Bronchiolite [ Publications ]

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  • Il existe une quasi-unanimité pour reconnaître que ni les bêta-2 agonistes, ni la théophylline, ni les corticoïdes, qu'ils soient administrés par inhalation ou par voie générale, n'ont d'effet sur la fonction pulmonaire dans la bronchiolite aiguë du nourrisson. Le bromure d'ipratropium (BIP) s'est affirmé comme un bronchodilatateur plus efficace que les bêta-2 stimulants dans la première année de vie. C'est pourquoi nous avons mis en place une étude pour étudier son rôle possible dans la bronchiolite. Les critères diagnostiques d'inclusion dans l'étude étaient une tachypnée, une distension pulmonaire et la présence de râles crépitants fins à l'auscultation, avec un cliché de thorax excluant une défaillance cardiaque ou une pneumonie systématisée. Vingt-cinq enfants ont été recrutés. Nous avons utilisé pour mesurer le travail respiratoire par minute et par litre de gaz expirés une veste respiratoire et un cathéter oesophagien (la sonde d'alimentation) rempli d'eau. Après enregistrement des paramètres initiaux, les nourrissons ont reçu le salbutamol, le BI ou le placebo sous un volume de 2 ml, à l'aide d'un nébuliseur standard. Le salbutamol et l'eau ont été trouvés associés à une augmentation du travail respiratoire, de 4% et 22% respectivement. A l'inverse, le traitement par le BI a conduit à une diminution globale moyenne de 18%, avec une amélioration significative chez 6 des 15 enfants étudiés. A la suite de ce résultat encourageant, une étude en double aveugle a été mise en place pour comparer les effets du BI par voie nébulisée à la dose de 250 μg à ceux du sérum salé, après administration toutes les 6 heures à 66 nourrissons admis dans le service pour une bronchiolite aiguë. La réponse au traitement a été déterminée d'après un score de symptômes et la consommation de traitement nébulisé. Bien que les parents se soient montrés plus souvent capables d'identifier une réponse positive au traitement actif qu'au placebo, nous n'avons pu mettre en évidence aucun effet bénéfique du traitement médicamenteux sur l'histoire naturelle de l'épisode aigu. Deux des nourrissons ont développé une tachycardie persistante qui a régressé après l'arrêt de la nébulisation de BI. A la suite de ce travail un grand nombre d'études ont examiné l'efficacité du BI par voie nébulisée dans la bronchiolite aiguë. A l'exception d'une étude, toutes ont conduit aux mêmes conclusions que la nôtre. En conclusion, bien que le BI réduise temporairement l'obstruction des voies aériennes chez certains enfants atteints de bronchiolite aiguë, et puisse par conséquent dans certaines circonstances être utile pour un nourrisson gravement atteint, il n'a pas sa place dans le traitement de routine de la bronchiolite aiguë.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Conduite à tenir devant une bronchiolite de l'adulte.

  • La plupart des maladies bronchiques et interstitielles de l'adulte s'accompagnent d'inflammation bronchiolaire, mais l'usage a restreint l'utilisation du terme de bronchiolite à un nombre limité d'affections. Les bronchiolites avec atteinte surtout alvéolaire Certaines de ces bronchiolites posent le problème d'une pneumopathie interstitielle, car la maladie intéresse surtout les espaces alvéolaires. Seules quelques bronchioles sont gravement lésées. Il s'agit principalement des bronchiolites oblitérantes avec organisation pneumonique et de la pneumopathie interstitielle avec bronchiolite respiratoire. Ces atteintes principalement alvéolaires confèrent à la maladie sa traduction clinique (râles crépitants), radiographique (opacités multiples voire diffuses), et fonctionnelle (trouble ventilatoire restrictif). Les bronchiolites avec trouble ventilatoire obstructif Dans ce cas, la maladie intéresse le plus grand nombre des bronchioles et épargne le tissu alvéolaire. Le terme de bronchiolite est alors parfaitement justifié. On observe un ensemble parlant avec trouble ventilatoire obstructif et le parenchyme pulmonaire apparaît globalement clair sur la radiographie du thorax. Ces affections s'apparentent donc au groupe des broncho-pneumopathies obstructives. Le prototype est la bronchiolite obstructive, dont le corrélat anatomique est en principe la bronchiolite oblitérante constrictive. Parfois primitive, elle complique plus souvent l'évolution d'un grand nombre d'états morbides (greffes, collagénoses, toxiques ingérés ou inhalés...). Les panbronchiolites diffuses D'autres bronchiolites s'écartent de ce cadre car elles s'accompagnent de lésions marquées des autres voies aériennes (bronchioles membraneuses, bronches cartilagineuses, muqueuses ORL). Le prototype est la panbronchiolite, décrite en Extrême-Orient. Elle est exceptionnelle en Europe, où des aspects cliniquement proches, mais nosologiquement différents, s'observent lors de diverses maladies: mucoviscidose, syndrome de cils immobiles ou de Young, hypogammaglobulinémie, greffe de moelle, contexte VIH ou rectocolite hémorragique.

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Bronchospasme, toux, et bronchiolite iatrogéniques médicamenteux. Aspects étiologiques et physiopathologiques.

  • Les manifestations respiratoires iatrogéniques ont parfois une expression bronchique (asthme, bronchospasme, toux) ou bronchiolaire (bronchiolite constrictive ou proliférative). De très nombreuses substances pharmacologiques peuvent être responsables d'un bronchospasme. L'acide acétylsalicylique et les anti-inflammatoires non stéroïdiens induisent un bronchospasme souvent grave, médié par une inhibition de la cyclo-oxygénase, pouvant être prévenu par l'éviction ou la désensibilisation, la place des antagonistes des récepteurs des leucotriènes et des inhibiteurs de la 5-lipoxygénase reste à définir dans cette indication. Les bêta-bloquants, même cardiosélectifs, les agents parasympathomimétiques, toutes les thérapeutiques inhalées, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IEC), la vindésine, les agents histaminolibérateurs, etc., peuvent induire un bronchospasme. Ces mêmes agents thérapeutiques peuvent, pour la plupart, induire également une toux isolée, particulièrement les bêta-bloquant-1, les agents inhalés, et surtout les IEC, responsables de 75 % des cas rapportés de toux iatrogénique. La toux induite par les IEC disparaît habituellement en 1 à 4 jours après l'arrêt du traitement, qui constitue le principal test diagnostique , elle pourrait être prévenue par le cromoglycate sodique. La survenue d'une bronchiolite oblitérante avec trouble ventilatoire obstructif peut être favorisée par la D-pénicillamine au cours de la polyarthrite rhumatoïde. Des causes médicamenteuses beaucoup plus diverses doivent être recherchées en présence d'une bronchiolite proliférative avec pneumopathie organisée, dont la présentation radioclinique est variée. Une cause médicamenteuse doit toujours être recherchée par le clinicien devant un bronchospasme, une toux, ou une bronchiolite, dont l'origine n'est pas évidente.

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Physiopathologie de la bronchiolite oblitérante des transplantés pulmonaires.

  • Introduction Le principal obstacle à la survie à long terme après transplantation pulmonaire (TP) demeure le rejet chronique (RC) d'allogreffe qui se traduit sur le plan anatomique essentiellement par des lésions de bronchiolite oblitérante (BO). La pathogénie de ce processus n'est pas encore totalement élucidée. Etat des connaissances Les théories actuelles retiennent des facteurs de risque, liés à l'alloréactivité vis-à-vis des antigènes d'histocompatibilité exprimés par l'endothélium et surtout par les cellules épithéliales du donneur, mais aussi nonimmunologiques, tels que l'infection à cytomégalovirus, les lésions d'ischémie, les altérations physico-chimiques locales. La participation de la réponse allogénique paraît déterminante dans le développement ultérieur de la BO, le rejet aigu constituant le facteur de risque le plus significatif de cette complication. Quel que soit le degré d'implication de chacun de ces éléments, il en résulte une lésion de l'épithélium bronchiolaire, qui induit une cascade d'évènements inflammatoires dans la paroi bronchique, impliquant diverses cellules et des médiateurs pro-inflammatoires. La phase cicatricielle fibroproliférative qui lui succède, générant un processus fibreux péri- et intra- luminal, est liée à la migration et la prolifération des cellules mésenchymateuses et des myofibroblastes et au dépôt de matrice extracellulaire, en réponse à des cytokines profibrosantes et à des facteurs de croissance libérés in situ. Dans cette synthèse, nous analysons les facteurs de risque et le mécanismes actuellement reconnus dans l'évolution vers la BO. Perspectives et conclusions Une meilleure connaissance de la pathogénie de cette complication pourrait permettre un dépistage plus précoce à un stade infra-clinique, et conduire à de nouvelles stratégies préventives et thérapeutiques.

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La bronchiolite oblitérante avec pneumopathie d'organisation. Etude rétrospective de 19 cas.

  • Nous rapportons une série de 19 cas de BOOP diagnostiqués dans les deux services de pneumologie du CHU de Strasbourg de juillet 1987 à juin 1997. L'âge moyen des sujets est de 60 ans. La présentation clinique est classique avec une toux sèche, une dyspnée d'effort et un syndrome pseudo-grippal dans trois quarts des cas. A la radiographie du thorax, un syndrome alvéolaire diffus, non systématisé, avec bronchogramme aérien, est présent dans 18 cas, associé à un syndrome interstitiel dans un tiers des cas. La tomodensitométrie thoracique permet de visualiser dans un tiers des cas des dilatations des bronches par traction au contact des syndromes alvéolaires. Aux explorations fonctionnelles respiratoires, il existe un syndrome restrictif modéré. Une formule panachée avec prédominance de lymphocytes est notée dans le lavage bronchiolo-alvéolaire. Le diagnostic de BOOP est basé sur l'étude histopathologique de biopsies pulmonaires chirurgicales (5 cas), de biopsies transbronchiques (5 cas), de ponctions transpariétales sous scanner (4 cas). Le diagnostic est dans 5 cas basé sur la présentation radio-clinique évocatrice et l'évolution favorable sous corticoides. L'évolution a été favorable dans 2 cas spontanément, et dans 17 cas sous corticothérapie. Une rechute à l'arrêt ou à la décroissance de la corticothérapie est survenue dans 7 cas. La BOOP est présumée être secondaire dans notre série à : la polyarthrite rhumatoïde (1 cas), à une radiothérapie mammaire (3 cas), à une prise médicamenteuse (Amiodarone: 1 cas, Sotalol: 2 cas, Bétaxolol : 1 cas). L'association de la BOOP au Bétaxolol n'a jamais été rapportée dans la littérature.

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Utilisation des lunettes nasales à haut débit chez les nourrissons hospitalisés en service d’accueil des urgences pédiatriques pour bronchiolite : étude observationnelle

  • L’oxygénothérapie avec lunettes nasales à haut débit (LNHD) est une technique de ventilation non invasive utilisée en unité de soins intensifs pédiatriques en cas de détresse respiratoire, notamment en cas de bronchiolite aiguë. Son utilisation est en augmentation dans les services de pédiatrie malgré le faible niveau de preuve des études publiées. Elle a été introduite dans l’unité d’hospitalisation temporaire du centre hospitalier universitaire (CHU) de Reims en 2013 pour la prise en charge des nourrissons atteints de bronchiolite aiguë virale modérée à sévère. Cette étude rétrospective observationnelle visait à étudier l’usage qu’il en a été fait, en décrivant les groupes de nourrissons atteints de bronchiolite aiguë virale traités, soit par oxygénothérapie conventionnelle, soit par LNHD, au décours de leur passage au service d’accueil des urgences pédiatriques. Quatre-vingt-neuf nourrissons âgés de moins de 6 mois ont été inclus entre décembre 2013 et avril 2014. Le choix du type d’oxygénothérapie appartenait au pédiatre présent, selon son évaluation de la gravité clinique du patient, orienté par un protocole d’utilisation des LNHD pour la prise en charge de bronchiolites modérées à sévères et limité par la disponibilité d’un unique appareil dans le service. Cette pratique avait conduit au traitement par oxygénothérapie conventionnelle de 76 nourrissons (85,4 %) et par LNHD de 13 nourrissons (14,6 %). À l’entrée, les nourrissons avec LNHD avaient un poids moyen plus faible (

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Bronchiolite aiguë du nourrisson en France : bilan des cas hospitalisés en 2009 et facteurs de létalité

  • Il existe peu de données françaises sur les caractéristiques des nourrissons hospitalisés pour bronchiolite. Une analyse des données du programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) a été réalisée afin de décrire les cas de bronchiolite ayant nécessité une hospitalisation. Une analyse de tous les séjours de nourrissons de moins de 1 an au cours de l’année 2009, pour lesquels le diagnostic de bronchiolite aiguë avait été enregistré dans le PMSI, a été effectuée. Les facteurs associés au décès au cours de l’hospitalisation ont été étudiés par régression logistique. Le taux d’hospitalisation avait été de 35,8 pour 1000 nourrissons de moins de 1 an. Vingt-deux nourrissons étaient décédés, soit une létalité de 0,08 % pour l’ensemble des cas et de 0,56 % pour ceux hospitalisés en service de soins aigus. La mortalité parmi l’ensemble des nourrissons de moins de 1 an avait été de 2,6/100 000. Les facteurs associés au décès étaient la présence d’une dysplasie bronchopulmonaire, l’hospitalisation dans un service de soins aigu et le recours à une assistance ventilatoire. Cette étude a permis de quantifier le taux d’hospitalisation et la létalité à l’échelle nationale à partir d’une base de données médico-administrative. Les résultats sont comparables à ceux de la littérature internationale. Des analyses prospectives sont nécessaires pour mieux décrire les cas les plus à risque et améliorer leur prise en charge.

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Co-infections virales lors des bronchiolites du nourrisson immunocompétent: étude prospective épidémiologique.

  • Le but de l'étude est de comparer l'épidémiologie et la sémiologie entre sujets infectés par un seul virus et sujets présentant plus d'un virus dans un même site de prélèvement. Des indicateurs de l'atteinte respiratoire basse ont été recueillis de façon prospective chez 202 nourrissons hospitalisés pour bronchiolite. L'étude des aspirations nasales a comporté une immunofluorescence, une culture virale (CV) et une étude en biologie moléculaire par amplification génique. La recherche de Rotavirus a été effectuée dès l'admission. Une co-infection virale respiratoire est présente chez 55 nourrissons (27 %), 121 (60 %) ont une infection à virus unique, 26 (13 %) n'ont aucun virus respiratoire identifié. Le Rotavirus est présent chez 40 nourrissons (20 %) sans relation statistique avec le portage d'un virus respiratoire. Le virus respiratoire syncytial est le plus souvent retrouvé lors des co-infections virales (46/55), l'association avec l'adénovirus (21/55) est la plus fréquente. Il n'existe aucune différence entre les infections monovirales d'une part et multivirales d'autre part en fonction de l'âge, du poids, des pathologies néonatales, de la présence ou non d'une atopie familiale ou personnelle, de la température centrale, du score de Silverman, de l'oxygénodépendance, de la durée d'hospitalisation, des données bactériologiques. En conclusion, une co-infection virale ne paraît pas constituer un facteur de sévérité de la bronchiolite chez les nourrissons immunocompétents.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les bronchiolites: signes tomodensitométriques.

  • Les bronchiolites englobent un ensemble d'affections variables par leur traduction clinique, fonctionnelle et morphologique. Leurs étiologies sont nombreuses et variées. Histologiquement, il existe une inflammation le plus souvent non spécifique des bronchioles respiratoires et membraneuses avec ou sans extension vers les alvéoles. Cette inflammation est potentiellement réversible et traitable, mais peut conduire à une collagénisation irréversible bronchiolaire ou péribronchiolaire. En TDM, les lésions peuvent être discrètes ou très marquées selon qu'il existe ou non une atteinte alvéolaire associée. Ces signes incluent les petites opacités nodulaires et linéaires branchées centrolobulaires, le verre dépoli et les condensations parenchymateuses. Ils sont souvent l'expression des bronchiolites cellulaires, de la panbronchiolite et de la bronchiolite respiratoire. Au stade cicatriciel, la bronchiolite est dite constrictive, car la fibrose circonférentielle sous-muqueuse ou péri-advanticielle entraîne une oblitération des lumières bronchiolaires. L'expression TDM est alors faite d'une hypodensité par hypoperfusion des territoires contenant les lésions bronchiolaires, tandis que les zones normales apparaissent normalement denses ou hyperdenses. Le contraste entre les zones normales et anormales crée l'aspect de perfusion en mosaïque qui est accentué, et donc mieux visible en expiration forcée, du fait du piégeage expiratoire dans les territoires de l'obstruction bronchiolaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Bronchiolite oblitérante postinfectieuse

  • La bronchiolite oblitérante (BO) postinfectieuse est caractérisée par des phénomènes inflammatoires et fibrosants des petites voies aériennes succédant à un épisode infectieux pulmonaire et évoluant vers l’oblitération plus ou moins complète. C’est une cause rare de bronchopathie chronique obstructive, probablement sous-estimée, notamment pour les formes peu étendues. Les formes cliniques diffèrent entre l’enfant et l’adulte. Chez l’enfant, l’adénovirus est le principal agent infectieux en cause, notamment les sérotypes 3,7 et 21 qui sont les plus virulents. Le polymorphisme clinique et radiologique est important avec un pronostic fonctionnel qui dépend de l’extension des lésions pulmonaires. Le diagnostic repose sur la confrontation des données anamnestiques, tomodensitométriques et fonctionnelles. Le traitement est symptomatique et les formes les plus sévères évoluant vers l’insuffisance respiratoire chronique. Chez l’adulte, la fréquence des lésions obstructives définitives est mal connue. Une atteinte parenchymateuse est souvent associée, réalisant un tableau de BO avec pneumonie en voie d’organisation. Cette association modifie la présentation clinique et l’aspect radiologique du tableau infectieux initial et pose souvent de difficile problème de prise en charge. Certains auteurs ont rapporté des cas cliniques avec efficacité présumée d’une corticothérapie systémique mais les données sont parcellaires.

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Syndrome de dysfonction réactive des voies aériennes et bronchiolite oblitérante après exposition à des vapeurs acides.

  • Les auteurs présentent le cas d'un ouvrier de 37 ans, non fumeur, qui après une exposition de 3 heures environ à des vapeurs d'acide bromhydrique, a développé une pathologie respiratoire d'évolution rapidement sévère, caractérisée par une atteinte des voies aériennes supérieures (anosmie, aphonie et un syndrome d'hyperréactivité bronchique aspécifique-syndrome de Brooks), une bronchiolite oblitérante (ayant évolué vers une stabilisation des volumes respiratoires aux alentours de 20 % de la normale avec dyspnée d'effort majeure). Une greffe pulmonaire est actuellement envisagée. Certains gaz caustiques, tel que le chlore, entrainent à concentration irritante une apnée réflexe par réponse du nerf laryngé supérieur qui limite la pénétration de ce gaz dans l'arbre bronchique, mais d'autres gaz sont des toxiques cellulaires pouvant parvenir dans le poumon profond avant qu'un effet irritant déclenche la toux. C'est le cas de notre patient qui a pu rester dans une atmosphère polluée jusqu'au moment où la toux gênante lui fasse quitter son poste de travail. Cette observation est un exemple de la toxicité cellulaire des vapeurs acides à des concentrations à peine irritantes, et rappelle le caractère insidieux de leur mode d'action.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La kinésithérapie respiratoire dans la bronchiolite virale aiguë du nourrisson. Arguments pour/contre.

  • Cet article rapporte un échange d’arguments objectifs entre Mr Guy Postiaux plaidant pour la kinésithérapie respiratoire dans la bronchiolite vitale aiguë du nourrisson et le Pr Jean-Christophe Dubus plaidant contre. Il ressort de la revue de la littérature que les méthodes usuelles de kinésithérapie doivent être abandonnées parce qu’elles ne sont pas validées et peuvent présenter des effets secondaires délétères. La plus récente révision Cochrane (2016) suggère l’utilisation des techniques expiratoires lentes qui possèdent des éléments de validation et qui ne présentent aucun effet secondaire délétère. De larges études multicentriques doivent être réalisées pour confirmer ou infirmer les résultats des cinq études retenues par la Cochrane. Leur analyse permet d’extraire des éléments objectifs attestant de l’efficacité des techniques expiratoires lentes sur la désobstruction bronchopulmonaire et sur la réduction de son degré de sévérité à court et moyen termes. Les études concernant la kinésithérapie respiratoire en ambulatoire pour les bronchiolites de gravité modérée ne nécessitant pas l’hospitalisation manquent. Une évaluation fondée sur la physiopathologie d’une obstruction bronchique multifactorielle et sur la sémiologie dont l’auscultation représente la pierre angulaire est nécessaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Relations bronchiolite à virus respiratoire syncytial et asthme.

  • Le syndrome broncho-obstructif (asthme) du nourrisson représente une entité hétérogène. Il apparaît souvent dans les suites d'une bronchiolite, le plus souvent suffisamment sévère pour avoir nécessité une hospitalisation. Ce risque est évalué à 50 % après 2-3 ans d'évolution, mais les estimations sont variables selon les auteurs, il pourrait même persister après l'âge de 10 ans. Le risque de séquelles fonctionnelles respiratoires paraît avoir été surestimé par les études initiales, mais des études prospectives plus nombreuses sont nécessaires. Toutefois, la gravité initiale de la bronchiolite semble corrélée avec un risque d'évolution vers un syndrome broncho-obstructif plus sévère. La bronchiolite à virus respiratoire syncytial est une affection à fort potentiel inflammatoire, ce qui peut expliquer ce type d'évolution. L'atopie familiale et/ou personnelle est impliquée comme facteur de risque dans certaines études. Ces facteurs pourraient se cumuler (infection virale, tabagisme passif) ou s'opposer (infection et allergie). Les études prospectives récentes montrent aussi que la bronchiolite est favorisée par des anomalies préexistantes comme l'étroitesse des voies aériennes. L'asthme du nourrisson est vraiment un syndrome multifactoriel comportant plusieurs phénotypes de pronostic très différent.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspects cliniques, thérapeutiques et évolutifs des bronchiolites aiguës à Tunis.

  • Quatorze nourrissons atteints de bronchiolite aiguë grave ont été pris en charge dans l'Unité de Réanimation Pédiatrique de Tunis. Cette pathologie représentait 36% des infections broncho-pulmonaires graves admises en réanimation durant la même période. L'âge des patients variait entre 2 et 48 semaines (moyenne : 15 semaines). Huit enfants étaient hypotrophiques. Deux enfants avaient une cardiopathie congénitale et une enfant avait une trachéobronchomalacie. Le virus causal retrouvé 6 fois/11 était le virus respiratoire syncytial (VRS) dans 5 cas et l'adénovirus dans 1 cas. A l'admission, 5 enfants étaient en arrêt respiratoire. A la radiographie du thorax des atélectasies étaient présentes dans 10 cas. Treize patients ont bénéficié de la ventilation mécanique. L'évolution était compliquée d'une sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique avec convulsions dans un cas et d'une tachycardie supraventriculaire dans un autre cas. Le VRS était l'agent infectieux chez ces 2 patients. Un enfant porteur d'une cardiopathie congénitale et infecté par le VRS est décédé. La durée moyenne de ventilation mécanique chez les 12 autres patients ventilés a été de 9 jours (extrèmes : 2 et 30 jours). Des séquelles respiratoires graves ont persisté chez le 2

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Sérum salé hypertonique nébulisé et bronchiolite aiguë du nourrisson : données actuelles

  • La bronchiolite aiguë du nourrisson est une affection virale fréquente et potentiellement grave dont le traitement n’est à l’heure actuelle que symptomatique. Le sérum salé hypertonique (SSH) en luttant contre la déshydratation viro-induite de la surface des voies aériennes est apparu récemment comme une possibilité thérapeutique séduisante. Grâce à son pouvoir osmotique, il attire l’eau des cellules épithéliales, diminue l’œdème sous-muqueux, restaure une hydratation de la surface liquidienne et améliore la clairance muco-ciliaire. Cinq études randomisées en double insu menées chez le nourrisson hospitalisé pour bronchiolite aiguë ont montré que des nébulisations répétées de SSH à 3 % amélioraient de 20 % le score clinique de gravité à 48 h et diminuaient la durée d’hospitalisation de 24 h. La tolérance était excellente. Cependant, plusieurs questions telles que la concentration optimale en sel, le nébuliseur recommandé, le rythme d’administration idéal, l’utilisation en ambulatoire ou l’adjonction systématique d’une kinésithérapie respiratoire restent encore en suspens.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Bronchiolite oblitérante après allogreffe de cellules souches hématopoïétiques : quels progrès ?

  • La bronchiolite oblitérante (BO) est une complication sévère de l’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH). Témoin d’une maladie chronique du greffon contre l’hôte au niveau pulmonaire, elle est comparable par plusieurs aspects à la BO survenant après transplantation pulmonaire. Le traitement classique — corticothérapie associée à une poursuite et/ou une réintroduction du traitement immunosuppresseur — a une efficacité limitée et une morbidité importante. Les progrès récents dans la compréhension de sa physiopathologie ont conduit à utiliser d’autres thérapeutiques : inhibiteurs de mTOR, immunothérapie, photochimiothérapie extracorporelle, azithromycine, statines et antileucotriènes, molécules utilisées pour leur effet anti-inflammatoire bronchique. Les données sur leur efficacité dans cette indication sont très limitées. Le but de ce travail est d’analyser exhaustivement la littérature sur l’utilisation de ces nouvelles thérapies de la BO postallogreffe de CSH.

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Bronchiolite et kinésithérapie respiratoire : un dogme ébranlé

  • Chaque hiver, la bronchiolite aiguë du nourrisson est responsable d’un grand nombre d’hospitalisations. Son traitement est avant tout symptomatique et a été codifié lors d’une conférence de consensus de la Haute Autorité de santé (HAS) en 2000. La kinésithérapie respiratoire y avait été mise en avant pour lutter contre l’encombrement et l’obstruction bronchique. Même si les techniques diffèrent d’un pays à l’autre, elle est devenue quasi systématique dans la prise en charge de la bronchiolite aiguë du nourrisson. Mais qu’en est-il réellement de son efficacité ou de sa légitimité ? L’objectif de notre étude était de faire la revue de la littérature sur ce sujet. Peu d’études sont disponibles avec de faibles niveaux de preuve. Elles tendent à montrer que la kinésithérapie respiratoire n’aurait qu’un faible intérêt dans la prise en charge de la bronchiolite aiguë du nourrisson ne modifiant pas l’histoire naturelle de la maladie ou la durée d’hospitalisation. Au total, on ne peut recommander de manière systématique la kinésithérapie chez les nourrissons hospitalisés pour bronchiolite aiguë.

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Hypoxémie sévère avec orthodéoxie par shunt droit-gauche au cours d'une bronchiolite oblitérante avec organisation pneumonique idiopathique.

  • Nous rapportons un cas de bronchiolite oblitérante avec organisation pneumonique (BOOP), associée à une hypoxémie sévère avec orthodéoxie. La radiographie pulmonaire montrait une pneumopathie infiltrante bilatérale avec des opacités alvéolo-interstitielles condensantes des bases en tomodensitométrie. Un shunt droit-gauche a été objectivé par une élévation de la différence alvéolo-artérielle d'oxygène sous respiration d'oxygène à 100 %, augmentant en position debout. L'échographie cardiaque de contraste et la scintigraphie pulmonaire à la recherche de shunt anatomique étaient négatives permettant de retenir le diagnostic de shunt intra-pulmonaire capillaire par comblement alvéolaire. Sous traitement par corticoïdes et cyclophosphamide, l'évolution a été favorable avec correction de l'hypoxémie et du shunt.

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Evaluation des connaissances des parents sur les bronchiolites aiguës.

  • Les infections respiratoires (IR) constituent la deuxième cause de mortalité infantile au Maroc, dû en partie à l'absence d'information et de sensibilisation. Le but de ce travail était d’évaluer les connaissances des parents sur la bronchiolite aiguë, infection respiratoire très fréquente. Nous avons réalisé une enquête basée sur un questionnaire, auprès de parents de nourrissons consultants pour toux, avec ou sans gêne respiratoire. 180 parents ont été inclus dans l’étude. Les parents pensaient que l'infection respiratoire était secondaire au climat froid (96%), seuls 4% ont évoqué une origine infectieuse. Aucun des parents ne savait que le lavage des mains était un moyen de prévention de la transmission. Les parents ont majoritairement répondu que la kinésithérapie respiratoire ne servait à rien (65%), et qu'elle était nocive (24.5%). Ce manque de connaissances fondamentales en matière d'IR et de bronchiolite en particulier, devrait inciter à entreprendre un programme de sensibilisation

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Bronchiolite oblitérante avec pneumopathie organisée associée à une dermatomyosite et à un syndrome des antiphospholipides.

  • La dermatomyosite et le syndrome des antiphospholipides sont des affections rares qui peuvent toutes les deux entraîner des manifestations respiratoires variées. Nous rapportons l'observation d'un syndrome des antiphospholipides révélé par une embolie pulmonaire bilatérale associé à une dermatomyosite dont le diagnostic a été évoqué secondairement devant l'aggravation d'une pneumopathie infiltrative diffuse associée à une atteinte cutanée et musculaire caractéristique. L'examen anatomopathologique des biopsies trans-bronchiques était en faveur d'une bronchiolite oblitérante avec pneumopathie en voie d'organisation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov