Brûlures oculaires [ Publications ]

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  • Introduction : Nous rapportons les résultats d'une étude prospective sur les brûlures oculaires par base mené depuis trois ans au CHU de Fort de France. Patients et méthodes : Cette étude a concerné les patients qui se sont présentés aux urgences ophtalmologiques du CHU de Fort de France. Le caractère basique du produit a été affirmé par la dénomination du produit en cause par le patient avec mesure de son pH au pHmètre Prolabo® et/ou un pH d'humeur aqueuse mesuré à la bandelette supérieur à 8. Les données recueillies ont été:: l'âge, le sexe du brûlé les circonstances de survenue et, en cas d'agression le lien du brûlé avec l'agresseur l'examen clinique initial et le stade de la brûlure en fonction de la classification pronostique de Ropper Hall. Un protocole thérapeutique a été institué en fonction de cette classification. L'évolution clinique de chaque brûlure a été notée. Les répercussions socio-économiques ont été appréciées par la durée de l'arrêt de travail, et l'aspect médico-légal par information auprès du procureur de la république. Résultats: 24 patients ont été inclus, ce qui représente 39 yeux. 18 brûlures sont des agressions survenant le plus souvent dans un contexte d'adultère. Le produit en cause est alors l'Alcali® (ammoniaque, pH = 12,8). Son utilisation dans ce contexte peut être rapporté aux croyances locales où il est réputé chasser les mauvais esprits. La victime est en général un homme jeune, dont l'age moyen est de 42 ans. Sur le plan judiciaire 8 plaintes ont été déposées et 5 sont classées sans suite. 13 yeux, caractérisés par un retard du premier lavage de plus de 30 minutes, présentent une brûlure grave (stade 3 ou 4 de la classification de Ropper Hall). Parmi ceux-ci: 6 yeux ont guéri avec le traitement médical dans un délai moyen de 55 jours, 1 œil a présenté une perforation spontané, 3 yeux ont bénéficié d'une autotransplantation limbo-conjonctivale avec 2 réussites, 1 oeil a évolué vers une phtyse et a été éviscéré, 1 œil présente une taie de l'hémicornée, et 1 patient est perdu de vue. Toutes les brûlures bénignes (stade 1 ou 2 de la classification de Ropper Hall) ont cicatrisées avec un délai moyen de 12 jours et des extrêmes de 3 et 38 jours. Conclusions: Cette étude a permis de mettre en évidence des circonstances de survenue particulières des brûlures oculaires par bases en Martinique. Elle a établi la gravité de ces brûlures ainsi que leurs conséquences sociales et parfois légales. Elle a démontré l'intérêt d'une prévention. Un premier résultat semble avoir été obtenu sur la durée du traitement des brûlures oculaires bénignes qui doit être de 15 jours. Enfin, les données cliniques humaines rapportées dans cette étude ont semblées montrer l'existence d'un délai de plusieurs minutes avant qu'une brûlure oculaire par bases ne devienne grave.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Brûlures oculaires

  • Les brûlures chimiques ou thermiques représentent 7,7 à 18 % des traumatismes oculaires. La plupart des victimes sont jeunes. Les brûlures surviennent dans le cadre d'accidents du travail, domestiques ou au cours d'une agression. Les brûlures chimiques par bases ou acides forts sont responsables des lésions les plus graves. Associées à une destruction des cellules souches limbiques, elles se traduisent par des ulcérations épithéliales récidivantes, un ulcère stromal chronique, une néovascularisation stromale profonde, un recouvrement conjonctival voire une perforation cornéenne. L'examen clinique initial est parfois difficile à réaliser en présence d'une symptomatologie bruyante. Il permet pourtant de classer les lésions, d'établir un pronostic, et surtout de guider la prise en charge thérapeutique. La classification la plus utilisée est celle de Hughes, modifiée par Roper-Hall qui comporte quatre stades et repose sur l'importance de l'opacité stromale et l'étendue d'une éventuelle ischémie limbique. Cette classification est maintenant avantageusement complétée par celles proposées par Dua et Wagoner qui sont fondées sur l'importance du déficit en cellules souches limbiques. Le pronostic des formes graves de brûlure oculaire s'est notablement amélioré au cours de la dernière décennie grâce à une meilleure connaissance de la physiologie de l'épithélium cornéen. Les techniques chirurgicales visant à restaurer les cellules souches limbiques détruites ont considérablement modifié le pronostic des brûlures cornéennes sévères. Afin de diminuer l'incidence des brûlures, la prévention, en particulier dans le monde industriel est essentielle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement des séquelles de brûlures oculaires par la greffe de limbe.

  • Objectifs : Présenter les résultats de la greffe de limbe dans le traitement des séquelles de brûlures oculaires graves compliquées d'insuffisance limbique Patients et méthodes : Cette série inclut 6 autogreffes (brûlures unilatérales) et 5 allogreffes (brûlures bilatérales) de limbe réalisées sur 10 yeux de 10 hommes dont l'âge moyen était de 43 ans. La brûlure était d'origine caustique dans 8 cas et d'origine thermique dans 2 cas. Le délai moyen de la greffe par rapport à la brûlure initiale était de 79 mois et la taille moyenne des greffons était de 190° avec des extrêmes à 80°-120° pour les autogreffes et 120°-360° pour les allogreffes. En cas d'allogreffe, l'immunosuppression a été réalisée par la ciclosporine orale dans 3 cas, la ciclosporine topique dans 1 cas et des flashs périopératoires de méthylprednisolone dans 1 cas. Huit patients ont été opérés secondairement d'une kératoplastie transfixiante avec un délai moyen de 11 mois (5 à 24 mois) entre la greffe de limbe et la kératoplastie. Résultats : Le suivi moyen est de 36 mois (7-77 mois). Le taux de succès (amélioration de la surface oculaire) est de 73 % (8/11) et celui de la kératoplastie transfixiante de 63 % (5/8). L'acuité visuelle moyenne initiale était de 0,4/10 et l'acuité visuelle finale de 1,6/10. Elle a augmenté de plus de 2 lignes dans 7 cas. Discussion : La greffe de limbe permet une prise en charge de patients gravement brûlés. Ses résultats demeurent cependant insuffisants. L'avenir de cette chirurgie réside dans l'introduction des techniques de thérapie cellulaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Brûlures oculaires par le latex de mancenillier.

  • But de l'étude Le but de notre étude est d'inventorier, d'apprécier la gravité d'une brûlure oculaire induite par le latex du mancenillier, et de proposer une attitude thérapeutique. Matériel et méthodes Nous présentons les résultats d'une étude rétrospective concernant 11 patients examinés dans le service d'Ophtalmologie du Centre Hospitalier Universitaire de Fort-de-France entre novembre 1992 et novembre 1993. Tous présentent une brûlure oculaire par contact avec le latex du mancenillier dont les caractéristiques lésionnelles ont pu être appréciées par un examen clinique ophtalmologique complet. Résultats Notre étude inclut 11 patients dont l'âge moyen est de 22,9 ans répartis en 3 enfants et 8 adultes Tous les patients présentent une hyperhémie et des érosions conjonctivales plus ou moins importantes. Dix patients ont des lésions cornéennes: 5 cas de kératites ponctuées superficielles et 5 cas d'ulcères cornéens. Dans 3 cas d'ulcérations, s'associe une réaction inflammatoire du segment antérieur. L'atteinte oculaire est bilatérale dans 4 cas (37 %), unilatérale droite dans 7 cas (63 %). Sept patients présentent des lésions cutanées (63 %), dont 4 des brûlures du second degré superficiel périoculaire. Pour tous les patients, la guérison sans séquelles est obtenue en moins de 15 jours. Conclusion Comme pour toutes les brûlures chimiques, le lavage oculaire est le premier geste à effectuer. Une antibiothérapie locale à large spectre est prescrite de façon systématique afin de prévenir une surinfection. Lorsque le traitement est bien effectué, la majorité de ces brûlures guérit sans séquelles.

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Physiopathologie des brûlures oculaires

  • Les brûlures oculaires représentent une part importante des traumatismes oculaires. Elles ont des effets différents sur les tissus de l’œil selon qu’il s’agit de brûlures par bases ou par acides, de brûlures thermiques ou de brûlures par rayonnement. La physiopathologie distingue les phases successives de réaction des tissus : phase initiale de destruction, phase secondaire de détersion et d’inflammation, phase finale de cicatrisation. Le pronostic final est fonction de l’importance des lésions de la phase initiale qui peut toucher toutes les structures du globe oculaire mais aussi les annexes de l’œil. Les brûlures basiques sont de plus mauvais pronostic du fait de la diffusion rapide du caustique à l’intérieur des tissus. Les brûlures acides ont une action limitée à la surface en raison de leur moins grande pénétration. Les brûlures thermiques restent localisées au point d’application. C’est au stade initial que les possibilités thérapeutiques sont les plus importantes. La phase secondaire de détersion met en jeu la cascade biochimique de l’inflammation et la production de protéases. Cette phase peut être contrôlée par la thérapeutique avec le risque d’inhiber trop fortement le passage à la phase finale de cicatrisation. Cette phase est caractérisée par l’apparition d’une néovascularisation en réaction à l’ischémie initiale, d’une réparation cellulaire dans laquelle les cellules souches semblent jouer un rôle important, d’une réparation de l’innervation par le biais du

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Technique chirurgicale de l'autotransplantation limbique dans les brûlures oculaires graves et récentes.

  • Les auteurs rapportent leur technique chirurgicale d'autotransplantation limbique utilisée dans les brûlures oculaires graves récentes. Cette technique est une technique modifiée de la technique princeps de Kenyon et Tseng. Ils dégagent les points fondamentaux de cette intervention dans les brûlures oculaires graves, en indiquant selon eux quels sont les signes cliniques qui permettent de poser l'indication de cette chirurgie, de choisir la zone prélevée, et d'assurer le suivi postopératoire.

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Brûlures oculaires sévères par le carbure de calcium chez un spéléologue amateur.

  • Un cas de brûlure oculaire bilatérale sévère chez un spéléologue amateur est rapporté. L'explosion de sa lampe à acétylène a entraîné une projection de particules de carbure de calcium, provoquant une brûlure cornéo-conjonctivale des deux yeux. L'évolution sera lentement favorable en plusieurs mois. La pathogénie des brûlures, liée à la production in situ de chaux, est explicitée, les modalités thérapeutiques sont rappelées.

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Brûlures oculaires : traitement médical

  • Les brûlures chimiques, et plus particulièrement celles par bases, peuvent provoquer des lésions oculaires très sévères, non seulement de la surface, mais aussi des tissus profonds. Elles constituent une urgence médicale et parfois médico-chirurgicale. La prise en charge des brûlures chimiques de la surface oculaire inclut le contrôle de l’inflammation stromale cornéenne, le maintien d’une vascularisation limbique suffisante, et la réparation dès la 3

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Prévention du symblépharon dans les brûlures oculaires graves. A propos de 3 cas.

  • Cette étude expose le cas de trois accidentés atteints de brûlures oculaires sérieuses (gaz lacrymogène, acide sulfurique, chaux vive) chez lesquels la pose d'une membrane coquillère d'œuf de poule a permis d'éviter le symblépharon. Les auteurs exposent leur protocole d'utilisation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov