarctus sous-corticaux ainsi que des lésions caractéristiques des petites artères dans le cerveau et d'autres organes. Dans la seconde famille, deux cas sont rapportés. L'un était décédé à 63 ans après une évolution subaiguë évocatrice d'hypertension intracrânienne. Le diagnostic anatomique de CADASIL fut fait rétrospectivement avec immunomarquage anti Notch 3 des cellules musculaires lisses artériolaires. L'autre patient avait une histoire progressive de troubles neurologiques évoluant pendant près de 20 ans avec des paresthésies et une spasticité des membres inférieurs ayant conduit au diagnostic de sclérose en plaques progressive probable. Ultérieurement, apparurent un syndrome pseudo-bulbaire et une démence sous-corticale sans accident ischémique aigu. Le diagnostic fut confirmé par biopsie cutanée et mutation du gène Notch 3. Ce travail illustre : 1) la variabilité phénotypique intra et interfamiliale de CADASIL, 2) l'importance physio-pathologique des lésions démyélinisantes de la substance blanche sans réel parallélisme anatomo-clinique et 3) l'intérêt de recourir à des critères diagnostiques rigoureux afin de mieux identifier les cas potentiels de CADASIL à des fins épidémiologiques et génétiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cadasil

  • Cadasil est une maladie héréditaire des petites artères cérébrales en rapport avec des mutations du gène NOTCH3, un récepteur des cellules musculaires lisses et des péricytes au niveau de la paroi des artérioles et des capillaires. Ces mutations sont à l’origine de l’accumulation de la protéine NOTCH3 puis de l’agrégation de diverses protéines au sein de la paroi vasculaire. La maladie survient chez l’adulte d’âge moyen et est responsable de crises de migraine avec aura, d’accidents ischémiques cérébraux, de troubles de l’humeur et de troubles cognitifs variants d’une atteinte légère des performances attentionnelles et des fonctions exécutives à un état de démence sévère. La maladie évolue progressivement au cours de l’âge adulte et peut être responsable au stade tardif de troubles de la marche et de l’équilibre pouvant conduire à un handicap sévère et à la dépendance. L’IRM montre des lésions diffuses de la substance banche, pouvant concerner en particulier les pôles antérieurs des lobes temporaux, parfois associés à de petits infarctus cérébraux et à des microsaignements. La sévérité clinique est liée à l’accumulation des infarctus et au développement de l’atrophie cérébrale au cours du temps. Le diagnostic est confirmé par un test génétique ou par une biopsie cutanée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le CADASIL: une artériolopathie cérébrale sévère non exceptionnelle.

  • Le CADASIL (Cerebral Autosomal Dominant Arteriolopathy with Subcortical Infarcts and Leucoencephalopathy) est une affection récemment identifiée responsable de migraines avec aura, d’accidents vasculaires ischémiques cérébraux précoces et recurrents, et de démence. Sa transmission est autosomale dominante. Il s’agit d’une vasculopathie disséminée mais dont l’expression clinique intéresse uniquement le SNC. La RMN cérébrale est toujours anormale chez les patients symptomatiques, et parfois chez les porteurs asymptomatiques. Elle montre des foyers plus ou moins confluents d’hypersignaux sur les images en T2 et en flair. La maladie est associée à une variété de mutations du gène Notch3 sur le chromosome 19. Il n’y a pas de traitement spécifique et le pronostic est médiocre. Nous avons suivi 3 patients issus de 2 familles avec un diagnostic de CADASIL confirmé par biologie moléculaire. Nous présentons leurs caractéristiques cliniques. Nous discutons les données actuelles concernant cette artériolopathie rare, mais non exceptionnelle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Formes pauci symptomatiques de CADASIL après 60 ans.

  • Introduction. CADASIL est une maladie héréditaire des petites artères cérébrales évoluant progressivement vers un handicap fonctionnel et/ou une démence vers l'âge de 60 ans. Observation. Nous rapportons 4 observations de patients âgés de plus de 60 ans ayant une mutation du gène Notch3 responsable de CADASIL n'ayant développé ni démence, ni déficit fonctionnel. Seuls des symptômes transitoires étaient rapportés par 3 d'entre eux. Les résultats IRM montrent, dans ces 4 cas, des hypersignaux T2 étendus contrastant avec un nombre très limité de lésions d'allure lacunaire. Conclusion. Ces observations suggèrent que les infarctus lacunaires silencieux ou symptomatiques, très rares dans ces observations pourraient être à l'origine de la sévérité clinique de la maladie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cadasil--un nouveau modèle de démence sous-corticale.

  • Nous rapportons 3 cas de Cadasil avec démence de type sous-cortico-frontal, associant troubles psycho-affectifs, troubles mnésiques, troubles des fonctions exécutives, bradyphrénie, lenteur du traitement de l'information et signes frontaux, sans aphaso-apraxo-agnosie. Dans 1 cas, la démence était apparue avant les signes neurologiques focaux. L'imagerie cérébrale révélait des lésions de leucoencéphalopathie avec infarctus sous-corticaux, le cortex étant toujours respecté. La démence et les troubles psycho-affectifs semblent devoir faire partie des critères diagnostiques majeurs du Cadasil. Celui-ci constitue probablement un modèle pour l'étude neuropsychologique et l'analyse physiopathologique du syndrome de démence sous-corticale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov