Asthme professionnel [ Publications ]

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  • Introduction L'asthme professionnel avec période de latence induite après des expositions répétées, se caractérise par une sensibilisation immunologique à l'agent responsable pouvant être IgE-dépendante, et une hyperréactivité bronchique non spécifique. Méthodes diagnostiques L'interrogatoire est un élément capital des investigations de l'asthme professionnel. Les éléments évocateurs sont la survenue de symptômes en période de travail et l'amélioration durant les congés. Ce dernier facteur a le meilleur niveau de preuve (grade 2+) lors de l'analyse de plusieurs publications selon les critères de médecine basés sur les preuves. L'étude du poste de travail est fondamentale, basée sur la coopération avec le médecin du travail. Des résultats positifs du bilan immunologique (tests cutanés et/ou recherche d'lgE spécifiques) associés à des critères objectifs de symptômes en relation avec le travail (modification du DEP, des EFR et/ou de l'HRBNS) permettent de préciser le diagnostic étiologique de l'asthme professionnel. Les tests de provocation bronchique spécifique nécessitant des équipes entraînées, apportent la preuve de la responsabilité de nouvelles substances et sont un recours nécessaire lorsque les autres investigations ne sont pas disponibles ou sont discordantes. L'asthme professionnel nécessite une démarche par étapes successives dans lesquelles peuvent également s'intégrer la recherche d'éosinophiles dans l'expectoration et la mesure du N0 exhalé. Prise en charge L'asthme professionnel nécessite une éviction du milieu du travail car la persistance de l'exposition peut entraîner une aggravation progressive de l'asthme et sa pérennisation. Cependant, l'éviction professionnelle a souvent des conséquences sociales et financières délétères, ce qui peut autoriser d'envisager un compromis avec une réduction de l'exposition par différents aménagements accompagnés d'un traitement adapté. Le traitement de l'asthme professionnel ne diffère pas de celui de l'asthme en général, il doit être ajusté selon les critères de gravité en utilisant bronchodilatateurs et corticoïdes. Sur le plan médicolégal, l'asthme professionnel peut être reconnu après déclaration en maladie professionnelle. En France, l'asthme est mentionné dans plusieurs tableaux de maladie professionnelle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L’asthme professionnel en Alsace : quelques particularités régionales - Résultats de l’intensification locale de l’ONAP en 2001-2002

  • Introduction L'Observatoire National des Asthmes Professionnels est un système de signalement volontaire instauré en France en 1996 pour préciser l'incidence de cette pathologie et ses caractéristiques. Matériel et méthodes En utilisant la même procédure de recueil et de traitement des signalements d'asthme professionnel que celle utilisée au niveau national depuis 1996, nous avons réalisé une inclusion plus large des médecins, sollicité plus fréquemment leur participation et majoré la fréquence des informations en Alsace en 2001 et 2002. L'objectif de l'étude est de suivre les répercussions de cette procédure sur le nombre de cas recensés, le but étant d'améliorer l'exhaustivité des données. Résultats L'incidence de l'asthme professionnel (AP) est ainsi estimée à 126 cas/million de travailleurs. Une prédominance féminine des cas d'asthme professionnel est observée pendant la période 2001-2002 (52,4%), ce qui n'était pas le cas auparavant. L'étude des étiologies met en évidence, comme cela a été observé au niveau national, deux catégories prédominantes, regroupant 40 % des asthmes signalés : les farines et les isocyanates. Les persulfates représentent 5,3 % des cas signalés, le latex et les aldéhydes 2,6 %, respectivement. Il existe des particularités régionales avec notamment un taux élevé d'asthme aux isocyanates (21,1 %) et des signalements d'étiologies moins habituelles telles que les ammoniums quaternaires. Conclusion Le renforcement des moyens en Alsace a permis d'améliorer sensiblement le recueil des cas incidents d'AP et de dégager des particularités régionales qui incitent au maintien de ce système de surveillance.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'atopie est-elle un facteur de risque de l'asthme professionnel?

  • Les revues générales concernant l'asthme professionnel divisent les allergènes susceptibles d'engendrer un asthme en deux groupes bien distincts: ceux de haut poids et de bas poids moléculaire. L'atopie serait un facteur de risque de développer un asthme professionnel aux allergènes de haut poids moléculaire et non aux allergènes de bas poids moléculaire. Nous avons examiné dans ce travail plusieurs études en analysant de façon critique les relations existant entre atopie et asthme professionnel. Les allergènes de haut poids moléculaire étudiés sont: le crabe des neiges, les animaux de laboratoire, la farine, les enzymes protéolytiques et le psyllium. Ceux de bas poids moléculaire sont: le cèdre rouge, les isocyanates, l'anhydride phtalique et le platine. Parmi les allergènes de haut poids moléculaire, il existe une relation indéniable entre l'atopie et la sensibilisation à l'allergène incriminé. Cependant, la relation entre atopie et asthme est beaucoup plus discutable, sauf en ce qui concerne l'asthme du boulanger. Pour la plupart des allergènes de bas poids moléculaire, l'atopie ne semble pas favoriser l'apparition d'un asthme, cependant elle pourrait jouer un rôle dans la survenue de l'asthme au cèdre rouge. L'opposition entre les deux groupes d'allergènes n'est donc pas aussi nette que dans les travaux parus jusqu'ici et l'éviction des atopiques à l'embauche pour certains emplois serait donc abusive.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Asthme professionnel chez un peintre sénégalais. Problèmes diagnostiques et médico-légaux.

  • La politique industrielle adoptée par les pays africains des indépendances à nos jours, a contrasté avec la relative rareté des asthmes professionnels chez les travailleurs pourtant soumis à diverses situations et substances génératrices d'asthme professionnel. L'asthme de ce peintre automobile sénégalais qui a duré une vingtaine d'années avant d'être rattaché à son travail met en évidence la nécessité : 1. De procéder à une sensibilisation du personnel médical, des travailleurs et des employeurs sur les aspects cliniques, les moyens diagnostiques et préventifs des maladies respiratoires professionnelles dont l'asthme professionnel. 2. De privilégier le système des tableaux dans la reconnaissance médico-légale des asthmes professionnels. 3. De créer un réseau de coopération entre les médecins généralistes, les médecins du travail, les physiologistes et les pneumologues en vue de l'émergence de centres ou laboratoires de référence où les tests réalistes seront effectués pour la confirmation diagnostique des asthmes professionnels dont les étiologies ne figurent pas sur les tableaux des maladies professionnelles.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Asthme professionnel aux métabisulfites. Trois observations.

  • Les sulfites sont des composés largement utilisés dans les industries agro-alimentaires et pharmaceutiques comme agent conservateur. La possibilité d'apparition de manifestations d'hypersensibilité aiguë après ingestion ou inhalation de sulfites a déjà été décrite à plusieurs reprises depuis une vingtaine d'années. Parmi ces manifestations, le bronchospasme, parfois grave, est le plus souvent présent, Quelques cas d'intolérance professionnelle aux sulfites sous la forme d'eczéma de contact ont également été publiés. La notion d'asthme professionnel aux métabisulfites est par contre extrêmement récente, sa reconnaissance légale ne datant que de 1989. Les auteurs présentent trois nouvelles observations d'asthme professionnel aux métabisulfites, insistent sur l'intérêt d'un test de provocation spécifique, et rappellent les différentes hypothèses pathogéniques de l'affection. Des mesures d'éviction sont toujours souhaitables pour empêcher l'évolution vers une maladie asthmatique sévère, Dans tous les cas, une déclaration de maladie professionnelle est nécessaire.

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Asthme professionnel et exposition aux chloramines dans l'atmosphère d'un centre nautique

  • Les activités de loisir aquatiques se développent actuellement et les centres de loisirs nautiques se multiplient. A coté des risques traditionnels, notamment microbiologiques, des risques irritants oculaires, rhinopharyngés ou respiratoires sont de plus en plus rapportés parmi les professionnels exposés à l'air de ces piscines. La législation française prend en compte essentiellement la qualité des eaux, désinfectées avec des produits divers surtout chlorés (hypochlorites). La réaction de ces composés chlorés avec les composés azotés provenant des polluants apportés par les baigneurs (urines, sueur, salive, cosmétiques...) est à l'origine de réactions chimiques complexes aboutissant à la formation de chloramines, plus particulièrement de trichloramine ou trichlorure d'azote (NCl

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Reconnaissance et indemnisation de l'asthme professionnel dans l'Europe de l'Est : l'exemple de l'Ukraine à la lumière du système français

  • A l'aube de l'ouverture de l'Union européenne vers les pays de l'Est, les auteurs ont étudié le système de reconnaissance et d'indemnisation d'une maladie professionnelle particulièrement fréquente et mal indemnisée en France, l'asthme professionnel, en le comparant à celui de l'Ukraine, pays ayant appartenu à l'ex-U.R.S.S. et dont le système de protection sociale est resté proche. La description des organismes de reconnaissance et des modalités de prise en charge de cette affection permet de comparer deux systèmes très différents et d'en tirer des points de comparaison pour une éventuelle future ouverture à l'Est.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etude bibliographique de l'efficacité des actions de prévention de l'asthme professionnel

  • Cette analyse tente de montrer, &#224, partir de recherches bibliographiques et en suivant les &#233,tapes de l&#8217,analyse verticale d&#8217,un probl&#232,me de sant&#233,, les interventions efficaces en mati&#232,re de pr&#233,vention de l&#8217,asthme professionnel. Il n&#8217,existe pas d&#8217,&#233,vidence scientifique pour une s&#233,rie de mesures de protection et encore moins de strat&#233,gies d&#8217,op&#233,rationnalisation des interventions. Cependant, vu l&#8217,augmentation de l&#8217,incidence de la maladie et les r&#233,percussions &#233,conomiques et sociales, il est important que les diff&#233,rents acteurs concern&#233,s puissent bien comprendre l&#8217,&#233,volution du ph&#233,nom&#232,ne de sant&#233, afin de mieux conna&#238,tre leur r&#244,le dans les strat&#233,gies de prise en charge individuelle et collective.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Asthme professionnel par hypersensibilité aux métaux durs.

  • Les auteurs rapportent l'observation d'une ouvrière de l'industrie des métaux durs présentant un asthme au cobalt et au nickel. Le diagnostic est étayé par l'anamnèse, la positivité des tests épicutanés et du test d'activation lymphocytaire aux deux métaux, ainsi que par les dosages élevés des métaux dans les urines et le LBA. L'exposition réaliste entraîne un syndrome obstructif semi-tardif de 3 heures 30 à 24 heures après l'exposition. Le LBA contient une forte proportion de tungstène et du cobalt, le taux de ce dernier doublant 48 heures après l'exposition. Après test de provocation, une éosinophilie bipolaire, nasale et bronchoalvéolaire est observée. La possibilité d'un mécanisme d'hypersensibilité retardée aux métaux est souligné par les auteurs.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Asthme professionnel à la farine de sarrasin.

  • La farine de sarrasin, surtout utilisée pour la fabrication de galettes consommées dans les crêperies, peut être responsable, par inhalation. d'asthme et par ingestion, de réactions anaphylactiques. Il s'agit d'une sensibilisation médiée par des IgE décelable par test cutané et par dosage d'IgE sériques spécifiques. Lors d'un cas d'asthme professionnel chez un crêpier, le test de provocation branchique spécifique, pratiqué à l'aide d'un système automatisé de génération d'aérosols solides, a confirmé la responsabilité exclusive et indiscutable de la farine de sarrasin. L'inhalation d'une quantité minime (10 μg) a provoqué une chute de 56 % du VEMS. Le test de provocation bronchique spécifique peut permettre de préciser l'allergène responsable, le degré de sensibilisation et aider à la décision de l'éviction allergénique professionnelle définitive.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Statistiques médico-légales sur l'asthme professionnel au Québec de 1986 à 1988.

  • Le nombre total de réclamations est de 913, 993 et 866 respectivement pour ces trois années, dont 61 à 71% ont été acceptées. De 41% à 55% de ces demandes étaient de nouvelles évaluations. Des 228 nouvelles demandes acceptées en 1988, 81 (36%) étaient des cas d'asthme professionnel. Ce nombre dépasse les demandes acceptées pour les pneumoconioses traditionnelles (amiantose=30, silicose=36). Les isocyanates étaient la cause principale d'asthme professionnel (23% des cas reconnus en 1988), suivis par la farine, le cèdre rouge et blanc, le crabe-des-neiges, les produits pharmaceutiques divers et les grains.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'asthme professionnel: un asthme expérimental. A propos de l'asthme aux isocyanates.

  • L'asthme professionnel aux isocyanates constitue un modèle d'asthme expérimental lié à l'environnement. Nombre de ces caractéristiques sont transposables aux asthmes allergiques par sensibilisation à des pneumallergènes. La durée d'exposition aux isocyanates avant l'apparition des symptômes d'asthme, varie de quelques semaines à plusieurs années. La prévalence de l'asthme professionnel aux isocyanates est comprise entre 5 et 25%. Un terrain atopique n'est retrouvé que dans moins d'un tiers des cas. Une augmentation significative de l'HRBNS est mise en évidence dans la plupart des cas. Cependant, cette HRBNS peut être absente. Elle peut aussi fluctuer en fonction des périodes de travail ou après test de provocation bronchique aux isocyanates.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Asthme professionnel chez une enseignante après inhalation répétée de gaz lacrymogènes.

  • Les gaz lacrymogènes sont responsables de manifestations irritatives aiguës cutanéo-muqueuses le plus souvent réversibles. La persistance de manifestations respiratoires à distance de l'exposition est rare. Nous rapportons le cas d'une patiente de 26 ans, sans antécédent respiratoire, enseignante dans un lycée, qui a développé un asthme, suite à des inhalations itératives de gaz lacrymogènes pulvérisés dans la salle de classe. La survenue des troubles au décours d'expositions répétées à des substances irritantes nous a fait poser le diagnostic de « Low level Reactive Airways Dysfunction Syndrome » (Low level RADS) récemment individualisé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Approches diagnostiques de l'asthme professionnel.

  • L'asthme professionnel entraîne d'importantes conséquences médicales et socio-économiques. Le diagnostic doit donc reposer sur des arguments objectifs et fiables. Les tests diagnostiques disponibles comprennent l'histoire clinique, la mesure de l'hyper-réactivité bronchique non spécifique, les tests immunologiques, l'enregistrement des débits de pointe au travail et le test de provocation bronchique spécifique en laboratoire. Les avantages et les limites de ces différents tests sont discutés afin de proposer une stratégie diagnostique dans laquelle le test de provocation spécifique joue un rôle central.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

4. L'asthme professionnel : investigations immunologiques, mesure de l'H.R.B.N.S. et tests de provocation spécifiques

  • L'asthme professionnel est un asthme induit de façon spécifique par l'exposition répétée à des agents de l'environnement professionnel. Son diagnostic nécessite l'intégration de multiples données : anamnèse, tests cutanés, tests biologiques, épreuves fonctionnelles respiratoires, tests d'hyperréactivité bronchique non spécifique (H.R.B.N.S.), tests de provocation bronchique spécifique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Sous-déclaration des cas d'asthme professionnel dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Corse.

  • Afin d'évaluer une éventuelle sous-déclaration d'asthme professionnel dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur-Corse de 1986 à 1988, le nombre de primo-déclarations d'asthmes professionnels, concernant les tableaux du régime général, a été colligé durant cette période en recueillant les infomations auprès de la Caisse Régionale d'Assurance Maladie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

A propos d'un asthme professionnel à la poussière d'os de caille

  • Nous rapportons l'observation d'un asthme professionnel non encore décrit par sensibilisation à la poussière d'os de caille associée à deux moisissures, Le diagnostic clinique assez classique a été complété par des tests cutanés positifs. La résolution favorable de ce cas a été rendue possible par une action concertée de l'ensemble des intervenants médicaux, de l'employeur et de la salariée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Asthme professionnel.

  • L’asthme professionnel est la plus fréquente des maladies respiratoires professionnelles. Il touche surtout les travailleurs jeunes et a des conséquences socio-économiques importantes. Le reconnaître précocement permet d’améliorer le pronostic. Une investigation rigoureuse, pendant que le travailleur est encore exposé sur son lieu de travail, et un suivi médical approprié nécessitent une collaboration pluridisciplinaire. La prévention reste l’élément essentiel dans la prise en charge de cette maladie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Une fréquence sous-estimée: l'association allergie alimentaire-asthme professionnel.

  • Deux cas d'asthme aux isocyanates compliqués d'allergie alimentaire aux crucifères (végétaux de la famille de la moutarde) permettent d'évoquer une allergie croisée pour expliquer cette complication.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov