Biopsie [ Publications ]

biopsie [ Publications ]

Publications > biopsie

  • Objectifs - La pratique d'examens invasifs tels l'endoscopie digestive pourrait expliquer des contaminations par le virus de l'hépatite C. Les buts de cette étude étaient de détecter le génome du VHC sur les endoscopes et les pinces à biopsies utilisés chez des malades atteints d'hépatite chronique C et de déceler sa présence dans le liquide gastrique et la salive de ces malades. Méthodes - Une endoscopie haute avec biopsies antrales était pratiquée chez 48 malades atteints d'hépatite chronique C non traitée et en phase de réplication virale. Les prélèvements étaient obtenus en instillant 10 mL d'eau stérile dans le canal opérateur de l'endoscope et après immersion de l'écouvillon ayant servi à nettoyer ce canal. La pince à biopsies et la brossette ayant servi à la frotter étaient également trempées dans 10 mL d'eau stérile. Cette technique de prélèvement était répétée à trois reprises : immédiatement après l'endoscopie (T0), après nettoyage avec un détergent (T1) et après décontamination pendant 20 minutes dans une solution de glutaraldéhyde à 2 % (T2). Le génome viral était détecté par amp ification génomique (PCR, Amplicor® Roche Diagnostics Systems). Pour les 15 derniers malades inclus, le liquide gastrique et la salive étaient recueillis avant les biopsies antrales, afin d'y rechercher le génome viral. Résultats - Le génome du VHC était détecté dans le canal opérateur de l'endoscope dans 13 cas (27 %) à T0 et dans 1 cas (2 %) à T1. Il était indétectable après la procédure complète de décontamination (T2). Trois pinces à biopsies (6 %) étaient positives en PCR immédiatement après l'endoscopie mais aucune à T1 et T2. Le génome du VHC était présent dans le liquide gastrique dans 3 cas. A chaque fois, il était retrouvé à T0 dans le canal opérateur de l'endoscope mais pas sur la pince à biopsies. Quand la salive contenait le génome viral (4 cas), il n'était présent dans le canal opérateur de l'en oscope que dans 1 cas. Danc ce cas, le liquide gastrique était également positif en PCR. Conclusions - Le génome du VHC est détecté dans 27 % des cas dans le canal opérateur de l'endoscope après une endoscopie pratiquée chez des malades atteints d'hépatite chronique C. Les pinces à biopsies sont positives en PCR dans 6 % des cas. Le liquide gastrique in ecté pourrait jouer un rôle dans la contamination des endoscopes La procédure complète de décontamination des appareils et des accessoires d'endoscopie permet de ne plus détecter le génome du VHC.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Pratiques de la ponction-biopsie hépatique transpariétale en France. Résultats d'une étude nationale.

  • Objectifs - Peu d'études nationales ont évalué le nombre de ponctions-biopsies hépatiques transpariétales réalisées dans le cadre du bilan d'une maladie diffuse du foie et les pratiques de cette procédure. Le but de cette étude nationale rétrospective était de préciser ces données. Méthodes - En 1997, un questionnaire non anonyme a été envoyé à tous les membres de l'Association Française pour l'Etude du Foie (AFEF) et de l'Association Nationale des Gastroentérologues des Hôpitaux Généraux (ANGH). Les items recueillis étaient les suivants : nombre de ponction-biopsies hépatiques transpariétales annuelles réalisées dans le cadre d'une maladie chronique du foie, utilisation d'une sédation et/ou d'une prémédication, paramètres d'hémostase autorisant la ponction-biopsie par voie transpariétale, pratique de la biopsie à jeun ou non, utilisation d'un abord veineux, utilisation de l'échographie durant la ponction-biopsie, modalités de la surveillance, nombre de ponctions-biopsies réalisées en ambulatoire. Résultats - Soixante-sept centres ont participé à l'étude. Environ 12 000 ponctions-biopsies hépatiques transpariétales sont réalisées chaque année en France avec une moyenne de 130 ponction-biopsies par centre et par an, avec des extrêmes allant de 5 à 600 (médiane 70). Une sédation est utilisée systématiquement par 31 % des centres. Le temps de céphaline activé n'est pas pris en compte dans 20 % des centres , seuls 30 % des centres mesurent le temps de saignement avant de réaliser la ponction-biopsie. La ponction-biopsie est effectuée sous repérage échographique dans 41 % des cas. Un abord veineux est posé dans 36 % des cas. Soixante-quatre pour cent des centres réalisent moins de 15 % des ponctions-biopsies en ambulatoire, alors que 30 % des centres réalisent plus de 50 % des ponction-biopsies en ambulatoire. Les hétérogénéités de pratique dépendent de pratiques individuelles et non du mode d'exercice. Conclusions - Un nombre important de ponctions-biopsies hépatiques est réalisé chaque année en France dans le cadre du bilan de maladies diffuses du foie. Il existe une grande hétérogénéité des pratiques L'utilisation de l'échographie et la réalisation du prélèvement hépatique en ambulatoire devrait se développer.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Place des macrobiopsies mammaires assistées par le vide sous guidage échographique: étude multi-centrique de 650 lésions.

  • Objectif. Les auteurs, sur la base d'une étude rétrospective multi-centrique, exposent la technique de macrobiopsies avec aspiration par le vide sous guidage échographique et la situent par rapport aux autres techniques diagnostiques classiquement reconnues. Matériel et méthode. Il a été réalisé 650 procédures entre mai 2000 et décembre 2004, chez 644 patientes, dans 3 centres, selon un protocole unique. Les lésions ont été classées selon la classification de Stavros en « bénin », « indéterminé », « probablement malin » et « malin ». Les résultats histologiques ont été validés selon les autres données radio-cliniques, ont été confrontés aux éventuelles données chirurgicales, et une surveillance a été mise en route pour les cas retenus comme bénins. Résultat Cent soixante dix neuf lésions malignes et quatre cent soixante et onze lésions bénignes ont été découvertes. La taille moyenne des lésions était de 9 mm. Trois cancers (1,7 %) ont été diagnostiqué pour des lésions probablement bénignes et 18 cas de lésions probablement malignes (27 %) correspondaient à une pathologie inflammatoire. 5 cas (2,8 %) ont été sous estimés en rapport avec la chirurgic: 2 cas d'HCA (hyperplasie canalaire atypique) versus CCIS (carcinome canalaire in situ) et 3 cas de CCIS versus CCI (carcinome canalaire infiltrant). Crâce à cette technique, une chirurgie a pu être évitée chez 71 % des femmes qui présentaient une anomalie indéterminée ou probablement maligne. La spécificité reste bonne avec aucun cancer dépisté dans la surveillance des lésions bénignes. Conclusion. La macrobiopsie sous guidage échographique est une technique récente, sans grande contrainte et peu invasive sous réserve d'une période d'apprentissage. L'importance du matériel recueilli à chaque procédure nous a permis d'obtenir un diagnostic fiable dans les petites lésions, les lésions complexes ou indéterminées, ou certaines lésions à risque (papillome). Cette technique nous paraît donc indiqué dans ces cas de figures òu les autres techniques de prélèvements peuvent être prises en défaut et òu la biopsie chirurgicale reste la règle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Macrobiopsies assistées par le vide sous guidage échographique: à propos de 382 cas.

  • Objectif. Le sujet de cette étude est d'évaluer l'apport des biopsies par aspiration sous échographie dans la prise en charge diagnostique et thérapeutique des nodules mammaires peu suspects. Matériel et méthode. Il s'agit d'une analyse rétrospective de 382 macrobiopsies sous échographie réalisées sur une période de 44 mois (septembre 2001 à mai 2005) au mammotome® HH 11-g. 308 tumeurs bénignes, 59 lésions frontières et 15 carcinomes ont été diagnostiqués. Le nombre moyen de prélèvements est de 13,1 (3-37). La recoupe chirurgicale a été systématique pour les carcinomes et sélective pour les papillomes. Les résultats de cette recoupe chirurgicale (n:35) ou de la surveillance (n:347) sont exposés. Résultats. L'exérèse apparaît complète dans 371/382 (97,1%) en fin de procédure, et 337/382 (88,2%) au-delà de 1 mois. Elle est de 133/142 (93,7%) pour les adénofibromes et 52/53 (98,1%) pour les papillomes, ne dépassant pas 15 mm. Un geste chirurgical plus large a été réalisé chez 35 patientes, pour exérèse incomplète (3 cas), ou résultat histologique péjoratif (8 carcinomes invasifs, 7 carcinomes canalaires in situ, 3 hyperplasies canalaires atypiques 1 dystrophie avec atypies, 2 adénofibromes avec atypies et 11 papillomes). Aucune sous-estimation n'a été constatée et le taux d'intervention chirurgicale évitée a été de 94,5%. Sur les 347 lésions qui n'ont pas été opérées (42 lésions frontières et 305 lésions bénignes), 337 ont été contrôlées à 1-43 mois (moyenne: 20 mois, ≥ 24 mois: 57 cas). Une nouvelle biopsie a été réalisée dans 10 cas, mais aucun cancer manqué n'a été découvert. La tolérance a été jugée bonne ou très bonne dans 83%, et le taux de complication était de 1,3%. Conclusion. Les macrobiopsies sous échographie représentent une technique performante et bien tolérée dans la prise en charge des nodules mammaires. Elles constituent une alternative séduisante à la chirurgie pour les nodules n'excédant pas 15 mm comme les adénofibromes et surtout pour les papillomes solitaires mais aussi pour les discordances radiohistologiques après microbiopsie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les macrobiopsies echoguidées assistées par le vide peuvent-elles constituer une alternative a la chirurgie diagnostique en cas de microbiopsies non contributives?

  • Objectif. Déterminer la place des macrobiopsies échoguidées assistées par le vide dans la prise en charge diagnostique d'une lésion mammaire visible à l'échographie, lorsque les microbiopsies sont non contributives. Matériels et méthodes. Cette étude rétrospective a inclus 42 patientes ayant des lésions mammaires suspectes et visibles à l'échographie, pour lesquelles le résultat histologique des microbiopsies s'était révélé non contributif par rapport aux données de l'imagerie. Des macrobiopsies par aspiration étaient alors pratiquées en alternative à la chirurgie diagnostique. Résultats. Sur les 42 cas étudiés, 32 se sont révélés bénins après macrobiopsies par aspiration. L'examen histologique des microbiopsies concluait principalement à du tissu fibreux peu spécifique (43 %), alors que ce diagnostic n'a été fait que sur 7,1 % des macrobiopsies. Ces prélèvements permettaient un typage lésionnel précis (essentiellement des mastopathies sclérokystiques). Quatre lésions étaient suspectes sur microbiopsies. Elle se sont révélées malignes sur macrobiopsies dans 3 cas et frontière dans un cas. Trois autres lésions malignes (faux négatifs) et trois lésions frontières ont été diagnostiquées sur macrobiopsies. Dans 11 cas une exérèse chirurgicale a été pratiquée, et les diagnostics histologiques des macrobiopsies étaient confirmés par l'histologie des pièces opératoires, à l'exception d'un cas de sous-estimation (HCA sur macrobiopsies versus CCIS sur exérèse). Conclusion. Les macrobiopsies par aspiration permettent d'établir un diagnostic précis des lésions bénignes, et de pallier au risque de sous-estimation et faux négatifs des microbiopsies pour les lésions frontières et malignes. C'est une procédure fiable, qui du fait du volume tissulaire prélevé plus abondant, paraît constituer une alternative intéressante à la chirurgie diagnostique après un résultat de microbiopsies non contributif en évitant ainsi d'opérer inutilement des lésions bénignes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etude de la maturation de l'endometre sous l'influence d'un estro-progestatif contenant 30 mcg d'EE et 150 mcg de desogestrel: interet de la biopsie de l'endometre pour evaluer l'efficacite d'un estro-progestatif.

  • Endometrial biopsies were performed on 21 female volunteers aged 18-40 years to evaluate the inhibitory effects of a new contraceptive formulation and the influence of the steroid on 1 of the major target organs. The formulation contained 30 mcg of ethinyl estradiol and 150 mcg of the new progestin desogestrel. The 21 women had taken the OC for at least 3 months. The aspiration biopsies were performed during 3 different cycle phases in 3 different centers in Nice, Bordeaux, and Paris. 5 biopsies done during days 1-9, 5 during days 10-17, and 7 during days 18-23 were retained. Results from the 17 biopsies were remarkably homogeneous for all cycle dates. The endometrium was constantly hypotrophic, the glandular tubes were of small size, and signs of glandular secretion were present in 16 of 17 cases with intracellular vacuoles and a visible secretion. Mitosis was observed in the glandular cellule in only 1 case. The stroma were edematous in 9 of 17 cases. The results demonstrated a low estrogenic stimulation and a dominant progestagenic action due to the strong antigonadotrophic and progestagenic properties of desogestrel. The advantages of the new generation of progestins such as desogestrel are obvious from the study. The study also demonstrates the need for endometrial biopsies to characterize the overall effects and climate of combined OCs, since some of the most common markers can provide misleading results.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Place des techniques de biopsie stéréotaxique dans le diagnostic des lésions mammaires infracliniques.

  • ■ En alternative à la biopsie mammaire chirurgicale: La prise en charge diagnostique des lésions mammaires infracliniques représente un enjeu majeur à l'heure de la généralisation du dépistage systématique du cancer du sein par mammographie. Plusieurs techniques de biopsies sous guidage stéréotaxique (microbiopsies percutanées, macrobiopsie par aspiration, biopsie chirurgicale stéréotaxique) ont été récemment proposées comme alternative diagnostique à la biopsie chirurgicale, geste lourd et coûteux, dans le diagnostic de ces lésions. ■ Les nouvelles modalités diagnostiques percutanées: Les microbiopsies percutanées permettent un échantillonnage de la lésion radiologique. En cas de diagnostic de bénignité, elles peuvent éviter le recours à la biopsie chirurgicale, lorsqu'elles sont réalisées par des équipes entraînées respectant leurs contre-indications et les recommandations de bonne pratique clinique, et à condition de confronter systématiquement le résultat histologique au contexte radio-clinique. Par rapport aux microbiopsies, les macrobiopsies par aspiration permettent un échantillonnage plus représentatif de la lésion et améliorent la précision du diagnostic histologique, en particulier en cas d'hyperplasie épithéliale atypique et de carcinome in situ. La biopsie chirurgicale stéréotaxique, plus invasive, évite les problèmes liés à l'échantillonnage en permettant un examen histologique de l'ensemble de la lésion. ■ Stratégie diagnostique: Il n'existe à l'heure actuelle aucune stratégie diagnostique consensuelle définissant la place respective de chacune de ces techniques dans la prise en charge des lésions dépistées à la mammographie. En tout état de cause, l'élargissement de l'arsenal diagnostique actuel impose une prise en charge multidisciplinaire des lésions mammaires infradiniques impliquant radiologues, chirurgiens et anatomopathologistes et justifie la mise en place de protocoles d'évaluation médico-économiques rigoureux de leur stratégie d'utilisation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Biopsies prostatiques : combien de prélèvements et combien de flacons ? Défi économique et efficacité

  • Les biopsies prostatiques restent le seul moyen de pouvoir affirmer la présence d’un cancer. Bien que le nombre idéal de biopsies à réaliser soit sujet à controverses, les recommandations actuelles préconisent de réaliser 12 biopsies en sextant. Concernant le conditionnement des biopsies, peu de recommandations ont été éditées. En France, afin d’éviter la perte d’analyse d’un volume important de tissu, il a été fortement recommandé que chaque biopsie soit transmise au laboratoire de pathologie dans un récipient indépendant. La réalisation d’un nombre important de biopsies devient de plus en plus courante et a pour conséquence une augmentation considérable du nombre de flacons de biopsies transmis qui alourdit considérablement la surcharge technique de nos structures, sans augmentation de nos tarifs. En ces périodes de passage des structures hospitalières à la tarification à l’activité, il n’est plus possible de continuer à augmenter la surcharge de travail des techniciennes et de nouvelles approches doivent être envisagées afin de réduire le déficit de nos structures. Dans cette étude, nous avons voulu démontrer qu’il était possible d’obtenir un seul flacon par sextant quel que soit le nombre de biopsies effectuées. Nous avons effectué une série de 48 prélèvements biopsiques à partir de pièces de prostatectomies radicales à l’aide d’un pistolet automatique. Tous les prélèvements fixés en formol à 4 % ont été inclus en paraffine. Dix cas avaient une seule biopsie, 16 cas deux biopsies , 13 cas trois biopsies , cinq cas quatre biopsies et trois cas six biopsies. La longueur moyenne des biopsies avant inclusion en paraffine était de 11,8 mm à 16,3 mm, alors que la longueur moyenne des biopsies mesurées sur les lames était de 9,7 à 11,5 mm. Aucune différence significative n’a été observée concernant la longueur moyenne observée sur les lames sauf pour les prélèvements renfermant six biopsies (

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Sous-estimation du cancer du sein par les macrobiopsies stéréotaxiques 11-gauge assistées par le vide.

  • Objectif. Évaluer les performances des biopsies assistées par le vide dans le diagnostic et la prise en charge des hyperplasies canalaires atypiques et des carcinomes canalaires in situ du sein. Matériel et Méthode. Il s'agit d'une analyse rétrospective de 2130 macrobiopsies stéréotaxiques réalisées chez 1638 patientes, sur une période de 40 mois (Janvier 2000 à Mai 2003) au mammotome® 11-g sur table dédiée Fischer®. Cent trente cinq hyperplasies canalaires atypiques et 322 carcinomes canalaires in situ ont été diagnostiqués. Le nombre moyen de prélèvements est de 18 (5-64). La recoupe chirurgicale a été systématique pour les carcinomes et sélective pour les hyperplasies canalaires atypiques Les résultats de la recoupe chirurgicale (n:356) ou de la surveillance (n:98) sont exposés. L'influence de différents facteurs sur le risque de sous-estimation a été analysée. Résultats. La recoupe a montré une sous-estimation de 10/37 (27 %) avec l'hyperplasie canalaire atypique. Elle est inférieure (9 %) lorsque la lésion radiologique a totalement disparu. La sous-estimation du carcinome canalaire in situ est de 12/319 (3,8 %). Elle est supérieure pour les opacités, les lésions de haut grade ou avec micro infiltration, ou en cas d'atteinte de la couronne périphérique. Sur les 98 hyperplasies canalaires atypiques qui n'ont pas été opérées, 81 ont été contrôlé à 9-42 mois (moyenne: 29 mois). Une nouvelle biopsie a été réalisée dans 16 cas: deux carcinomes lobulaires invasifs sont apparus dans la même zone. Conclusion. La sous-estimation de l'hyperplasie canalaire atypique est élevée, justifiant sa recoupe chirurgicale systématique. La sous-estimation du carcinome canalaire in situ et ses conséquences pratiques sont faibles, avec l'extension des techniques de curage axillaire sélectif aux lésions de haut grade étendues ou avec micro-infiltration.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cellules tumorales circulantes : biopsie liquide du cancer

  • La détection des cellules tumorales circulantes (CTC) et leur caractérisation moléculaire sont l’un des axes de recherche le plus actif dans la recherche translationnelle sur le cancer, avec plus de 400 études cliniques en cours incluant les CTCs comme biomarqueurs. Les intérêts majeurs de la recherche sur les CTCs regroupent : a) l’évaluation du risque des rechutes métastatiques ou progression métastatique (information pronostique) , b) la stratification et la surveillance en temps réel des thérapies , c) l’identification de cibles thérapeutiques et de mécanismes de résistance aux traitements , et d) la compréhension du développement des métastases chez des patients ayant un cancer. Cette revue focalise sur les technologies utilisées pour enrichir et détecter les CTCs. Nous exposons les grandes lignes et discutons des technologies actuelles qui sont basées sur l’exploitation des propriétés physiques et biologiques des CTCs. Un nombre considérable de technologies innovantes pour la détection des CTCs a été développé, incluant les micropuces à CTCs, les systèmes de filtration, les RT-PCR quantitatives et la microscopie automatisée. Des études de caractérisation moléculaire ont indiqué que les CTCs étaient très hétérogènes, une découverte qui souligne le besoin d’approches multiplex pour capturer toutes les sous-populations pertinentes de CTCs. Nous souhaitons souligner les challenges actuels comme ceux d’augmenter le rendement et la détection des CTCs qui auront subi la transition épithélio-mésenchymateuse. En augmentant la sensibilité analytique, on risque de diminuer la spécificité analytique (par ex., en détectant des cellules épithéliales normales). Un nombre considérable de techniques prometteuses de détection des CTCs a été développé ces dernières années. La spécificité analytique et l’utilité clinique de ces méthodes doivent être démontrées dans de grandes études prospectives multi-centriques pour atteindre le niveau de preuve requis pour leur introduction en pratique clinique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge du cancer de la prostate: analyse rétrospective de 808 hommes biopsies en France

  • But.― Analyser les caractéristiques d'un échantillon d'hommes ayant subi une biopsie de la prostate en France ainsi que le choix de la prise en charge initiale chez les hommes dont la biopsie était positive. Méthodes. - Les hommes inclus dans cette analyse rétrospective multicentrique avaient subi au moins une biopsie prostatique en France. Un système électronique de capture des données a permis de recueillir les données cliniques. Résultats. - Huit cent huit hommes ont été inclus. Parmi eux, 632 hommes (78 %) avaient uniquement subi une biopsie initiale. L'âge moyen était de 64 ans , 9 % des hommes avaient plus de 75 ans. Vingt-cinq pour cent des hommes avaient un taux de PSA supérieur à 10 ng/mL et 28% d'entre eux avaient un toucher rectal douteux. Au total, le résultat de la biopsie, initiale ou répétée, était positif chez, respectivement, 52 % et 26 % des hommes. Cent onze patients (34 %) avaient un cancer de la prostate (CaP) à risque faible (groupe 1 de la classification de D'Amico) et 195 (59%) avaient un risque intermédiaire ou élevé de progression de la maladie (groupes 2 et 3). Le traitement le plus courant était un traitement à visée curative (54% des patients), y compris chez les hommes qui étaient atteints d'un CaP à risque faible (40% des patients). Au total, 38% des patients à risque faible avaient opté pour une surveillance active. Conclusion. ― L'échantillon d'hommes ayant subi une biopsie en France avait un risque relativement élevé d'être atteint d'un CaP. Le traitement à visée curative était le traitement le plus couramment choisi chez les hommes dont la biopsie était positive. Chez les patients qui étaient atteints d'un CaP à risque faible, la surveillance active était proposée à au moins un tiers des patients.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Technique et évaluation du guidage échographique pour la réalisation de biopsies synoviales.

  • Objectif. Décrire et évaluer la technique des biopsies synoviales sous guidage échographique pour l'ensemble des articulations périphériques. Matériel et méthodes. De janvier 2002 à janvier 2005, nous avons réalisé 83 biopsies synoviales échoguidées pour des patients souffrant d'une monoarthrite non étiquetée. Après vérification échographique de la présence d'un épaississement synovial, l'abord articulaire était décidé en fonction de la zone d'épaississement synovial maximal et des structures anatomiques à éviter. Un contrôle échographique au cours et au décours de l'examen vérifiait l'absence de complications. Les performances techniques de la méthode échoguidée sont évaluées en considérant comme critère de réussite la présence de tissu synovial à l'examen anatomopathologique. Elles sont comparées aux résultats des autres techniques de biopsies synoviales publiés dans la littérature. Résultats. La présence de tissu synovial à l'examen histologique est retrouvée dans 78 cas (94 %). Le taux de réussite est de 100 % pour les prélèvements réalisés sur l'épaule (13 prélèvements), 75 % pour le coude (3 sur 4 prélèvements), 85,7 % pour le poignet (6 sur 7 prélèvements), 88,2 % pour la hanche (15 sur 17 prélèvements), 97 % pour le genou (34 sur 35 prélèvements) et 100 % pour la cheville (7 prélèvements). Aucune complication n'a été observée. Pour chaque articulation, les performances des biopsies échoguidées sont supérieures aux résultats des biopsies sous guidage radioscopique publiés dans la littérature. Conclusion. Le guidage échographique des biopsies synoviales des articulations périphériques est une technique simple, sûre et efficace qui apporte de nombreux avantages en comparaison des biopsies synoviales réalisées sous contrôle radioscopique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cicatrice et lésions de déplacement: étude anatomo-pathologique de 31 pièces opératoires après macrobiopsies à l'aiguille de 11 Gauge pour des foyers de microcalcifications du sein.

  • Les macrobiopsies (MB) à l'aiguille de 11 Gauge sont d'utilisation récente dans le diagnostic étiologique des microcalcifications. Le but de notre travail était de répertorier les modifications histologiques imputables aux MB sur 31 pièces opératoires issues d'une série de 109 MB réalisées sur une période de 15 mois pour des lésions frontières et malignes (dont 23 carcinomes canalaires in situ (CCIS)). Les modifications histologiques attribuables à ces MB sont les cicatrices et les déplacements qui ont été recherchés sur chaque cas. Les cicatrices correspondent à des foyers fibre-inflammatoires et hémorragiques, plus ou moins associés à une stéatonécrose et/ou à une réaction de type corps étranger. Les déplacements tissulaires sont d'origine traumatique et surtout observés à proximité de la cicatrice ou dans des vaisseaux. Une cicatrice a été constamment observée sur les pièces opératoires, elle était étoilée et mesurait en moyenne 12,8 mm. 5 lésions de déplacement ont été observées (16 %), correspondant à du tissu bénin (3 cas) et malin (1 cas) et à des pseudoemboles (1 cas). La cicatrice sur pièce opératoire est le témoin de traçabilité du site du mammotome et témoigne d'une chirurgie correctement orientée. La nécessité de la trouver est d'autant plus importante qu'il s'agit de lésions non palpables, de repérage difficile et que la tumeur peut avoir été enlevée en totalité lors de la biopsie initiale. Les lésions de déplacement pouvant mimer des foyers de micro-infiltration ou des emboles vasculaires sont importantes à connaître mais semblent peu fréquentes après MB.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Biopsies des vésicules séminales: intérêt dans le bilan d'extension du cancer de la prostate avant radiothérapie ou curiethérapie

  • Objectif. - Les biopsies des vésicules séminales (BVS) dans le bilan d'extension du cancer de la prostate (CaP) sont controversées. Notre objectif principal a été d'évaluer leur apport avant traitement par radiothérapie ou curiethérapie. Notre objectif secondaire a été de comparer les données anatomopathologiques des BVS aux résultats de l'IRM. Patients. ― De 2000 à 2008, 135 hommes (âge médian: 70 ans) ayant un CaP (cT1a à cT3) ont eu des BVS droite et gauche. Le PSA médian était de 12 ng/mL. Le score de Gleason médian était de 7. Quarante et un patients ont eu une IRM prostatique. Le recul médian a été de 47 mois. Résultats. ― Nous avons mis en évidence un envahissement des VS dans 10% des cas. Dans 9,2 % des cas, il n'y avait pas de tissu correspondant à de la VS. Le risque d'envahissement des VS était significativement associé au stade T3, au score de Gleason supérieur à 7 et au pourcentage de biopsies prostatiques (BP) positives. Une IRM a été faite chez 41 patients: la concordance entre IRM et BVS quant à l'atteinte des VS était significative mais modérée (kappa = 0,38). Le taux de complications des BVS a été de 10%. Conclusion. - Les BVS ont été un geste simple et rentable. Elles ont apporté des informations complémentaires ayant pu améliorer la stadification et la mise en œuvre d'un traitement adapté. Ces informations étaient comparables à celles apportées par l'IRM. Des études ultérieures devront établir son rôle par rapport à l'IRM et en particulier confirmer la meilleure spécificité de la BVS.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

À la recherche du spermatozoïde chirurgical: doit-on effectuer une biopsie testiculaire systématique ?

  • Objectif. - La biopsie testiculaire est un acte diagnostique et thérapeutique couramment utilisé dans la prise en charge de l'infertilité masculine. Cependant, ce geste est invasif et non systématiquement couronné de succès. Nous avons étudié les facteurs préopératoires cliniques et paracliniques permettant de prédire l'obtention de spermatozoïdes dans le prélèvement. Patients et méthodes. — Il s'agissait d'une étude rétrospective menée sur 209 patients qui ont tous eu une biopsie testiculaire pour assistance médicale à la procréation (AMP). Les critères étudiés étaient: l'âge au moment de la chirurgie, l'étiologie masculine de l'infertilité, le volume testiculaire, l'exposition tabagique, les concentrations d'œstradiol, de FSH, de LH, de prolactine, et de testostérone. La comparaison des deux groupes (biopsie réussie versus biopsie échouée) a été faite en analyse bivariée puis en analyse multivariée. Résultats. - Le volume testiculaire moyen et l'étiologie étaient les deux seuls facteurs qui avaient une réelle influence sur la négativité de la biopsie. À cela s'ajoutait en analyse bivariée une corrélation statistiquement significative de la consommation tabagique et de la FSH avec l'extraction négative. Discussion―conclusion. ― L'existence de ces facteurs (faible volume testiculaire, cause non obstructive, tabagisme, FSH élevée), et a fortiori leur cumul, était fortement prédictive d'un échec de la biopsie. Toutefois, on a mis en évidence des cellules germinales chez des patients exposés aux facteurs étudiés, laissant penser qu'il faut systématiquement proposer le geste au risque d'un intérêt limité.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Micro- ou macrobiopsie mammaire guidée par IRM : quel est le meilleur choix pour une petite tumeur ?

  • L’obtention d’un diagnostic histologique par microprélèvement est indispensable pour définir la stratégie thérapeutique optimale d’une tumeur du sein. La microbiopsie est la technique de choix car elle permet de connaître le type tumoral précis, les principaux facteurs histologiques pronostiques et prédictifs, tout en étant simple, rapide et peu coûteuse. Cependant, certaines tumeurs mammaires infracliniques ne sont pas accessibles à une microbiopsie, notamment lorsqu’elles sont profondes, de très petite taille ou non visibles sur une mammographie ou une échographie. Dans ces cas, le diagnostic ne peut être obtenu que par guidage IRM. Or, la plupart des prélèvements guidés par IRM sont des macrobiopsies qui peuvent altérer l’architecture tumorale et entraîner des difficultés à la fois d’analyse ultérieure de la pièce opératoire mais également de choix thérapeutiques en cas d’incertitude concernant la taille tumorale ou les marges d’exérèse. Notre observation détaille une technique originale de microbiopsie sous IRM, que nous avons réalisée chez une patiente ayant une opacité profonde du sein droit de 4 mm, découverte lors d’une mammographie de dépistage. La pièce opératoire a révélé un carcinome canalaire infiltrant de 4 mm de diamètre de grade III selon Elston et Ellis (récepteurs aux œstrogènes et à la progestérone négatifs et HER-2 surexprimé) associé à une composante canalaire in situ de haut grade en marges saines. Du fait de la petite taille de la lésion, aucune thérapeutique systémique n’a été retenue. La poursuite du développement de pistolets à microbiopsie, partiellement ou totalement amagnétiques, pourra faciliter à l’avenir la réalisation de microbiopsies sous IRM.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lésions mammaires impalpables et macrobiopsies stéréotaxiques avec le Mammotome 11 G: faut-il opérer après diagnostic d'hyperplasie canalaire atypique?

  • L'hyperplasie canalaire atypique (HCA) est une lésion mammaire de diagnostic histologique difficile. Elle est découverte la plupart du temps sur des foyers de microcalcifications. Le risque de cancer du sein ultérieur est 4 à 5 fois plus important que dans la population témoin, ce cancer atteignant aussi bien le même sein que le sein controlatéral. Le diagnostic peut actuellement être porté sur des carottes obtenues par macrobiopsies par aspiration guidées par stéréotaxie avec des aiguilles de calibre compris entre 8 et 11 G. Le risque de méconnaître un carcinome, carcinome canalaire in situ ou carcinome déjà invasif, appelé risque de sous-estimation, est alors d'environ 20 %. Plusieurs travaux ont montré que ce risque était très nettement abaissé si le foyer de microcalcificacions avait été totalement enlevé. Dans cette étude, nous rapportons notre expérience de 633 biopsies réalisées avec le Mammotome® 11G pour des calcifications. Le diagnostic d'HCA a été retenu dans 62 cas. Dans 31 cas, une chirurgie a été réalisée et a confirmé le diagnostic dans 25 cas (6 cas de sous-estimation). Dans les 31 autres cas, l'exérèse radiologique était complète, il n'y avait pas d'autres facteurs de risque, et les patientes ont été surveillées. Il leur est alors proposé une mammographie bilatérale annuelle, pendant une vingtaine d'années, comme s'il y avait eu une intervention chirurgicale. Il n'a pas été observé de faux-négatifs, la médiane de suivi étant de 35,5 mois, extrêmes: 22 à 62 mois.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Intérêt de la rectosigmoïdoscopie avec culture bactériologique de biopsies coliques dans le diagnostic étiologique de diarrhée aiguë post-antibiotique de l'adulte. Etude prospective sur 24 patients.

  • Le but de cette étude était d'évaluer l'intérêt de la rectosigmoïdoscopie et de la culture bactériologique de biopsies coliques dans la diarrhée aiguë post-antibiotique de l'adulte. 24 patients, âgés de 17 à 83 ans, ayant une diarrhée aiguë post-antibiotique, ont été inclus de manière prospective de février 1993 à octobre 1995. Les antibiotiques pris étaient les suivants: amoxicilline (n = 8), amoxicilline-acide clavulanique (n = 11), céphalosporine orale (n = 3), cotrimoxazole (n = 1), macrolide (n = 1). Pour chaque patient, 2 coprocultures avec recherche de la toxine de Clostridium difficile et 3 examens parasitologiques des selles ont été effectués. Tous les patients ont eu une rectosigmoïdoscopie avec biopsies coliques à visée bactériologique. La coproculture était normale dans tous les cas. En revanche, la culture bactériologique de biopsies coliques a permis d'isoler Klebsiella oxytoca chez 7 patients. La toxine de C. difficile était positive chez 11 patients. De plus, la rectosigmoïdoscopie permettait le diagnostic de 2 colites pseudomembraneuses à toxine de C. difficile négative. La rectosigmoïdoscopie permet un diagnostic étiologique dans plus de 83 % des cas de diarrhée aiguë post-antibiotique. Complémentaire de la recherche de la toxine de C. difficile, cet examen devrait donc être systématique en cas de diarrhée aiguë post-antibiotique de l'adulte.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Corticothérapie et inflammation bronchique de l'asthmatique. Apport des biopsies bronchiques.

  • Le développement de l'endoscopie souple a permis des progrès importants dans la compréhension de la pathogénie de l'asthme. Elle a mis en avant l'importance de l'inflammation bronchique y compris chez des patients asymptomatiques et/ou peu sévères. La pratique de biopsies bronchiques constitue, in vivo, un excellent moyen d'étude de cette inflammation bronchique. Le propos de cette revue générale est de rappeler l'apport des biopsies bronchiques dans la compréhension de l'effet des corticoïdes dans l'asthme : effets sur l'épithélium, sur la membrane basale, le chorion, leur contenu cellulaire, mais également en cytokines, enzymes et molécules d'adhésion. Au niveau de l'épithélium bronchique, la corticothérapie engendre une diminution des éosinophiles, des mastocytes et des lymphocytes Elle restaure un ratio cellules ciliées/cellules caliciformes normal et augmente le nombre de ramifications nerveuses. En ce qui concerne le chorion, les corticoïdes diminuent les éosinophiles, les mastocytes, et le nombre total de lymphocyte T. L'effet sur les différents sous-types de lymphocytes est sujet à controverse, de même que l'effet sur la membrane basale. La corticothérapie diminue, par ailleurs, les protéines GM-CSF, RANTES et IL-8, ainsi que les messagers de l'IL-4, de l'IL-13 et de l'IL-5. Elle semble enfin augmenter les messagers de l'IFN-γ et de l'IL-12 et moduler favorablement la composante vasculaire de l'inflammation de l'asthme. Toutefois. on peut regretter que trop peu d'études se soient attachées à déterminer des corrélations entre ces modifications biologiques et les améliorations cliniques et fonctionnelles engendrées par la corticothérapie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Enjeux et limites actuelles de l’évaluation du statut de PD-L1 par immunohistochimie sur des biopsies bronchiques

  • L’immunothérapie ciblant l’axe PD-L1/PD-1 a récemment montré des résultats prometteurs chez les patients atteints d’un cancer du poumon en phase métastatique. Cette approche semble d’autant plus efficace qu’il existe une forte expression immunohistochimique de PD-L1 sur les biopsies bronchiques. Un tel traitement sera donc très prochainement proposé chez ces patients atteints d’un cancer du poumon en phase métastatique. L’indication d’une immunothérapie pourrait être conditionnée à l’évaluation immunohistochimique de PD-L1, celle-ci devenant ainsi un test diagnostique « compagnon ». Cette perspective à court terme soulève plusieurs interrogations et en particulier le seuil de positivité du marquage PD-L1 à définir pour considérer que le patient est éligible à une immunothérapie. D’autres paramètres devront être pris en compte, comme l’évaluation du compartiment cellulaire positif (cellules immunitaires et/ou cellules tumorales), le nombre de cellules positives et le clone utilisé. Un certain nombre de patients peut répondre au traitement ciblant l’axe PD-L1/PD-1 malgré la faible ou l’absence d’expression immunohistochimique de PD-L1. Malgré cela, l’approche immunohistochimique pourrait être la seule conseillée en oncologie thoracique avant de décider un traitement ciblant PD-L1/PD1. Cet article discute les principaux challenges de l’approche immunohistochimique ciblant PD-L1 en tant que test diagnostique « compagnon » associé à l’immunothérapie des cancers du poumon.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov