Bouffees de chaleur [ Publications ]

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  • Nous avons comparé chez des femmes en périménopause les effets sur la qualité des cycles, les bouffées de chaleur et la tolérance biologique du nomégestrol acétate administré à la dose de 5 mg/jour en séquence anti-gonadotrope, soit 21 jours sur 28, seul ou associé en séquentiel inversé au 17 β estradiol cutané (1,5 mg/jour), 11 jours sur 21 pendant 6 cycles. Cette étude prospective, menée en ouvert sur deux groupes parallèles a été conduite chez 72 femmes présentant divers troubles des règles ou « symptômes menstruels associés ou non à des bouffées de chaleur: trente six patientes sans contre-indication utérine ou mammaire aux estrogènes ont reçu progestatif et estrogène, les autres ont reçu le progestatif seul. Tant la qualité des cycles que les bouffées de chaleur et le bien-être ont été notablement améliorés dans les deux groupes, cependant, le schéma associant nomégestrol acétate et estrogène permet d'observer de meilleurs résultats avec tout particulièrement une amélioration du « symptôme menstruel » dans 90 % des cas et une disparition dans 40 à 85 % des cas selon le symptôme, une amélioration des bouffées de chaleur dans 74 % des cas avec disparition dans 47 % des cas.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement des bouffées de chaleur après cancer du sein

  • Les bouffées de chaleur chez les femmes atteintes d’un cancer du sein posent des problèmes particuliers par leur fréquence, leur sévérité et les difficultés de leur traitement. Après recueil des attentes et des demandes de la patiente et évaluation des symptômes, chaque consultante fera l’objet d’une information synthétique, claire, compréhensible, validée et hiérarchisée sur toutes les options thérapeutiques. Quand une prescription est décidée, elle relève d’une décision médicale partagée. Un algorithme des propositions thérapeutiques est présenté, étayé par le niveau de preuve des essais cliniques publiés. Comme la diminution de fréquence des bouffées de chaleur dans le bras placebo des essais randomisés se situe entre 25 et 75 %, toutes les approches non pharmacologiques que choisira la patiente sont à privilégier dans un premier temps, à l’exception ici des phyto-œstrogènes. Le traitement de première ligne des bouffées de chaleur sévères, hors AMM, sera en fonction du contexte la venlafaxine, la paroxétine ou la gabapentine. En cas d’insuccès, des traitements de deuxième et de troisième ligne sont proposés. Un recours à la prescription de progestatifs, a fortiori d’un traitement hormonal de la ménopause, restera exceptionnel, après échec de toutes les autres modalités de prise en charge possibles, avis d’une unité de concertation pluridisciplinaire en oncologie, information exhaustive de la patiente et consentement éclairé. Les indications du bloc du ganglion stellaire restent à définir.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement des bouffées de chaleur associées au cancer du sein

  • Avec l'augmentation de la prescription de chimiothérapie et d'hormonothérapie adjuvantes, le nombre de femmes traitées pour cancer du sein et présentant secondairement des bouffées de chaleur iatrogènes va être en progression. Le traitement de référence reste la substitution oestrogéno-progestative qui, dans cette situation, est classiquement contre-indiquée. La prise en charge repose sur une évaluation du retentissement fonctionnel des bouffées de chaleur afin de mieux préciser les indications thérapeutiques. Les règles hygiéno-diététiques, de par leur innocuité, sont toujours indiquées en première intention. Les traitements n'ayant pas démontré d'efficacité dans des études randomisées, comme les phyto-œstrogènes et la vitamine E, ont, comme tout traitement des bouffées de chaleur, un effet placebo chez 30 % des patientes qui peut s'avérer utile. Les molécules d'action centrale comme la clonidine et la gabapentine voient leur utilisation limitée par leurs effets secondaires. Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine sont la classe thérapeutique en développement la plus prometteuse dans cette indication. Les progestatifs sont efficaces mais leurs effets à long terme ne sont pas connus. Enfin, chez de rares patientes, l'indication d'un traitement hormonal substitutif peut se discuter au cas par cas en prenant en compte le bénéfice attendu par rapport au risque de récidive de cancer du sein.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Bouffées de chaleur et traitement hormonal des cancers de la prostate

  • La suppression androgénique au cours du traitement du cancer de la prostate est responsable de l'apparition de bouffées de chaleur chez 75% des patients. Celles-ci, variables d'un sujet à l'autre, altèrent la qualité de vie. Elles représentent une gêne importante pour 30 à 40% des patients. La physiopathologie est maintenant connue, elle fait intervenir : les stéroïdes sexuels, les opioïdes centraux et les catécholamines intra-hypothalamiques. Les différents traitements hormonaux ne semblent pas tous égaux vis-à-vis de l'induction des bouffées de chaleur.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov