Arthrose [ Publications ]

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  • Objectifs. - Étudier la prévalence de la gonarthrose chez un groupe d'anciens footballeurs de haut niveau et évaluer son retentissement algofonctionnel et structural en le comparant à un groupe témoin. Matériel et méthodes.- Étude descriptive transversale effectuée auprès d'un groupe d'anciens footballeurs de haut niveau (G 1), de sexe masculin, âgés de plus de 45 ans, sans antécédents de traumatisme, d'arthrite ou d'arthropathie et de chirurgie du genou. Un deuxième groupe de sujets non sportifs (G2), comparable au premier a servi pour l'étude comparative. Pour chaque sujet, nous avons précisé l'âge, le poids, la taille, l'indice de masse corporelle (IMC), le côté dominant, l'existence d'une déformation axiale des genoux, l'existence d'une douleur et l'éventuel retentissement fonctionnel. L'évaluation de la douleur a reposé sur l'échelle visuelle analogique (EVA Dl). L'évaluation de la fonction a été effectuée à l'aide de la version arabe de l'indice de Lequesne. Par ailleurs, nous avons précisé pour chaque ancien joueur des paramètres concernant leur parcours sportif. Le diagnostic de gonarthrose a été porté sur des critères cliniques et radiologiques standard. La sévérité radiologique de la gonarthrose a été évaluée par la classification de Kellgreen et Lawrence. La comparaison entre les deux groupes a porté sur la fréquence de la gonarthrose, l'importance de la douleur, l'impact sur la fonction, ainsi que la gravité de l'atteinte structurale. Résultats. - Dans le premier groupe de 50 anciens footballeurs de haut niveau (G1), dont l'âge moyen est de 49,2 ans, un surpoids a été retrouvé chez 40 sujets, une déformation axiale a été observée chez 29 sujets (58 % des cas), dont 27 genuvarum. Tous les sujets étaient des footballeurs de haut niveau. Le nombre d'heures d'entraînement par semaine a été en moyenne de 14 heures et 3,5 (limites neuf à 18 heures) pendant la période professionnelle et en moyenne de deux heures et demi à la période de la retraite. La moitié des sportifs ont participé à plus de 200 compétitions. Le groupe de 50 volontaires non sportifs (G2) est comparable au précédent du point de vue de l'âge, IMC et fréquence des déformations axiales. La gonarthrose a été plus fréquente chez les sportifs que les sujets non sportifs (80 % contre 68 %) sans que la différence soit statistiquement significative. La douleur a été notée chez seulement six footballeurs avec une EVA Dl moyenne de 25,4 et 6,3 mm alors qu'elle a été présente chez 50 % des témoins avec une EVA Dl moyenne de 39,2 mm et 7,3 (p = 0,01). Un retentissement fonctionnel a été objectivé chez six sujets sportifs avec un score moyen de Lequesne de 0,38 + 1,27. Ce retentissement a été observé chez 23 sujets du G2 avec un score moyen de 1,71 + 3,2 (p = 0,001). La classification radiologique de Laurence et Kellgreen trouve un stade III et IV dans 57,5 % des sujets sportifs contre 29,4 % chez le groupe témoin (p = 0,05). Conclusion. - La gonarthrose chez le footballeur de sexe masculin est fréquente. Notre étude montre qu'elle est moins douloureuse et moins pourvoyeuse d'incapacité fonctionnelle que chez les hommes non sportifs. Paradoxalement, elle est plus destructrice sur le plan structural.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'arthroplastie à cupule mobile dans l'omarthrose avec rupture de coiffe irréparable: résultats préliminaires et étude radiocinématographique.

  • Le but de notre travail était d'évaluer les résultats cliniques et radiographiques préliminaires d'une prothèse à cupule mobile [Bipolar (Biomet®)] dans les omarthroses à vastes ruptures irréparables de la coiffe des rotateurs. Cette étude porte sur 25 prothèses (24 patients). Aucune réparation de la coiffe, même partielle, n'a été tentée, le ligament coracoacromial a toujours été épargné. Les résultats ont été évalués selon la fiche de la SOFCOT complétée par un enregistrement radiocinématographique des mouvements de l'épaule. Le recul moyen était de 14,5 mois (de 12 à 24 mois). A la révision 84 p. 100 des épaules (21 cas) étaient peu ou pas douloureuses, l'élévation antérieure active passait de 62,4° à 84,8° et la rotation externe en position 1 de 3° à 28,8°. Le score de Constant moyen atteignait 46,9 points contre 17,6 points avant l'intervention. Nous avons observé 2 complications ayant nécessité une réintervention: 1 dissociation tête-cupule et 1 tendinite invalidante par subluxation du long biceps. Aucun descellement, aucune érosion sous-acromiale ou glénoïdale n'ont été observés. L'étude du bras de levier trochitérien, du déport total et du déport latéral huméral montrait une latéralisation de l'épaule opérée plus importante que du côté sain. Il existait une corrélation statistique positive entre la hauteur de l'espace acromio huméral et le score de Constant pondéré (p = 0,02), la mobilité globale (p = 0,02) ou l'élévation antérieure active (p = 0,03) à la révision. L'existence d'une subluxation antérieure de la tête humérale préopératoire pénalisait le score de Constant absolu (p = 0,03) ou pondéré (p = 0,05) l'élévation antérieure active (p = 0,01) et le score fonctionnel (p = 0,04). Une rupture du tendon infra-épineux ou une dégénérescence graisseuse de stade 4 des muscles infra-épineux ou sub-scapulaire influen çaient péjorativement le résultat clinique final. L'interface cupule-os a été jugé congruent 19 fois et incongruent 6 fois. Lorsque le rayon de courbure de la cupule épousait le contour osseux, les résultats à la révision étaient meilleurs qu'en cas d'interface jugé incongruent pour les items suivants: Score de Constant absolu (p = 0,003), ou pondéré (p = 0,005), mobilité globale (p = 0,002), élévation antérieure (p = 0,0008), score fonctionnel (p = 0,02). L'enregistrement radiocinématographique de l'élévation antérieure a permis de distinguer 3 types de comportements biomécaniques et l'étude des rotations d'en identifier 2. Dans tous les cas existait une mobilité intraprothétique (tête-cupule) dont l'importance était fonction du type biomécanique de l'épaule observée. La prothèse Bipolar constitue une solution dans des conditions où les prothèses classiques trouvent leurs limites. L'analyse radiographique et vidéoradioscopique a permis d'identifier des facteurs prédictifs péjoratifs influençant le résultat clinique de l'épaule opérée. Ces facteurs doivent être recherchés avant l'intervention, leurs présence ne condamne pas l'utilisation d'une arthroplastie à cupule mobile mais en limite les objectifs fonctionnels.

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Pseudarthrose du maxillaire après ostéotomie de Le Fort I.

  • Introduction. La pseudarthrose du maxillaire après ostéotomie de Le Fort I est une complication rare. Nous en rapportons notre expérience et nous analysons les facteurs étiologiques possibles. Patients et méthode. Nous avons analysé rétrospectivement 150 dossiers de patients opérés d'une ostéotomie de Le Fort I, entre 1996 et 2006, à la recherche d'une pseudarthrose du maxillaire. Les caractéristiques recherchées ont été: sexe, âge, antécédents, indication, préparation orthodontique, types d'ostéotomie(s) et de mouvement(s), ostéosynthèse, qualité de l'occlusion dentaire, orthodontie postopératoire, signes cliniques conduisant au diagnostic de pseudarthrose, examens radiologiques, constatations peropératoires et geste lors de la reprise, suites après la reprise. Résultats. Nous avons retrouvé quatre pseudarthroses du maxillaire soit une incidence de 2,6 %. Il s'agissait de femmes d'un âge moyen de 34 ans (30 à 38 ans), sans antécédents médicaux particuliers. Toutes avaient bénéficié d'une ostéotomie maxillo-mandibulaire (dont une ostéotomie de Le Fort I segmentée) pour une classe III (rétromaxillie et promandibulie) associée à des dysharmonies verticales (béances et/ou asymétries). Les mouvements maxillaires ont toujours associé une avancée (moyenne: 6 mm, extrêmes: 4 à 8 mm) et un mouvement vertical (impaction dans trois cas, abaissement dans un cas). Dans tous les cas le maxillaire a été ostéosynthésé avec des miniplaques quatre trous en titane et des vis 1,5. L'occlusion dentaire postopératoire a été imparfaite dans tous les cas, nécessitant une reprise de l'orthodontie entre quatre et six semaines après l'ostéotomie. Les signes cliniques évocateurs de pseudarthrose ont été dans tous les cas une mobilité associée dans trois cas à une gêne. Ils sont survenus en moyenne 15,5 mois après l'ostéotomie (six à 56 mois). Ces signes ont été précédés d'une infection dans trois cas (sinusite maxillaire: deux cas, dacryocystite: un cas). Les examens radiologiques conventionnels (orthopantomogramme et téléradiographie) ont été évocateurs d'une pseudarthrose (fracture de plaques) dans deux cas et un scanner 3D a été nécessaire dans tous les cas pour établir le diagnostic formel. Une reprise chirurgicale a été décidée dans tous les cas (curetage du foyer d'ostéotomie, greffes osseuses et ostéosynthèse plus stable par plaques et vis 2,0). La consolidation a été obtenue dans tous les cas à l'issue de la reprise. Discussion. L'incidence des pseudarthroses dans notre série est supérieure à celles de la littérature (0,33 à 0,8 %). Les pseudarthroses sont toutes survenues dans un contexte d'instabilité occlusale et, dans trois cas, d'infection postopératoire, mais il semble que le facteur prépondérant soit le manque de stabilité de l'ostéosynthèse. La mobilité est le signe clinique majeur à rechercher. La fracture (ou le démontage) du matériel d'ostéosynthèse est constante mais n'est pas toujours visible sur les radiographies conventionnelles. Le scanner 3D permet dans tous les cas de visualiser l'absence de consolidation. Seule la reprise chirurgicale associant curetage du foyer, greffe osseuse et reprise des ostéosynthèses permet d'obtenir la guérison.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Influence des torsions osseuses des membres inférieurs sur l'apparition des gonarthroses fémoro-tibiales latéralisées.

  • Il est très vraisemblable que la déviation frontale des membres inférieurs n'est pas le seul élément mécanique en cause dans l'apparition des gonarthroses fémoro-tibiales latéralisées internes ou externes. Aussi, nous avons recherché, après bien d'autres, le rôle des torsions fémorales et tibiales dans la genèse des gonarthroses latéralisées. Les mesures des torsions des fémurs, des tibias et des index tibio-fémoraux (index tibial moins index fémoral) ont été réalisées sur 59 genoux atteints d'une gonarthrose fémoro-tibiale latéralisée n'ayant pas encore développé d'usure osseuse (8 arthroses fémoro-tibiales externes et 51 arthroses fémoro-tibiales internes). Pour chaque genou, nous avons apprécié la déviation angulaire du genou avant l'apparition de l'arthrose en tenant compte sur les goniométries actuelles de l'angle formé par les tangentes aux condyles fémoraux et aux plateaux tibiaux. Ont été considérés comme genoux normo-axés, les genoux dont la désaxation frontale était comprise entre 2° de valgus et 2° de varus. Deux catégories de gonarthroses fémoro-tibiales latéralisées ont été individualisées: 1° les gonarthroses fémoro-tibiales externes développées sur un ancien genu valgum (6) ou sur un ancien genou normo-axé (2). 2° Les gonarthroses fémoro-tibiales internes développées sur d'anciens genu valgum (6) d'anciens genoux normo-axés (34) et sur d'anciens genu varum (11). Les genoux qui évoluent vers une gonarthrose externe, même s'ils étaient primitivement axés, ont un index tibio-fémoral statistiquement différent des genoux qui ont évolué vers une gonarthrose fémoro-tibiale interne même si ceux-ci étaient primitivement axés ou en genu valgum. Les genoux qui développent une arthrose externe ont un index tibio-fémoral négatif (index moyen - 7,8°) alors que les genoux qui ont acquis une arthrose interne ont un index tibio-fémoral positif (index moyen de + 12,7°) sauf pour 2 cas où l'index est à -1 et à - 4. Il existe aussi une différence statistiquement significative entre les torsions tibiales des genoux qui évoluent vers une gonarthrose externe (en moyenne 15°) et ceux qui évoluent vers une gonarthrose fémoro-tibiale interne (en moyenne 26,5°) , par contre, il n'y a pas de différence statistiquement significative pour les torsions fémorales. De plus tous les genu varum ont des index tibio-fémoraux positifs alors que les genoux axés ou en valgus ont des index tibio-fémoraux soit positifs, soit négatifs. La répartition des contraintes entre les deux compartiments fémoro-tibiaux des genoux ne semble pas uniquement dépendre de la mécanique frontale. La valeur des torsions fémorales et tibiales joue aussi certainement un rôle : un index tibio-fémoral positif entraîne des contraintes fémoro-tibiales internes et un index tibio-fémoral négatif entraîne des contraintes fémoro-tibiales externes. Cette mécanique torsionnelle pourrait permettre d'expliquer certaines évolutions spontanées ou post-thérapeutiques des gonarthroses fémoro-tibiales non expliquées par la mécanique frontale.

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Arthrose due au genu varum: traitement par osteotomie tibiale de valgisation.

  • Le traitement du genu varum est le plus souvent conservateur (ostéotomie tibiale de valgisation) permettant de corriger le trouble architectural afin de rétablir l'axe physiologique du membre inférieur. Le but de l’étude était d’évaluer les résultats du traitement et comparer à ceux de la littérature. Il s'est agi d'une étude rétrospective portant sur des patients présentant un genu varum qui s'est déroulée dans le Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologie de CHU Ibn SINA de RABAT, sur une période de 9 ans (2000 au 31 Décembre 2008). Nous avons inclus dans notre étude: les patients qui avaient un genu-varum clinique avec examen radiographique standard ainsi qu'un pangonogramme, traités par différents procédés d'ostéotomie tibiale de valgisation, avec un suivis d’ au moins deux ans. Nos critères d’évaluation ont été appréciés selon le score HSS. Nous avons colligé 115 cas de genu-varum par ostéotomie de valgisation. L’âge de nos patients variait entre 40 et 69 ans, avec une moyenne de 53 ans. Le pic de fréquence se situait entre 52et 63 ans. Le sexe féminin prédominait avec 87 cas (75,6%) avec un sex ratio 3,1. Un Indice de masse corporelle supérieur à 30 a été noté dans 44 cas (38%). Quant aux antécédents chirurgicaux,18 patients de la série (soit 14%) ont été opérés pour le genu varum d'un autre genou. Le délai de consultation a varié entre 4 mois à 6 ans, avec une moyenne de 2 ans. La douleur était le principal motif de consultation et était de siège médial dans 70% des cas et bicompartimental dans 30% cas. Il s'agissait d'une douleur mécanique dans 76% des cas, mixte 21% des cas et inflammatoire 4% des cas. La déformation du genou appréciée par l’écart intercondylien a été en moyenne de 8,7 cm avec des extrêmes de 3 cm et 33cm. Le bilan de l'imagerie médicale reposait essentiellement sur les radiographies standards du genou de face et de profil, ainsi que la goniométrie. Ces clichés nous ont permis de classer l'arthrose du genou selon Ahlbäck. 72,5% des patients, présentaient une arthrose débutante. Le pangonogramme a été réalisé pour mesurer la déviation axiale du génu varum. La déviation angulaire: HKA (angle entre le centre de la tête fémorale et le milieu de la cheville) préopératoire a varié entre 163° et 176°, soit une moyenne de 175,46°. Une correction moyenne de déviation de 11,3° a été réalisée avec des extrêmes de 7 à 19°. Cet angle de correction (DAC) qui variait de 7 à 19° a été supérieur à 15° dans 57,39%s inférieur à 15° chez 38%. 27,4% des patients avaient une déviation angulaire importante avec une arthrose avancée. Après un bilan préopératoire et une planification opératoire 73% des patients ont été opérés sous anesthésie loco-régionale. Pour l'ostéotomie tibiale de fermeture, la voie d'abord a été la voie de Gernez antérolatérale, utilisée chez 56 cas (48,6%), l'ostéotomie tibiale d'ouverture (la voie d'abord était Gernez antéro-médiale) effectuée dans 20 cas (17,3%),et l'ostéotomie curviplane, a été réalisée p...

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Résultats à long terme des greffes cortico-spongieuses non vascularisées pour pseudarthrose du scaphoïde carpien: cinquante-huit cas revus au recul moyen de 8,8 ans.

  • Le but de cette étude rétrospective était d'analyser les résultats obtenus dans 58 pseudarthroses du scaphoïde carpien ayant bénéficié d'une greffe cortico-spongieuse non vascularisée, afin de préciser les facteurs influençant les résultats et d'en déterminer les indications idéales et les limites. Entre 1984 et 1999, 103 patients ont bénéficié d'une greffe cortico-spongieuse non vascularisée, seulement 57 (58 poignets) ont été revus (4 décédés, 30 ayant refusé de se déplacer en raison de l'éloignement géographique et 12 perdus de vue). Le recul moyen était de 106 mois (19 - 212). L'âge moyen était de 36 ans (20 - 62). Pour 45 patients, la fracture n'avait pas été initialement diagnostiquée et le délai moyen du diagnostic était de 35 mois (6 - 252). Dans la classification de Schernberg, la fracture était située : 11 fois en zone II, 40 fois en zone III et 7 fois en zone IV. Selon la classification d'Alnot, les stades de pseudarthrose se répartissaient en : stade I (13), stade IIA (20), stade IIB (22), stade IIIA (2) et stade IIIB (1). L'immobilisation après l'intervention a été en moyenne de 2,7 mois. La consolidation a été obtenue dans 47 cas, en moyenne, au bout de 3 mois. Trente-six patients étaient très satisfaits, 18 satisfaits et 4 non satisfaits. Vingt-sept patients ont présenté des douleurs importantes sur la prise de greffe, mais celles-ci ont disparu en quelques mois et tous les patients ne gardaient au recul aucune séquelle. Par rapport au poignet sain, les amplitudes de mobilité étaient réduites pour la flexion (en moyenne de 8,7°), l'extension (en moyenne de 12,8°) et l'inclinaison radiale (en moyenne de 10,5°). Les autres secteurs de mobilité du poignet étaient respectés (en particulier la supination et la pronation). L'indice de hauteur du carpe était en moyenne de 0,54 (0,47 - 0,57), et 9 poignets avaient une hauteur diminuée. Langle radio-lunaire était en moyenne de 4,8° (-17, + 27). Vingt poignets avaient une déformation en DISI. 36 patients ne présentaient pas ou peu d'arthrose. Onze pseudarthroses n'ont pu être consolidées , 7 d'entre elles présentaient au départ une nécrose du pôle proximal. Tous les patients ont été améliorés pour la douleur. La survenue de l'arthrose était favorisée par la persistance d'une déformation en DISI. Si cette technique autorise 81 % de consolidation, elle est dépassée pour les stades arthrosiques évolués. La correction d'une déformation intra-carpienne en DISI apparaît indispensable pour prévenir la survenue de l'arthrose. Cette technique ne doit pas être proposée en cas de nécrose du pôle proximal, et il faut sans doute lui préférer un greffon vascularisé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Arthrose radioscaphoïdienne traitée par autogreffe ostéocartilagineuse après résection proximale du scaphoïde: technique et résultats d'une série préliminaire de 10 cas.

  • L'arthrose radioscaphoïdienne est habituellement une complication de la pseudarthrose du scaphoïde ou des disjonctions scapholunaires chroniques. Face aux techniques chirurgicales classiques proposées pour cette lésion dégénérative, nous proposons une technique originale de reconstruction : la résection partielle proximale du scaphoïde associée à une interposition d'un espaceur biologique constitué par un greffon ostéocartilagineux prélevé aux dépens d'une côte. Le but de cette étude est de présenter les modalités techniques de cette intervention et de rapporter les résultats préliminaires obtenus chez dix patients, atteints d'arthrose radiocarpienne, opérés entre 1994 et 2001. Nous avons réalisé une étude rétrospective chez 10 patients opérés de 1994 à 2001 d'une arthrose radioscaphoïdienne débutante compliquant dans 8 cas une pseudarthrose du scaphoïde et dans 2 cas une disjonction scapholunaire chronique. La technique opératoire était une résection partielle proximale du scaphoïde associée à une interposition d'un greffon ostéocartilagineux prélevé aux dépens d'une côte. L'examen clinique à la dernière révision étudiait la douleur, la mobilité, la force de la poigne, l'activité des patients et leur satisfaction. Une étude radiologique permettait d'évaluer le délai de consolidation radiologique et une étude IRM, la vitalité du greffon ostéocartilagineux. Le recul moyen lors de la dernière révision était de 4,6 ans. Lexamen clinique donnaient 8 résultats excellents ou bons, 1 moyen et 1 échec de la méthode (luxation du greffon). Tous les patients étaient satisfaits ou très satisfaits sauf un (échec). La consolidation radiologique était acquise à 3 mois dans 9 cas. Quatre patients avaient bénéficié d'une IRM à 13 mois et n'avaient aucun signe de nécrose, une consolidation à l'interface greffon-scaphoïde et aucune métaplasie osseuse au niveau du cartilage. Face aux arthrodèses partielles du carpe et aux résections de la première rangée du carpe, cette technique palliative, tente de reconstruire le pôle proximal du scaphoïde carpien dans les stades précoces de l'arthrose radioscaphoïdienne chez des patients jeunes. Comme pour les arthroplasties par implants de scaphoïdes, nous cherchons à travers cette greffe, à redonner une hauteur satisfaisante au scaphoïde, en interposant après résection de ses » proximaux un espaceur biologique. Les résultats de cette technique sont encourageants mais doivent être nuancés car notre série est courte et le recul moyen reste pour le moment insuffisant.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Résultats de l'arthroplastie intermédiaire dans le traitement de l'omarthrose excentrée.

  • Les auteurs ont revu de façon rétrospective une série continue de patients traités pour omarthrose excentrée par arthroplastie intermédiaire. Treize patients ont été opérés entre 1995 et 1998. L'âge moyen était de 70 ans (58-88). Le score de Constant absolu moyen pré-opératoire était de 23 points sur 100, se répartissant en: douleur 3 points, activité 5 points, mobilité 13 points, et force 2 points. Le score de Swanson pré-opératoire était de 11. L'anteflexion active était de 78°, l'abduction active de 68°, et la rotation externe passive de 17°. Sur le plan radiographique, 9 patients étaient classés stade 4 dans la classification de Hamada et Fukuda, et 4 patients stade 5. Tous présentaient une rupture transfixiante non réparable de la coiffe des rotateurs: 3 une rupture de 2 tendons, et 10 une rupture de 3 tendons. Tous les patients ont été revus cliniquement et radiologiquement par un examinateur indépendant au recul moyen de 28 mois (7-56). Le score de Constant absolu moyen à la révision était de 37 points, se répartissant de la façon suivante: douleur 10 points, activité 9 points, mobilité 14 points, et force 4 points. Le score de Swanson à la révision était de 19 points. L'anteflexion active moyenne était de 69°, l'abduction active de 63°, et la rotation externe passive de 29°. Nous n'avons pas observé de modification du scellement de l'implant huméral, mais trois usures importantes de glènes fraisées sont apparues après deux ans de recul. En comparant les résultats cliniques des arthroplasties à petites cupules (40 et 44) à ceux des arthroplasties à plus grosses cupules (48 et 52), il se dégage une tendance favorable pour les petites cupules. Nos résultats confirment l'efficacité de l'arthroplastie intermédiaire sur les douleurs, en revanche les résultats sur la mobilité sont décevants, excepté sur la rotation externe passive. L'utilisation de petites cupules semble préférable. Les auteurs rapportent les résultats de la littérature, et notamment les meilleurs résultats sur la mobilité obtenus par les prothèses humérales simples. Le concept de l'arthroplastie intermédiaire de l'épaule doit évoluer: s'il faut restaurer un bras de levier deltoïdien satisfaisant, il ne faut pas trop tendre les parties molles péri articulaires restantes: capsule, sous-scapulaire, et petit rond, et pour ce faire utiliser des cupules de taille proche de celle de la tête humérale saine. Le fraisage de la glène ne doit être réservé qu'aux glènes asymétriquement usées dans le plan horizontal. Au vu de ces résultats nous précisons nos indications d'arthroplastie intermédiaire dans l'omarthrose excentrée: raideur en rotation externe, usure concentrique très importante de la glène chez les sujets de moins de 65 ans, ou usure asymétrique de la glène.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Ostéotomie d'horizontalisation de la glène radiale dans les pseudarthroses du scaphoïde carpien.

  • Nous proposons une ostéotomie cunéiforme fermée du radius distal avec l'objectif de supprimer la douleur et d'améliorer la fonction chez les patients présentant une arthrose post-traumatique de l'articulation radioscaphoïdienne par pseudarthrose de l'os scaphoïde. Cette intervention ne recherche pas spécifiquement la consolidation. Nous présentons une série prospective avec un suivi maximal de 16 ans. De 1973 à 1990, 100 ostéotomies de fermeture de l'extrémité distale du radius étaient réalisées en première intention. Lintervention consistait en la résection sur la métaphyse d'un coin à base latérale de f 0,5 cm sans modification de la longueur du radius ni modification de la fonction de l'articulation radio-ulnaire distale. Vingt patients étaient perdus de vue et trois avaient un suivi de moins de deux ans. La série présente correspond aux 77 patients (tous travailleurs manuels de sexe masculin) suivis au moins deux ans (moyenne 4 ans, extrêmes 2-16 ans). Les résultats étaient évalués avec une cotation spécifique pour la main scapho-pseudarthrosique (max 60 points) comportant six éléments pour la douleur, les résultats radiographiques, la mobilité du poignet, la force de préhension, la capacité de travail et la fonction du poignet. À la dernière consultation de suivi, la cotation globale spécifique était de 45,66 points comparés à 19,98 avant l'intervention. Pour les douleurs, la cotation était de 8,51 points comparée à 3,19 points: 67 patients (86 %) n'avaient plus de douleurs ou des douleurs minimes lors d'un effort important. Une consolidation osseuse ou une fusion fibreuse sans signes d'arthrose était constatée chez 49 patients (64 %) et une arthrose post-traumatique moins sclérotique, considérée comme une amélioration, chez 11 patients (14 %). Tous les patients sauf deux ont repris leur travail. L'ostéotomie cunéiforme permet de diminuer les douleurs et d'améliorer la fonction de la main en réduisant la pression appliquée sur les surfaces articulaires radiales et scaphoïdiennes. Elle a un effet positif en cas d'arthrose post-traumatique en modifiant la dynamique du poignet, et en offrant les mêmes effets bénéfiques que la styloïdectomie. La consolidation stable observée chez 27 patients à la dernière consultation était une constatation attribuée en toute probabilité au traitement, elle n'était pas l'objectif recherché.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La valgisation tibiale par addition d'ouverture interne avec comblement cimenté dans la gonarthrose fémorotibiale médiale sur 38 genu-varum.

  • Le genu varum sur gonarthrose fémorotibiale interne est une pathologie en nette recrudescence dans notre pays, affectant spécialement les femmes âgées et hautement invalidante chez l'adulte jeune, Souvent, elle pose un problème d'indication et de choix thérapeutique d'ordre multifactoriel. L'ostéotomie tibiale de valgisation par ouverture interne est une technique de référence, bien connue depuis longtemps et d'efficacité validée à court, moyen et long terme, et constitue un outil thérapeutique de choix et d'apport marqué, notamment pour les sujets jeunes actifs avec gonarthrose débutante. Par ailleurs, cette technique peut voir ses indications s’élargir au dépend de l’âge et du stade évolutif. Le but de notre travail est d’évaluer les résultats anatomiques et fonctionnels de notre technique d'ostéotomie tibiale de valgisation avec comblement cimenté chez l'adulte jeune de plus de 40 ans et de préciser les facteurs pronostiques qui régissent ces résultats. Ce travail propose à travers une étude rétrospectivement menée à propos de 38 genoux opérés chez 28 patients de dresser un bilan épidémiologique, clinique, et radiologique afin d’évaluer les résultats anatomiques et fonctionnels immédiats et à distance avec un recul minimum de 2 ans, de l'ostéotomie tibiale de valgisation avec comblement cimenté. Les 28 cas ont été revus à un recul moyen de 3,7 ans avec des extrêmes entre 2 et 9 ans, l’âge moyen de nos malades était de 52 ans avec des extrêmes de 40 à 67 ans, le sexe féminin était prédominant (64%). Le genu varum était primitif dans 20 cas (71,4%), et secondaire dans 8 cas (28,5%). Les stades I et II d'Ahlback constituaient la majorité des cas de l'arthrose fémoro-tibiale (94,7%). La déviation angulaire globale moyenne était de 11,3° avec des extrêmes de 8,5° à 18°. Les résultats évalués selon le protocole du groupe Guépar étaient excellents et très bons dans 86% des cas, et moyens et mauvais dans 14% des cas. Les meilleurs résultats ont été notés avec un âge au moment de l'ostéotomie de 60 ans, une arthrose au stade I et II d'Ahlback et un varus initial moyen ne dépassant pas 15°. La normocorrection a permis d'obtenir de bons résultats. Les complications postopératoires étaient rares sans conséquence sur les résultats thérapeutiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Analyse segmentaire de la déformation frontale dans les gonarthroses fémoro-tibiales latéralisées.

  • Le but de cette étude rétrospective était de décrire et de quantifier les déformations segmentaires dans la gonarthrose fémoro-tibiale médiale et latérale, à partir de la pangonométrie debout de face en appui bipodal d'une série de 101 patients opérés pour arthroplastie du genou entre 1990 et 2002 et n'ayant aucun antécédent chirurgical ou traumatique. La série comportait 136 genu varum (dont 53 bilatéraux) avec arthrose fémoro-tibiale médiale et 28 genu valgum (dont 9 bilatéraux) avec arthrose fémoro-tibiale latérale. Les mesures ont été réalisées à l'aide d'un logiciel de mesure semi automatisé (Metros®) après numérisation des radiographies. Lâge moyen pour le groupe genu varum était de 72 ans et pour le groupe genu valgum 67 ans. La déformation moyenne dans le genu varum était de 9° ± 4,3° avec un varus tibial moyen de 5,5° ± 2,7°, un valgus fémoral moyen de 1° ± 2,1 et une ouverture articulaire latérale moyenne de 4,3° ± 2,3° (angle formé entre les plateaux tibiaux et l'axe des condyles). La déformation moyenne dans le genu valgum était de 5,7° ± 3,8 avec un valgus fémoral moyen de 4,4° ± 3,16, un varus tibial de 1° ± 2,1 et une ouverture articulaire de 2° en dedans. La notion nouvelle d'« angle C au sol » entre l'axe de l'articulation tibio-talienne et l'horizontale a suscité un intérêt car pour certains genoux, l'interligne de la cheville était horizontal (C au sol quasiment nul) avec une déformation du genou sus-jacente importante, probable témoin d'une adaptation de la cheville à une déformation sus-jacente constitutionnelle. Cela nous a amené à nous poser la question du devenir de la cheville après réalignement du genou. Langle HKS (entre les axes anatomique et mécanique du fémur) diminuait de façon significative quand le valgus fémoral augmentait et quelle que soit la déformation globale. Les résultats confirment que le genu varum a une déformation siégeant majoritairement au tibia alors que la déformation prédomine au fémur dans le genu valgum. L'aggravation de la déformation semble se produire surtout aux dépens du tibia et de la laxité ligamentaire dans le genu varum alors que la déformation fémorale reste stable.

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Arthrose pisi-pyramidale. À propos de 13 cas et révision de la littérature

  • L'arthrose pisi-pyramidale est une cause assez rare de douleur ulnaire du poignet. Des manœuvres cliniques précises permettent de soupçonner cette étiologie. En cas de suspicion d'arthrose pisi-pyramidale, on demande des clichés obliques à 30° en supination et un scanner avec des coupes transversales qui peuvent révéler un pincement articulaire et une ostéophytose. La fonction de l'unité musculo-tendineusse FCU-pisiforme est de transmettre la force du FCU aux ligaments piso-hamatum et pisi-métacarpiens pour fléchir le poignet. Nous présentons une série de 13 cas d'arthrose pisi-pyramidale chez 12 patients traités entre 1990 et 1997 : il s'agit de six femmes et six hommes d'un âge moyen de 52,7 ans. La diminution de la force de préhension et la douleur à la mobilité contrariée en flexion-inclinaison ulnaire a constamment été retrouvée à l'examen clinique. Le traitement a consisté dans tous les cas en une ablation sous-périosté du pisiforme en respectant la continuité entre l'insertion du FCU et ses extensions ligamentaires distales. Le recul moyen a été de 18,1 mois (3–57). La douleur a complètement disparu dans sept cas, et diminué de façon importante dans 5 cas. Un cas s'est compliqué d'une algodystrophie. Dans tous les cas, la mobilité et la force de préhension étaient normales avec le recul. La symptomatologie neurologique a disparu dans les sept cas. Le pisiforme n'est pas un sésamoı̈de. Il réalise une véritable articulation avec le pyramidal. Phylogénétique ment, trois théories ont été proposées : (a) dans certaines espèces animales, le pisiforme se fusionne avec les os adjacents carpiens, voire les métacarpiens , (b) la théorie soutenant que le pisiforme est un vestige osseux est défendue par l'argument que la polydactylie a précédé la main pentadactyle , (c) le pisiforme était à l'origine un composant de la rangée centrale ayant migré secondairement vers sa loge antérieure par rapport aux autres os carpiens. En conclusion, l'arthrose isolée pisi-pyramidale doit être évoquée en cas de douleur du côté cubital du poignet. Une radiographie oblique à 45°sera demandée systématiquement afin d'étayer le diagnostic. L'articulation pisi-pyramidale est un complexe articulaire bien individualisé avec sa propre pathologie.

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Orthèses plantaires et gonarthrose: évaluation des effets biomécaniques et cliniques à partir d'une revue de la littérature.

  • Objectif. - Déterminer le niveau de preuve d'efficacité biomécanique et clinique des orthèses plantaires (OP) dans la gonarthrose. Matériel et méthode. - Revue systématique de la littérature à partir des bases de données Medline, Pascal et Embase en utilisant les mots clés knee, insole, plantai- orthosis pour l'analyse biomécanique, knee osteoarthritis, insole et plantar orthosis pour l'analyse clinique. Double lecture des essais cliniques et classification à l'aide de l'échelle de Jadad. Résultats. - On retrouve deux théories biomécaniques: la théorie du moment d'adduction, qui explique l'effet biomécanique des orthèses plantaires avec coin pronateur postérieur, et celle des chaînes articulaires pour les orthèses plantaires avec barre pronatrice. L'efficacité clinique des orthèses est plus antalgique que structurale ou fonctionnelle, par le biais notamment d'une consommation d'anti-inflammatoires non stéroïdiens moins importante confirmée jusqu'à deux ans de traitement. Le niveau de preuve est faible compte tenu des carences méthodologiques et du faible nombre d'essai retrouvé. La tolérance l'apportée est le plus souvent bonne. Discussion. - Les orthèses plantaires à action valgisante sont proposées dans les gonarthroses prédominant sur le compartiment fémorotibial interne. L'effet clinique serait faible mais pourrait réduire les événements indésirables digestifs et rénaux liés à l'utilisation prolongée des AINS. Le niveau de preuve actuel n'est pas un obstacle à leur utilisation en pratique courante lorsqu'on le compare au niveau de preuve d'autres thérapeutiques utilisées dans la gonarthrose. Conclusion. - Les OP sont une thérapeutique non médicamenteuse d'appoint de la gonarthrose prédominant sur le compartiment fémorotibial interne.

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Complications médullaires traumatiques de la cervicarthrose.

  • Objectifs : La myélopathie cervicarthrosique désigne habituellement un syndrome médullaire chronique et progressif. Dans quelques cas, cependant, une tétraplégie sévère survient brutalement après un traumatisme, même mineur. Méthodes : Nous rapportons les observations de 7 patients (6 hommes, 1 femme, âgés de 41 à 63 ans), ayant une symptomatologie médullaire aiguë après un traumatisme. Résultats : Dans 5 cas, le traumatisme révéla la myélopathie cervicarthrosique. Il entraîna une hyperextension du rachis cervical dans 5 cas. Il n'était sévère que dans un seul cas. Le mécanisme le plus fréquent était une chute. Toutefois, aucune lésion osseuse traumatique ne fut constatée. Une tétraplégie sévère survint dans 4 cas. Les signes médullaires post-traumatiques régressèrent spontanément, mais incomplètement, chez 4 patients. Dans les 7 cas, le scanner X et l'imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM) montrèrent un canal cervical étroit associé aux lésions arthrosiques. Celles-ci siégaient principalement de C4 à C6. Sur les séquences pondérées en T2 de l'IRM, un hypersignal centro-médullaire fut noté dans 3 cas, mais n'était corrélé ni à la gravité clinique, ni au degré d'amélioration spontanée. Un traitement chirurgical fut réalisé dans 6 cas : 3 laminectomies, 3 voies antérieures ou antéro-latérales. Une régression des symptômes après décompression chirurgicale survint dans tous les cas sauf un, même lorsqu'ils dataient de plusieurs mois. La récupération motrice fut, dans l'ensemble, de meilleure qualité que l'amélioration des signes sensitifs, et plus importante aux membres inférieurs, peut-être du fait de l'existence de lésions non réversibles dans la substance grise médullaire. Conclusion : Le syndrome médullaire aigu traumatique de la myélopathie cervicarthrosique peut être grave, et source d'un handicap important. Cette complication justifie une attitude chirurgicale à titre préventif lorsque les signes médullaires sont encore modestes, et que l'imagerie montre une compression arthrosique de la moelle associée à une sténose congénitale.

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Fractures malléolaires. Critères prédictifs de l'arthrose à long terme. Etude rétrospective de 32 cas.

  • Les auteurs rapportent une série de 32 fractures de cheville ostéosynthésées revues avec plus de 15 ans de recul. La série compte 12 fractures fibulaires, 14 fractures bimalléolaires et 6 trimalléolaires. La classification de Weber distingue 4 types A, 18 types B et 10 types C. La radiographie postopératoire montre 28 réductions anatomiques et 4 raccourcissements de la fibula de 3 à 5 mm. Les résultats sont appréciés selon les critères d'Harper après un bilan radiographique et de Kitaoka. L'analyse statistique a été faite avec le test du Chi carré. Lors de la révision à 15 ans, 19 chevilles sont indolores : on note une mobilité normale 22 fois, une absence d'oedème 18 fois. Le chaussage est normal 30 fois. La marche s'effectue normalement 23 fois. La radiographie montre 12 pincements tibio-taliens, et 16 allongements de la malléole médiale. Dix pincements tibio-taliens sont associés à un allongement de la malléole médiale. Les résultats objectifs sont 23 bons résultats, 8 moyens et 1 mauvais. A 15 ans de recul, nous avons dans 37% des cas une évolution arthrosique de la cheville malgré une reconstitution qui a été anatomique 28 fois. Les 4 raccourcissements de la fibula ont tous été associés à une évolution arthrosique. L'ossification de la malléole médiale correspond à un arrachement du ligament médial non suturé. Néanmoins, l'arthrose de la cheville, lorsqu'elle est présente, est particulièrement bien supportée. Le résultat à long terme des fractures malléolaires ostéosynthésées est bon, au prix d'une restauration parfaite de l'anatomie articulaire. Contrairement aux autres séries, l'absence de réparation chirurgicale du ligament collatéral médial a entraïné à très long terme des ossifications périarticulaires médiales et une limitation de la mobilité articulaire. Nous proposons, contrairement à notre habitude ancienne, la suture chirurgicale du ligament latéral médial.

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Arthrose non traumatique radio-ulnaire distale: à propos d'une série continue de 11 poignets revus avec un recul moyen de 42 mois.

  • L'arthrose radio-ulnaire distale non traumatique est le plus souvent en rapport avec une chondrocalcinose. Elle peut conduire à une rupture de tendons extenseurs, complication principale de cette pathologie. Avec l'objectif d'évaluer l'option thérapeutique retenue, nous rapportons une série de 11 poignets opérés chez 8 femmes d'âge moyen 73,2 ans. L'étiologie était 9 fois une chondrocalcinose et 2 fois une arthrose dite primitive. Les patientes avaient consulté pour une prosupination douloureuse associée 9 fois à une rupture de tendons extenseurs. La tête ulnaire était luxée en dorsal dans tous les cas. Il a été réalisé 10 fois une synovectomie-réaxation-stabilisation avec intervention de Sauvé-Kapandji et une fois la résection de la tête ulnaire selon Darrach. La réparation des tendons extenseurs a été faite par anastomose latéro-latérale aux tendons voisins 6 fois, et par greffe 3 fois. Les résultats ont été appréciés cliniquement sur la douleur, la stabilité du moignon ulnaire, l'extension active des doigts, la mobilité en prosupination et flexion-extension du poignet, et sur l'aspect radiologique. Avec un recul moyen de 42 mois, 7 poignets étaient indolores et 4 présentaient seulement des douleurs climatiques. Le moignon ulnaire était stable dans tous les cas. Toutes les patientes avaient une extension active des métacarpo-phalangiennes et les mobilités du poignet ont été conservées. La revue de la littérature montre que cette pathologie rare survient chez le patient âgé avec comme complication principale, la rupture de tendons extenseurs. Les modalités thérapeutiques peuvent être discutées mais notre préférence va à la synovectomie-réaxation-stabilisation avec Sauvé-Kapandji qui nous a donné régulièrement un bon résultat sur la douleur et la fonction, associée à une réparation tendineuse en fonction des lésions, qui doit être aussi précoce que possible.

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Physiopathogénie de l'arthrose. Perspectives thérapeutiques.

  • . Rétablir l'équilibre : L'arthrose résulte d'une somme de déséquilibres : entre le taux des enzymes et celui de leurs inhibiteurs, entre les taux des cytokines et celui des leurs antagonistes, entre les cytokines pro-inflammatoires et les facteurs de croissance, in fine entre l'anabolisme et le catabolisme au profit du dernier. Les traitements à venir doivent donc viser à rétablir ces équilibres soit en réduisant l'activité catabolique soit en stimulant l'activité anabolique, soit en combinant l'action des deux. . Pour diminuer l'activité catabolique : On peut neutraliser l'activité des cytokines pro-inflammatoires: en inhibant l'enzyme qui convertit la pro-IL-1 en IL-1, en délivrant des antagonistes de l'IL-1 par injections intra-articulaires ou par thérapie génique à partir de synoviocytes transfectés avec le gène de l'IL-IRA, en utilisant les récepteurs solubles de l'IL-1 ou des anticorps spécifiques ou encore en utilisant des produits ayant la capacité d'inhiber certaines fonctions de l'IL-1. on peut neutraliser les métalloprotéases par des inhibiteurs de synthèse hautement spécifiques et délivrés in situ ou en augmentant l'expression des TIMPs. . Pour stimuler l'activité anabolique: On peut utiliser des facteurs de croissance injectés en intra-articulaire de façon à stimuler l'anabolisme du chondrocyte ou utiliser des produits recrutant in situ ces facteurs de croissance comme les dérivés de l'hèparine. . Pour réparer des lésions : De nombreuses équipes travaillent sur la possibilité de greffer des chondrocytes imbibés dans différents supports tel qu'une matrice de collagène. on peut également envisager de greffer des cellules souches mésenchymateuses pluripotentes qui, dans l'environnement du cartilage, pourraient se différencier en chondrocytes. Cependant la greffe de telles cellules dans un tissu déjà altéré risque de se heurter au problème à long terme de la redédifférenciation des cellules greffées.

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Traitement de la rhizarthrose par prothèse métacarpienne de resurfaçage: étude d'une série de 83 cas.

  • Entre 1985 et 2004, 106 implants de resurfaçage de l'articulation trapézo-métacarpienne ont été implantés chez 87 patients. Cet implant qui comporte une seul pièce en acier est implanté dans la base du premier métacarpien. Nous avons opéré des patients relativement jeunes (âge moyen 59,6 ans), 40 % d'entre eux avaient une activité professionnelle. La voie d'abord utilisée a été systématiquement la voie antérieure de Gedda-Môberg. Sept complications dont 4 algoneurodystrophies ont été relevées. Elles ont abouti à 3 résultats mauvais ou médiocres. Aucune complication n'est apparue liée à l'implant. Nous avons revu les 83 cas traités par cette méthode avec un recul supérieur à 1 an (moyen de 4 ans et 5 mois, extrêmes : 23 et 128 mois). 95 % des patients étaient satisfaits du résultat et ont repris une activité peu ou pas limitée. La mobilité était normale dans 90 % des cas et la douleur absente ou modérée ne gênant pas l'activité dans plus de 90 % des cas. La force de préhension était normale dans 75 % des cas. Radiologiquement, les implants étaient fixés avec 5 enfoncements compris entre 1et 4 mm sans retentissement clinique. L'implant restait centré sous le trapèze dans 60 % des cas. Il n'existait pas de corrélation entre le centrage et le résultat clinique. Au total, cet implant a pour lui le mérite de sa simplicité de pose et de reprise éventuelle. Les résultats constatés comparés aux données de la littérature montrent un temps de récupération un peu plus long qu'une prothèse totale, une mobilité et une force supérieures à ceux observés dans les trapézectomies. La reprise chirurgicale est simple et peut se faire par trapézectomie. Nous considérons que la meilleure indication est la rhizarthrose du sujet jeune avec un premier métacarpien peu ou pas subluxé sous le trapèze.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Valeur de l'IRM dans l'evaluation du potentiel de guérison des pseudarthroses du scaphoïde traitées par greffe osseuse.

  • Objectifs. Déterminer si l'IRM joue un rôle pronostique dans le traitement par greffe osseuse de la pseudarthrose du scaphoïde. Matériel et méthodes. Vingt et un cas de pseudarthrose du scaphoïde traitée par greffe osseuse (greffon non vascularisé dans 14 cas et radial vascularisé dans 7 cas) ont été préalablement explorés par IRM avec des séquences frontales en FSE T2 avec Fat Sat et avec des coupes frontals et sagittales obliques dans le grand axe du scaphoïde, en T1 avant et après injection de Gadolinium. L'intensité et l'homogénéité du signal du pôle proximal du scaphoïde étaient analysées sur les différentes séquences par deux radiologues indépendants et corrélés aux résultats thérapeutiques. Résultats. Le traitement était efficace dans 17 cas. La reproductibilité intra observateur était de 0,92 et 0,86, la reproductibilité inter observateur était de 0,88. En pondération T1, le fragment proximal était hyperintense dans 1 cas (succès thérapeutique), en hyposignal hétérogène dans 7 cas (7 réussites) et en hyposignal homogène dans 13 cas (9 réussites). En pondération T2, le fragment proximal était hypointense dans 4 cas (3 réussites), en hypersignal homogène dans 5 cas (4 réussites) et en hypersignal hétérogène dans 12 cas (10 réussites). Après injection de Gadolinium, le rehaussement était homogène dans 4 cas (4 réussites), hétérogène dans 8 cas (7 réussites) et absent dans 9 cas (6 réussites). Dans le groupe sans prise de contraste, 5 patients étaient traités avec un greffon radial vascularisé (4 réussites) et 4 avec un greffon non vascularisé (2 réussites). Conclusion. L'absence de rehaussement du fragment proximal est un facteur péjoratif modéré, devant orienter vers la mise en place d'un greffon vascularisé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Altérations architecturales et neuromusculaires du muscle vastus lateralis chez des patients âgés atteints de gonarthrose unilatérale.

  • Objectifs. - L'objectif de ce travail est d'explorer les mécanismes responsables de la faiblesse musculaire chez des sujets âgés atteints de gonarthrose unilatérale. Population. - Sept patients souffrant de gonarthrose unilatérale symptomatique ont participé à cette étude. Matériel. - L'estimation du sens de position articulaire et les tests de force maximale isométrique (MVC) du quadriceps sont réalisés dans un premier temps. L'activité électromyographique (EMG) du biceps femoris (BF), du rectus femoris (RF), du vastus lateralis (VL) et du vastus medialis (VM) est mesurée pour différents niveaux de contraction (25, 50, 75 et 100 % MVC). L'efficience neuromusculaire du quadriceps est également calculée (MVC/EMG). Des clichés échographiques sont réalisés au niveau médian du VL à différents niveaux de contraction (25, 50, 75 % MVC) pour l'analyse des paramètres architecturaux. Pour tous les tests effectués, les deux côtés sont comparés (sain versus arthrosique). Résultats. - La MVC des extenseurs du genou arthrosique est diminuée de 30 % par rapport au côté sain. L'épaisseur du VL est inférieure de 10 % du côté arthrosique. L'activité EMG du VL est similaire des deux côtés. Celle du RF, du VM et du BF est supérieure du côté sain par rapport au côté arthrosique. L'efficience neuromusculaire est supérieure de 26 % du côté sain par rapport au côté arthrosique. Enfin, le sens de position articulaire est altéré de 33 % du côté arthrosique. Conclusion. - La diminution de la force quadricipitale associée à la gonarthrose s'explique par une diminution de l'efficience neuromusculaire et de la masse musculaire. Les faibles modifications de pennation et de longueur des fascicules musculaires ne semblent pas impliquées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov