Bilharziose urinaire [ Publications ]

bilharziose urinaire [ Publications ]

Publications > bilharziose urinaire

  • La principale stratégie du Programme National de Lutte contre la Bilharziose est la réduction de la morbidité par le traitement de masse des communautés des zones d'hyperendémie. La méthode de Lot Quality Assurance Sampling (LQAS), utilisée en santé publique pour l'évaluation de la couverture vaccinale, a été testée pour l'identification des zones d'hyperendémie à Schistosoma haematobium. L'étude a été menée dans 11 écoles primaires et un collège de l'Ouest du pays. Une enquête parasitologique réalisée sur l'ensemble des 1124 enfants de 5 à 19 ans inclus dans l'étude a permis de déterminer la prévalence de la schistosomose dans chaque établissement. Cette prévalence est à un niveau hyperendémique, supérieure à 60%, dans 3 écoles. Elle est à un niveau mésoendémique, comprise entre 30 et 59%, dans 5 écoles et inférieure à 30%, donc hypoendémique dans 3 écoles et le collège. La méthode de LQAS a permis de classer correctement les 3 écoles où la prévalence est à un niveau hyperendémique avec tous les plans de sondage retenus, c'est à dire les plans (16,6), (14,5), (12,4), (10,3), (8,2), (6,1) et (4,0). Les 4 écoles hypoendémiques ont également été correctement classées comme non hyperendémiques, sauf pour les plans les plus économiques . La méthode s'est par contre souvent révélée défaillante, classant à tort des écoles comme hyperendémiques, lorsque la prévalence était à un niveau mésoendémique. La sensibilité de la méthode de LQAS est de 100% pour tous les plans de sondage. La spécificité est moins élevée variant de 11% à 67% selon les plans, moins bonne avec les plans les plus économiques . Cette méthode peut être proposée pour l'identification des zones à traiter en priorité dans le cadre de la lutte contre la bilharziose uro-génitale à Madagascar. Le plan (16,6) est le plus adapté et le tirage au sort peut être réalisé par les enseignants ou le personnel de santé local.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Evaluation préliminaire des indicateurs utilisables au cours d'un programme de lutte contre la bilharziose urinaire au Niger.

  • Les performances de divers indicateurs indirects de morbidité ont été évaluées au début des activités d'un programme de contrôle de la bilharziose urinaire au Niger. Les 354 enfants de 3 écoles primaires ont subi durant 5 jours consécutifs les examens d'urine suivants : filtration de 10 ml d'urine, notation de l'aspect macroscopique des urines, recherche de l'hématurie microscopique par bandelettes réactives. Les enfants étaient soumis le premierjour à un interrogatoire en zarma à la recherche de signes de dysurie et d'hématurie. La répétition des examens a considérablement modifié le profil épidémiologique apparent de la bilharziose urinaire dans les 3 écoles. Les fluctuations quotidiennes d'excrétion ovulaire étaient très importantes et tout sujet infesté pouvait être considéré comme un fort excréteur. La filtration urinaire présentait une sensibilité faible pour le dépistage des sujets infectés lorsque le niveau d'endémie est modéré (jusqu'à 55 p. 100). L'hématurie microscopique était très fréquente. Sa sensibilité pour le dépistage était surestimée par rapport à une filtration urinaire unique et l'utilisation des bandelette posait certains problèmes pratiques. L'aspect macroscopique des urines est un indicateur qui présentait des performances identiques à celle de la filtration urinaire pour une applicabilité excellente, sous réserve d'une bonne définition des divers aspects à noter. L'intérêt des questionnaires pour l'évaluation de la morbidité était faible malgré des performances diagnostiques relativement correctes. Les déclarations d'hématurie macroscopique manquaient d'objectivité et les questions concernant la dysurie n'étaient pas bien comprises et prenaient trop de temps. L'étape suivante doit consister à valider ces indicateurs par rapport aux données de l'échographie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Impact de la sensibilisation des populations dans la lutte contre la bilharziose urinaire au Niger

  • L'objectif de ce travail était d'évaluer l'effet des activités de sensibilisation des populations dans le cadre d'un projet de lutte contre la bilharziose urinaire, au Niger. Nous avons conduit une enquête dans deux groupes de villages endémiques nigériens situés au bord du fleuve Niger: un groupe de villages où se font des activités de sensibilisation (villages cibles du projet) et un village témoin (où ne se déroule aucune activité de sensibilisation). Au total, 577 personnes ont été interrogées au cours de cette enquête. Le projet a constitué la principale source d'information des populations sur la bilharziose dans la zone d'intervention du projet. La connaissance des mesures de lutte contre la bilharziose est moyennement acquise. En effet, 46,6 % des sujets interrogés dans la zone d'intervention du projet ignorent tout moyen de lutte contre la bilharziose. Dans la zone, 41,5 % des personnes interrogés ignorent l'intervention d'un hôte intermédiaire dans la transmission de la bilharziose urinaire. La notion de réinfestation demeure peu connue. Les comportements favorisant de la maladie sont ignorés par un tiers des personnes interrogées dans la zone d'intervention du projet. Cependant, il y a un relèvement indiscutable des connaissances sur la maladie dans la zone du projet par rapport à la zone témoin. Malgré ce rehaussement du niveau de connaissance, l'adoption de bons comportements par rapport à la maladie demeure timide. Seulement 33 % des sujets de la zone d'intervention ont déclaré avoir adopté au moins un bon comportement. Les changements de comportement sont lents à se mettre en place. Les activités d'éducation pour la santé doivent être soutenues sur un longue période pour une pérennisation des bénéfices de la lutte contre les bilharzioses.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prévalence des retentissements uro-néphrologiques de la bilharziose urinaire dans un foyer hyperendémique de Madagascar.

  • Cette étude prospective recherche et décrit les retentissements uro-néphrologiques de la bilharziose urinaire à Schistosoma haematobium dans un foyer hyperendémique du moyen-ouest de Madagascar. La méthodologie suivie associe l'examen clinique, l'échographie rénale et vésicale, les bandelettes urinaires et la créatininémie. Sur une population de 574 personnes de plus de 5 ans, 436 (76%) ont des oeufs de bilharzie dans les urines (par la méthode de filtration). Cliniquement, 58,9% (257 patients) ont un antécédent d'hématurie macroscopique, 40,8% (178 patients) une hématurie actuelle, 25,5% (111 patients) une dysurie, 4,1% (18 patients) un antécédent d'œdème des membres inférieurs et 0,7% (3 patients) des œdèmes actuels. A l'échographie, on trouve 252 (57,8%) anomalies vésicales pariétales, dominées par l'irrégularité pariétale (182 cas = 41,7%), 22 (5,3%) résidus vésicaux post-mictionnels, 22 (5,3%) dilatations urétérales et 61 (13,9%) dilatations pyélo-calicielles. Sur 436 personnes étudiées, 267 (61,2%) ont ainsi une anomalie échographique. Pour les anomalies biologiques urinaires, la prévalence de la protéinurie est de 75,2% (316 sur 420 personnes examinées), dont 5,7% (24 cas) sont de 5 g/L ou plus. L'hématurie a été retrouvée chez 352 patients (83,8%) dont 238 (56,7%) ont plus de 250 éry/ microL. La prévalence de la leucocyturie est de 56,7% (238 cas). La créatininémie, dosée sur un sous-échantillon de 140 personnes avec une filtration positive, est normale sauf chez 2 personnes. Cette étude fait ressortir un parallélisme entre l'intensité de l'infection, donnée parasitologique, et les manifestations uro-néphrologiques de la maladie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Comparaison de l'efficacité thérapeutique et de la tolérance du praziquantel administré en prise unique à la dose de 40 versus 60 mg/kg pour le traitement de la bilharziose urinaire en Mauritanie.

  • Durant les 20 dernières années, le praziquantel (PZQ) a été le médicament de choix pour le traitement des bilharzioses dans la plupart des programmes de lutte. Cependant, des taux de guérison significativement plus faibles avaient été notés sur la rive gauche du fleuve Sénégal. Pour expliquer ces taux de guérison inhabituels, l'hypothèse d'une éventuelle résistance au médicament, ainsi que le sous-dosage ont été évoqués. Dans le but de tester cette hypothèse de sous-dosage, nous avons comparé la dose de 60 mg/kg du PZQ administré en prise unique versus la dose standardisée de 40 mg/kg dans le traitement de la bilharziose urinaire en Mauritanie. Cent cinquante et un enfants âgés de 10 à 19 ans, dont 77 dans le bras 60 mg/kg et 74 dans le bras 40 mg/kg, ont été inclus dans l'étude. Les taux de guérison étaient respectivement de 64,8 % pour ceux qui ont reçu 60 mg/kg et de 67,5 % pour ceux qui ont reçu 40 mg/kg trois semaines après l'administration du traitement sans différence statistiquement significative. Chez la plupart des patients, le médicament a été bien toléré , aucun effet indésirable grave n'a été noté , toutefois, des signes cliniques sous forme de douleur abdominale isolée ou associée à la diarrhée et à des vomissements ont été constatés. Le PZQ reste un médicament efficace et bien toléré: la dose de 40 mg/kg de poids corporel peut encore être maintenue pour le traitement des bilharzioses en Mauritanie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Bilharziose urinaire: une série française

  • La bilharziose urinaire est mondialement très fréquente et pourtant, peu de données existent sur son épidémiologie dans les pays occidentaux. Nous avons souhaité décrire la série des patients suivis à l'hôpital Tenon. Méthodes. - Nous avons rétrospectivement relevé différents items décrivant la population des patients suivis pour bilharziose urinaire en utilisant le logiciel de dossiers cliniques de notre service. Résultats. - Il s'agissait d'une population de 207 hommes et 34 femmes vus en moyenne pour la première fois à 34 ans, pour hématurie dans 49% des cas ou troubles mictionnels dans 21 %. Les patients étaient d'origine subsaharienne dans 90% des cas. Le taux de perdus de vue était de 54%. Le diagnostic a été réalisé par les seules constatations endoscopiques dans la moitié des cas. La pathologie non tumorale a justifié sept plasties vésicales et 12 dilatations urétérales. La pathologie tumorale était fréquente et sévère (15 patients parmi 81 de la même classe d'âge). Le carcinome urothélial existait dans huit cas sur 14. Les formes d'importation étaient rares (cinq cas). Conclusion. - Malgré de nombreuses limitations, plusieurs caractéristiques de cette population ont semblé notables: fréquence des troubles mictionnels sans hématurie au diagnostic, fréquence et sévérité de la pathologie tumorale, avec prédominance de l'histologie urothéliale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Identification rapide par questionnaire des principaux foyers de bilharziose urinaire au centre de la Cote d'Ivoire.

  • La mise au point d'un questionnaire simple, utilisé en milieu scolaire, a déjà démontré son intérêt pour identifier les communautés les plus touchées par la bilharziose urinaire dans plusieurs pays africains. En Côte d'Ivoire, cette approche n'a jusqu'alors pas été véritablement évaluée. Cette étude vise à en évaluer l'acceptabilité et la faisabilité. Le questionnaire a été distribué dans 136 écoles primaires du centre de la Côte d'Ivoire. Six semaines après, 124 d'entre elles (91,2 %) l'ont retourné ce qui correspondait à un effectif de 12 479 élèves interrogés. Les enseignants de 60 écoles formés à l'utilisation des bandelettes réactives à la microhématurie ont, parallèlement à ce questionnaire, examiné 5 959 écoliers. Les résultats obtenus par les maîtres ont été validés dans 14 écoles par une équipe biomédicale à l'aide de la filtration des urines et des bandelettes. Les bandelettes ont présenté une bonne spécificité (97 %) et une sensibilité moyenne (67 %). Les réponses aux questions clés «sang dans les urines» et «bilharziose urinaire» présentes dans le questionnaire étaient significativement corrélées avec les résultats des bandelettes (coefficients de corrélation de rang de Spearman , p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La bilharziose urinaire: a propos de 9 cas importés.

  • Prérequis: La bilharziose urinaire a été éradiquée en Tunisie depuis le milieu des années 80. Seuls des cas importés ont été enregistrés depuis. But: L'objectif de cette étude est de rapporter 9 cas de bilharziose urinaire. Méthodes: Le diagnostic a été réalisé dans le cadre d'une enquête menée par le service de Pédiatrie de l'hôpital Mongi Slim de Tunis concernant 20 étudiants d'origine africaine. Résultats: L'hématurie était un signe constant chez les sujets atteints. Le diagnostic de bilharziose a été posé par la mise en évidence de parasites dans les urines. Des anomalies uroradiologiques de gravité modérée ont été constatées chez 5 patients. Tous les patients ont été traités par praziquantel. Le suivi post-thérapeutique a confirmé la guérison dans tous les cas grâce au contrôle parasitologique. Les signes radiologiques ont persisté chez 3 patients. Conclusion: Un suivi clinique et radiologique régulier après traitement est indispensable chez les étudiants étrangers atteints de bilharziose urinaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Bilharziose urinaire.

  • Données épidémiologiques : La plus fréquente des bilharzioses humaines, la schistozorniase urinaire due à Schistosoma haematobium ne se rencontre qu'en Afrique et en Asie occidentale , 51 pays sont concernés. Lhomme s'infeste par contact avec l'eau hébergeant les bulins émettant des furcocercaires. C'est chez les grands enfants que les oeufs sont éliminés le plus massivement. - Au point de vue clinique : S. haematobium vivant à l'état adulte dans les plexus vésicaux et émettant ses oeufs dans les urines, les hématuries et les dilatations urétéro-pyélo-calicielles constituent les symptômes majeurs de la bilharziose urinaire. Il n'a pas été constaté davantage d'infections urinaires ou de lithiase urinaire chez les bilharziens que chez les non bilharziens. La bilharziose seule ne paraît pas avoir un rôle étiologique important dans les stérilités. En revanche, les études cliniques et anatomopathologiques confirment, de manière constante, l'association épidémiologique entre schistosomiase urinaire et cancer de la vessie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Effet du praziquantel sur les retentissements uro-néphrologiques de la bilharziose urinaire.

  • Cette étude prospective montre l'évolution des retentissements uro-néphrologiques dus à Schistosoma haematobium au sein d'une population régulièrement infectée, vivant dans un village hyperendémique (à 76%) du moyen-ouest de Madagascar, douze mois après un traitement par le praziquantel. Quatre cent trente-cinq personnes, ayant eu une filtration positive au temps T0 ont été suivies par examen clinique, échographie, bandelettes réactives et créatinémie. Les résultats rapportés dans cette étude sont nets. Cliniquement, la prévalence de l'hématurie macroscopique a diminué de façon significative: de 32,5% (153 patients) à 4,3% (20 patients (p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement de masse de la bilharziose urinaire par un dose unique d'oltipraz à Madagascar.

  • 85 enfants d'une région du nord-ouest de Madagascar atteints de bilharziose urinaire ont été traités par une dose unique de 30 mg/kg d'oltipraz. Le taux de négativation est de 68,2%. Les échecs thérapeutiques ont été traités à la dose de 35 mg/kg et le taux de négativation est de 77,3%. Le taux de réduction de l'ovurie de 97% rend ce produit intéressant dans la lutte contre la bilharziose urinaire en traitement de masse.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Sur des observations anciennes de bilharziose urinaire et de wuchérériose.

  • A l'occasion d'un ouvrage en voie d'achèvement de l'auteur sur le grand clinicien Pierre RAYER (1793-1867), pionnier de la pathologie infectieuse, sont présentés ici deux de ses travaux concernant la pathologie exotique parasitaire. Il s'agit tout d'abord d'un mémoire nde 1838 sur l'hématurie de l'île Maurice rédigé par RAYER seul. Il y distinguait diverses formes de la maladie qu'il rapprochait de l'hématurie d'Egypte dont le parasite (Bilharzia (= Schistosoma) haematobium) ne sera décrit qu'en 1852 par Th. BILHARZ.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La bilharziose urinaire.

  • Un bref aperçu est donné des conceptions actuelles concernant la schistosomiase ou bilharziose urinaire. L'incidence des infections est en augmentation dans les régions endémiques d'Afrique et du proche Orient comme conséquence des programmes d'irrigation et de développement d'énergie hydroélectrique. La bilharziose urinaire est une maladie de l'enfance et de l'adolescence dont les effets sérieux n'apparaissent que plus tard. Il s'agit alors essentiellement d'uropathie obstructive due aux lésions plus ou moins définitives des uretères et de cancer de la vessie, d'étiologie plus indirecte.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Investigation d'un foyer épidémique de bilharziose urinaire dans l'école primaire du village de Guébo 2, Abidjan, Côte d'Ivoire.

  • Nous rapportons les résultats d'une investigation d'épidémie de Schistosoma haematobium (S.h) survenue à l'école primaire du village de Guébo 2 en 2012. Parmi les 250 enfants, 107 (42,8 %) étaient porteurs confirmés de S.h. Les facteurs associés à la présence d'œufs de S.h dans les urines étaient: l'âge >

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov