Aspergillose [ Publications ]

aspergillose [ Publications ]

Publications > aspergillose

  • Objectif Les infections invasives à champignons filamenteux (ICF) sont de diagnostic difficile chez les malades des services d'hématologie , un ensemble d'arguments est nécessaire pour affirmer l'origine fongique. Notre étude a consisté à évaluer, dans le Sud Est de la France, de façon prospective, sur une population importante, les moyens diagnostiques ante et post mortem utilisés (mycologie, anatomopathologie, sérologie et antigénémie aspergillaires) pour faire la preuve d'une ICF. Méthodes Deux cent vingt huit patients neutropéniques avec une ICF certaine, probable, hautement probable ou présomptive ont été sélectionnés. Depuis la réalisation de ce travail, une nouvelle classification des aspergilloses établissant 3 niveaux de diagnostic au lieu de 4 a été définie à l'ICAAC de San Francisco mais elle n'a, à ce jour, pas été publiée. Les examens mycologiques ou histologiques ont été effectués à partir de lavages bronchoalvéolaires (LBA), de liquides de ponction, de biopsies. La sérologie a fait appel à des techniques de précipitation, d'hémagglutination, d'immunofluorescence, ou d'ELISA. L'antigénémie aspergillaire a été cherchée par la méthode Pastorex® (agglutination de particules de latex), seule commercialisée au moment où l'étude a débuté. Résultats Une aspergillose invasive a été diagnostiquée chez 43,4 % des patients, une ICF non aspergillaire chez 6,5 %, et dans 50 % des cas aucun champignon n'a été isolé en culture. En ante mortem, 160 patients ont eu au moins un LBA, soit un total de 175 prélèvements. Parmi ces derniers, 41,7 % ont été positifs à l'examen mycologique (présence de filaments mycéliens et/ou culture positive) avec 68,7 % d'Aspergillus fumigatus. Sur les 48 liquides de ponction, 25 % d'examens directs et 29 % de cultures étaient positifs. Des biopsies ont été pratiquées chez 59 patients et traitées en mycologie: 63,8 % d'examens directs et 46,8 % de cultures étaient positifs, pour celles traitées en histologie, 76,7 % ont montré la présence de filaments mycéliens. En post mortem, 17 patients sur 79 décédés ont eu un total de 24 prélèvements autopsiques ou biopsiques. Pour 5 patients, le diagnostic d'ICF a été fait en post mortem. La sérologie et l'antigénémie aspergillaires ont été réalisées respectivement chez 202 et 182 patients et ont été positives chez 31 et 33 % d'entre eux. La présence d'anticorps semble un facteur de bon pronostic contrairement à la présence d'antigènes. Conclusion Le diagnostic biologique des ICF repose sur la multiplicité des examens et le renouvellement des prélèvements mycologiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L’aspergillose thoracique : indications chirurgicales pour une affection à facettes multiples !

  • Cet article de revue décrit les différentes formes cliniques de l’aspergillose thoracique et discute les possibilités de traitement chirurgical. L’entité la mieux connue est l’aspergillome classique, par développement d’une truffe aspergillaire au sein d’une cavité parenchymateuse préexistante. On peut distinguer la forme simple (paucisymptomatique, cavité à bord fins sans séquelles adjacentes) et la forme complexe (malade en mauvais état général, cavité épaisse, séquelles). Dans la forme complexe, l’intervention doit être envisagée la main forcée. Dans la forme simple, la chirurgie est bénigne et permet d’enrayer l’évolution spontanée. L’aspergillose pleurale complique habituellement un geste d’exérèse, que ce soit de façon immédiate ou à moyen terme. Etant donné la perte de volume du parenchyme, la thoracoplastie est souvent la seule solution. L’aspergillose aiguë invasive permet d’envisager un traitement chirurgical dans 2 options différentes : d’une part, il s’agit de prévenir une hémoptysie cataclysmique devant une lésion paravasculaire , d’autre part, la chirurgie consiste à réséquer des séquestres mycotiques qui pourraient être le point de départ d’une ré-infection généralisée. L’aspergillose semi-invasive concerne habituellement des territoires de fibrose post-radique : après une phase d’invasion à type de pneumonie lobaire, apparaît secondairement une excavation contenant un grelot. La thoracoplastie reste souvent la seule option chirurgicale. La trachéo-bronchite aspergillaire ulcérée a été observée dans les suites de greffe (cardio-) pulmonaire , elle pose le problème de l’évolution vers une aspergillose invasive caractéristique. Enfin, de rares observations d’aspergillose pariétale ont pu être traitées par mise à plat chirurgicale associé à un traitement antifongique par voie générale. La bonne prise en charge de ces patients nécessite une discussion multi-disciplinaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspergillose pulmonaire invasive chez les enfants immunodéprimés: méthodes diagnostiques et classification.

  • L'aspergillose invasive est une infection opportuniste qui se localise préférentiellement au niveau pulmonaire. Les enfants les plus exposés sont ceux allogreffés de moelle, traités pour une hémopathie maligne, une aplasie médullaire ou une granulomatose septique. Les principaux facteurs de risque sont les neutropénies profondes et prolongées, ainsi que la corticothérapie. Les poussières mises en suspension lors de travaux constituent le risque environnemental majeur. Le diagnostic d'aspergillose invasive reste difficile. Les signes cliniques ne sont pas spécifiques. La tomodensitométrie thoracique précoce retrouve typiquement un signe du halo. Ultérieurement, un croissant gazeux apparaît. L'antigénémie aspergillaire (galactomannane) peut être recherchée par ELISA sandwich dans le sérum et le liquide de lavage bronchoalvéolaire. Les méthodes de détection d'ADN d'Aspergillus par PCR ne sont pas encore standardisées. La positivité d'une culture permet l'identification de l'espèce. La cytologie retrouve des filaments mycéliens, mais le caractère invasif de l'aspergillose n'est affirmé que par l'existence de lésions tissulaires. Une classification des infections fongiques invasives chez les patients immunodéprimés a été récemment élaborée par des experts de l'Organisation européenne pour la recherche et le traitement des cancers, et d'un groupe américain d'étude des mycoses. Selon la positivité de critères liés à l'hôte, clinicoradiologiques, ou microbiologiques, l'aspergillose invasive est classée comme prouvée, probable ou possible. Ces définitions consensuelles n'ont pas pour principal objectif de guider le clinicien dans ses choix thérapeutiques. Elles devraient surtout permettre d'améliorer la qualité des données épidémiologiques concernant cette infection, et de mieux comparer les résultats des essais cliniques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Efficacité des mesures environnementales dans la prévention de l’aspergillose invasive nosocomiale liée aux travaux : bilan de cinq années d’expérience

  • L’aspergillose invasive nosocomiale (AIN) est la principale cause de décès d’origine infectieuse dans les services d’hématologie et de greffe de moelle osseuse. En 2002, au CHU de Rouen, a été créée une cellule aspergillose, instance interdisciplinaire qui organise la surveillance des chantiers et la mise en place de mesures de prévention environnementales. L’objectif de notre étude a été d’évaluer l’efficacité de ces mesures par l’utilisation d’un indicateur indirect, reflet de l’incidence des cas d’AIN : la consommation des antifongiques. À partir des prescriptions nominatives, nous avons étudié les dossiers médicaux d’environ 210 patients afin de repérer le nombre de cas d’AIN en réanimation médicale adulte (RMA) et en hémato-oncologie pédiatrique(HOP) entre 2002 et 2006. L’incidence des cas a été mise en parallèle avec les différentes périodes de travaux de niveau de risque cinq pendant ces cinq ans. Le risque relatif d’apparition de la maladie a été calculé. En HOP, 35 cas ont été diagnostiqués sur 99 dossiers médicaux étudiés et en RMA, 19 cas ont été classés sur 93 dossiers étudiés. Le suivi de l’incidence dans les deux services mise en parallèle avec les périodes de travaux de risque cinq ne montre pas d’augmentation du nombre de cas. Le risque relatif calculé indique le même résultat : les travaux de risque cinq ne sont pas un facteur favorisant l’apparition des cas d’aspergillose invasive nosocomiale. Cette étude montre l’importance des mesures environnementales de prévention lors des périodes de travaux au sein de services à risque. La coordination des acteurs au sein d’une cellule interdisciplinaire semble donc essentielle pour la prévention de l’AIN.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspergillose bronchopulmonaire allergique chez l'enfant.

  • L'aspergillose bronchopulmonaire allergique (ABPA) est la coexistence du développement d'Aspergillus dans les bronches et d'une réaction d'hypersensibilité immédiate prédominante aux antigènes aspergillaires libérés. Elle vient compliquer un asthme allergique ancien et sévère ou une mucoviscidose. Sa prévalence est mal évaluée compte tenu de critères diagnostiques variables. Sa survenue chez l'enfant est rare, en dehors de la mucoviscidose où elle surviendrait selon les différentes études transversales chez 0.6 à Il % des patients. Son évolution se fait par poussées aiguës difficilement prévisibles et conduit à la constitution de bronchectasies et d'une fibrose pulmonaire irréversible. Le diagnostic d'ABPA doit être évoqué devant un asthme qui s'aggrave de manière inexpliquée ou qui devient corticodépendant. En cas de mucoviscidose certaines circonstances cliniques peuvent être évocatrices: wheezing, inefficacité d'une cure d'antibiotiques, modification radiologique récente, Le diagnostic repose sur la présence de sept critères majeurs, ou six critères majeurs et un mineur. Ces critères pris isolément peuvent manquer et ne pas être spécifiques de l'ABPA. Le suivi régulier des paramètres mycologiques et immunologiques est essentiel pour le diagnostic et le dépistage précoce des poussées évolutives, Certains paramètres biologiques sont particulièrement sensibles: apparition d'ares de précipitines, élévation des IgE totales sériques. La corticothérapie générale est le traitement des poussées aiguës. Sa durée pourrait être raccourcie par l'association à une corticothérapie inhalée. La place des traitements antifongiques (itraconazole) apparaît logique, particulièrement en cas de mucoviscidose, où des formes de passage avec des formes semi-invasives ne sont pas rares.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Épidémiologie et facteurs de risque de l’aspergillose invasive du sujet non neutropénique

  • Introduction L'aspergillose invasive est une cause majeure de mortalité chez les patients ayant reçu une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques ou traités pour leucémies. Les outils diagnostiques ainsi que les stratégies thérapeutiques et préventives de l'aspergillose invasive essentiellement développés pour les neutropéniques ne sont pas évalués dans les populations présentant une immunosuppression peu profonde. État des connaissances Parallèlement aux tableaux classiques d'infection aspergillaire chronique, l'incidence de l'aspergillose invasive est croissante chez les patients non neutropéniques tels que les patients atteints de maladies pulmonaires chroniques ou de maladies systémiques sous immunosuppresseurs au long cours, et les greffés d'organes solides. Cette synthèse fait la revue des particularités de l'aspergillose invasive des sujets non neutropéniques et discute de la valeur des outils diagnostiques et thérapeutiques propres à cette population. Perspectives Une meilleure connaissance de la physiopathologie et des caractéristiques épidémiologiques de l'aspergillose invasive permettra d'adapter la classification de la maladie en stades possible, probable ou prouvé, aux sujets non neutropéniques. Conclusions L'aspergillose invasive est évoquée plus rarement chez les patients non neutropéniques comparativement aux patients neutropéniques, mais présente pourtant, du fait de la conjonction fréquente de l'immunodépression et de la colonisation, un pronostic très défavorable chez des patients considérés comme à risque limité.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspergillose bronchopulmonaire allergique révélatrice d'une mucoviscidose.

  • Sur les terrains prédisposés, l'aspergillus peut être à l'origine de l'aspergillose broncho-pulmonaire allergique (ABPA). Nous rapportons l'observation d'une femme présentant une pneumopathie basale droite s'accompagnant d'infiltrats en verre dépoli. et d'adénopathies médiastinales. L'ensemble des critères cliniques, biologiques, radiologiques, ainsi que la notion d'asthme dans l'enfance permettaient de poser initialement le diagnostic d'ABPA. Cependant, la co-existence inhabituelle d'une surinfection à Pseudomonas Aeruginosa faisait évoquer une mucoviscidose, diagnostic conforté par deux tests de la sueur et l'analyse génétique. Sous traitement adapté, l'évolution clinique et radiologique était favorable, mais les stigmates de sensibilisation immuno-allergique persistaient. L'association ABPA-mucoviscidose n'est pas rare, sa prévalence étant estimée entre 2 % et Il % selon les études. Cette variabilité est en partie expliquée par la difficulté diagnostique sur ce terrain, étant donné la similitude des signes cliniques, radiologiques et biologiques entre ABPA et mucoviscidose. Il existe plusieurs facteurs prédictifs du développement d'une ABPA dans le contexte de mucoviscidose. tels la fonction respiratoire, l'existence d'un terrain atopique, la colonisation à Pseudomonas Aeruginosa et l'âge. Le traitement associe corticothérapie systémique et itraconazole. La mucoviscidose est un diagnostic qu'il faut savoir évoquer devant un asthme atypique résistant à un traitement bien conduit, et plus encore lorsque sont associés asthme et ABPA.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspergillose sphénoïdale invasive isolée.

  • Introduction : L'aspergillose sphénoïdale isolée est de diagnostic difficile parce qu'il s'agit d'une pathologie rare dont les manifestations cliniques sont tardives et trompeuses. Nous rapportons un cas d'aspergillose sphénoïdale invasive révélée par un tableau de pseudotumeur hypophysaire chez un malade non immunodéprimé. Observation Un homme de 71 ans présente brutalement une paralysie du nerf abducteur de l'oeil gauche. Le bilan de neuro-imagerie fait évoquer un processus tumoral hypophysaire. L'intervention chirurgicale trouve une sinusite sphénoïdale. Le diagnostic d'aspergillose est fourni par l'examen histologique de la muqueuse sphénoïdale. Malgré un traitement médical par itraconazole seul puis associé à l'amphotéricine B, le processus infectieux s'étend à la loge hypophysaire, au sinus caverneux, à la fissure orbitaire supérieure et au canal optique gauches. La guérison n'est finalement obtenue qu'après une nouvelle intervention chirurgicale de drainage et d'aération du sinus sphénoïdal. Commentaires : L'aspergillose sphénoïdale est souvent révélée par des complications neurologiques telles qu'un syndrome du sinus caverneux, une pseudotumeur hypophysaire ou une pseudotumeur orbitaire. Son diagnostic est ainsi fréquemment une découverte per-opératoire et/ou histopathologique. Les formes invasives surviennent presque toujours chez des sujets immunodéprimés. Dans notre observation, le malade est atteint, bien que non immunodéprimé et sans antécédent de sinusite, d'une aspergillose sphénoïdale invasive, dans une forme pseudotumorale, avec envahissement osseux, syndrome du sinus caverneux et méningite.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Résections pulmonaires en urgence pour aspergillose invasive chez des patients neutropéniques.

  • L'aspergillose pulmonaire invasive (API) est responsable d'une mortalité élevée chez le neutropénique à cause des hémoptysies. Le but de l'étude est d'évaluer le rôle de la chirurgie au cours des API en urgence. Il s'agissait de 7 patients neutropéniques âgés de 47 ans (30-64 ans) (4 femmes et 3 hommes). Les patients ont été traités pour 6 leucémies aiguës et un myélome. Le diagnostic présumé d'API a été porté sur le scanner (signe du halo 6 fois et signe du croissant aérique une fois), sur une sérologie positive 4 fois, sur une antigénémie positive 3 fois et un lavage bronchiolo alvéolaire une fois. Deux fois le diagnostic d'API a été fait uniquement par le scanner. Dans tous les cas le foyer aspergillaire a été au contact de l'artère pulmonaire (5 fois à gauche et 2 fois à droite). Le type de résection pulmonaire a été : une lobectomie supérieure gauche 3 fois, une lobectomie supérieure gauche associée à une segmentectomie du Fowler une fois, une lobectomie inférieure gauche une fois, une lobectomie supérieure droite une fois et une lobectomie moyenne associée à une segmentectomie paracardiaque une fois. Une plastie de l'artère pulmonaire a été nécessaire deux fois. En post opératoire aucun décès ni aucunes complications graves n'ont été notés. La durée du séjour hospitalier après la chirurgie a été de 12 jours (8-19). L'examen histologique a confirmé le diagnostic d'API. Le scanner est indispensable pour l'indication opératoire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Légionellose grave révélant une aspergillose invasive chez un sujet immunocompétent.

  • Introduction L'aspergillose invasive, affection grave, survient habituellement chez des sujets immunodéprimés. Elle peut cependant se développer chez un sujet apparemment immunocompétent. Observation Un homme de 54 ans, tabagique, est hospitalisé pour pneumopathie droite hypoxémiante avec choc septique, nécessitant rapidement la ventilation mécanique associée à l'administration de vasopresseurs, puis à l'épuration extra-rénale du fait de l'aggravation rapide d'une insuffisance rénale aiguë. Le diagnostic de légionellose pulmonaire est porté au deuxième jour devant la positivité de l'antigène légionelle urinaire. L'évolution est marquée par la découverte d'une part d'une aspergillose gastrique histologiquement documentée et d'autre part de trois lésions intracérébrales abcédées, dans un contexte d'antigénémie aspergillaire fortement positive. L'évolution est défavorable avec décès à J 17, malgré les traitements antibiotiques et anti-aspergillaire, le support hémodynamique et l'épuration extrarénale. Discussion L'association d'une aspergillose invasive avec une légionellose grave n'avait, à notre connaissance, jamais été décrite chez un sujet apparemment immunocompétent. Ce cas clinique suggère l'existence, à côté des facteurs de risque habituels d'aspergillose invasive caractérisant des états d'immunodépression profonde, d'altérations plus subtiles du système immunitaire susceptibles de favoriser ce type d'infection.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspergillose nécrosante semi invasive chez un enfant de 14 ans atteint de mucoviscidose.

  • Introduction La colonisation à Aspergillus fumigatus (AF) dans la mucoviscidose se présente classiquement comme une aspergillose broncho-pulmonaire allergique mais également par des formes invasives. Observations Une patiente de 14 ans, colonisée chronique à Staphylococcus aureus et à Pseudomonas aeruginosa a présenté brutalement une douleur thoracique droite avec hyperthermie modérée. La radiographie thoracique révélait une opacité ronde de 5cm de diamètre. La biologie retrouvait GB 24500 G/l, CRP 27 mg/l, IgE Totales 1527 UI/1, IgE Spécifiques AF 31 UI/I. La bronchoscopie visualisait une compression externe lobaire moyen et du mucopus venant du Nelson. Le lavage bronche-alvéolaire objectivait 103 UFC/ml PA, 107 UFC/ml SA et uns cotonie d'AF. Le scanner thoracique révélait des niveaux hydro-aériques dans cette masse nécrosée du Nelson. Le traitement initial associant itraconazole et prédnisone a été remplacé par voriconazole, caspofungine, métronidazole et linézolide. L'évolution clinique a été favorable et la radiographie de thorax était normale après 8 semaines de traitement bien toléré. Conclusion Les hypothèses diagnostiques et les options thérapeutiques ont été discutées. En effet, le traitement antifongique conventionnel par amphotéricine B est limité par sa néphrotoxicité. Les nouvelles molécules utilisées ont montré leur efficacité et leur bonne tolérance.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspergillose pulmonaire compliquant une granulomatose septique chronique. Traitement par itraconazole et interféron gamma.

  • Un malade de 20 ans, porteur d'une granulomatose septique chronique (GSC) est hospitalisé pour pneumopathie aspergillaire avec envahissement pariétal. Le traitement par itraconazole associé à 3 injections hebdomadaires d'interféron gamma (INFγ) entraîne une amélioration de l'état général et une disparition de la symptomatologie fonctionnelle en 2 mois. L'amélioration radiologique se poursuit pendant 6 mois. L'INFγ est arrêté après Il mois, remplacé par le cotrimoxazole. L'itraconazole est poursuivi au long cours. Quatre ans après la mise en route du traitement, l'état clinique du malade est satisfaisant. Les séquelles radiologiques sont stables, Les pneumopathies aspergillaires atteignent jusqu'à 40% des malades atteints de GSC, avec une mortalité élevée de l'ordre de 25%. Si le traitement repose classiquement sur l'amphotéricine B, cette observation souligne l'intérêt de l'itraconazole en première intention, cet antifongique étant déjà proposé en prophylaxie. L'utilisation conjointe de l'INFγ est discutée, en raison de l'incertitude de ses effets à long terme, de l'astreinte due aux injections tri-hebdomadaires et du coût élevé de cette thérapeutique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspergillose pulmonaire invasive chez un enfant porteur d'une granulomatose septique chronique.

  • La granulomatose septique chronique est une affection qui se traduit par des infections bactériennes et fongiques à répétition dés le jeune âge. Cette susceptibilité aux infections oblige le clinicien à démarrer une prophylaxie primaire contre les infections opportunistes comme la pneumocystose et l'aspergillose. Notre patient, un garçon de 12 ans, est sous prophylaxie dés la première année de vie. Il a présenté à l'âge de 10 ans une pleuro-pneumopathie réfractaire au traitement antibiotique à large spectre dont l'origine asper gillaire a été retenue sur un faisceau d'arguments cliniques, radiologiques et sérologiques. Le traitement par amphotéricine B a permis de juguler l'atteinte pleuro-pulmonaire tant sur le plan clinique que radiologique. Cependant, l'évolution s'est compliquée par la survenue d'une spondylodiscite D9 qui nous a fait discuter une localisation aspergillaire secondaire ou un mal de Pott. La biopsie vertébrale n'a pas montré de filaments mycéliens ni de nécrose caséeuse. Le traitement double anti-tuberculeux et anti-fongique associé au traitement adjuvant (IFN, concentrés granulocytaires et facteurs de croissance) a permis une bonne évolution clinique et une stabilisation des lésions radiologiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspergillose invasive en réanimation.

  • Les aspergilloses pulmonaires invasives surviennent chez les patients soumis à une chimiothérapie antinéoplasique, essentiellement lorsqu'elle s'accompagne d'une neutropénie prolongée, chez les transplantés d'organe soumis à une corticothérapie permanente et, de façon plus rare, chez des patients chirurgicaux non immunodéprimés. Le tableau clinique est celui d'une pneumopathie aiguë infectieuse résistante aux antibiotiques. Les signes radiologigues ne sont souvent pas spécifiques. Le diagnostic est porté grâce au lavage broncho-alvéolaire, realise au cours d'une fibroscopie bronchique, qui retrouve l'Aspergillus a l'examen direct et en culture, les serologies ont une faible valeur de rendement diagnostique. Des localisations extrapulmonaires, cutanées, sinusiennes ou cérébrales sont présentés dans 20% des cas. Le traitement repose initialement sur l'amphotériane B par voie intraveineuse. Cette molécule provoque des effets secondaires immédiats mais surtout une insuffisance rénale fréQuente, qui peut être diminuée grace à une hyperhydratation. Le relais peut être pris par l'itraconazole per os qui n'induit que peu d'effets indésirables. La mortalité des aspergilloses invasives reste élevée et la guérison ne peut être espérée qu'au prix d'un diagnostic et d'un traitement précoces.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le rôle de l'immunité locale dans l'aspergillose pulmonaire invasive.

  • | Une des premières causes de mortalité par infection chez certains patients immuno-déprimés L'aspergillose invasive, dont Aspergillus fumigatus est le principal agent, est une mycose profonde qui constitue une complication infectieuse redoutable au cours des greffes de moelle osseuse, des hémopathies malignes et des transplantations d'organes solides, mais aussi au cours du SIDA. Les défenses de l'hôte Le développement de cette infection chez des malades avec des immunodépressions relevant de causes diverses suggère que de nombreux facteurs de l'immunité interviennent dans l'élimination de ce micro-organisme par l'organisme humain, mais certains sont encore peu connus. L'immunité non adaptative met successivement en jeu les macrophages, les monocytes puis les polynucléaires neutrophiles. Mais cette réponse semble régulée par la sécrétion de cytokines et de chimiokines libérées par des cellules de l'immunité spécifique, principalement les lymphocytes. Les défenses du pathogène La complexité du processus de défense vis-à-vis d'A. fumigatus tient aussi aux relations entre l'hôte et le pathogène, ce dernier présentant ou libérant des substances capables de moduler la réponse immunitaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Surveillance mycologique de l'environnement pour la prévention de l'aspergillose invasive. Propositions de standardisation des méthodologies et des modalités d'application.

  • Un risque majeur L'infection de patients immunodéprimés par des champignons du genre Aspergillus augmente considérablement la morbidité et la mortalité, en particulier dans les services d'hématologie ou de transplantation d'organes solides. Les moyens diagnostiques et thérapeutiques actuels, bien qu'ayant bénéficié de nombreuses avancées ces dernières années, restent limités, et les protocoles de chimioprophylaxie n'ont toujours pas montré d'efficacité significative. La nécessité de recommandations Actuellement, la maîtrise du risque environnemental est la seule stratégie reconnue utile et efficace. Sur la base de recommandations administratives et de données de la littérature, un groupe de travail multicentrique et multidisciplinaire réunissant des cliniciens, des microbiobiologistes et des hygiénistes a évalué différentes méthodes et propose des recommandations afin de standardiser et d'optimiser la surveillance fongique de l'environnement.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Polykystose rénale siège d'aspergillose traitée par néphrectomie rétropéritonéale laparoscopique.

  • Nous rapportons le cas inhabituel d'un patient âgé de 40 ans greffé cardiaque, porteur d'une polykystose rénale au stade d'insuffisance rénale chronique, suivi en hémodialyse et qui consulte pour infection sur son rein gauche polykystique. La créatinémie sanguine était de 750 mmol/L. Lexamen bactériologique des urines a isolé un germe : Escherichia coli. La tomodensitométrie abdominopelvienne montre une polykystose rénale bilatérale avec de gros reins, à index cortical laminé et la suspicion d'un kyste rénal infecté siégeant au pôle inférieur du rein gauche. Une néphrectomie rétropéritonéale laparoscopique confirme l'atteinte invasive du rein par une aspergillose. Dans un tel cas, devant l'infection d'un rein polykystique chez un transplanté, l'étiologie d'une infection fongique doit être évoquée, et la prise en charge de ces reins détruits polykystiques peut comporter une néphrectomie laparoscopique par voie rétropéritonéale. Cette approche semble offrir moins de morbidité et c'est une alternative à la chirurgie ouverte.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Points critiques darts le traitement d'une Aspergillose invasive.

  • La prise en charge des aspergilloses invasives est complexe, et nécessite souvent une prise en charge lourde. Les patients à risque forment une population hétérogène, présentant souvent des pathologies associées, une immunodépression, ou de multiples comorbidités. La caspofungine a des taux de réponse variant de 40 à 56 % dans le traitement de l'aspergillose invasive démontrant une efficacité comparable à celle d'autres traitements antifongiques utilisés en première intention. Les associations thérapeutiques sont souvent utilisées en pratique clinique dans le traitement des aspergilloses invasives. Pour le choix thérapeutique, une approche individualisée du traitement des patients prenant en compte l'état immunitaire, les comorbidités et le site de l'infection est nécessaire. Actuellement, un diagnostic précoce, l'utilisation judicieuse d'azolés, de caspofungine, et d'amphotéricine B lipidique seule ou en association et une restauration immunitaire sont les clefs de la réussite du traitement.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspergillose pulmonaire chronique nécrosante à Aspergillus niger chez un patient tabagique et ancien tuberculeux.

  • Nous rapportons le cas d'une aspergillose pulmonaire chronique nécrosante chez un patient tabagique et ancien tuberculeux. Le diagnostic a été basé sur des critères radiologiques, tomodensitométriques et mycologiques. Le champignon a été isolé des crachats et de la pièce d'exérèse. En plus du traitement chirurgical, un traitement médical à base de voriconazole a été instauré. Une dose de charge de 600mg a été administrée le premier jour sous forme de deux injections intraveineuses espacées de 12 heurs, ensuite 400mg par jour répartie en deux prises matin et soir. Après 45 jours de traitement, une amélioration clinique et radiologique a été déjà observée. Lors d'aspergillose pulmonaire chronique nécrosante, un traitement antifongique de longue durée parait être nécessaire. Le Maroc est un pays bien ensoleillé, notre malade risquerait de développer une photosensibilisation. En plus l'itraconazole pouvant être une bonne alternative thérapeutique n'est pas disponible sur le marché national.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Infection disséminée à scedosporium apiospermum chez un transplanté hépatique. Un diagnostic différentiel de l'aspergillose invasive.

  • Les auteurs rapportent une observation d'infection disséminée à Scedosporium apiospermum d'évolution fatale après une transplantation hépatique. Le diagnostic fut établi à l'autopsie, révélant de multiples foyers mycotiques pulmonaires, cardiaques, cérébraux, rénaux, spléniques et hépatiques. Les cultures sur milieu de Sabouraud réalisées à partir de fragments pulmonaires, cérébraux et myocardiques affirmèrent le diagnostic. Les infections à Scedosporium (S. apiospermum ou Pseudallescheria boydii) surviennent chez des sujets immunodéprimés, en particulier après transplantation d'organes, et réalisent une mycose invasive gravissime. Chez ces patients, la scédosporiose est beaucoup plus rare que l'aspergillose et ne peut être identifiée que par étude mycologique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov