Asbestose [ Publications ]

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  • L'asbestose est une pneumoconiose rare secondaire à l'inhalation d'amiante. Elle fait suite à une exposition professionnelle suffisamment importante (plus de 25 fibres x années/ml). Le temps de latence est en moyenne de 20 ans. Les signes cliniques incluent dyspnée d'effort, râles crépitants et hippocratisme digital. La radiographie dont les performances sont améliorées par l'utilisation du score du Bureau International du Travail (BIT) montre des petites opacités réticulaires ou réticulo-nodulaires prédominant dans les bases pulmonaires souvent associées à des anomalies pleurales bénignes. Un score BIT supérieur ou égal à 1/1 est évocateur d'asbestose dans un contexte professionnel donné. Les explorations fonctionnelles respiratoires témoignent d'une atteinte interstitielle typique. La tomodensitométrie haute résolution est l'examen le plus performant, surtout en cas d'atteinte minime ou débutante. Le diagnostic d'asbestose repose sur la reconstitution de l'exposition professionnelle, une atteinte pulmonaire et pleurale tomodensitométrique évocatrice et l'exclusion des autres hypothèses. Le diagnostic est conforté par le lavage broncho-alvéolaire (cytologie et biométrologie). L'évolution est variable : stabilité, progression vers l'insuffisance respiratoire, incidence élevée de carcinome bronchique. L'espérance de vie est diminuée en cas d'atteinte pulmonaire invalidante. Il n'y a pas de traitement médical efficace. L'asbestose est reconnue comme maladie professionnelle (Tableaux n° 30 du régime général et 47 du régime agricole). Une meilleure reconnaissance de l'asbestose passe par une politique efficace de dépistage auprès des populations soumises à une exposition significative actuelle ou passée et par une stratégie diagnostique, cette dernière étant considérablement améliorée par la tomodensitométrie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le dosage de la néoptérine sérique permet-il un dépistage précoce de l'asbestose ? Étude chez 175 salariés de l'arsenal de Brest exposés à l'amiante

  • Une étude précédente ayant montré que la concentration urinaire de néoptérine était augmentée chez des patients atteints de pneumoconioses avérées, les auteurs ont voulu savoir s'il était possible de détecter une asbestose avec ses manifestations pleurales avant toute anomalie radiologique, 175 salariés de l'arsenal de Brest ayant été exposés aux poussières d'amiante ont participé à une enquête réalisée avec l'aide des médecins du travail de cet établissement. Au cours de la visite annuelle, après réalisation d'un examen clinique, un dosage de la néoptérine sérique était effectué, puis, en cas de dépassement d'un seuil de 5 nmol/l, un cliché thoracique. Cette étude transversale a retrouvé une augmentation significative de la néoptérine sérique en cas d'anomalie radiologique, mais son manque de spécificité ne devrait pas permettre d'en faire un moyen de dépistage précoce.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L’asbestose existe encore…

  • Le diagnostic d’asbestose, fibrose pulmonaire due à l’inhalation d’amiante, a été proposé en 2003 sur des bases anamnestiques, tomodensitométriques, fonctionnelles respiratoires et biométrologiques chez une patiente de 64 ans. Ce diagnostic a été confirmé par l’examen anatomopathologique de la pièce de résection chirurgicale d’un cancer bronchique en 2010. Le diagnostic d’asbestose est désormais rare en raison de la réduction de l’empoussiérage au cours des dernières décennies et surtout par l’interdiction de l’utilisation de l’amiante dans les pays occidentaux. Les principales manifestations thoraciques spécifiques de l’exposition à l’amiante sont désormais des pathologies pleurales bénignes et le mésothéliome. Il est aussi devenu exceptionnel d’avoir la confirmation histologique du diagnostic d’asbestose, obtenu chez cette patiente à la faveur du traitement chirurgical d’une autre complication de l’exposition professionnelle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Asbestose et lésions thoraciques sarcoid like

  • La présence d'adénopathies médiastinales chez un patient référé pour expertise médicale dans le cadre d'une maladie professionnelle a permis de mettre en évidence des lésions « sarcoid-like ». Ce patient ancien fumeur, exposé à l'amiante durant 27 ans, présentait également un antécédent de néoplasie ORL. Les lésions ganglionnaires objectivées par médiastinoscopie étaient les seules manifestations compatibles avec une sarcoïdose, association rare avec une asbestose authentifiée par ailleurs.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov