Asthme [ Publications ]

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  • Bronchodual® est une association de deux bronchodilatateurs: un agent bêta-2 adrénergique, le fénotérol, à la dose de 50 μg par bouffée, et un agent anticholinergique, le bromure d'ipratropium, à la dose de 20 μg par bouffée. L'action bronchodilatatrice de cette association est nettement supérieure à celle obtenue avec chaque substance prise séparément, comme l'ont démontré les études entreprises tant chez l'adulte que chez l'enfant. Elle permet une épargne de substance bêta-2 adrénergique. Son action prolongée autorise une diminution du nombre des prises médicamenteuses. Enfin, sa tolérance est excellente. Une étude multicentrique française a porté sur 74 enfants âgés de 7 à 15 ans (moyenne 11,8 ± 2,6 ans), 53 garçons et 21 filles, atteints d'asthme modéré (une crise par mois) dans 41 cas, ou moyennement sévère (une crise par semaine) dans 33 cas, allergique ou non allergique. Ces enfants ne recevaient pas de corticoïde (per os ou inhalé) depuis au moins 15 jours. Leur traitement de fond habituel (cromoglycate, antihistaminiques H1, théophylline à effet prolongé, antibiotiques) a été poursuivi sans modification. La capacité vitale forcée (CVF) était au moins égale à 80% de la valeur théorique et il existait des signes d'obstruction bronchique intercritique. Une hypoxémie était présente dans 41,2% des cas. Un test de réversibilité au Bronchodual® a été réalisé: 68 enfants sur 74, soit 91,9%, ont été répondeurs, c'est-à-dire qu'après deux bouffées de Bronchodual® au moins un des débits expiratoires forcés (DEF) était amélioré d'au moins 15% par comparaison aux valeurs initiales. Chez les sujets répondeurs, un traitement de 2 mois à raison de deux bouffées trois fois par jour était administré à l'aide d'une chambre d'inhalation. L'appréciation finale de l'efficacité a été portée chez 57 patients. Cliniquement, le traitement a été jugé très efficace dans 41,4% des cas, assez efficace dans 46,6% des cas, peu efficace ou sans intérêt dans 12% des cas. A J60, le volume expiratoire maximal par seconde, le débit expiratoire de pointe, les débits expiratoires maximaux 50 et 25 se sont améliorés de façon significative, et surtout les sujets répondent encore de façon positive à l'inhalation de deux bouffées de Bronchodual®, démontrant ainsi que l'effet du médicament ne s'est pas épuisé. Les effets secondaires ont été mineurs: toux légère lors de l'inhalation (six cas), léger tremblement (deux cas), bouche sèche le matin (un cas), impression de «flush» au visage (un cas). Ils n'ont été que transitoires et n'ont jamais obligé à arrêter le traitement. En conclusion, Bronchodual® s'est montré efficace dans le traitement de fond de l'asthme de l'enfant atteint d'asthme, qu'il soit allergique ou non allergique. Il est recommandé de l'administrer en association soit avec le cromoglycate disodique dans l'asthme modéré, soit avec un corticoïde inhalé dans l'asthme de sévérité moyenne. Bronchodual® répond aux deux critères fondamentaux d'un médicament, l'efficacité et l'innocuité.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Asthme et allergies alimentaires : à propos de 163 observations pédiatriques

  • La prévalence de l'allergie alimentaire dans l'asthme est mal connue. Lobjectif de cette étude est de préciser la place de l'allergie alimentaire et la répartition des allergènes alimentaires chez les enfants atteints dans le même temps d'un syndrome asthme et d'allergie alimentaire à l'aide de tests standardisés. L'étude est conduite chez 163 enfants atteints d'un asthme et d'une (ou plusieurs) allergie(s) alimentaire(s) et suivis pendant 5,5 ans en moyenne. Lasthme est objectivé par la réversibilité du volume expiratoire moyen par seconde (VEMS) sous bronchodilatateurs et les allergies alimentaires par test de provocation par voie orale en double aveugle. Un antécédent familial d'atopie du premier degré est enregistré chez 148 enfants (90,7 %). Une sensibilisation aux aéro-allergènes est observée chez 132 enfants (81 %). Une positivité du test de provocation par voie orale en double aveugle est enregistrée 250 fois parmi les 385 tests effectués (65 %) chez les 163 enfants. La répartition des principaux allergènes alimentaires, parfois en association, est la suivante : arachide (30,6 %), oeuf (23,1 %), lait de vache (9,3 %), moutarde (6,9 %), morue (6 %), crevette (4,5 %), kiwi (3,6 %), noisette (2,7 %), noix de cajou (2,1 %), amande (1,5 %), ail (1,2 %). Les symptômes déclenchés par le test de provocation par voie orale, parmi les 242 évènements répertoriés, sont cutanés (143 fois, soit 59 % des cas), respiratoires (58 fois, soit 23,9 % des cas), digestifs (28 fois, soit 11,5 %), un choc anaphylactique est survenu 15 fois (6,1 %). Les signes respiratoires correspondent à un syndrome oral 13 fois (5,3 %), une rhino-conjonctivite 15 fois (6,1 %) un asthme 23 fois (9,5 %). Lasthme est la manifestation isolée dans seulement 7 observations, soit 2,8 % des cas. Lasthme par allergie alimentaire est rare. Notre étude enregistre un asthme par allergie alimentaire prouvée par test de provocation par voie orale dans 9,5 % des cas et l'asthme est isolé dans seulement 2,8 % de l'effectif. Notre étude est en faveur de l'émergence d'allergènes nouveaux dans le déclenchement de manifestations respiratoires : kiwi, oléagineux (noisette, noix de cajou) et épices comme l'ail. Le diagnostic formel est établi en faisant appel aux données de l'anamnèse, aux résultats des prick tests et du dosage des IgE spécifiques. Le test de provocation par voie orale représente la pierre angulaire du diagnostic. Lasthme induit par l'ingestion d'un aliment est un élément de gravité qui impose d'inclure dans la trousse d'urgence, outre les thérapeutiques bronchodilatatrices, de l'adrénaline auto-injectable.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La réadaptation respiratoire de patients atteints d'asthme bronchique et de broncho-pneumopathies obstructives chroniques (BPCO) à Kinshasa.

  • Plusieurs travaux occidentaux portant sur la réadaptation respiratoire ont montré que les valeurs fonctionnelles respiratoires des patients atteints de broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO) ne s'améliorent pas significativement contrairement à la capacité physique. Dans notre étude, nous avons principalement analysé l'effet de la réadaptation respiratoire sur 38 patients (âge moyen 52 ± 14, VEMS 1,37 ± 0,62 soit 50 % de la valeur prédite) habitant Kinshasa en République Démocratique du Congo atteints de BPCO ou d'asthme bronchique. Les patients étaient suivis de manière ambulatoire dans deux centres ouverts dans la ville de Kinshasa, trois fois par semaine pendant huit semaines. Tout au long de la réadaptation, les patients étaient soumis à un programme comportant une kinésithérapie respiratoire (c'est-à-dire bronchodilatation par aérosols, toilette bronchique, exercices ventilatoires costo-diaphragmatiques) et un réentraînement à l'effort. Les résultats globaux obtenus à la fin sont analysés et comparés aux caractéristiques cliniques et spirométriques de début du programme. Nous constatons que le volume expiratoire maximal par seconde (VEMS) augmente de manière significative (de 1,37 ± 0,62 soit 50 % de la valeur prédite à 1,54 ± 0,69 soit 56 % de la valeur prédite). Les valeurs mécaniques augmentent aussi de la même manière. Ainsi, la distance sur terrain plat (de 644 ± 459 m à 1 213 ± 569 m), la puissance fournie au cycloergomètre (45 ± 20 watts à 73 ± 37 watts) augmentent de façon très significative. La puissance fournie sur les marches d'escalier (106 ± 44 watts à 115 ± 26 watts) n'augmente pas de manière significative. Par ailleurs, en observant les résultats de deux groupes distincts au niveau du diagnostic, à savoir les BPCO et les asthmatiques, nous constatons que les patients atteints de BPCO améliorent significativement leurs paramètres fonctionnels pulmonaires tandis que ceux des asthmatiques restent globalement constants. Finalement, notre étude montre que la réadaptation respiratoire améliore le niveau de l'activité physique des patients atteints de BPCO et d'asthme bronchique. Le programme de réadaptation respiratoire améliore en outre les conditions de vie des patients car ils deviennent capables de se déplacer plus longtemps, augmentant ainsi leurs performances physiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Utilisation du bromure d'ipratropium par voie inhalée pour le traitement de l'asthme aigu chez l'enfant. Expérience clinique

  • On sait depuis longtemps que les agents anticholinergiques, et notamment l' atropine, sont de puissants bronchodilatateurs, mais leur utilisation a été limitée par l'absorption systémique et les effets secondaires significatifs qui en découlent. Le bromure d'ipratropium (BI) n'a pas d'action anticholinergique systémique, mais possède une action anticholinergique locale sur l'arbre trachéobronchique. En 1984, nous avons remarqué chez des enfants atteints d'asthme, traités de façon agressive par des doses répétées de bêta-2 adrénergique en nébulisation, la persistance d'un degré significatif d'obstruction des voies aériennes ne s'améliorant pas malgré la répétition des doses. Nous avons supposé que ce problème pouvait être dû au moins en partie à un tonus bronchomoteur vagal et qu'une amélioration supplémentaire pouvait être obtenue par l'utilisation de BI. La démonstration de l'intérêt de l'ipratropium dans l'asthme de l'enfant a été apportée au début des années 1980. Une courbe dose/réponse a pu être déterminée, montrant que la dose optimale devait être d'au moins 75 μg. Les études répétées et l'expérience accumulée ont permis de démontrer la sécurité d'emploi de cette molécule. En 1984, nous avons étudié les effets de l'adjonction d'ipratropium après une heure de traitement par des nébulisations fréquentes et répétées de salbutamol dans la crise d'asthme de l'enfant. Nous avons démontré la possibilité d'une amélioration discrète mais significative du volume expiratoire maximal par seconde (VEMS), débutant une heure après l'administration d'ipratropium. Les études ultérieures ont confirmé ces constatations. En nous appuyant sur l'ensemble de ces résultats, nous avons mis au point et utilisé au cours des six dernières années un protocole incluant l'ipratropium dans le traitement de la crise d'asthme de l'enfant. A l'hôpital d'enfants d'Alberta, où les crises d'asthme représentent annuellement environ 2 500 consultations d'urgence et 300 hospitalisations, les enfants sont traités dès leur arrivée dans le service des urgences par le salbutamol en nébulisation, et en reçoivent trois doses supplémentaires espacées de 20 minutes. En l'absence d'amélioration ou en cas de réponse insuffisante, des corticoïdes par voie systémique sont administrés tandis que l'ipratropium est ajouté au salbutamol par voie nébulisée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Rhinite et asthme liés à l’exposition aux poussières de coton chez des apprentis en habillement

  • Objectif Les allergies respiratoires constituent des pathologies professionnelles les plus courantes dans le monde. Le but de l'étude était de déterminer la prévalence des manifestations rhino-asthma-tiques chez des apprentis en habillement exposés à des poussières de coton et de décrire leur profil épidémiologique et clinique. Sujets et méthodes Il s'agissait d'une étude descriptive menée auprès de 600 apprentis d'un centre de formation professionnelle en habillement de la région de Monastir. L'enquête a comporté un questionnaire explorant les facteurs de risque et les manifestations pathologiques apparues au cours de l'apprentissage sur les lieux de travail. Les sujets ayant présenté des symptômes d'allergie respiratoire survenus sur les lieux de travail, ont bénéficié d'un examen clinique, d'une rhinomanométrie et d'une exploration allergologique et fonctionnelle respiratoire. Résultats Cent vingt apprentis soit 20 % ont présenté des manifestations allergìques respiratoires apparues au cours de l'apprentissage suite à l'exposition aux poussières textiles (exclusivement de coton) avec un test éviction-réadmission positif. Les conjonctivites (14,3 %) et les rhinites (8,5 %) ont été les manifestations les plus fréquentes. Vingt-huit apprentis 14,6 %) ont présenté des symptômes équivalents d'asthme. La rhinite était associée à la présence des symptômes d'asthme dans 45 % des cas. Deux cas d'asthme ont été diagnostiqués cliniquement sur les lieux de travail suite à leur exposition aux poussières textiles. Les prick-tests réalisés chez les 120 sujets symptomatiques ont été positifs dans 41,6 % (50 cas). Il s'agissat d'une sensibilisation aux pollens dans 29 cas et aux acariens dans 13 cas. Une allergie au coton et à la laine a été notée dans deux cas. Les manifestations allergiques apparues au cours de l'apprentissage étaient significativement plus fréquentes chez les atopiques et variaient en fonction de l'intensité d'exposition aux poussières textiles. Conclusion La fréquence des symptômes respiratoires d'allure allergique dans le secteur de textile et habillement demeure élevée, en particulier chez des apprentis atopiques qui constituent une population plus à risque.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Diagnostic et prise en charge de l'asthme professionnel.

  • Introduction L'asthme professionnel avec période de latence induite après des expositions répétées, se caractérise par une sensibilisation immunologique à l'agent responsable pouvant être IgE-dépendante, et une hyperréactivité bronchique non spécifique. Méthodes diagnostiques L'interrogatoire est un élément capital des investigations de l'asthme professionnel. Les éléments évocateurs sont la survenue de symptômes en période de travail et l'amélioration durant les congés. Ce dernier facteur a le meilleur niveau de preuve (grade 2+) lors de l'analyse de plusieurs publications selon les critères de médecine basés sur les preuves. L'étude du poste de travail est fondamentale, basée sur la coopération avec le médecin du travail. Des résultats positifs du bilan immunologique (tests cutanés et/ou recherche d'lgE spécifiques) associés à des critères objectifs de symptômes en relation avec le travail (modification du DEP, des EFR et/ou de l'HRBNS) permettent de préciser le diagnostic étiologique de l'asthme professionnel. Les tests de provocation bronchique spécifique nécessitant des équipes entraînées, apportent la preuve de la responsabilité de nouvelles substances et sont un recours nécessaire lorsque les autres investigations ne sont pas disponibles ou sont discordantes. L'asthme professionnel nécessite une démarche par étapes successives dans lesquelles peuvent également s'intégrer la recherche d'éosinophiles dans l'expectoration et la mesure du N0 exhalé. Prise en charge L'asthme professionnel nécessite une éviction du milieu du travail car la persistance de l'exposition peut entraîner une aggravation progressive de l'asthme et sa pérennisation. Cependant, l'éviction professionnelle a souvent des conséquences sociales et financières délétères, ce qui peut autoriser d'envisager un compromis avec une réduction de l'exposition par différents aménagements accompagnés d'un traitement adapté. Le traitement de l'asthme professionnel ne diffère pas de celui de l'asthme en général, il doit être ajusté selon les critères de gravité en utilisant bronchodilatateurs et corticoïdes. Sur le plan médicolégal, l'asthme professionnel peut être reconnu après déclaration en maladie professionnelle. En France, l'asthme est mentionné dans plusieurs tableaux de maladie professionnelle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Rôle des infections virales et des infections à Chlamydia pneumoniae et à Mycoplasma pneumoniae au cours de l'asthme du nourrisson et du jeune enfant. A propos d'une étude épidémiologique chez 118 enfants.

  • Les syndromes broncho-obstructifs associés aux infections virales des voies aériennes supérieures sont un problème fréquent chez l'enfant. De nouvelles techniques d'identification par les méthodes moléculaires précisent les données épidémiologiques. Nous avons analysé 118 aspirations nasales d'enfants hospitalisés pour une exacerbation aiguë d'asthme, d'une part par les techniques conventionnelles associant la culture virale et l'immunofluorescence, d'autre part par les techniques moléculaires (PCR). Lutilisation des techniques conventionnelles a mis en évidence un virus dans 40 des 118 prélèvements respiratoires (34 %), tandis que l'étude par PCR a permis une identification positive dans 80 prélèvements (68 %) , 91 aspirations nasales sont positives si les 2 méthodes sont associées (77 %). Les co-infections virales ont concerné 23 % des prélèvements positifs. L'identification virale est plus fréquente chez les nourrissons, de façon significative avec les outils traditionnels (47 % contre 20 %), mais non significative avec les outils de biologie moléculaire (73 % contre 63 %). Lépidémiologie comparative trouve une prépondérance dans les 2 groupes d'âge du Rhinovirus (RV) (45 %) puis du virus respiratoire syncytial (VRS) (28 %) et de l'entérovirus (8,5 %). Chez les enfants de moins de 2 ans, RV et VRS ont des prévalences proches (42 % et 36 % respectivement), sensiblement différentes de celles des enfants de plus de 2 ans (66 % et 27 % respectivement). Lidentification par PCR de Chlamydia pneumonie (CP) et de Mycoplasma pneumoniæ (MP) reste rare (6/118 prélèvements). Ainsi notre étude montre la prééminence des picornavirus et du VRS lors des exacerbations d'asthme chez le nourrisson, tandis que CP et MP ne semblent pas particulièrement impliqués. Lidentification par culture virale est plus fréquente chez les nourrissons, les enfants plus âgés ayant d'autres facteurs de sibilances, telle l'atopie, amplifiant les réactions immuno-inflammatoires pour une faible charge virale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etude épidémiologique des facteurs génétiques et environnementaux de l'asthme, l'hyperréactivité bronchique et l'atopie (EGEA). Protocole et biais de sélection potentiels.

  • Position du problème : L'étude EGEA combine une étude cas-témoins et une étude familiale afin de déterminer les facteurs de risque génétiques et environnementaux ainsi que leurs interactions dans la survenue de l'asthme, l'hyperréactivité bronchique et l'atopie. Il n'existe que peu de travaux sur les biais de sélection potentiels, notamment sur la ressemblance familiale, dans des études épidémiologiques de ce type. Méthodes : Les proposants asthmatiques ont été recrutés dans les services de pneumologie (adulte et pédiatrique) de six centres cliniques. Les témoins ont été pour l'essentiel recrutés dans la population générale (listes électorales) pour les adultes et dans des services de chirurgie pour les enfants. Résultats : La population examinée inclut 348 familles nucléaires recensées par un asthmatique et 416 témoins, soit au total 1 847 sujets (EGEA I), et un échantillon complémentaire de 40 familles recrutées par 2 germains asthmatiques (EGEA II). Certains biais potentiels concernant différents types d'analyse ont été étudiés. La quantification des conséquences de la plus grande participation des proposants avec une histoire familiale d'asthme montre qu'elle n'introduit pas de biais majeur dans l'estimation de la ressemblance familiale. Les cas et les témoins avaient une bonne comparabilité en ce qui concerne le sexe, l'âge, le lieu de résidence et l'origine géographique de la famille, permettant de conduire de façon adaptée des études d'associations tant pour les facteurs environnementaux que génétiques. Conclusion : La composante cas-témoins de l'étude peut permettre des études sur les facteurs environnementaux et des études d'association pour différents polymorphismes génétiques. Les données familiales permettent de conduire des études de ségrégation et de liaison génétique/association avec des marqueurs de l'ADN.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Asthme sévère: nouvelles cibles thérapeutiques.

  • Environ 10 % des asthmes présentent une forme sévère de la maladie, souvent appelée également « réfractaire » ou « difficiles » en raison des difficultés de traitement, des exacerbations fréquentes et graves, malgré un traitement maximal bien conduit par bronchodilatateurs et corticoïdes. Un objectif majeur de la recherche actuelle dans l'asthme est d'en élucider les mécanismes cellulaires et moléculaires afin de développer de nouveaux traitements pour ces patients en impasse thérapeutique. La persistance de polynucléaires éosinophiles dans les voies aériennes est un des éléments les plus caractéristiques de l'asthme sévère. Leur recrutement dépend de l'IL-5. Leur activation conduit ensuite à la sécrétion de MBP, protéine cationique des éosinophiles. Ils participent au maintien et à la progression de la maladie en augmentant l'inflammation, via leur production de cytokines et en favorisant le remodelage bronchique. L'utilisation d'un anticorps monoclonal anti-IL5 chez un sous groupe de patients asthmatiques sévères avec éosinophilie persistante malgré les corticoïdes, a montré son efficacité en diminuant le nombre d'exacerbations sévères. Des molécules inhibant les protéines cationiques telles pourraient également être intéressantes en diminuant les lésions épithéliales et le remodelage bronchique. L'épithélium bronchique des asthmatiques présente une susceptibilité accrue à l'agression. Les cellules épithéliales bronchiques ont également une capacité importante à produire, en réponse à une agression, des facteurs fibrogéniques et des facteurs de croissance qui vont induire, via le tissu mésenchymateux une fibrose sous épithéliale et une hypertrophie/hyperplasie du muscle lisse. Récemment, il a été démontré que l'ET-1 était surexprimée dans l'épithélium bronchique des patients ayant un asthme sévère avec trouble ventilatoire obstructif fixé, comparativement aux asthmatiques moins sévère, et que ceci était corrélé à l'hypertrophie du muscle lisse bronchique et à l'importance de l'obstruction bronchique. L'inhibition de la voie de l'ET-1 pourrait donc être une voie thérapeutique dans le remodelage bronchique des asthmes sévères.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Polymorphisme de l’alpha 1 antitrypsine associé à l’asthme et l’emphysème pulmonaire dans une population du centre tunisien

  • Introduction : plus de 100 formes alléliques ont été décrites sur le gène de l'alpha 1 antitrypsine. Les variants normaux communs PiM1, PiM2 et PiM3 codent pour des molécules d'AAT différentes mais fonctionnelles et normalement sécrétées. Les variants à risque les plus fréquents sont les allèles PiS et PiZ. Dans cette étude, une analyse du polymorphisme de l'alpha 1 antitrypsine en rapport avec des pathologies pulmonaires a été conduite. Matériel etméthodes : l'étude a été réalisée sur 96 patients asthmatiques, 67 emphysémateux et 318 témoins sains. Le dosage de l'AAT est réalisé par immunoturbidimétrie. Les phénotypes sont étudiés par la technique d'isoélectrofocalisation, les génotypes sont révélés par PCR RFLP. Résultats : les fréquences alléliques de PiM1, PiM2, PiM3, PiS et PiZ ont été déterminés (respectivement : 0,7395 , 0,2291 , 0,0156 , 0,0104 , 0,0052 chez les asthmatiques, 0,7547 , 0,1716 , 0,0298 , 0,0298 , 0,0149 chez les patients atteints d'emphysème , 0,8030 , 0,1525 , 0,0408 , 0,006 , 0,0000 chez les témoins). Les résultats révèlent l'augmentation de la fréquence de l'allèle PiM2 chez les 2 groupes de malades, mais la différence avec le groupe des témoins n'est statiquement significative qu'avec les asthmatiques (p = 0,0179). La prévalence des 2 allèles déficitaires PiS et PiZ est augmentée dans le groupe des patients atteints d'emphysème pulmonaire (0,0298 , 0,0149) par rapport au groupe des asthmatiques (0,0104 , 0,0052). Cependant, aucune variation significative entre les malades et les témoins n'a été observée. conclusion : l'allèle PiM2 pourrait être considéré comme facteur de risque pour l'asthme dans la population tunisienne. Les allèles PiS et PiZ ont été rarement rapportés dans la population tunisienne en comparaison aux populations européennes témoignant d'une faible contribution de ces allèles dans le développement des pathologies pulmonaires en Tunisie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Propionate de fluticasone dans l'asthme de l'enfant et du nourrisson

  • L'efficacité du propionate de fluticasone (FP) dans le traitement de l'asthme chez l'adulte a été reconnue pour des posologies divisées par 2 par rapport au propionate de béclométasone (BCL) aussi bien par la commission d'autorisation de mise sur le marché (AMM) que par les recommandations nationales et internationales. Ses propriétés pharmacologiques, affinité pour les récepteurs aux glucocorticoïdes, dépôt pulmonaire et lipophilie, pourraient expliquer en partie ce résultat. Le faible risque d'effets secondaires systémiques résulte d'une biodisponibilité faible, d'une clairance hépatique optimale, d'une forte liaison aux protéines plasmatiques. Les études cliniques pédiatriques montrent que le plateau d'efficacité se situe pour la majorité des enfants entre 100 et 200 μg/j. Ces doses permettent de contrôler la plupart des enfants asthmatiques , le gain obtenu sur le contrôle de l'asthme en augmentant les posologies existe (effet dose), mais est faible. Une forte posologie hors recommandations de l'AMM ne permet pas d'obtenir plus vite le contrôle d'un asthme et n'est donc pas justifiée. Une prise biquotidienne a une meilleure efficacité, initialement du moins, qu'une prise unique quotidienne. À des doses élevées supérieures à 500 μg/j de FP, hors recommandations de l'AMM, il peut apparaître un ralentissement de la vitesse de croissance ou un abaissement des marqueurs de l'ostéogénèse. Plusieurs cas d'insuffisance surrénalienne avec cortisol effondré ont été rapportés pour des doses de 500 à 2000 μg de fluticasone chez des enfants de 4 à 10 ans. Un traitement préventif de l'insuffisance corticosurrénalienne par de l'hydrocortisone doit être proposé aux enfants traités par de fortes doses en cas d'intervention chirurgicale ou d'infection. En revanche, aux doses préconisées dans l'AMM de 100 à 200 μg/jour de FP administrées pendant 6 mois, aucun effet n'a été rapporté sur la croissance, sur le métabolisme osseux ni sur la fonction surrénalienne évaluée sur la sécrétion endogène et sur la réponse au stress.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La prévention de l'asthme et des maladies allergiques

  • Les maladies allergiques sont un problème majeur de santé publique dans les pays industrialisés. Le développement de programme de prévention est donc largement justifié. Les auteurs abordent la prévention après une mise au point issue des données de la littérature concernant les allergènes et leur implication dans les différentes manifestations atopiques, l'âge des premières sensibilisations et les autres facteurs favorisant le développement des maladies allergiques. Les allergènes ont un rôle essentiel chez l'enfant atopique. Ils sont capables, une fois que l'asthme et la maladie allergique sont installés, d'induire des symptômes au niveau de toutes les voies aériennes supérieures et inférieures. La susceptibilité génétique a aussi une place capitale. Néanmoins, l'asthme et les maladies allergiques sont des maladies complexes. D'après les données physiopathologiques et immunologiques actuelles, la persistance de l'asthme et des maladies allergiques à l'âge adulte pourrait être déterminée par des évènements d'apparition très précoce dans la vie de l'enfant. L'augmentation observée en parallèle des affections auto-immunes et allergiques est bien liée à un déficit des mécanismes régulateurs et non à la théorie d'une voie prédominante Th1 ou Th2 anciennement retenue. La prévention primaire de l'asthme et des maladies allergiques est donc actuellement utopique. Les difficultés de la prévention primaire sont certainement associées aux données récentes concernant l'environnement avec un risque d'accru d'allergie dans notre mode de vie « propre ». La prévention secondaire est probablement nécessaire et l'immunothérapie spécifique a peut-être ici une place de choix. La prévention tertiaire est devenue indiscutable. Un seul élément réunit les différents aspects de la prévention : le tabac qui altère le développement des voies aériennes et favorise certainement la sensibilisation aux allergènes. Il reste à conduire des études randomisées, contrôlées et prospectives sur la prévention de l'asthme et des allergies, afin de connaître l'efficacité réelle des mesures de prévention.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Asthme et pratique de la plongée sous-marine.

  • La pratique de la plongée sous-marine avec scaphandre nécessite une intégrité physique et psychique d'où l'existence de contre-indications médicales dans certains cas, Actuellement, l'asthme dont la prévalence augmente dans la population est considéré comme une contre-indication absolue, notamment par la Fédération Française d'Etudes et de Sports Sous-Marins (FFESSM). Cependant, aucune étude n'a été faite, démontrant que les asthmatiques avaient un risque majoré d'accident en plongée. Depuis peu, des auteurs anglo-saxons suggèrent que certains asthmatiques pourraient plonger avec scaphandre sous certaines conditions, sans risque accru par rapport aux plongeurs non asthmatiques. Après un rappel des répercussions de la plongée sur la fonction respiratoire et de leurs conséquences potentielles chez les asthmatiques, les auteurs proposent de maintenir une contre-indication formelle de la plongée en scaphandre pour les patients asthmatiques ayant des symptômes fréquents (palier 2 et plus) et/ou un syndrome obstructif à l'état basal. Il semble que la contre-indication doive être discutée pour ceux qui n'ont que de rares crises et une exploration fonctionnelle respiratoire (EFR) parfaitement normale (sous-couvert d'un traitement broncho-dilatateur par inhalation pris avant la plongée ?) mais ces propositions ne peuvent être valables qu'après une étude approfondie des manifestations cliniques (fréquence et gravité des crises, stimulus) de l'asthme du candidat. Comme dans les pays anglo-saxons, le caractère étriqué de la notification de contre-indication et l'absence de justification argumentée incite à saisir les instances compétentes (fédérations sportives, sociétés savantes) pour recenser les connaissances physiopathologiques, recueillir des données épidémiologiques fiables afin d'envisager des réflexions de consensus. Cela permettra de délivrer une aptitude à la pratique de la plongée sous-marine pour certains asthmatiques, sans risque majoré par rapport aux plongeurs non asthmatiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L’asthme professionnel en Alsace : quelques particularités régionales - Résultats de l’intensification locale de l’ONAP en 2001-2002

  • Introduction L'Observatoire National des Asthmes Professionnels est un système de signalement volontaire instauré en France en 1996 pour préciser l'incidence de cette pathologie et ses caractéristiques. Matériel et méthodes En utilisant la même procédure de recueil et de traitement des signalements d'asthme professionnel que celle utilisée au niveau national depuis 1996, nous avons réalisé une inclusion plus large des médecins, sollicité plus fréquemment leur participation et majoré la fréquence des informations en Alsace en 2001 et 2002. L'objectif de l'étude est de suivre les répercussions de cette procédure sur le nombre de cas recensés, le but étant d'améliorer l'exhaustivité des données. Résultats L'incidence de l'asthme professionnel (AP) est ainsi estimée à 126 cas/million de travailleurs. Une prédominance féminine des cas d'asthme professionnel est observée pendant la période 2001-2002 (52,4%), ce qui n'était pas le cas auparavant. L'étude des étiologies met en évidence, comme cela a été observé au niveau national, deux catégories prédominantes, regroupant 40 % des asthmes signalés : les farines et les isocyanates. Les persulfates représentent 5,3 % des cas signalés, le latex et les aldéhydes 2,6 %, respectivement. Il existe des particularités régionales avec notamment un taux élevé d'asthme aux isocyanates (21,1 %) et des signalements d'étiologies moins habituelles telles que les ammoniums quaternaires. Conclusion Le renforcement des moyens en Alsace a permis d'améliorer sensiblement le recueil des cas incidents d'AP et de dégager des particularités régionales qui incitent au maintien de ce système de surveillance.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Nébulisation continue avec sulfate de terbutaline sous tente d'inhalation. Evaluation de l'efficacité chez l'enfant de 2 á 5 ans en crise d'asthme.

  • L'efficacité d'un système nébulisateur de sulfate de terbutaline dans le traitement de la crise d'asthme grave chez des enfants agés de 2 à 5 ans a été évaluée. Le système est constitué d'un nébulisateur de condensation couplé à une tente en acrylique de grande taille avec une capacité de 40 litres de volume, placée autour de la tête du patient en position couchée. Une étude prospective randomisée et ouverte a été réalisée. Vingt-huit enfants ont été sélectionnés, un groupe de 14 enfants a reçu des nébulisations de sulfate de terbutaline, tandis que le groupe temoin a été traité avec du sérum physiologique dilué de moitié dans l'eau distillée. Tous les enfants ont reçu de l'aminophylline par voie intraveineuse. Le paramètre utilisé pour évaluer l'éfficacité du système nébulisateur avec sulfate de terbutaline a été l'amélioration clinique jugée par le score de Wood Downes. Deux autres paramètres indicatifs de l'absorption du sulfate de terbutaline ont été utilisés : l'effet hypokaliémiant et l'effet chronotrope positif. Dans le groupe nébulisé avec du sulfate de terbutaline une amélioration clinique notable a été constatée lors de l'évaluation après 12 heures d'utilisation, ainsi qu'une réduction significative de la kaliémie. L'effet chronotrope positif été constaté lors de l'évaluation de clôture du protocole. L'étude a montré, de façon préliminaire, que le système utilisé pour l'aérolisation continue de sulfate de terbutaline a été efficace dans le traitement d'enfants en crise aiguë d'asthme et qu'il existe des arguments qui attestent l'absorption du produit chez les enfants qui ont été traités.

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Traitement de la crise d'asthme : où sont aujourd'hui les enjeux ?

  • Au cours des dernières décennies, des progrès considérables ont été accomplis dans la prise en charge de l'urgence asthmatique. Les recommandations les plus récentes sont des référentiels d'une grande qualité, véritables modèles en matière de pédagogie médicale et parfaitement étayées scientifiquement. L'offre technologique en médicaments comme en dispositifs est la mieux fournie de la pharmacopée pédiatrique, qu'il s'agisse d'innovations médicamenteuses ou de diversité galénique. Ces avancées ont grandement facilité la prise en charge des asthmatiques, sans toutefois résoudre tous les problèmes. Si les médecins dépassent les posologies désuètes de l'AMM pour prescrire des hautes doses de salbutamol, la corticothérapie systémique précoce pour les crises d'asthme modérées reste sous utilisée eu égard aux derniers référentiels et aux méta-analyses récentes. Pour optimiser l'évaluation de la gravité, il faut par ailleurs prendre en compte les consultations fréquentes aux urgences ainsi que l'absence de suivi par un médecin référent, qui sont d'authentiques facteurs de risque d'asthme aigu grave, alors que ces items ne sont pas présents dans les scores de gravité. Réussir à amorcer ou renforcer l'éducation thérapeutique de l'enfant et de sa famille à l'occasion de l'épisode aigu, est aussi un défi de la prise en charge initiale de la crise, moment privilégié pour établir une interaction durable. En effet, l'encadrement des traitements de fond et l'éducation des familles à la gestion de la maladie et à l'aménagement de l'environnement domestique, sont les véritables outils de prévention des crises d'asthme, et en particulier des crises les plus graves.

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La rééducation respiratoire dans l'asthme. Bases théoriques et résultats.

  • Le traitement de l'asthme est médicamenteux. La prescription d'une kinésithérapie respiratoire ne saurait être systématique. Elle ne paraît indiquée que dans l'asthme à dyspnée continue et/ou hypersécrétant, mal équilibré par un traitement médical correctement prescrit et bien pris. Le drainage bronchique, moyennant certaines précautions techniques, ne s'avère utile que dans l'asthme hypersécrétant. La crise d'asthme ne relève pas de la kinésithérapie. Les exercices respiratoires classiques pourraient avoir un certain intérêt sur l'hyperinflation, dans l'asthme chronique de l'enfant. Ils sont, dans l'ensemble, sans effet sur les résistances des voies aériennes et les débits expiratoires. Il en est de même des massages réflexes, de la relaxation, des postures et des exercices respiratoires empruntés au yoga. Les techniques de correction posturale, appliquées préventivement, n'ont de sens que dans l'asthme chronique de l'enfant. L'entraînement des muscles respiratoires, malgré quelques succès, ne se justifie pas d'un point de vue théorique, du moins chez les sujets qui ne sont pas soumis à une corticothérapie au long cours. L'entraînement global à l'exercice physique est utile d'un point de vue physiologique et psychologique. Le seuil d'anaérobiose semble représenter le niveau d'intensité idéal à raison de 3 fois 30 mn/semaine pour les sujets moyennement à sévèrement touchés. Les autres, moyennant certaines précautions, peuvent réaliser le sport de leur choix (ou presque) sans entraînement préalable en milieu médical. Cependant, chez une minorité de ces patients, le kinésithérapeute, par son approche individualisée et ses techniques, représente, parfois, une instance transitionnelle utile vers les pratiques sportives. Il n'existe malencontreusement aucune étude bénéfice-coût.

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Interactions entre le tumor necrosis factor-alpha et les cellules musculaires lisses des voies aériennes: implications dans la physiopathologie de l'asthme.

  • L'asthme est une maladie caractérisée par une hyperréactivité bronchique (HRB). Bien que les mécanismes responsables de cette accentuation de réactivité bronchique restent à ce jour indéterminés, certaines évidences suggèrent que le processus inflammatoire présent dans les voies aériennes jour un rôle important dans son développement. Cette dernière pourrait résulter d'une altération des propriétés intrinsèques du muscle lisse bronchique induit par les médiateurs inflammatoires. Le facteur alpha nécrosant des tumeurs ou tumor necrosis factor alpha (TNFα), qui est une cytokine pro-inflammatoire, semble constituer un candidat intéressant, car elle est capable d'induire, chez l'homme et chez l'animal, une HRB à différents agents pharmacologiques inhalés et des taux élevés de TNFα ont été décelés dans les voies aériennes des sujets asthmatiques. Nos études montrent que le TNFα induit de manière directe des modifications du muscle lisse bronchique pouvant être en relation avec une contractilité musculaire plus importante. Ces modifications correspondent à une altération de l'homéostasie du calcium intracellulaire, ainsi qu'une augmentation de la capacité de prolifération des cellules musculaires lisses de voies aériennes humaines. A l'aide d'anticorps dirigés contre les deux types de récepteur au TNFα connus à ce jour (TNFRp55 et TNFRp75) et d'analogues du TNFα obtenus par mutagenèse dirigée, nous avons pu montrer que ces modifications résultent de l'activation du récepteur TNFRp55. L'implication de ce même récepteur dans les autres caractéristiques physiopathologiques de l'asthme est également discutée dans cette revue.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Asthme bronchique. Prise en charge thérapeutique de l'asthme aigu grave de l'adulte (recours à la ventilation mécanique exclu).

  • Des morts évitables: près de 40 ans après la reconnaissance de l'efficacité des corticoides et des β2-mimétiques dans l'asthme, ces médicaments ont vu leur rôle fondamental dans le traitement de l'asthme aigu grave précisé lors de consensus nationaux et internationaux. Depuis, des données bibliographiques permettent de réaliser une prescription encore plus rationnelle. La prise en charge thérapeutique optimale et précoce de l'asthme aigu grave est l'un des moyens qui permettra de diminuer la mortalité d'une maladie responsable du décès de quelques 2000 personnes chaque année en France. Les corticoïdes par voie systémique: dans l'asthme aigu, l'utilisation de 80 à 120 mg/j d'équivalent méthyl-prednisolone est le plus souvent suffisante. L'administration peut se faire per os et en une seule fois par jour. Dans certaines conditions, l'arrêt brutal de la corticothérapie systémique (sous couvert d'une corticothérapie inhalée) est licite dès lors que le contrôle clinique et fonctionnel de la maladie est obtenu. L'administration des β2-mimétiques: elle doit se faire par voie nébulisée a la dose de 2,5 à 15 mg d'équivalent salbutamol en 1 à 3 fois durant la première heure. En l'absence de réponse favorable dès la première nébulisation, l'adjonction d'anticholinergique a été suggérée. Autres thérapeutiques: Théophylline, adrénaline, sulfate de magnésium et hélium constituent des traitements de seconde intention dont la place exacte ne pourra être déterminée que par des études multicentriques randomisées et en double insu. Afin de rendre ces études comparables et exploitables, il est indispensable tout d'abord, de concevoir et de valider un score initial de gravité et un score d'évolutivité de l'asthme aigu grave.

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L'apoptose des éosinophiles dans l'asthme.

  • Les éosinophiles jouent un rôle délétère lors des réactions allergiques et de l'asthme en particulier. Comme pour tout leucocyte, l'élimination des éosinophiles présents en surnombre au niveau des foyers inflammatoires s'effectue, entre autres, par apoptose. L'apoptose est une forme de mort programmée qui permet l'élimination de cellules dangereuses pour l'organisme, et de celles présentes en nombre excessif ou devenues inutiles, maintenant ainsi l'homéostasie cellulaire. Il a été proposé qu'un défaut d'apoptose des éosinophiles pourrait également jouer un rôle dans le développement et la persistance de l'inflammation bronchique caractéristique de l'asthme. Ce phénomène, ainsi que l'expression et la libération des molécules qui le gouvernent, sont sujets à régulation par des stimuli endogènes produits par les cellules environnantes et par l'éosinophile même, dont les cytokines, les facteurs de croissance, les médiateurs lipidiques, ainsi que par l'apport extérieur de molécules à action pharmacologique, comme les glucocorticostéroïdes. Il a été montré récemment que ces stimuli agissent, entre autres, en modifiant l'expression et/ou la fonction des molécules impliquées dans l'apoptose des éosinophiles, telles que certaines protéines intracellulaires appartenant à la famille de Bcl-2 et pourvues d'une action anti-apoptotique, et la glycoprotéine transmembranaire proapoptotique, Fas. Ces données ainsi qu'une connaissance plus approfondie des mécanismes qui régissent l'apoptose des éosinophiles et l'identification des molécules qui régulent ce phénomène permettront de mieux cerner les étapes clés impliquées dans l'accumulation et la persistance de ces cellules au niveau sanguin et tissulaire et de caractériser des cibles thérapeutiques nouvelles dans le traitement des maladies allergiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov